vendredi 27 juin 2025

Incarné...

 20 ans... 20 ans de mariage aujourd’hui.

Bisous Corine. Merci d’être là, de ne m’avoir jamais lâché la main.

Merci à Victorine, Céleste, Augustin.

Merci à toutes et à tous. 

L’amour inconditionnel serait un truc bateau, carrément tarte à la crème, s’il n’était pas réellement incarné au quotidien, s’il ne sauvait pas des existences, d’instant en instant, s’il ne réparait pas des vivants, s’il ne redonnait pas confiance en la vie.

Peace and Love à toutes et à tous, dans ce monde qui en a tellement besoin.

Alexandre Jollien

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Tenter le soleil

 



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jeudi 26 juin 2025

Recevoir

Le mot Kabbale signifie "recevoir".

Toutefois, il existe quatre manières de saisir une même chose : mystique, métaphysique, allégorique et littérale. Tels sont les quatre mondes et leurs clefs. 

Afin de pratiquer l'ouverture des portes de l'esprit, voici un exercice d'initiation qui a le mérite de replacer les choses dans un contexte plus personnel.

-> Asseyez-vous confortablement dans un endroit tranquille, la colonne vertébrale bien droite.

Cela est Malkouth.

-> Mettez vos mains sur vos genoux et fermez les yeux.

Cela est Hod.

-> Prenez conscience de votre pouls et de votre respiration.

Cela est Netzah.

-> Coupez-vous de l'environnement extérieur, des sensations et des images intérieures, et concentrez-vous sur cette part en vous qui observe les phénomènes.

Cela est Tepheret.

Tel est le "petit visage" de l'Homme naturel.

Au-dessus, sur votre Arbre de Vie, réside le "grand visage" de l'Homme surnaturel.

Lorsque vous êtes calme et détendu, l'âme tournée vers l'esprit, vous pouvez devenir un avec vous-même.

Alors vous êtes véritablement prêt à "recevoir". 

Pratiquez cet exercice au moins une fois par jour.

Source : L'Arbre de vie sekon la Cabale. -z'ev Ben Shimon Halevi

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mercredi 25 juin 2025

Début de guérison

Nous faisons partie des autres. Plus vous êtes détendu, mieux vous pouvez soigner autrui... 



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mardi 24 juin 2025

Service

 

les semaines de service
se suivent
et se ressemblent
même si chacune
a nulle autre pareille
il n’y a personne pour servir
une forme affûtée quoique faillible
oeil lampe du corps rivé sur
les tours et détours
de l’humain qui n’en peut mais
oreille tendue au diapason
de la fréquence première
l’idée même de servir frise l’imposture
sitôt que se fait jour
la croyance qu’il serait possible
que quiconque aide qui que ce soit
personne ne peut aider personne
mais l’amour peut circuler
et faire son œuvre inimaginable

Gilles Farcet

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lundi 23 juin 2025

Le maillon faible

 


Cherchez le maillon le plus faible de la chaîne. C'est celui-là qui peut se rompre. Ne vous illusionnez pas avec vos forces, ayez l'honnêteté de vous mesurer à votre plus grande faiblesse et c'est cette plus grande faiblesse à laquelle vous devez mettre fin, même s il faut pour cela deux ans, cinq ans, dix ans.

Il est plus facile de fermer les yeux et d'essayer de ne pas la voir. Mais vous n'avez plus aucune chance de devenir libre un jour. Si la chaîne que vous représentez comporte quinze anneaux forts et un anneau faible, et si vous ne voyez que les quinze anneaux forts et ne voulez pas tenir compte de l'anneau faible, vous ne deviendrez jamais un sage jamais quels que soient vos efforts de « sadhana » ou de méditation. Et cette faiblesse, vous pouvez découvrir qu'elle s exprime en termes d infantilisme. Voilà le point sur lequel je suis encore un enfant. Et puis comprenez bien ce qu'est un enfant ; regardez les enfants de deux ans, trois ans, cinq ans.

Swâmiji m'a mis le nez sur le maillon le plus faible de ma chaîne. Et c'était un maillon sur lequel je m'illusionnais complètement parce que j'y voyais au contraire une certaine force. Il s'agissait de la relation avec le sexe féminin. À partir du moment où j avais dépassé la timidité, le complexe d'échec de mes vingt ans et une approche infantile de l'amour, j'avais peu à peu gagné une affirmation, une aisance, une audace en face du sexe féminin. Swâmiji m'a montré que c était uniquement de la faiblesse et de l'infantilisme, même si un certain prestige s'attache à l'homme qui a du succès auprès des femmes, ou la femme qui a du succès auprès des hommes.


Aucune chaîne n'est plus solide que le plus faible de ses anneaux, aucun homme n'est plus fort que sa plus grande faiblesse. Voilà la vérité.

Le commencement de la transformation en adulte, c'est le goût de la vérité, qui vient de vous-même, pas qui vous est imposé du dehors, le goût et l'amour de la vérité. Car l'enfant n aime pas la vérité ; l'enfant aime bien mieux, vous le savez tous, des rêves, des imaginations. Je suis Zorro, je suis le chef des Indiens, je pilote des avions... Swâmiji m avait donné l'exemple d un enfant qui prenait le stéthoscope de son père médecin et se promenait en affirmant : « Je vais soigner les malades pour gagner de l'argent. » Les enfants ne cherchent pas la vérité ; ils aiment faire semblant, ils aiment prétendre. Et un adulte qui n'a pas le goût personnel de la vérité, de la vérité coûte que coûte et à n'importe quel prix, est encore un adulte infantile. Le commencement du passage de l'enfant à l'adulte s'accomplit quand cette nécessité devient plus forte que prétendre, plus forte que se rassurer, plus forte que faire semblant, plus forte qu'être aimé - plus forte que tout le reste je veux la vérité. C est la promesse de l'adulte un jour.

Arnaud Desjardins - « Tu es cela » - À la recherche du soi IV

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dimanche 22 juin 2025

Plein Feu

 

☯️ Sais tu que nous sommes déjà en été selon la mtc ?

Eh oui, en médecine chinoise, nous considérons le mouvement énergétique avant le mouvement météorologique.
🌞 L'été, c'est la flamboyance qui nous traverse… depuis le 5 mai - son debut officiel 🔥
En médecine chinoise, l’été est la saison du Feu.
Sa couleur est le rouge
Sa direction le sud
Son goût amer
Son organe associé le cœur et le maître cœur
Son entrailles l'intention grêle et le Triple Réchauffeur.
Il débute le 5 mai et se termine le 22 juillet (car l'automne énergétique débute le 8 août après l'intersaison de terre)
L'été, c’est la période la plus Yang de l’année : expansive, chaude, lumineuse, vibrante.
Tout pousse, tout s’ouvre, tout s’exprime. Et nous aussi, on se laisse traverser par cette pulsation. Avec plus ou moins d’aisance…
Le Feu, c’est le cœur et son royaume celui de la joie, du sang qui circule, des émotions en paix, de la parole claire et de l’esprit tranquille.
❤️ Le cœur, c’est l’Empereur. Il gouverne le sang, la conscience, l’intelligence émotionnelle. Il abrite le Shen, notre esprit.
Quand le cœur est serein, ça se voit : regard lumineux, teint vivant, parole juste.
Et quand il est perturbé ? Insomnie, palpitations, agitation mentale, voire confusion ou absence de joie...
L’intestin grêle, lui, fait le tri. Ce qui est bon pour nous, et ce qui doit être éliminé. Il trie les nutriments comme il trie l’information. Il participe au discernement. Oui, même ton ventre a son mot à dire sur ce qui est “juste pour toi”.
L'élément feu en médecine chinoise, c'est le seule à avoir 2 organes et 2 entrailles associés dont nous, en occident, ne connaissons ni l'existence ni la fonction énergétique:
💞 Le Maître cœur, ou Péricarde, protège l’Empereur. Il filtre, il tamponne, il encaisse les chocs émotionnels pour éviter que le cœur ne s’effondre sous le poids du monde.
🔥💦 Le Triple réchauffeur, lui, circule. Il relie, il distribue, il harmonise les trois étages du corps. C’est un chef d’orchestre de l’énergie, de la chaleur, des liquides. Même sans structure anatomique, il fait son job en silence. (Et encore, on pourrait le relier à l'interstitium, organe découvert en 2017!)
Et au milieu de tout ça ? Ton été intérieur.
Alors je te poserai cette question :
Comment est ton feu en ce moment ?
Trop fort, il consume.
Trop faible, il n’anime plus.
Juste bien ? Il éclaire, il chauffe, il réjouit.

------------ Nina Voit

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vendredi 20 juin 2025

Le mystère qui nous fait exister


" Simplement, je cultive la confiance. Confiance dans le mystère qui nous fait exister. Confiance dans la vie. Confiance dans la mort.
La vie fut une belle surprise, la mort sera une belle surprise. De quel ordre ? Aucune idée ! Croire ne revient pas à savoir. Croire consiste plutôt à habiter l’ignorance avec confiance."
(Journal d'un amour perdu - Eric-Emmanuel Schmitt)

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jeudi 19 juin 2025

Prendre du temps pour prendre du temps...


 " Quand nous nous arrêtons pour respirer, nous ne perdons pas de temps. La civilisation capitaliste occidentale dit que le temps c'est de l'argent et que nous devons utiliser notre temps pour gagner de l'argent. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous arrêter pour respirer, de nous promener ou de nous émerveiller devant le soleil couchant. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps. Mais le temps est plus précieux que l'argent. Le temps, c'est la vie. Revenir à notre respiration et prendre conscience que nous avons un corps merveilleux, voilà la vie ".

("L'art de vivre", Thich Nhat Hanh)

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mercredi 18 juin 2025

Présence naissante (18 juin)

 


Dans cette soumission aux émotions, il n'existe aucun « je » réel, il n'y a pas d'agissant. Le voca­bulaire que nous utilisons ici distingue agir et réagir. « Don't mistake reaction for action », « Ne prenez pas des réactions pour des actions. » Effectivement, à ce niveau-là – et ce niveau-là est le vôtre aujourd'hui – tout le mal vient de ce que « vous » n'êtes pas là et tant que « vous » n'apparaî­trez pas à l'intérieur de ce chaos, le chemin ne pourra jamais commencer : vous ne pourrez être ni un disciple, ni quoi que ce soit, si ce n'est une marionnette comme disait Swâmiji, une machine comme disait Gurdjieff. « Because you are not there », « parce que vous n'êtes pas là », voilà d'où vient tout le mal, toujours absent, jamais présent. A un moment c'est l'ambitieux qui règne, un mo­ment le vaniteux, un moment le meurtrier, un moment l'idéaliste, un moment l'obsédé sexuel, mais « vous », jamais – ou si rarement.

Déjà, à un niveau immédiatement compréhensible, vous pouvez sentir que le pronom « je » – « je » ou « je suis » – est capital. Essayez de développer la conscience de soi, peut-être pas la cons­cience du Soi, mais la conscience de soi. Essayez de ressentir « moi » – pas le désespéré, pas l'op­timiste, pas l'obsédé sexuel, pas le mystique, pas l'idéaliste – moi, qui commence, commence à ap­paraître... Et en même temps, entendez sans vous troubler cette contradiction apparente : « La libé­ration viendra le jour où “ vous ” ne serez plus là. » La libération viendra le jour où l'ego aura dis­paru.

Arnaud Desjardins - La Voie et ses pièges

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Croisement du temps

 


La plupart des grandes traditions spirituelles font de l’instant présent une clé de la vie spirituelle.

Chaque instant est certes une fenêtre étroite, mais qui peut devenir un croisement du temps et de l’éternité, de l’horizontal et du vertical. Et qu’est-ce que l’éternité ? peut-on se demander.

C’est la splendeur d’un moment de grâce, l’intensité d’un instant, la qualité d’un acte, la plénitude d’un état.

Jean Proulx, En quête de sens, p. 248-249

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mardi 17 juin 2025

Souffrance, que nous veux-tu ?

Certainement à cause de l’âge, je suis entouré de personnes ayant des problèmes de santé. Et je ne suis pas exclu. Mais que de manières différentes de vivre avec ces dysfonctionnements ! Que de façons variées d’aborder la douleur !

Il y a ceux qui ont mal par peur d’avoir mal. L’idée de la souffrance leur est insupportable. Souvent ils n’ont pas eu précédemment de gros soucis avec leur corps si bien qu’ils craignent que ce soit terrible. C’est la douleur avant la douleur. Elle rend difficilement gérable l’arrivée effective des soins.

Il y a ceux qui interprètent au pire les premiers signes. Ils imaginent un affreux cancer là où il n’y a que broutilles.

Et ceux qui pour une blessure plus sérieuse ressentent des douleurs insurmontables. Ils ont du mal à se contrôler et hurlent sans retenue. Au pire ils accusent le personnel médical de les persécuter.

Il y a les taiseux qui accusent le coup mais se rongent de l’intérieur.

Il y a ceux qui acceptent ce qui leur arrive. Alors la part psychique se réduit considérablement. Les souffrances sont constituées d’une part objective : la douleur provoquée par le dysfonctionnement corporel, et la part psychique – la plus importante – nous rajoutons. Celle-ci est liée à notre histoire et détermine notre comportement. Ceux qui acceptent ce qui leur arrive diminuent considérablement le processus psychique.

Un cran au-dessus, certains considèrent que ce qui arrive est une épreuve pour grandir intérieurement, c’est-à-dire progresser en conscience, en amour. Alors la douleur physique, objective, devient supportable. Ils ne visent pas la guérison du corps mais le gain pour leur âme. Ainsi ils supportent avec le sourire les soins médicaux et chirurgicaux sans se plaindre.

Cela m’évoque les martyrs religieux qui n’appréhendent pas les tortures, voire les réclament. Ils me rappellent que la mort est la condition, le passage pour la vie éternelle dans l’amour divin, infini. Notre corps est un magnifique outil qui nous est prêté un temps pour nous accomplir en servant la vie.

L’ange des Dialogues avec l’ange1 de Gitta Mallasz, le dit nettement :

Le cadavre reste toujours mort.

Le vivant reste toujours vivant,

Mais ils sont reliés entre naissance et mort.

Ce que vous appelez Vie,

C’est la tâche active.

Active – la mort la sert,

passive – la mort est son maître.

Christian Rœsch


 1. Dialogues avec l’ange, entretien 43 (jour de Pâques), éd. Aubier-Flammarion