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samedi 8 novembre 2025

Etre sauvé...


 L'irrépressible besoin d'être sauvé : cette phrase m'est venue au réveil, elle m'a tiré par la manche toute la journée. Elle n'était pas gaie, elle n'était pas triste. Lentement, toute la journée elle a traversé mon cœur. Quand un avion dans le ciel de nuit clignote, on le voit, puis on ne le voit plus, puis il revient. Quelque chose passe, avec une phrase à bord : "L'irrépressible besoin d'être sauvé". Il faisait beau puisque j'étais en vie. J'ai mis du temps à entamer la conversation avec cette phrase. D'abord, sauvé de quoi ? lui ai-je demandé. Je trichais, je connaissais la réponse : sauvé de tout, de la grâce et de la laideur, de l'amour et du manque d'amour. Partout, que des abîmes. Il y a un amour plus haut que l'amour. C'est vers lui que s'élevait timidement cette phrase, ce besoin irrépressible d'être sauvé.

~ Christian Bobin - L'épuisement
(photo : Christian Bobin assis à son bureau)

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mercredi 25 juin 2025

Début de guérison

Nous faisons partie des autres. Plus vous êtes détendu, mieux vous pouvez soigner autrui... 



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mardi 11 février 2025

La métaphore de la file d'attente.🚶🚶🚶🚶


Petit, on nous apprend à laisser passer les autres, ou à les faire passer en premier, ou à se mettre en retrait pour ne pas déranger, ne pas s'imposer, ne pas être égoïste, ect..

Et aujourd'hui où en êtes-vous dans cette file d'attente?

Et si la règle, c’était chacun son tour?

Et s’il y avait de la place pour tout le monde?

Et si c’était enfin votre tour?

Et si vous vous occupiez (enfin) de vous?

❌ Non, ça ne fait pas de vous quelqu’un d’égoïste!

✅ Car plus vous répondez à vos besoins et plus vous serez disponible pour les autres. 🥰

Qu'en pensez-vous?

Valérie Roumanoff


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mercredi 4 septembre 2024

Besoin d'être aimé

 Q : Je ressens un grand besoin d'être aimé. N'ayant pas de conjointe, je me sens en manque d'amour. Je questionne ce besoin. Est-ce que je le crée et je l'entretiens par ma pensée ? Est-ce parce que je ne m'aime pas moi-même que j'ai besoin de me sentir aimé par d'autres ? Est-ce un besoin naturel, comme la faim et la soif, dont je ne peux me libérer, ou bien pourrai-je m'en libérer et comment ? J'explore aussi le principe de donner l'amour inconditionnel au lieu d'être en attente de le recevoir.


Jiddu Krishnamurti : Si vous êtes réellement disposé à questionner ce besoin, vous allez découvrir que ce que vous appelez "amour" est en réalité une quête de confort et de sécurité. Personne ne trouve l'amour dans une relation (il faudrait bien-sûr définir ce que nous entendons par ce mot), mais on peut y chercher la sécurité et d'autres avantages, comme un partenaire sexuel ou une cuisinière, quelqu'un qui nous aide à passer les moments difficiles... 

Toutes ces choses sont volontiers appelées "amour" par tout le monde. Pourtant, si nous observons réellement ce qui se passe entre un homme et une femme, nous voyons beaucoup d'arrangements, d'intérêts personnels, d'égocentrisme. Le compagnon ou la compagne ne sont finalement là que comme des objets pour satisfaire nos besoins. 

Où est l'amour dans une telle relation ? Mais il ne faut pas se voiler les yeux, c'est en regardant "ce qui est", tel que c'est, que nous pouvons vivre avec ce qui est. Ce besoin que vous énoncez est en même temps irrépressible, vous l'avez constaté : "j'ai grand besoin", dites-vous, et en même temps, vous demandez : "comment m'en libérer" ? 

Comment allez-vous vous libérer de quelque chose dont vous êtes certain d'en avoir grand besoin ? Comment allez-vous parvenir à vous en débarrasser ?

La question qui se pose à vous en fait, si vous acceptez qu'il est certainement immature de vouloir se débarrasser de quoi que ce soit, est de savoir si vous allez continuer à vivre les relations telles que je les ai décrites, ou si vous êtes disposé à vous libérer de vos images. Vous êtes en effet habité par des images : image de la femme idéale, image de votre partenaire idéale, image d'une partenaire du passé, et toutes ces images vous séparent de l'autre à tout moment. 

Ce que vous avez appelé "amour" jusqu'à présent n'est qu'une relation que vous avez entretenue avec vos images intérieures. 

Pour être réellement en relation avec la personne qui vous accompagne, il est nécessaire de faire silence en soi ; et je ne parle pas d'un effort méditatif comme on en trouve sur le marché, mais d'un véritable silence que les mots ne peuvent décrire et dans lequel les images disparaissent et laissent la place à une vigilance qui permet d'être absolument présent à ce qui est – un événement, un paysage, une personne – sans obstacle, et dans une relation qui pourrait alors être appelée "amoureuse".

~ Jiddu Krishnamurti 

(extrait d'une vidéo en anglais)

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mercredi 21 février 2024

Sans besoin


 Les problèmes humains sont uniquement dans la demande : j'ai besoin d'être compris, telle personne ne me comprend pas, ne me respecte pas, ne m'aime pas. Un moment donné, on ne demande plus rien à un être humain. Quand on ne demande plus rien, la vie est facile. Mais tant qu'il y a la moindre demande, on vit dans la misère parce qu'une demande, c'est une trahison de notre état essentiel qui est un état sans besoin. Quand je prétends que j'ai besoin de quoi que ce soit, je m'écarte de la vérité, je m'écarte de cet amour profond. 

Je n'ai besoin de rien : ça c'est le véritable amour. 

~ Éric Baret

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lundi 1 mai 2023

Le besoin de vivre

 


"Ce n'est pas ce que je voulais !...
Mais peut-être que c'est ce dont j'avais besoin"

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samedi 10 juillet 2021

Une guérison inspirante

 


«Le mystère de toute guérison, c'est le pouvoir de l'amour. La véritable guérison implique amour et compassion pour vous-même comme pour les autres. Dans ton cheminement vers la guérison complète, n'oublie jamais de te donner de l'amour et de la compassion. Te donner de l'amour, ça veut dire quoi ?
C'est te respecter dans tes désirs, tes besoins et aussi dans tes limites.
T'aimer, c'est savoir dire non quand ton corps ou ton coeur a envie de dire non.
T'aimer, c'est t'accorder le repos dont tu as besoin et te consacrer à des activités qui te font du bien.
T'aimer, c'est penser à te faire plaisir, à te récompenser et non attendre que le plaisir et les récompenses viennent des autres.
T'aimer, c'est le plus beau cadeau que tu puisses faire à ceux qui t'aiment.
S'aimer soi-même et être égoïste, c'est très différent. Quand tu t'aimes, ça n'enlève rien aux autres, tandis que si tu es égoïste, tu empiètes sur l'espace de l'autre.
Il semble beaucoup plus facile d'aimer les autres que de s'aimer soi-même. C'est pour cette raison qu'on a besoin que ceux qui nous aiment nous fassent voir notre véritable valeur, ce pourquoi on doit s'aimer.»
Raymonde Lebel

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dimanche 9 août 2020

Comment traverser les inévitables chocs de la vie


1. Ouvrez-vous au réel

Quand survient un choc douloureux ou une parole déstabilisante, le réflexe bien normal est de se fermer pour ne pas ressentir la souffrance. Au contraire, accueillez-les comme ils viennent : asseyez-vous sur votre canapé, sentez bien vos points d'appui, respirez profondément.

2. Accueillez-vous avec beaucoup de bonté

Soyez compatissant pour vous-même comme pour un enfant en souffrance qui viendrait vers vous. Prenez-vous en douceur et ressentez votre état émotionnel présent (tristesse, colère, peur, culpabilité...) sans vous identifier à l'émotion. Celle-ci est vivante et fluctue sans arrêt.

3. Observez les symptômes dans votre corps

Gorge serrée, ventre noué, mal de dos ou souffle court... sont caisse de résonance du passé. Souvent, la situation présente vient frapper sur la peau de tambour de l'enfance, réactivant une émotion non digérée. Prenez votre cahier et écrivez ce que vous ressentez. Peut-être un souvenir reviendra-t-il à votre mémoire ?

4. Identifiez votre besoin immédiat

Marcher pour évacuer le stress, taper sur un coussin avec un bâton pour vider la colère, allumer une bougie pour revenir à la source intérieure, jardiner, cuisiner, faire le ménage, causer avec un ami... L'essentiel est de rester dans la vie, et l'écoute du besoin nous garde au présent. Dans les sessions, j'invite les stagiaires à identifier l'attitude intérieure dont ils ont besoin pour respirer dans un autre espace en eux-mêmes (accueil, écoute, tendresse, acceptation, patience, etc.). Ceci participe du recentrage nécessaire, tout en accueillant la difficulté présente.

5. Rendez grâce pour tout ce qui va bien

Osez faire la liste de ce qui va bien, dans votre vie en ce moment ou dans la journée passée. Pour une chose qui ne va pas, écrivez-en trois qui vont bien, juste pour contrebalancer et rebondir dans la joie, au cœur même de la difficulté présente. Tout cohabite en nous ! Ce qui fait dire à Saint Paul : « En toutes circonstances, rendez grâce à Dieu » ( Thessaloniciens 5, 18).

Fondatrice de l'association Soteria-Formation, Maguy Ménichaud propose des sessions pour apprendre à se libérer du poids de son passé. Ancienne infirmière en réanimation et soins palliatifs et titulaire d'une maîtrise de théologie, elle tire son expérience des nombreuses épreuves qu'elle a elle-même traversées.

Source : la Vie
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lundi 23 mars 2020

A-t-on vraiment besoin de méditer ?


Lors d’un colloque à Avignon, après l’intervention où je présentais la pratique de la méditation, j’ai été confronté à la question suivante : “Ne médite-t-on pas tout le temps ? 
Personnellement, je pratique en me promenant ainsi que dans nombre de mes activités quotidiennes.”

Il n’est pas une conférence où cette question ne m’a été posée sous une forme ou sous une autre. Or celle-ci est l’une des plus emblématiques et des plus regrettables de notre temps et mérite que l’on s’y attarde. Elle méconnaît le sens de tout engagement spirituel, qui repose sur le principe qu’il nous faut abandonner quelque chose pour entrer dans une pratique réelle. Méditer, en effet, ne consiste nullement apprécier un peu mieux le moment présent et jouir de la vie, mais implique d’arrêter l’apparent confort de la routine. Il y a quelque chose dans notre attitude habituelle qui entrave le rapport à la pleine réalité. Mais comment méditer, sans cette prise de conscience ?

En ce sens, méditer nous confronte avec honnêteté à notre propre confusion, à ce qui en nous est crispé, effrayé, tendu, malheureux et faux. En nous asseyant sur un coussin, nous nous exerçons à| considérer notre esprit avec précision et douceur, exactement tel qu’il est. Ainsi, rien n’est plus éloigné de la méditation qu’une promenade entre amis au bord d'une plage ou que la contemplation du coucher de soleil.

Alors que je lui parlais de la difficulté de clarifier ce qui fait problème dans cette singulière conviction, une amie m’a expliqué qu’elle avait rencontré plusieurs personnes qui étaient venues assister aux méditations guidées que je donne au sein de l’École occidentale de méditation. Elles étaient, lui avaient-elles dit, profondément déconcertées par la rigueur de ces soirées, je n’y avais pas songé tant cette exigence me semble naturelle. Mais il est vrai que pour beaucoup d’entre nous, la méditation est une forme de divertissement amusant qui doit détendre, et la spiritualité une manière de rêver en se retirant dans sa tour d’ivoire.

Le choix de présenter la pratique avec sérieux semble étonnant, voire contradictoire. Pourtant, si la spiritualité à un sens aujourd’hui, c’est qu’elle consiste à nous apprendre la valeur réelle de la discipline qui, en son aspect le plus authentique, nous fait défaut. En effet, désormais, celle-ci est pour nous le plus souvent construite sur une violence qui nous contraint et nous soumet, et non sur la confiance dans la bonté primordiale que notre être recèle et qu’il faut maintenir et préserver.

En vérité, ignorer le sens de la méditation, nous le faisons tous à différents degrés. J’ai beau m’y consacrer, je découvre régulièrement que, sans m’en rendre compte, je tends moi aussi à minimiser le saut qu’elle implique. Car au fond, méditer, c’est sortir de la logique qui nous conduit à nous protéger de l’inconfort pour découvrir qu’il existe un espace vivant au-delà du “moi-moi-même-et-encore-moi”. Et cet espace, nous ne pouvons pas le comprendre, le définir ou le saisir. Il n’émerge que comme un séisme, une brèche qui vient nous réveiller comme par surprise.

Ceux qui s’engagent dans la pratique sur le long cours le font parce qu’ils tombent amoureux fous de cet autre visage du monde, un visage sacré et pur. Ils ont alors courage de se confronter à ce qui en eux le refuse. Ce n’est qu’après ce passage par le feu qu’il devient possible d’avoir un autre regard sur le monde. Et c’est seulement alors - parce qu’on a longuement pratiqué - que la manière de voir un arbre ou de saluer un ami, devient comme une forme de méditation.

Fabrice MIDAL
Philosophe et éditeur, Fabrice Midal est le fondateur de l'École occidentale de méditation, où il oeuvre à transmettre la pratique de la méditation, en dialogue avec la poésie et la philosophie.

Source : Ultreïa

dimanche 17 juin 2018

Quand l'homme vir...

 L'homme modèle ? Il n'existe pas. « De Rimbaud à Rambo, il y a mille façons d'être un homme », répond Clément Lescat. Guilhem de Gevigney perçoit le gage d'une réponse « dans une harmonisation réussie des énergies masculines (rationalité, efficacité...) et féminines (écoute, intuition...) », déposées en tout Adam. Ainsi se signe l'armistice entre les sexes. Face à l'assurance et à l'autonomie grandissante des femmes, qu'ils ne remettent pas en cause, les hommes doivent trouver leur nouvelle place. Non dans une logique horizontale concurrentielle, mais verticale. « Chacun peut exercer sa souveraineté sur son royaume propre et on en a tous un », précise François Bert. Qu'il s'agisse de son jardin, de son entreprise, de son talent : tout homme est appelé à porter du fruit.

Les besoins masculins

Explorateur des rivières de l'Ouest, John Eldredge est l'auteur de Indomptable, le secret de l'âme masculine (Farel). Dans ce manuel de référence, le pasteur américain a identifié sept besoins intrinsèquement masculins, qui ne sont pas toujours ceux auxquels on pense. Sélection. 
L'initiation. C'est d'un homme et dans la compagnie des hommes que le garçon apprend qui il est et ce qu'il a reçu. La masculinité se transmet d'homme à homme. Les hommes ont besoin d'initiation et de la validation de leurs pairs.
Le conseil : arrêter d'attendre les autorisations pour prendre un risque. 
La blessure. Accueillir sa vulnérabilité et laisser tomber le masque. Un homme est supposé être insensible à la douleur, en tout cas, ne lui attacher aucune importance. Or une blessure qui n'est pas reconnue et qui n'a pas fait pleurer ne peut guérir... Le vrai cheminement commence lorsque l'homme accepte d'abandonner sa fausse identité.
Le conseil : pardonner à son père. 
Le combat. L'homme doit avoir un combat à mener. Il doit se fixer une noble mission pour sa vie, une mission qui transcende le foyer et la famille. Il doit défendre une cause. Ce désir d'engagement est inscrit dans ses fibres profondes.
Le conseil : faire une pause. S'extraire du confort et de la routine pour vivre un défi avec d'autres hommes et renouer avec ses aspirations.

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mardi 7 mai 2013

Le chemin du projet...


Nous avons vu la verticalité avec le schéma précédent qui nous permettait de traverser les pensées, les émotions, pour voir nos véritables besoins. L'horizontalité permet de réaliser nos besoins mais le chemin du projet est parsemé d'embûches...


Je nous laisse prendre conscience de chaque étape dans nos existences...