mercredi 15 mars 2023

La connaissance de soi (1) avec Véronique Desjardins

(vous pouvez passer les 6 premières minutes)

Voici quelques personnages de l'éventail : l'homme social, le raciste, l'ambitieux, l'obsédé sexuel, le vaniteux, le romantique, l'angoissé financier, l'enfant perdu, le mystique, le tyran, l'optimiste, l'idéaliste, le meurtrier, l'artiste, le désespéré.


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mardi 14 mars 2023

Humainement homme


un humain n’est pas
simplement parce qu’il existe
existe vaguement
pour un temps
l’existence
ne donne pas
l’être
la naissance
n’octroie pas
la présence
la respiration
ne confère pas
le souffle
pas plus que la vue
ne dispense
la vision
l’humain
ne naît pas
humain
mais le devient
l’être
produit transformé
de l’existence
l’être
n’est pas
un état
mais un acte
un geste
de la conscience
un humain
est ce qu’il a fait
comme ce qu’il n’a pas fait
ce qu’il a osé
comme la somme des peurs
auxquelles il a cédé
ce qu’il a écouté
de sa profondeur
comme ce qu’il en a renié
la somme de ses ferveurs
comme de ses tiédeurs
un humain est
ce qu’il a continué
ce qu’il a préservé
ce qu’il a achevé
comme tout ce qu’il a
abdiqué
négligé
laissé
un humain est
ce qu’il a regardé
comme ce qu’il a évité
ce qu’il a reconnu
comme ce qu’il a nié
et alors
au mitan
de son avancée
il commence
à récolter
ce qu’il a semé
de plus en plus rassasié
ou de plus en plus affamé
s’il n’a rien cultivé
qui vaille
car avec le temps
avec le temps va tout s’en va
de ce qui de toutes façons
ne pouvait demeurer
avec le temps viens tout advient
de ce qui a authentiquement été
de son pas si léger
la jeunesse s’en va
et avec elle
tout
ce qui faisait écran
jusqu’à ce que ne reste
que toi
et le Plus Grand
(texte écrit pour les 50 ans d'un ami)

Gilles Farcet
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lundi 13 mars 2023

Nous avons oublié...

 

L'homme par ses activités actuelles prouve qu'il est tombé dans l'oubli. Cet oubli qu'il dépend de l'air, de l'eau et de la terre !

Voici quelques rappels :

Les autres êtres vivants sont tout aussi vivants que nous.

L'eau compose notre corps et empêche la sécheresse de notre cœur.

On ne connait pas l'ensemble des liens qui nous permettent de vivre, et l'humilité vient de l'humus qui nous ramène à la terre.(debout sur la terre ou allongé sous la terre ?)





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dimanche 12 mars 2023

« La dépression, un appel au secours de l’âme qui n’en peut plus »

 Selon le Dr Louis Masquin, neuropsychiatre et ancien chef de clinique à la faculté de Marseille, la dépression est comme une expérience de mort à soi-même pour renaître autrement. Une croix qui ouvre sur l’espérance de Pâques.

Comment comprenez-vous l’augmentation des cas de dépression ?


En France, on estime que près d’une personne sur cinq a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie. Il s’agit bien d’un phénomène de société, que le Covid a en quelque sorte exacerbé. J’insiste toujours sur la complexité de cette maladie dont l’origine est multifactorielle. Le premier facteur de vulnérabilité à la dépression est sans doute la fragilité psychologique actuelle. Je note par exemple chez nombre de jeunes une absence de point d’ancrage. Ensuite, notre monde est difficile, marqué par un bouleversement radical des repères familiaux et sociaux ainsi que des valeurs.

L’homme étant fait pour être en communion avec d’autres, il peut être écrasé par l’impératif contemporain d’affirmation individuelle et d’autonomie absolue. Et puis, dans une société qui s’accélère à un rythme effréné, l’individu passe d’une chose à l’autre sans prendre le temps de s’arrêter. Il vit à la surface de lui-même, laissant de côté le besoin d’intériorité.

Le vide spirituel serait-il à prendre en compte ?

Je pense en effet que l’augmentation de fréquence de la dépression vient, tout au moins en partie, de la crise spirituelle que traversent nos sociétés modernes, de la perte des idéaux noyés dans le matérialisme et le consumérisme. Les avoirs, les pouvoirs et les jouissances ne nourrissent pas un homme, si j’ose dire ! Sa soif et sa faim vont bien au-delà car les aspirations spirituelles, qu’on le veuille ou non, sont le propre de l’humain. Pour preuve, l’émergence des nouvelles religiosités et spiritualités.

Le psychiatre viennois Hans Lenz décrivait la dépression comme « la maladie des manques » : manque d’intérêt, de plaisir, d’énergie vitale, de sommeil… Et nous pourrions ajouter : manque de Dieu, ou, plus largement, de vie spirituelle. Je me pose donc la question : la dépression ne serait-elle pas un appel au secours de l’âme qui n’en peut plus ?


D’où votre insistance à ne pas la réduire à la seule dimension de la maladie ?

Certains psychiatres ont une vision très biologique des problèmes de la vie psychique. Ils les abordent comme s’ils étaient déconnectés de la vie spirituelle. Ils rêvent d’un médicament miracle qui sortirait la personne du tunnel de la dépression. Mais c’est oublier que l’homme est indissociablement corps, âme et esprit.

Comme l’écrivent le Dr Yves Prigent et le père Stan Rougier, dans la  Dépression, une traversée spirituelle (DDB) : cette maladie « se trouve au carrefour du social, du psychologique, du biologique, du culturel et du spirituel, elle est comme le révélateur d’une identité globale de l’homme ». C’est cette vision-là qu’il faut envisager.

N’y a-t-il pas là un risque de confusion entre le psychologique et le spirituel ?

Il est nécessaire de ne pas psychologiser le spirituel ni de spiritualiser le psychologique, c’est indéniable. La dépression est une maladie, qu’il faut traiter en tant que telle, et traiter correctement – le risque de suicide est réel. Nous ne pouvons pas faire l’économie d’un travail psychologique, d’une psychothérapie ni du recours aux antidépresseurs lorsqu’ils sont nécessaires.

Cela étant dit, il ne faut pas s’arrêter à la dimension médicale, mais aller plus loin, et ce, au rythme du patient. À lui de se mettre à l’écoute de ce que cette épreuve vient lui dire. Oui, la souffrance dépressive est terrible, torturante, mais elle n’est pas exclusivement négative. Quelque chose de positif peut en sortir. Ce blocage peut être une réaction de sauvegarde, et l’effondrement dépressif pourrait se comparer au compteur qui disjoncte pour sauver le circuit électrique.

« Il y a un message dans la dépression », écrivez-vous. Quel est-il ?

Ces questions essentielles de l’existence que la personne avait refoulées, mises de côté ou qu’elle n’avait pas voulu affronter, voilà qu’elles surgissent très directement et radicalement à l’occasion d’une dépression : quel est le sens de ma vie (direction et signification) ? Quelle est la hiérarchie de mes valeurs et de mes finalités (solidarité, générosité, justice, vérité) ? Comment suis-je présent au monde et aux autres ? Quid de mon ouverture à un Au-delà de moi, au Tout Autre, à la transcendance, de ma relation avec le divin ? Et Dieu dans tout ça ?

J’ai accompagné plusieurs trentenaires qui ont changé d’orientation professionnelle. Leur dépression leur avait fait prendre conscience d’un manque de cohérence entre leur métier et leurs valeurs. « Je ne peux pas continuer ainsi », disaient-ils.

La dépression est donc une invitation au changement ?

Oui, et nous avons souvent bien du mal à l’accueillir ! La première étape est d’accepter la maladie, le diagnostic et le traitement, et ce n’est pas le plus facile. D’une certaine façon, la dépression est une expérience de mort à soi-même pour renaître autrement. Elle est une croix, qui peut être lourde à porter, mais qui ouvre sur l’espérance de Pâques. Encore faut-il entendre cet appel au changement et y consentir, s’y engager.

Il n’y a pas de guérison magique ou passive. Le Christ nous pose la question, comme à l’asthénique de la piscine de Bethesda : « Veux-tu être guéri ? » (Jean 5, 6), et aussitôt il lui adresse un triple impératif : « Lève-toi, prends ton brancard et marche » (5, 8). Il ne dit pas : « Ne bouge pas, je vais te guérir. »

Dans cet Évangile, Jésus ne va-t-il pas encore plus loin ?

Être en bonne santé physique et psychologique n’est pas suffisant. Pour les croyants, la guérison (c’est-à-dire la santé, en latin salus, c’est-à-dire le salut) est aussi spirituelle. Jésus invite ainsi l’asthénique à s’engager à se convertir : « Te voilà guéri : ne pèche plus de peur qu’il ne t’arrive pire encore » (Jean 5, 14). La guérison n’est pas un état, mais bien un chemin, un chemin de conversion. Guérir, c’est se mettre en route et avancer dans la vie sous le regard de Dieu et dans sa main.

Source : La Vie (Par Alexia Vidot)

À savoir. La Dépression. Vers une nouvelle aurore ?, de Dr Louis Masquin, Éditions des Béatitudes,

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samedi 11 mars 2023

Esprit de méditation


 "Puisque l’esprit est intrinsèquement vide par nature, rappelez-vous qu’il ne peut pas être divisé. Il s’avère donc stérile de s’attacher à certaines expériences méditatives comme étant désirables et d’en rejeter d’autres. Il n’existe pas d’états méditatifs bons, mauvais ou indifférents. Lorsque vous méditez, laissez toutes les expériences s’élever spontanément, sans obstruction. Ces expériences spontanées sont, de toute façon, de simples manifestations fugaces de l’esprit et ne doivent pas être confondues avec l’esprit en tant que tel. En bref, méditer sur la véritable nature de l’esprit ne s’effectue pas en conceptualisant une expérience sur la base de préjugés positifs ou négatifs à propos de certains états méditatifs. La véritable nature de l’esprit est dénuée d’identité et au-delà de toute élaboration conceptuelle. N’imaginez pas la réaliser en ressentant quelque chose d’agréable et ne pensez pas qu’elle vous échappe quand la sensation désagréable. La nature de l’esprit est au-delà du mode de pensée duel. Vous ne pouvez pas affirmer qu’elle est quelque chose ou rien, qu’elle existe ou qu’elle n’existe pas, qu’elle est ici ou ailleurs. Vous ne pouvez ni identifier ni localiser la véritable nature de l’esprit. Elle demeure inaltérée par les émotions passagères. Elle n’est ni existante ni inexistante, ni présente ni absente, ni ceci ni cela. Elle est au-delà de tout extrême. Vous ne pouvez pas dire : « Ceci est la nature de l’esprit. » Comme l’esprit est immuable, il est futile de méditer avec espoir et crainte. N’envisagez pas la méditation comme un trophée à acquérir et à préserver."

Shamar Rinpoché - Extrait de "Au coeur de la sagesse, manuel de la pratique du Mahamudra".

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vendredi 10 mars 2023

Réveil infini

 Vous ne supportez plus de faire les 3 huits...

Je vous écoute, je suis tout huit.


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jeudi 9 mars 2023

Se dé-figer

 


Une vue intéressante peut être de se considérer (et de considérer les autres) comme un être en devenir. Ce que nous sommes est en constante mutation, en constante métamorphose vers ce que nous ne sommes pas encore et que nous allons devenir, sans aucune idée de ce que cela pourrait bien être.

Cela nous demande d'abandonner une idée toute faite de ce que nous sommes et d'oser (avons-nous un autre choix ?) laisser venir le devenir.

Cela peut être une source d'angoisse car c'est un inconnu, mais c'est aussi une source de libération car c'est réaliser toute l'illusion du contrôle qui est bien fatigant, totalement épuisant.

Nous voulons toujours défendre un moi que nous avons figé par la pensée, nous voulons défendre sa zone de sécurité, et c'est tout à fait normal, cela fait partie du fonctionnement humain.

Mais nous pouvons avoir l'idée libératrice de dé-figer l'idée que nous avons de nous, d'accepter d'être ce flux permanent, de nous laisser traverser par la vie et de laisser venir ce devenir, sans nous y accrocher, en gardant en tête un sacré mantra : "ça va passer".

Philippe Fabri

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Salvado Dalì "Galatea delle Sfere". 1952

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mercredi 8 mars 2023

Les femmes en spiritualités

 

Maitres spirituels ou disciples magnifiques: le spirituel s'incarne puissamment aussi au féminin.

Simone Weil - Denise Desjardins - Pema Chödrön - Colette Roumanoff - Thérèse de Lisieux - Véronique Desjardins - Nur Artiran - Ma Anandamayi - Mata Amritanandamayi -Madeleine Delbrël - Bernadette Soubirous -Sœur Emmanuelle - Etty Hillesum - Christiane Singer -Tara Brach


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L'arme de "soi"

 L'ARME DE "SOI"

Je vous disais dans ma vidéo (voir ci-dessous) l'importance de marquer la différence entre soi et l'environnement, notamment grâce à l'Empereur, chef des armées.

Le Cœur est également le siège du 神 shén : l'esprit/âme/conscience. Le 神 shén nous permet de dire "moi".

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Et ce mot, "moi" / "je", voici son caractère chinois :

我 - wŏ

En l'observant on constate qu'il est subtilement symétrique.

J'ai bien dit subtilement ! 😉

La partie de droite est une variante un peu mouvante et destructurée de la partie gauche.

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Et savez-vous ce que 我 wŏ représente ?

Deux hallebardes s'entrechoquant.

Une fois qu'on le sait, ça saute aux yeux !

Qu'est-ce que ça nous raconte ?

Tout simplement qu'il n'y a de "moi" que par rapport à l'extérieur : par rapport à un autre "moi" qui n'est pas moi 😁

Et ce n'est que dans la confrontation avec cet autre "moi" que j'apprend à connaître mon propre "moi".

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Confrontation ne veut pas nécessairement dire combat féroce ! C'est aussi l'entraînement. Et dans le fond, toute rencontre, toute interaction entre deux êtres n'est rien d'autre qu'un entraînement l'un avec l'autre, possiblement l'un contre l'autre, et malheureusement parfois l'un au détriment de l'autre...

D'où l'intérêt d'être "armé". Comprenez ce terme dans le sens figuré !! Armez-vous d'intelligence, de culture, d'humour, d'érudition, de bienveillance et d'amour avant tout !

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C'est souvent notre bonne nature qui "désarme" le partenaire en face et rend l'interaction plaisante et enrichissante pour les deux 😊

Alice Korovitch

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lundi 6 mars 2023

Poésie piétinée...


Engagement de transformation

 

Nathalie Harar : Quelle est la plus intéressante découverte que vous ayez faite sur vous-même ?

Arnaud Desjardins : Il y en a eu plusieurs et à des époques différentes. En tout cas, au départ, c’est en découvrant l’idée que l’homme fonctionnait comme une machine et qu’il pouvait y introduire plus de conscience, s’engager dans une démarche concrète de transformation, bien au-delà de seulement croire ou de ne pas croire.

N.H. : Vers quoi faut-il tendre dans la vie ?

A.D. : Quelques points sont capitaux et je ne les ai d’ailleurs pas inventés. Avoir une connaissance de soi fine. Devenir de plus en plus libre intérieurement. Révéler en nous une profondeur d’être et de conscience qui ne soit pas impliquée dans le vieillissement, la naissance et la mort. En fait, ces idées se retrouvent dans toutes les traditions spirituelles. Ce sont plutôt les méthodes pour y parvenir qui sont variables. J’ai eu l’opportunité de rencontrer des maîtres spirituels soufis, indiens, tibétains… Même avec des chemins et des techniques différentes, le résultat final était là :  de ces sages émanaient une même liberté, de la compassion, de l’amour, de la sagesse, et une capacité certaine à être au-delà des formes.

Source : Samsara magazine 2003

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dimanche 5 mars 2023

Se laisser malaxer le cœur


La plupart d’entre nous évoluons dans un contexte généralisé de maltraitance du ressenti. Nos parents, notre éducation, la société, tout nous pousse à la répression. Cela va des injonctions les plus grossières (« Un homme, ça ne pleure pas ! ») jusqu’aux plus subtiles (« Après des années de thérapies et de pratique, je ne devrais pas être si fragile ! »). Alors, il ne faut pas ressentir, ou le moins longtemps possible, et surtout que cela ne se voie pas. Qui plus est, l’enfance nous a confrontés à des situations si douloureuses que nous n’avons pas pu les ressentir complètement, nous avons donc dû nous fermer, nous « blinder » pour survivre. 

La capacité de se laisser malaxer le cœur par la succession des épreuves et des succès, des joies et des peines, est une des clés de la progression spirituelle. La sensibilité, c’est le contraire de l’anesthésie, de l’endurcissement, de la rationalisation et du déni. Se laisser briser le cœur va mettre à bas tout notre monde artificiel et pathétique fait d’espoirs et de craintes, d’illusions, d’orgueil, de prétentions, de faux-semblants, d’opinions ; c’est ce qui va arracher tous nos masques et mettre à néant nos stratégies illusoires pour éviter la confrontation directe et vivifiante à la réalité. 

Emmanuel Desjardins 

Vivre – La guérison spirituelle selon Swami Prajnanpad. Le Relié

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samedi 4 mars 2023

La fierté de l'instant

 Quand votre lion n'est pas loin, l'envie d'être en vie est proche.



La perfection ce n'est pas de faire quelque chose de grand et beau, mais de faire ce que vous êtes en train de faire avec grandeur et beauté.

Swami Prajnanpad

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