jeudi 18 juin 2020

La Vie a lieu...


"Entre, les limaces, les oiseaux, les rats-taupier, les taupins (a moins que ce soit un hanneton, une cétoine ?), les fourmis, les pucerons, tous ces nuisibles ! (qui n'existent pas...), les "mauvaises herbes" ! (qui n'existent pas non plus...), le manque d'eau, le trop d'eau, le vent, les grêles, la terre argileuse, la terre sablonneuse, les nuits trop fraiches, la serre en surchauffe, la faim d'azote, le BRF ou la paille ?, le fumier frais ou séché ?, la terre trop acide ou pas assez acide, le manque de pollinisation, la fonte des semis...etc, il y a 1001 raisons pour ne pas avoir de fruits ou de légumes et pourtant le miracle de la vie finit toujours par avoir lieu mais encore faut-il savoir apprécier ces moments à leur juste valeur. 
Quelles joies d'aller manger ses premières groseilles ou ses premiers cassis, framboises ou groseilles à maquereaux directement sur l'arbre, quel moment merveilleux que de s'arrêter devant les premières cerises produit par ce cerisier qui revient de si loin et de les déguster à cet instant précis sans penser à rien d'autre que de savourer ce moment. 

Il y aura toujours des contraintes à subir aussi n'attendez le monde parfait pour être heureux, agissez pour bâtir le monde que vous souhaitez sans vous préoccupez de ce que font les autres et appréciez ces petits moments de la vie qui feront votre bonheur, c'est votre récompense pour ce que vous faites pour la nature en général et pour vous nourrir en particulier..."

Source : L'oasis des mauvaises herbes

Bon anniversaire Arnaud !


"Tout de suite, ici, vous êtes aussi près que vous ne le serez jamais et vous êtes « aussi près » pour l’éternité. « Just be ; just be . » « Juste, soyez. » Soyez – à l’intérieur de toutes les formes. "

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mercredi 17 juin 2020

En soi avec Amma



′′ D'abord, l'esprit humain doit être harmonisé, 
puis l'harmonie de la nature aura spontanément lieu." 
Amma (Sri Mata Amritanandamayi Devi)





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mardi 16 juin 2020

Non séparation avec Gilles Farcet



L'impression de séparation est intimement liée à celle qui nous faut nous croire le possesseur de quoi que ce soit. 
Pour reprendre l’exemple de l’automobiliste coincé dans un embouteillage : si cette route est ma route, alors elle n'est pas insérée dans un ensemble et donc soumise aux chaînes de causes et d’effets à l'œuvre dans cet ensemble. Le fait qu’elle soit en travaux pour le bien de la communauté ne me concerne pas, moi qui entend aller attraper mon train pour mon rendez-vous dans ma journée à moi ! Selon l’expression consacrée, « ce n’est pas mon problème » ! En tant que moi possesseur et contrôleur, je me fantasme et me positionne du même coup comme séparé, existant à part du tout. 
Dans le monde séparé de l’ego, le fait que la lumière ne s’allume pas alors que moi j’aurais besoin d’y voir clair n’a rien à voir avec le tout qui n’est même pas pris en considération. L'EDF est en grève, il y a eu des tempêtes, les magasins vendant des ampoules sont fermés le dimanche ? « Pas mon problème », serine l’ego.

Cette fabrication d'un ego contrôleur, possesseur et séparé repose sur un mécanisme à l’œuvre au cœur de notre relation à ce qui est, à savoir le refus. Chaque fois qu'au nom de ce qui devrait être (« la route devrait être dégagée ») je refuse que ce qui est soit, j’alimente très concrètement l’illusion de l’existence d’une entité que nous appelons ego. C'est pourquoi la pratique du oui à ce qui est, bien envisagée à sa place c’est-à-dire dans l’instant et non dans le déroulement du temps au sein duquel il s'agit de se positionner, n’est pas seulement une démarche de bon sens mais bien une pratique spirituelle par laquelle l’existence même de l’ego se trouve mise en cause. Chaque fois que le conflit cesse, l’ego se trouve déjoué.

Sans doute avons-nous aussi entendu affirmer que l’ « ego n’existe pas ». Et, en effet, s’il existe bien momentanément une personne, il n’existe pas d’entité située à part de l’ensemble, apte à contrôler et propriétaire de « son » monde. Et pourtant, tant qu'une illusion nous tient, elle existe bel et bien pour nous. L’enfant qui, dans la pénombre de sa chambre, tremble de peur du fait de la présence d'un monstre est, certes, victime d’une totale illusion. Il n’y a pas de monstre. Reste qu’il a bel et bien peur tant que ses parents n’allument pas la lumière et ne lui montrent pas que la méchante créature n’était que sa fabrication. Il ne s’agit donc pas de prétendre détruire ou soumettre le mécanisme de l’ego mais plutôt de le déjouer par la pratique du « oui » et ainsi d'en arriver à voir, soit son inexistence - si on entend par ego un moi possesseur, contrôleur, séparé -, soit sa dimension provisoire et relative - si on entend par ego l’inévitable point de vue individuel.

Demeure alors la personne humaine, dans sa plénitude non défigurée par l’ego. Le « sage», c’est la personne parvenue à maturité et donc à plénitude, le rayonnement de la personne que les masques de l’ego ne sont plus là pour distordre. Et cette personne non déformée a alors toute latitude d’être au service de l’ensemble dont elle-même fait partie.


A la vérité, tout ce qui participe à la maladie du monde, avidité, égoïsme, violence, exclusion, manipulations, procède de l'ego et de sa prétention à posséder et contrôler à partir de sa position isolée. Un « ego sain », ce que Swami Prajnanpad entendait sans doute lorsqu’il affirmait avoir besoin d'« ego forts », c’est la plénitude d’une personne purifiée des mécanismes de l’ego. « On n’est pas plus ou moins libre mais plus ou moins asservi », rappelle Arnaud Desjardins. Disons alors que moins elle se trouve asservie à la prétention à posséder, contrôler et à l'illusion de la séparation, plus la personne unique reflète Dieu, si l'on entend par là, ainsi que l'exprimait Swami Prajnanpad, « la plus haute possibilité de l'homme ». L’humain purifié des déformations de l’ego s’exprime, se déploie, le visage humain lavé des grimaces du moi illusoire resplendit dans sa beauté et sa grandeur.

Gilles farcet

lundi 15 juin 2020

Renouons avec notre nature...


Vous écrivez que nous avons oublié notre enracinement à la terre et que cette séparation est source de souffrance. Comment celle-ci se manifeste-t-elle?


M.R. Un chercheur australien a remarqué que, dans une vallée particulièrement enlaidie et abîmée par les activités humaines, les gens allaient mal, ils étaient tristes, anxieux, fatigués, alors même que leur vie personnelle se déroulait plutôt bien. Outre la satisfaction de ses besoins primaires, l'humain a besoin de beauté, il s’en nourrit, même sans s'en rendre compte. Ces dégradations nous affectent tous, même ceux qui sont dans le déni ou dans l’absence de conscience. Car nous faisons partie de la nature, nous la constituons, comme les végétaux, les minéraux et les animaux. On le sait, les souffrances non reconnues sont à l’origine de maux bien réels, physiques, mais aussi psychiques : anxiété, addiction, dépression...


Selon vous, la pollution extérieure actuelle correspond à notre pollution intérieure.
Cela signifie-t-il que, avant de nettoyer et de soigner l’extérieur, il faudrait commencer par l’intérieur?

M.R. : En réalité, il faudrait travailler sur les deux fronts. Nous nous trouvons à un carrefour : soit nous prenons soin du lien avec les autres et avec la nature, soit nous continuons à vivre en individualistes et en matérialistes forcenés, et nous fonçons droit dans le mur. Par peur de la puissance de la nature et par avidité, nous avons choisi de la dominer plutôt que de coopérer. Nous en faisons aujourd’hui les frais : pollution, accidents climatiques, déforestations, crises alimentaires, maladies psychiques et physiques... Au lieu de consacrer notre intelligence à la seule recherche de solutions techniques pour polluer moins, ne serait-il pas profitable de réfléchir également au lien d’interdépendance qui nous unit à la chaîne du vivant? Là se trouve, me semble-t-il, la vraie nécessité : cesser de considérer la nature comme un adversaire pour redevenir partenaires, vivre une « reliance » plus grande avec elle.

Marie Romanens (extraits de Psychologies magazine)

dimanche 14 juin 2020

Tomber amoureux de l'ennuyeux


Quand on observe les gens qui ont réussi dans leur domaine, et notamment dans le domaine spirituel, on ne voit souvent que la très fine pointe de l'iceberg.
D'une manière générale, nous pouvons être admiratifs de ce qu'ils incarnent en terme d'excellence, et pouvons même peut-être parfois être un peu jaloux de ce qui peut nous apparaître comme des privilèges. Par exemple, ces personnes peuvent avoir la "chance" d'approcher le Dalaï Lama, ou d'être interviewés, ou d'avoir de l'influence, ou tout simplement, d'être heureux, le plus souvent, sans raison.
Mais ce dont nous devrions être jaloux, en réalité, c'est de leur exceptionnel talent pour tomber amoureux de l'ennuyeux, du répétitif, de l'ordinaire assumé avec tant de patience.
Pour une pièce de Mozart jouée avec tant de dextérité et de sensibilité, combien d'heures de travail répétitif, ennuyeux, effectué dans la solitude?
Pour une réussite apparente, combien d'échecs, du frustrations, de petits petits pas à se relever et à recommencer, en changeant juste un tout petit peu d'angle? Combien de foi (sans s!) dans cette minuscule étincelle qu'ils savent présente, envers et contre tout et tous, dans l'ordinaire le plus déprimant?
Pour une forme de Qi Gong maîtrisée, combien de centaines d'heures d'ennui, de déception, d'énervement, d'envie d'aller boire un café plutôt que poursuivre?
Je me souviens de Wu Changzhen, une femme, une des plus hautes autorités spirituelles du taoïsme vivant, qui nous disait: "Tous les jours, à la même heure, je suis au rendez-vous de ma méditation. Parfois elle vient, parfois elle ne vient pas. Mais moi, je suis là, tous les jours. Je ne veux pas la rater quand elle décide de venir".
Oui, tomber amoureux de l'ordinaire, de l'ennui, du banal, de la frustration, de l'énervement, de la déception, c'est la clé de notre réussite et de nos fulgurances.

Fabrice Jordan
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samedi 13 juin 2020

Ouverture du regard !


"Apprenez à poser le même regard sur tous les êtres et à voir le soi en toute chose."
Srimad Bhagavatam

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vendredi 12 juin 2020

A vous de jouer...


Voici un avis trouvé sur Facebook concernant le jeu de développement personnel de Sabine Dewulf.
C'est un véritable moyen ludique de connaissance de soi à partir de la vision sans tête de Douglas Harding
"Ce jeu m'a conquis en seulement 1 tirage de 2 cartes ! Alors je me devais d'en parler 😊
C'est un coffret de développement personnel, disponible aux Editions Le Souffle d'Or, qui porte un nom assez évocateur, en effet. On parle bien de Miroirs (au pluriel), car comme l'explique l'auteure, nous avons plusieurs facettes en nous, et c'est ce qui fait notre richesse. Encore faut-il réussir à saisir ces facettes et à les comprendre. Ces magnifiques cartes sont là pour nous aider à y voir plus clair justement... Bientôt la review 😉
"Miroirs, mes beaux miroirs" "


"Je viens de publier ma review vidéo du "Jeu des Miroirs" créé par Sabine Dewulf, illustré par Josette Delecroix et disponible aux Editions Le Souffle d'Or
A la fin de la vidéo je propose un exemple de tirage ultra rapide en 2 cartes, afin de montrer le potentiel extraordinaire de ce jeu."


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jeudi 11 juin 2020

1970 – Entretien avec Graf Dürckheim

J’ai profité de ce temps de confinement pour relire le contenu des Enseignements dont j’ai bénéficié, à raison de deux séances chaque semaine, lorsque je vivais à Rütte (1969-1974). Ces Enseignements sont la base et la charpente des retraites proposées au Centre. En relisant ces Enseignements, cinquante ans plus tard, je suis conscient qu’ils ne concernent pas un travail qui aurait été fait mais un travail à faire.

Jacques Castermane. — En quoi la pratique de zazen peut-elle être utile à l’homme occidental ? Parce qu’il s’agit d’un exercice qui a ses racines en Orient.
Graf. Dürckheim. — Ce serait un grand malentendu que de croire que zazen est un exercice oriental. Le Zen se pratique principalement au Japon où il a été introduit au treizième siècle. Mais si je vous décris ce qui m’a touché dans le Zen vous percevrez très rapidement que l’expérience humaine, pour laquelle cette tradition prépare les conditions, dépasse le Japon traditionnel, culturel et spirituel.

J.C. — Ce n’est pas ce que je lis dans certains livres qui défendent l’idée que le zen est et ne peut être qu’une branche du Bouddhisme.
G.D. — On ne rencontre pas le Zen dans un livre. On rencontre le Zen dans la présence des hommes du Zen. Ceux que j’ai pu rencontrer pendant mon séjour au Japon m’ont toujours paru remarquables. Là où vous rencontrez le Zen, il y a toujours une atmosphère très fraîche, très forte, très vivante et pleine d’humour. Authenticité et véracité, voilà ce qui m’a frappé dans le milieu du Zen, dans ma rencontre avec les maîtres et leurs disciples. Ce qui m’a attiré c’est aussi que le Zen n’est pas une théorie. C’est une pratique. A la base du Zen il y a l’exercice et l’expérience.

J.C. — L’exercice, je suppose que c’est zazen que nous pratiquons chaque matin. Mais l’expérience dont vous parlez m’est étrangère ; sans doute est-elle pour plus tard ?
G.D. — Moins étrange et bien plus proche que vous le pensez. Le Zen repose entièrement sur une « expérience libératrice » appelée Satori ou Kensho. Il s’agit d’une expérience qui, d’un moment à l’autre, vous libère des préoccupations du moi existentiel. Satori, est une expérience au cours de laquelle se révèle la réalité la plus profonde de nous-mêmes. Expérience de ce côté caché de nous-mêmes que voile notre conscience humaine. Voilà le paradoxe ! Ce qui nous différencie de l’animal, la conscience humaine, est en même temps notre danger ; celui d’être coupé de ce que le zen appelle la vraie nature de l’être humain, ce que j’appelle notre être essentiel.

J.C. — C’est ce que les bouddhistes appellent la nature de Bouddha.
G.D. — Oui, les maîtres Zen parlent de la nature de Bouddha en chaque homme. Eh bien, en chacun de nous, que l’on soit chrétien, bouddhiste ou athée, il y a ça qui n’est pas un ça.

J.C. — Et c’est l’exercice qui est la chance d’une telle expérience ?
G.D. — L’exercice sur le chemin tourne autour de cette expérience. L’exercice appelé zazen, comme aussi l’exercice du tir à l’arc ou de la calligraphie, est une préparation lente et systématique de l’homme. L’exercice, quel qu’il soit, n’a qu’un but : la transformation de l’homme qui le fait.

J.C. — Et ce qui caractérise votre Enseignement est la place que vous donnez au corps ?
G.D. — Oui. Le champ le plus directement accessible à la pratique du chemin, c’est notre corps. Mais l’exercice du corps ne servira à la maturation de l’être humain que dans la mesure où il n’est pas considéré comme quelque chose de biologique opposé à quelque chose de spirituel. Le corps, c’est l’homme entier dans sa façon d’être là. Nous devons comprendre le corps, le corps vivant (Leib), comme l’ensemble des gestes à travers lesquels l’homme devient ce qu’il est ou se manque. Le corps n’est pas quelque chose derrière lequel se trouve une personnalité. Si je vous regarde, je ne vois pas votre esprit, je ne vois pas votre âme ; je vois l’homme dans sa globalité et son unité. Je ne renie pas ici les conceptions philosophiques ou religieuses qui séparent l’âme du corps, mais et c’est cela le Zen, je me place sur le plan de l’expérience directe, vous et moi, ici et maintenant. Le Zen nous invite à avoir le courage d’oublier nos théories pour prendre au sérieux ce que nous vivons, ce que nous sentons à l’instant.

J.C. — En vous entendant, je prends conscience que personne ne m’a appris à sentir et à prendre au sérieux ce que je sens. A l’université on nous a même averti du danger d’une approche du réel à travers la sensation. Jusqu’à nous conditionner à l’idée que ce que nous sentons n’est que subjectif. 
G.D. — Se glisser dans le sentir fait partie du chemin. Par exemple, pour un moment sentez vos pieds … sentez-vous là où sont vos pieds. Qu’est-ce que je sens là où sont mes pieds ? Chaleur … froid … lourdeur … gêne … une crispation … ? Dès que vous entrez dans la réalité perçue sensoriellement vous vous rendez-compte qu’elle n’a rien à faire avec la réalité conceptuelle du dictionnaire ou du livre d’anatomie dans lequel vous trouvez la définition du mot : pied. La réalité conceptuelle nous coupe de l’expérience vécue.

J.C. — Satori, c’est ce que vous appelez l’expérience de l’être ?
G.D. — De l’être ? Oui. Au plan individuel il s’agit de l’expérience que, en ce moment : « Je suis ». Effectivement, il s’agit de l’expérience que, en ce moment, « Je suis corps vivant » ; traduction de l’expression « IchLeib » dans la langue allemande.
Voilà une découverte de nos jours en Occident : l’homme en tant que corps vivant pour qui la réalité n’est pas la représentation conceptuelle de ce que je vois, entend, sens et ressens. Cette réalité, est la réalité pour le sujet, différente de la réalité objective. Cette réalité du sujet est exactement celle qui doit être éliminée par les sciences qui se veulent objectives. Mais une expérience comme celle appelée Satori ne repose sur aucun critère scientifique.


2020 — En quoi la pratique de zazen peut-elle être utile à l’homme occidental ? A rien pour l’ego ! Comme l’indiquait Graf Dürckheim il y a cinquante ans : « Le zen n’a pas pour but de guérir LE moi qui souffre mais de guérir DU moi qui est la cause de la souffrance propre à l’être humain ».

La première chose à faire lorsqu’on pratique zazen ? se détendre … se détendre … se détendre en accord avec ce geste de la Vie qu’est l’acte d’expirer et la première chose à faire lorsqu’on pratique zazen est de s’ouvrir … s’ouvrir … s’ouvrir en accord avec ce geste de la Vie qu’est l’acte d’inspirer. Le Zen devient alors la culture du silence intérieur, la culture du calme intérieur, la culture de la paix intérieure.

Jacques Castermane

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mercredi 10 juin 2020

Paix du pays sage...


La paix qui émane du paysage te touche à ce point parce qu’elle éveille en toi un lieu similaire, un lieu qui l’accueille et la comprend, un lieu qui lui répond. Sa douceur, son harmonie secrète, sa grâce singulière, ne font que susciter d’intimes correspondances. 

Si tu parviens à rejoindre ce lieu profond, à en situer le che­min – ce lieu caché, ce lieu qui n’en est plus un, qui donne forme plus qu’il ne contient -, où que tu ailles, quoi qu’il arrive, toujours cette paix sera là. Par quel miracle, par quelle mystérieuse alchimie, deman­des-tu? 

Regarde, regarde encore, contemple la paix en sa beauté, jusqu’à ce qu’elle se dessine en toi, s’y imprime, jusqu’à ce que tu comprennes qu’elle est la forme même de ton âme.
Philippe Mac Leod, Sens et beauté (Ad Solem, 2011)


mardi 9 juin 2020

Désir du non désir...


Satisfaire les désirs ?

"Le désir c'est essayer d'obtenir de plus en plus d'objets extérieurs de façon à combler le sentiment d'être limité. Aussi les désirs doivent-ils être satisfaits autant que possible entièrement jusqu'à ce que vous sentiez : " Non, maintenant, pas davantage." En même temps, vous devez sentir qu'aucun désir ne peut être complètement satisfait."

La connaissance de soi, p 211.
Citation extraite de Le Maître du OUI p 101

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Bon anniversaire à Alain (de iPapy) !

dimanche 7 juin 2020

Spontanéité de l’instant


Se laisser ressentir que tout ce qui survient est absolument sans problème.
Et si cela n’est pas ressenti comme tel, simplement laisser la porte ouverte à cela,
Dire oui à la possibilité que cela puisse être ainsi.
Car penser est absolument sans problème,
Éprouver de la peur est absolument sans problème,
Se faire du souci pour un proche est absolument sans problème,
Se sentir « envahi » par une énergie forte de colère est absolument sans problème,
Pleurer de joie est absolument sans problème,
Être amoureux de la vie est absolument sans problème…..
Tout ce qui survient est absolument sans problème car rien n’est personnel. Personne n’en est l’auteur.
Lorsque ceci est reconnu, tout peut se détendre, c’est un véritable cadeau.
La recherche de « sens », de mieux-être s’évanouit,
Les jugements et résistances se dissolvent d’eux-mêmes, la dualité s’estompe et s’efface.
Tout survient, simplement.
Rien n’a changé dans le monde, c’est la perception que l’on en a qui s’est transformée. 
C’est la libération, la « magie » de la vision.
Je suis cela en qui tout survient, simplement. Gratitude.
Marion
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