jeudi 2 mai 2013

Rencontre avec Fabrice Midal (3)

Fabrice Midal : "Au travers de notre histoire, à l’écoute des témoins spirituels et de poètes, dans un débat avec l’histoire de la philosophie, je tente de retrouver un chemin qui nous permette de retrouver une authentique dignité. Cela ne peut pas se faire sans un immense travail, sans un effort profond. Il nous faut ainsi mieux discerner l’obscurité de notre monde, sa barbarie, car c’est à ce prix que la lumière peut être retrouvée. Nous avons tous à faire ce travail au plus vif de notre existence. J’aime beaucoup la phrase de Rilke : « Les dragons ne sont peut-être que des princesses qui attendent d’être reconnues. » Si nous refusons les dragons, nous ne connaîtrons jamais les princesses. Voir les dragons qui nous menacent, voilà qui demande un esprit de finesse inouï !"

Partie 3 : enseignement et sens de la vie (12 min.)

mercredi 1 mai 2013

Rencontre avec Fabrice Midal (2)

Présentation par l'éditeur du livre "La tendresse du monde" :
Peut-on trouver une forme de sérénité dans un monde qui souffre et où tant d’êtres humains sont sacrifiés ? Comment vivre pieds et poings liés à la dictature de la rentabilité, qui tient pour rien ce qui ne se comptabilise pas, ce qui ne se gère pas ? Nous avons certes le choix. Nous pouvons nous lancer à corps perdu dans la bataille, et faire alors de la sérénité un à-côté de la vie, un loisir. Jouir de l’instant présent et accumuler les profits, être zen pour être plus efficace… Ou alors nous pouvons ouvrir les portes et les fenêtres de la maison et de notre propre esprit. 
Être prêt à assumer que le monde est tendre, c’est-à-dire fragile et donc nécessairement poignant. Si nous acceptons la vulnérabilité de notre être et la tendresse du monde, c’est que nous avons quitté la prison du « moi, moi-même et encore moi » – la recherche du confort et de la sécurité à tout prix que Franz Kafka décrit comme l’enfermement dans un terrier. La vulnérabilité n’est pas aussi effrayante que nous le croyons ; elle est même le socle de toute éthique possible.

Partie 2 : rencontre avec Chogyam Trungpa (32 min.)

mardi 30 avril 2013

Rencontre avec Fabrice Midal (1)



Philosophe, éditeur et professeur de méditation, Fabrice Midal observe notre société marchande dans la "Tendresse du monde"... la course au contrôle de soi menace notre société.

Partie 1 : un chemin (13 min.)

Source : émission "Partir avec" de Marie-Pierre Planchon

dimanche 28 avril 2013

Fin de la semaine de la compassion... On recommence la semaine prochaine.


De même qu’une mère répond à l’appel de son petit enfant chéri lorsqu’il souffre, quand vous éprouverez le même sentiment de compassion spontanée à l’endroit de tous les êtres, vous aurez alors parfait la pratique de la compassion en atteignant ce qu’on appelle « grande compassion».

Dalai-Lama à Toulouse en 2011
textes et prieres

samedi 27 avril 2013

L'arbre du voyage...


Un très beau témoignage d'André Zamofing qui nous emmène en un long voyage... initiatique.

jeudi 25 avril 2013

Le regard que l'on porte sur soi...


C'est une belle vidéo pour une marque qui montre que l'on est marqué...
(portraits de femmes mais je pense que cela fonctionnerait aussi pour les hommes...)

mardi 23 avril 2013

Prière à propos de l'Essentiel


L'Essentiel est caché...

on n'en parle pas dans les écoles..
on n'en parle pas à la télévision...
on ne le trouve pas sur Internet...

L'Essentiel est sans éclats...
ne suscite pas les applaudissements...
ne fait pas l'unanimité..

L'Essentiel ne va pas de soi...
on s'en laisse distraire facilement...
très souvent l'Essentiel dérange...


L'Essentiel est gratuit...
ne se met pas en réserve...
ne se marchande pas..

L'Essentiel est ce qui est le plus fragile...
le plus menacé...le plus désarmé...

L'Essentiel est difficile 
et tout à fait à la portée d'un enfant...
l'enfant que j'ai été en savait autant que moi sur l'Essentiel...

Heureux ceux qui vivent l'Essentiel !!! 


 André Hippolyte Buffet

lundi 22 avril 2013

Compassion aussi pour la Terre...

Le 22 avril, c’est la Journée Mondiale de la Terre, journée célébrée par plus de 500 millions de personnes dans 184 pays. Créée en 1970, elle a pour objectif d’inciter les jeunes à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l’environnement.


Lorsqu'enfin je pris le temps de regarder le coeur d'une fleur,
un monde tout nouveau s'ouvrit... 

un monde où chaque promenade dans la campagne est une aventure, 
où chaque jardin est un enchantement...
comme si une fenêtre s'était ouverte pour laisser entrer le soleil.
Grace de Monaco (1929 - 1982)

Bonne semaine de la compassion

dimanche 21 avril 2013

Le regard avec Gérard

La seule « pratique » nécessaire est celle du regard. Ce terme peut être remplacé par ceux de « écoute », de « être avec », ou de « réalisation ».
Par contre, il ne s’agit en aucune manière d’effectuer une pratique au sens habituel du terme
 : une stratégie adoptée afin d’atteindre un but précis.
En l’absence de tout individu séparé, de tout « moi », « personne », aucun « quelqu’un » ne peut pratiquer. Et cependant, il y a regard, et apparente pratique.
Parce qu’en réalité, nous sommes regard.


Ce regard va permettre de réaliser quelques vérités :

1- Nous ne pouvons pas ne pas être ;

2- Nous ne sommes pas les acteurs de ce que cet ensemble corps-psyché éprouve, vit, ressent, pense, fait…
– Nous ne sommes pas les sensations, ni les perceptions, ni les pensées, ni les émotions, ni même le corps ;
– « Nous » ne respirons pas, ne digérons pas, ne faisons pas battre le cœur, etc. Tout cela arrive de lui-même ;
– « Nous » ne pensons pas, les pensées surviennent et sont captées ;
– « Nous » ne percevons pas, ne ressentons pas ; les perceptions et les sensations se produisent ;
– « Nous » n’agissons pas, « nous » ne choisissons pas, il n’y a pas un « acteur » des actes, pas un « moi » qui choisit. Des actes sont posés, des choix sont faits.


3- Toute souffrance provient d’une ou de pensées « crues », c’est à dire de croyances. Pas de croyance signifie pas de souffrance ; toute souffrance signe une ou des croyances non vues pour ce qu’elles sont : de simples pensées crues, à tort.
Ces croyances sont généralement assorties d’un jugement, d’une idée de ce qui nous convient et de ce qui ne nous convient pas, d’un refus de ce qui arrive tel que cela arrive, d’un attachement à notre système de pensée, à notre vision de la vie, etc. Ce refus est lui-même une pensée.
Nous sommes par exemple attachés à « mon » idée du bonheur, « mon » idée de l’amour, « mon » idée de l’éveil. Ce qu’ils devraient être, ce qu’ils devraient nous apporter, leurs caractéristiques et ce qui signe leur réalité ou leur absence.
Tout comme l’idée d’un « moi », ces idées sont conditionnées, causent de nombreux troubles et retardent la VISION de Ce qui Est et de ce qui arrive tel que c’est et tel que cela arrive.


4- Le regard peut se détendre totalement, laisser de côté tout le « perçu ».


Gérard
La voie sans voie (7 avril 2013 - Le regard)