mercredi 6 septembre 2017

Derniers regards...


La faune africaine vue au plus près : reportage dans un monde sauvage en voie de disparition.
Afrique 
Regardez-les bien, ils sont en train de disparaître. Philippe- Alexandre Chevallier, reporter photo, sillonne depuis 1985 la Namibie et le Botswana une ou deux fois par an pour raconter la richesse animalière et végétale de cette nature menacée par l’homme. « L'idée n'est pas de prendre une photo juste pour qu'elle soit belle. Je souhaite quelle ait un sens, qu'elle sensibilise l'opinion sur la disparition progressive de certaines espèces ». explique cet amoureux des grands espaces. Cette approche personnelle passe par deux choix : celui de réaliser toutes ses photos sans téléobjectif, directement au contact de l’animal, et, surtout, en noir et blanc. L’intensité des expressions est redoublée par l’absence de couleurs, qui laisse libre cours à l’interprétation. La proximité avec la faune, dans son environnement presque intime, est saisissante.’ 
Clotilde Costil Pour La Vie



mardi 5 septembre 2017

Comparaître en comparaison...

Ainsi la comparaison est une tromperie parce que chaque fois que vous comparez, vous comparez entre deux et vous présupposez qu’il y a une base commune qui n’existe pas. Ainsi la comparaison est une tromperie, une illusion, un mot qui n’a aucun sens que ce soit. Voyez cela d’abord.
(…)


Toujours la notion de temps, la notion d’espace ou n’importe quelle autre notion viennent de ce mot illusoire « comparaison ».
De la sérénité (Svami Prajnanpad)

Conseil du jour : Dans votre journée, essayez de voir dès que vous comparez... et revenez à vous en souriant...

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lundi 4 septembre 2017

La fin du jour ...


C’est l’appellation d’une œuvre d’un ami, le sculpteur belge André Willequet (1).

Deux vieux, assis sur un banc, semblent avoir infiniment de temps intérieurement. On pourrait penser qu’ils attendent ... sans rien attendre.

Cette œuvre, commande d’une commune des environs de Bruxelles, avait pris place dans un jardin face à une maison pour personnes âgées. A peine ai-je le temps de dire à André Willequet combien je suis touché par le calme que diffuse son œuvre qu’il me dit : « Je viens d’apprendre que les personnes qui vivent dans cette maison ont fait une pétition pour qu’on retire cette sculpture qui, disent-ils, les déprime ... »

Les vieux ! Un mot choquant auquel on préfère l’euphémisme : « senior ! ».

Dans la plupart des internats pour séniors sont proposées des activités d’encouragement et des thérapies d’exhortation qui cherchent à convaincre la personne âgée qu’il lui est encore possible, de vivre comme ... avant. Ce genre de système thérapeutique me paraît suspect. D’autant plus que le centre d’intérêt de la personne âgée ne devrait pas se situer dans des domaines où inévitablement elle va régresser mais dans ce domaine où, jusqu’à sa fin de vie elle pourra croître : la maturation intérieure, l’accomplissement intérieur. Le sens de la vieillesse n’est plus d’accéder à des performances extérieures mais à la maturité intérieure.

C’est pourquoi la pratique de la méditation de pleine attention attire de nombreuses personnes qui abordent le troisième âge.

60 ... 70 ... 80 ans ! Voilà le moment de s’éveiller à cet état de santé fondamental, le calme intérieur, trop souvent négligé au cours de l’âge adulte. La paix intérieure fait partie des virtualités que réveille l’exercice du « non-agir », du « rien faire ».

La sculpture d’André Willequet représente deux personnes âgées qui semblent libres de cet état d’être tourmenté, agité, inquiet, qui conduit à la consommation surabondante des anxiolytiques.

Immobiles, les mains croisées, elles demeurent — assise en silence — dans ce domaine trop souvent dédaigné par l’homme adulte, — le moment présent —.

« Quel mystère, quel miracle (s’exclamait un vieux moine zen après une demi-heure d’exercice de la méditation), par la pleine attention au simple va-et-vient du souffle ... tout en moi se calme ! ».


Jacques Castermane

(1) André Willequet sculpteur belge (1921 – 1998)

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dimanche 3 septembre 2017

Lever de conscience...



J'entends au loin
Une prière s'élever dans le cœur des Hommes
Et fleurir dans la lumière
Comme une semence divine.

J'entends au loin
L'écho de tous nos rêves
Se lover dans la matière
Et prendre forme dans la glaise


C'est ton heure, artisan de l'âme !
Comme une allégresse
Qui monte dans la conscience
Et s'épanouit

C'est maintenant ton heure, Homme de cœur !
Lève-toi,
Il y va de notre avenir sans doute
Car le monde croule de trop de raison

La raison du plus fort,
La raison du plus faible,
La raison économique,
Ou encore la raison du pire et du meilleur !

Il est temps de faire vendange,


D'écraser les raisons de la colère
Pour en extraire un élixir de joie,
Sans frontière, ni caste, ni concession !

Il y a certainement mieux à faire
Que de masquer nos peurs
Derrière des paravents de bonne conscience.
Et de vivre par procuration nos propres espoirs.

Il y a probablement,
Au plus profond de nos cœurs,
Des trésors de sagesse
Qui n'attendent que d'être éveillés.



"Homme de Cœur", 

Source Intérieure de A. Degoumois

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samedi 2 septembre 2017

Plongeon intérieur




Comme votre perspective est extravertie, vous avez perdu de vue le Soi, 
et votre vision est tournée vers le monde extérieur. 
 
Le Soi ne se trouve pas dans les objets extérieurs. 
Renversez votre regard vers l'intérieur de vous. 
 
Plongez en vous et vous serez le Soi.

Ramana Maharshi

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jeudi 31 août 2017

Insensé ici et maintenant...


Le ici et maintenant n'implique rien, le ici et maintenant n'a pas de signification, il n'existe pas par rapport à quoi que ce soit d'autre. 
Ce qui est important dans le ici et maintenant, c'est précisément que l'on n'évalue pas le présent par rapport au passé ni par rapport au futur. 
Nous, nous essayons toujours de donner un sens au moment présent. Si une expérience se révèle, nous nous demandons ce qu'elle veut dire et, qu'elle soit agréable ou désagréable, nous voulons savoir quelle en est la signification. 
Mais cela ne veut rien dire, cela n'a pas un sens particulier.

"Oui, et alors", 


Lee LOZOWICK





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mercredi 30 août 2017

Reconnaître le faux

Pour apprendre quoi que ce soit, vous devez méditer. Mieux vous méditez, mieux vous apprenez. Le principe est aussi simple que cela.
 

Quand vous voulez acquérir la connaissance d'une chose, vous méditez sur un sujet qui se trouve en-dehors de vous-même. Quand vous apprenez ou pratiquez la méditation, c'est vous-même qui êtes le sujet. Normalement, lorsque nous sommes en train d'apprendre quelque chose, comme par exemple l'arithmétique, le sujet est séparé de nous. Nous apprenons en assimilant les faits d'une façon graduelle, jusqu'à ce que le sujet fasse partie de nous, s'identifie à notre propre savoir. En ce qui concerne la méditation, le processus est exactement inverse. Vous commencez par le sujet – vous – complètement absorbé en lui-même, un être humain qui fonctionne pleinement. Ici le processus ne consiste pas à ajouter quoi que ce soit à ce que vous êtes, mais à vous démanteler ; à séparer tout le savoir que vous avez acquis ou appris, du savoir réel et précieux qui est votre propre connaissance de vous-même. Pour le moment, les deux sont confondus, entremêlés, sans que vous puissiez les distinguer clairement. Examinons maintenant ces deux aspects de votre savoir. Un simple examen va déjà nous permettre de commencer à les démêler et à les dissocier.
...


...Vous allez vous observer simultanément à l'intérieur et à l'extérieur. 

Il est essentiel que vous ne soyez pas subjugué par l'émotion au point de vous y perdre, ou par le phénomène concret que vous observez. Vous devez rester un observateur détaché. Vous y arriverez en évitant de condamner ce que vous observez, en évitant de l'excuser, de le justifier vis-à-vis de vous-même ou vis-à-vis des autres. Voilà la clé. Il ne faut pas non plus s'en détourner avec dégoût. Vous devez observer.
N'essayez pas de corriger ou de modifier quoi que ce soit. Observez simplement ce qui se passe.
Pratiquez cela aussi souvent que possible. Si ce que vous observez est faux, vous allez peu à peu vous en détacher. Ce qui est vrai restera intouché. Puisque la colère, le ressentiment, la mauvaise humeur, la vanité, la culpabilité, la malhonnêteté, la vengeance, le manque de sincérité, et toute autre réaction émotionnelle, sont fausses, elles vont commencer à disparaître. Sachez que cela ne peut être réalisé que par un observateur détaché, par l'intelligence pure qui est en vous et qui ne pratique pas l'automatisme d'acceptation ou de rejet.


Après avoir pratiqué ainsi pendant un certain temps, vous allez ressentir une douleur, comme si une partie de vous-même était en train de mourir. Si vous y regardez de plus près, vous constaterez que c'est là une sorte de mort émotionnelle. La douleur proviendra de la tentative du mental pour se cramponner et s'accrocher à cette partie de vous-même qui est fausse et qui est en train de se dissoudre. Si vous êtes solide, vous supporterez la douleur et laisserez ces faux aspects mourir de leur belle mort. Si vous ne l'êtes pas, vous allez trouver une excuse parfaitement logique, acceptable pour tout le monde, sauf pour cette partie de vous-même qui aspire à la liberté.
Quand cette fausse part de vous-même meurt, vous obtenez une récompense semblable à celle de l'amant au cœur brisé qui, au plus profond de son supplice, voit soudain qu'il est libre de l'autre, qu'il ne pourrait ni ne voudrait plus être avec sa partenaire. Dans ce moment même, il reconnaît qu'il est en train de faire l'expérience de la liberté, non pas dans la haine, mais en sachant que l'attachement à l'amour est une chose fausse et morte, maintenue vivante uniquement par la peur de perdre.



LA MÉDITATION 
Barry Long
Cours de base en 10 leçons
Traduit de l'anglais par Pierre Reyland et Alain-René Gélineau

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lundi 28 août 2017

Miracle du jour


"chaque jour est un miracle...
le miracle d'être vivant...
avec ses handicaps
et ses capacités
le temps qu'il fait
vent soleil nuages
ses petits cafés
et ses petits sourires
les grimaces qui passent
le rire qui pointe
une tendresse partagée
aussi ténue ou légère soit-elle...
un rien d'amour qui passe...
chaque jour est un miracle..." O:)
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Douce journée  
<3
Charles Coutarel


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dimanche 27 août 2017

Sur les pas de Charles de Foucauld

"Nous sommes la feuille sèche, le grain de poussière, le flocon d’écume. 
Soyons seulement fidèles et laissons-nous porter avec un grand amour 
et grande obéissance là où nous pousse la volonté de Dieu jusqu’à ce qu’un dernier souffle de ce vent béni nous porte dans le ciel." 

Lettre au Père Jérôme, janvier 1897

Charles de Foucauld
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samedi 26 août 2017

La compassion diminue la consommation de soins :


Certains font d'étranges raisonnements selon lesquels l'augmentation de la qualité des soins, en tout cas de la satisfaction des patients, créerait une demande encore plus grande. Des médecins de Toronto font, dans le "Lancet"(i), la démonstration du contraire : les sans-abri qui fréquentent les urgences ont moins tendance à revenir consulter lorsqu'ils sont traités simplement avec "compassion" et écoutés, que lorsqu'ils reçoivent l'accueil tout-venant par des professionnels souvent débordés.

L'expérience, qui a porté sur 133 sans-abri dans trois hôpitaux, était la suivante : des volontaires spécialement formés ont accueilli certains d'entre eux, leur offrant sandwich ou jus de fruit, discutant avec eux de leur situation ; les autres n'avaient droit qu'au traitement tout- venant.

Résultat : chez les premiers, le taux de retour à l'hôpital a diminué d'un tiers et se situait à 0,43 visites par mois, contre 0,65 pour l'autre groupe (un peu plus de 7 visites par an).
Les auteurs soulignent que le coût de la compassion - s'il avait fallu payer les volontaires ("si tant est que les gens doivent être payés pour être gentils")- excéderait les économies réalisées grâce à elle.  

Mais ils concluent : "La justification première de la compassion est la simple décence, pas les économies". 
R.C.

Le Quotidien du Médecin 9 mai 1995

(i)The Lancet 6 mai 1995, Redelmeier, Molin,Tibshirani (Toronto).

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vendredi 25 août 2017

Rencontre au Village des Pruniers avec Marc Puissant


Les paroles de Thay parlant du Dharma avaient réveillé en lui, un écho insoupçonné. Et de ce feu qui couvait depuis longtemps déjà, les flammes ont jailli soudain et tout est devenu lumineux. C’était un matin d’été, début août.

Par Marc Puissant





Début août 1996
L’éclair d’un instant,
Il sût qu’il était arrivé,
Il sût qu’il était chez lui
dans sa vraie famille
La porte s’était ouverte soudain
comme ça, tout simplement.
Les paroles de Thay parlant du Dharma avaient réveillé en lui, un écho insoupçonné. Et de ce feu qui couvait depuis longtemps déjà, les flammes ont jailli soudain et tout est devenu lumineux. C’était un matin d’été, début août.
Tout cela arriva si simplement. Tous les doutes et les résistances de ces dernières années par rapport à la philosophie bouddhiste s’évanouirent, ainsi que toutes les questions métaphysiques.
Ce fut en fait, plus comme une grande caresse d’amour que comme un éclair bouleversant. Ce fut un grand silence vibrant, un bien-être ample et serein qui le pénétrait. Il se sentait unifié, en ordre, posé à sa juste place.
Et tout à coup, des larmes de joie, de bonheur se mirent à couler qu’il n’arrêta point tant elles étaient apaisantes et bienfaisantes. Et son cœur se dilata comme jamais.
Il découvrait alors en lui des espaces inconnus, des lieux ignorés aux dimensions du souffle retrouvé. le souffle qui l’emplissait et le berçait dans un long va et vient tranquille, semblable aux vagues sur la plage des beaux soirs d’été.
Ce fut beaucoup plus que les instants de bien-être éprouvés parfois dans des moments privilégiés de ces dernières années.
Qu’en dire ? de la .joie, du bonheur ? de la jouissance, de la jubilation ?
En y repensant après coup, il ne savait quel mot utiliser pour traduire justement cette extraordinaire sensation d’être, d’être là, présent, dans la présence de .... Présence vivante, Présence aimante au plus profond de lui
Oui, il se sentait aimé, accueilli, reconnu, immergé dans un bain de tendresse bienveillante. Il se vivait habité, ou plutôt il s’habitait comme jamais, jusqu’aux confins de ce nouvel espace-temps," arrêté et densifié.
Arrêté, : ;suspendu dans le temps qui lui défilait toujours au son des paroles de Thay qu’il entendait distinctement et qui pénétraient directement en lui sans aucun effort de compréhension de sa part.
Dans le même temps qu’il découvrait sa nouvelle demeure, il s’aimait et se savourait dans toutes les fibres de son corps, de son coeur, de son être. il se savait relié, en reliance avec .... avec .... avec lui, avec l’Autre en lui, avec les autres, toutes les sœurs et les frères présents ici, mais aussi, avec tous les siens vivants et morts, les ancêtres, les amis, tous les hommes, femmes et enfants du monde, tout le vivant du monde, la nature, le ciel et la terre .... en reliance dans une immense symphonie d’amour et de communion.
Silence vibrant, musique du silence aux tympans éveillés, musique du souffle retrouvé, offert. Et cette paix. Et ces larmes de gratitude. Pour la première fois, il s’était retrouvé. il s’était posé là, dans ce qu’il savait être sa vraie demeure. Et tout était tellement simple et naturel.
Il comprenait alors qu’il n’y avait rien à rechercher ou à vouloir trouver en dehors, ailleurs, mais simplement se mettre en situation de se laisser rencontrer, de se laisser trouver, surprendre, étonner, émerveiller par ce qui depuis toujours était déjà présent en lui, et cherchait à se dire.
Le cadeau lui était offert, il s’offrait ce cadeau
Et la source jaillissait féconde et abondante
Et le puits offrait son eau vive
Il avait rencontré son ermite
Et son cœur exultait et chantait d’allégresse
Cette joie, cet amour, il voulait le dire, le crier à tous, au monde entier
Alors, il rendit grâce à la Vie
A Jésus le guérisseur qui l’avait mis en route
Au Bouddha qui l’avait accueilli et éveillé ce matin à lui-même
A toux ceux et celles qui l’avaient aidé et accompagné sur le chemin
Il sût à cet instant
Que ce moment béni
Qui serait inévitablement estompé
Par le retour à la vie quotidienne
Resterait toujours comme un phare, une balise dans la nuit
Une empreinte indélébile au cœur de son être
Le signe, la preuve de la Rencontre
Et que rien ne serait plus jamais comme avant
Sur le chemin de la Vie, de la transformation,
De la compréhension et de l’Amour.

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source : bouddhaline