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dimanche 19 octobre 2025

Croire

 


Voici, de manière sonore, les dernières phrases du livre d'Amélie Nothomb, intitulé Soif, où elle donne la parole à Jésus :

écouter l'audio





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vendredi 20 juin 2025

Le mystère qui nous fait exister


" Simplement, je cultive la confiance. Confiance dans le mystère qui nous fait exister. Confiance dans la vie. Confiance dans la mort.
La vie fut une belle surprise, la mort sera une belle surprise. De quel ordre ? Aucune idée ! Croire ne revient pas à savoir. Croire consiste plutôt à habiter l’ignorance avec confiance."
(Journal d'un amour perdu - Eric-Emmanuel Schmitt)

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dimanche 24 avril 2022

Accepter l'impuissance

 

Photo de Mathieu Cugnot
pour la Vie

1. Se faire confiance

J’ai écrit Tu es la meilleure mère du monde pour cette génération que l’on culpabilise tellement pour tout aujourd’hui, qui est soumise à une pression folle pour ce qui concerne la parentalité. À chaque fois qu’un enfant est confié à une mère ou à un père, cet enfant n’arrive pas les mains vides, mais avec une valise. Et dans cette valise, il y a des grâces. Tout ce dont notre enfant a besoin est déjà en nous. Les choses nous sont données. Donc, faisons-nous confiance, écoutons nos intuitions. N’essayons pas de gérer, c’est-à-dire d’organiser en visant un résultat précis, mais soyons présents à ce que nous faisons, disons, vivons.

2. Lâcher prise

J’ai toujours laissé beaucoup de liberté à mes enfants, car Dieu nous laisse libres. Quand ils prenaient un chemin inattendu, quand des problèmes ne se réglaient pas comme on pouvait le souhaiter, je lâchais prise : « Seigneur, je ne sais pas quoi faire, je n’y arrive plus, et je suis fatiguée ! » Et, au bout du compte, chaque situation finissait par se dénouer d’elle-même. Quand nous acceptons notre impuissance, alors les choses se débloquent. « Tout passe », disait Thérèse d’Ávila.

3. Croire que tout concourt au bien

Parents, nous voulons le meilleur pour nos enfants. Nous voudrions presque balayer leur route dès qu’ils se mettent à marcher pour leur éviter les embûches. Mais n’est-ce pas leur rendre le chemin plus long encore ? Je sais, par expérience, que les épreuves de la vie sont comme des raccourcis. Même les plus difficiles peuvent les emmener beaucoup plus haut. Tout concourt toujours au bien, rien n’arrive par hasard. Il n’y a pas d’échec. La mort de Yann n’en est pas un. Quand je pleure aujourd’hui en pensant à lui, il suffit que je me dise : « Tu préfères l’avoir dans tes bras ou qu’il soit dans les bras de Dieu ? » pour que la joie revienne. « Que pas un seul de ces petits ne se perde » est mon leitmotiv pour mes enfants.

Isabelle Laurent

« Le pardon était la seule issue ». Lorsqu’elle apprend le suicide de l’un de ses fils adoptifs, l’auteure de romans pour la jeunesse et mère de famille nombreuse se met en quête de la vérité. Elle témoigne aujourd’hui de la puissance de la miséricorde que nous célébrons ce dimanche.

(source : La Vie)

À lire : Maman tu pardonnes toujours, d’Isabelle Laurent, Artège

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mardi 26 octobre 2021

Une pratique disponible...


"Quand les nombreuses empreintes mémorielles se réactivent, je reviens toujours à l’instant, sans aucune interprétation. Calmement, j’accueille l’instant, peu importe comment je l’interprète. L’instant est d’une parfaite précision, car, tel un miroir, il reflète qui je crois être.
Si les émotions me brûlent, je reste là, dans l’instant, sans bouger, sachant qu’elles sont passagères. Si j’ai l’impression que rien ne semble arriver, je reste là, de la même manière! Si tout semble évoluer ou se détériorer, je reste toujours là. Tout est vu comme passager. Habituée à gérer des excès d’agitation et de crispation, quand je ressens une impression d’ennui, je reviens à l’instant présent, où toute possibilité d’identifier un état vole en mille éclats.
Je reste là sans rien attendre, détendue, sans fuir, sans retour dans le passé, sans cette habitude de toujours puiser dans des références apaisantes, sans imaginer un futur réconfortant. En même temps, le corps me donne parfois un message de forte tension, provoquée par l’opposition entre mon ancien mode de fonctionnement (croire) et celui-ci (voir).
Me remettre continuellement dans l’instant désencombre le mental et me rend disponible pour voir."
Extrait du livre de Betty "La Fraîcheur de l'instant, la fin d'un rêve d'individualité".

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vendredi 25 mars 2016

Amour... pour le Vendredi Saint

L'amour ne se nourrit que d'amour
L'amour ne se nourrit que d'amour. 
On n'apprend à aimer qu'en aimant. 
Dès que le cancer de l'égoïsme s'installe, 
très vite il se propage à travers les activités quotidiennes; 
quand l'amour commence à grandir, 
cet amour qui est sacrifice, don et communion, 
pénètre la langue, 
les gestes et la chair.

Jean Vanier


mercredi 7 octobre 2015

Mes conseils pour résister avec Pierre Rolinet

1. Gardez l'espérance
L'espérance, c'est ce que la foi m'a toujours procuré. Elle me vient de Dieu et m'a toujours accompagné. Chaque jour, chaque heure, la prière au plus profond de moi m'animait. Elle est un soutien qui permet de tenir en vue d'un avenir dans lequel on veut croire, quand on n'est plus sûr qu'il adviendra.

2. Organisez-vous
Résister ne se fait pas n'importe comment. Cela passe obligatoirement par une organisation que l'on met en place : quand j'étais dans le camp de concentration, c'était des processus de survie ; à mon retour, une ligne de conduite à laquelle j'ai adhéré toute ma vie. Organiser sa vie autour de principes donne une assise à nos actes, cela leur donne du sens. Je me souviens avec douleur de certains prisonniers, à notre arrivée dans le camp, qui troquaient parfois leur pain contre des cigarettes. Ils avaient perdu espoir de rentrer et, ne faisant plus attention à eux-mêmes malgré nos avertissements, ils oubliaient de s'organiser pour survivre.

3. Engagez-vous !
Je ne conçois pas que l'on puisse mener une vie sans s'engager. L'engagement est une manière de résister. Ensuite, il faut bien choisir la voie que l'on veut emprunter. Dans l'engagement, ce sont les choix qui sont difficiles, et il faut accepter ensuite leurs conséquences. M'engager en résistance voulait dire que je pouvais en mourir. Survivre aux camps m'appelait à en témoigner.

4. Prenez des risques mesurés
Une fois dans le camp de concentration, j'ai très vite appris à mesurer chaque risque que je prenais. Est-ce que tel acte m'aiderait à vivre plus longtemps ou est-ce que cela me rapprochait du danger ? Le plus grand risque que j'ai pris a été d'accepter de garder les colis de prisonniers protestants hollandais d'un autre baraquement que le mien, la nuit. En échange, ils me donnaient leur ration de pain. Mais si j'étais découvert, la sentence pour être sorti de mon lit aurait été 100 coups de Schlag qui m'auraient été fatal.

Pierre Rolinet

(La Vie)


vendredi 20 février 2015

Les conseils d'Ève Ricard pour accueillir la maladie.


Elle a consacré toute sa vie à transmettre le goût des mots aux enfants en échec scolaire. Atteinte de la maladie de Parkinson depuis 23 ans, cette ancienne orthophoniste a fait de l’écriture un antidote contre la peur.



1. Dissipez le sentiment d’injustice
Hier, vous vous croyiez bien portant. Et voilà que, aujourd’hui, vous apprenez que vous êtes malade. Le diagnostic résonne en vous comme une déflagration. Certitudes, croyances, habitudes… tous vos repères volent en éclats. Vous vous cognez à la réalité la plus inattendue, celle de la fragilité de la vie. Pas question pour autant de vous laisser gagner par la peur ou le sentiment d’injustice. En plus de ne donner aucune clé, l’angoisse et la révolte ferment la porte à l’autre.

2. Ne vous identifiez pas à la maladie
Votre corps certes a une maladie, mais votre être, lui, reste intègre. Pourquoi seriez-vous obligé de porter une étiquette et d’endosser un costume qui ne vous appartient pas ? La maladie n’est pas souveraine, votre royaume, lui, vous appartient. Puisez dans votre force intérieure et aidez-vous vous-même comme vous aideriez une amie.

3. Changez vos lunettes
Sous l’effet de la maladie, chaque geste du quotidien demande à votre corps une somme d’exploits. Malgré la souffrance, ne perdez jamais goût à la vie. Ce serait la pire affection qui pourrait vous atteindre ! Au lieu de regarder ce qui vous fait défaut, focalisez-vous sur ce que la vie vous offre. Vous verrez alors bien au-delà des murs.

4. Ne vous renfermez pas
L’autre vous est nécessaire pour recevoir, vous êtes nécessaire à l’autre pour qu’il donne. Veillez donc à l’aimer comme vous-même. Cela implique de le regarder dans sa beauté, de construire avec lui une force de vie et d’accepter vos liens d’interdépendance. Vous êtes responsable de lui par votre regard et vos paroles.

5. Savourez l’instant présent
Face à une urgence de vie, vous ne devez plus envisager le temps comme une durée mais comme une profondeur. N’attendez plus rien. Accueillez tout ce qui vous arrive comme un cadeau.


Ce que je crois par Eve Ricard (1 min.)




samedi 24 janvier 2015

Faire le choix de l'espérance avec Monique Durand-Wood


1. Laissez-vous toucher par ce qui vous entoure
Soyez attentif aux personnes croisées, rencontrées et laissez-vous toucher par de petits détails. Dans le métro, j’aime regarder les visages. Parfois je devine leurs fragilités, leur fatigue, leur anxiété, et je me laisse atteindre par cette humanité dont je me sens solidaire. Remplacez la méfiance par ces petites touches d’émerveillement. Vous ressentirez des forces d’amour et de bienveillance circuler au beau milieu des hommes.

2. Prenez soin de votre sanctuaire intérieur
Chaque jour, prenez au moins dix minutes pour vous poser, déposer l’agitation intérieure, si possible chez vous, dans le retrait et le calme. Mais rentrez aussi en vous-même dans les embouteillages ou à votre bureau. En prenant conscience de votre respiration, laissez-vous aussi toucher par ce flux et reflux, silencieux, discret, vous permettant de vivre. Dites-vous intérieurement « Je reçois, je donne ». Cela vous mettra dans une posture de gratitude face à la vie. Je récite certains morceaux de psaumes ou de prières dans ma voiture. A posteriori, je réalise que ces moments de retrait intérieur m’aident à agir de manière plus juste et plus sage.

3. Faites preuve de délicatesse
Une main tendue, un sourire peuvent faire plus qu’une parole. J’ai appris que même dans le mutisme ou le silence il se passait quelque chose avec les patients. C’est la même chose avec nos proches. Faire preuve de délicatesse, c’est aussi être attentif : « Tiens, tu as changé de coiffure, comment te sens-tu ? »… L’autre est valorisé et petit à petit découvrira que ses goûts et ses choix ont de l’importance.

4. Espérez pour l’autre
Je crois à une solidarité dans l’invisible, à la communion des saints. Quand quelqu’un n’a plus d’espoir, on peut espérer pour lui, lui dire. Cela le portera. On retrouve cette idée chez Dostoïevski, notamment dans les Frères Karamazov : pourvu qu’un autre croie en lui, le pire des hommes peut être sauvé.





mercredi 1 octobre 2014

Raymond Devos, bouffon de Dieu (1)



Voici une interview rare de Raymond Devos 
qui nous parle de Dieu sans l'ombre d'un doute...
(12 min.)


(source : RCF)



vendredi 26 juillet 2013

Changement vers l'estime de soi avec Elina Dumont

« Enfant de l'abandon, adolescente fugueuse, femme de la rue. J'en ai bavé, pourtant je m'en sors, et je n'en reviens pas. Je raconte ma longue nuit. J'ai parlé, souri, dragué, emballé, couché : juste pour trouver un lit. J'étais dehors. Il fallait bien que je trouve un chez moi. […] J'ai des dents blanches, un sourire engageant, je n'ai pas l'air d'une fille de la rue, d'une "SDF" comme on dit. Ma mère était un danger pour ses enfants. Elle buvait, elle était psychiatrique. J'ai été placée, tôt, chez la mère Trognon, au milieu des vaches, des prés et des forêts. La mère Trognon accueillait des enfants de la DDASS comme moi. Dans le village, des gens ont abusé de moi. Je ne savais pas, personne ne m'a rien dit, je croyais que c'était normal.
 À 15 ans, j'ai grimpé le mur et j'ai fui, direction Paris. J'ai atterri dans un foyer. Monsieur Jacky m'a lancé comme stripteaseuse en me faisant croire que j'allais percer comme danseuse. Dans la rue, c'est sans limites. J'ai eu le nez dans la coke, j'ai bu, je me suis évanouie pour que les pompiers me ramassent. Dormir au chaud, à l'hôpital, […] c'est le luxe des gens de peu. 
Mes amis de la rue m'en ont beaucoup appris : "Neuneuil", "Darty" "Zonzon", "la Fiole". […] Je ne les laisse pas tomber, c'est un peu ma famille. Dehors, tu n'as que trois verbes à ta guise : manger, te réchauffer, dormir. Aujourd'hui, je me suis reconstruite. J'ai aussi rencontré des gens qui ont cru en moi, j'ai gagné en confiance, suivi une thérapie. Je suis devenue comédienne. Une fille qui se sort de la rue, qui raconte ce qu'elle y a vécu. » 
Elina Dumont
Livre "Longtemps, j'ai habité dehors"



J'ai changé, oui j'ai changé. Je n'ai pas arrêté de changer, c'est d'ailleurs ça qui m'a sauvé la vie. Je n'ai jamais voulu me laisser abattre ni rester enfermée dans une case.

Trois choses m'ont permis d'avancer : le théâtre, la psychothérapie et toutes les personnes qui, un jour, m'ont fait confiance. Grâce à elles, je peux dire que je suis sortie de la survie... pour entrer dans la vie !.

Elina Dumont
(La Vie)

lundi 7 janvier 2013

Entre nos résolutions et notre démon intérieur...

Vous avez pris des résolutions pour cette nouvelle année et les habitudes, 
inscrites dans votre cerveau, prennent le dessus. 
Alors que faire ? 
Prendre de nouvelles habitudes...
et transformer nos circuits d'énergie.

dimanche 15 avril 2012

Voir et Croire...

Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu...
(Jn 20, 31)
Thomas l'incrédule (miniature du XIIe siècle)


Les deux occurrences de « voir » correspondent à deux verbes grecs différents : horaô et eidon. Il vaudrait mieux dire : « Parce que tu as regardé, tu crois ; heureux ceux qui croient sans avoir vu. » C’est qu’en vérité, il ne suffit pas de voir pour croire. Si bien que même la foi de Thomas dépasse la simple vision. Comme le dit Grégoire le Grand : « Il a vu un homme, mais il a cru un Dieu. »


source La Vie