dimanche 28 avril 2013

Fin de la semaine de la compassion... On recommence la semaine prochaine.


De même qu’une mère répond à l’appel de son petit enfant chéri lorsqu’il souffre, quand vous éprouverez le même sentiment de compassion spontanée à l’endroit de tous les êtres, vous aurez alors parfait la pratique de la compassion en atteignant ce qu’on appelle « grande compassion».

Dalai-Lama à Toulouse en 2011
textes et prieres

samedi 27 avril 2013

L'arbre du voyage...


Un très beau témoignage d'André Zamofing qui nous emmène en un long voyage... initiatique.

jeudi 25 avril 2013

Le regard que l'on porte sur soi...


C'est une belle vidéo pour une marque qui montre que l'on est marqué...
(portraits de femmes mais je pense que cela fonctionnerait aussi pour les hommes...)

mardi 23 avril 2013

Prière à propos de l'Essentiel


L'Essentiel est caché...

on n'en parle pas dans les écoles..
on n'en parle pas à la télévision...
on ne le trouve pas sur Internet...

L'Essentiel est sans éclats...
ne suscite pas les applaudissements...
ne fait pas l'unanimité..

L'Essentiel ne va pas de soi...
on s'en laisse distraire facilement...
très souvent l'Essentiel dérange...


L'Essentiel est gratuit...
ne se met pas en réserve...
ne se marchande pas..

L'Essentiel est ce qui est le plus fragile...
le plus menacé...le plus désarmé...

L'Essentiel est difficile 
et tout à fait à la portée d'un enfant...
l'enfant que j'ai été en savait autant que moi sur l'Essentiel...

Heureux ceux qui vivent l'Essentiel !!! 


 André Hippolyte Buffet

lundi 22 avril 2013

Compassion aussi pour la Terre...

Le 22 avril, c’est la Journée Mondiale de la Terre, journée célébrée par plus de 500 millions de personnes dans 184 pays. Créée en 1970, elle a pour objectif d’inciter les jeunes à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l’environnement.


Lorsqu'enfin je pris le temps de regarder le coeur d'une fleur,
un monde tout nouveau s'ouvrit... 

un monde où chaque promenade dans la campagne est une aventure, 
où chaque jardin est un enchantement...
comme si une fenêtre s'était ouverte pour laisser entrer le soleil.
Grace de Monaco (1929 - 1982)

Bonne semaine de la compassion

dimanche 21 avril 2013

Le regard avec Gérard

La seule « pratique » nécessaire est celle du regard. Ce terme peut être remplacé par ceux de « écoute », de « être avec », ou de « réalisation ».
Par contre, il ne s’agit en aucune manière d’effectuer une pratique au sens habituel du terme
 : une stratégie adoptée afin d’atteindre un but précis.
En l’absence de tout individu séparé, de tout « moi », « personne », aucun « quelqu’un » ne peut pratiquer. Et cependant, il y a regard, et apparente pratique.
Parce qu’en réalité, nous sommes regard.


Ce regard va permettre de réaliser quelques vérités :

1- Nous ne pouvons pas ne pas être ;

2- Nous ne sommes pas les acteurs de ce que cet ensemble corps-psyché éprouve, vit, ressent, pense, fait…
– Nous ne sommes pas les sensations, ni les perceptions, ni les pensées, ni les émotions, ni même le corps ;
– « Nous » ne respirons pas, ne digérons pas, ne faisons pas battre le cœur, etc. Tout cela arrive de lui-même ;
– « Nous » ne pensons pas, les pensées surviennent et sont captées ;
– « Nous » ne percevons pas, ne ressentons pas ; les perceptions et les sensations se produisent ;
– « Nous » n’agissons pas, « nous » ne choisissons pas, il n’y a pas un « acteur » des actes, pas un « moi » qui choisit. Des actes sont posés, des choix sont faits.


3- Toute souffrance provient d’une ou de pensées « crues », c’est à dire de croyances. Pas de croyance signifie pas de souffrance ; toute souffrance signe une ou des croyances non vues pour ce qu’elles sont : de simples pensées crues, à tort.
Ces croyances sont généralement assorties d’un jugement, d’une idée de ce qui nous convient et de ce qui ne nous convient pas, d’un refus de ce qui arrive tel que cela arrive, d’un attachement à notre système de pensée, à notre vision de la vie, etc. Ce refus est lui-même une pensée.
Nous sommes par exemple attachés à « mon » idée du bonheur, « mon » idée de l’amour, « mon » idée de l’éveil. Ce qu’ils devraient être, ce qu’ils devraient nous apporter, leurs caractéristiques et ce qui signe leur réalité ou leur absence.
Tout comme l’idée d’un « moi », ces idées sont conditionnées, causent de nombreux troubles et retardent la VISION de Ce qui Est et de ce qui arrive tel que c’est et tel que cela arrive.


4- Le regard peut se détendre totalement, laisser de côté tout le « perçu ».


Gérard
La voie sans voie (7 avril 2013 - Le regard)

vendredi 19 avril 2013

Immortelle randonnée avec Jean-Christophe Rufin

Comment expliquer à ceux qui ne l'ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s'y engager ? À la confusion et à la multitude des pensées qui ont poussé à prendre la route, il substitue la simple évidence de la marche. On est parti, voila tout. C'est de cette manière qu'il règle le problème du pourquoi : par l'oubli. On ne sait plus ce qu'il y avait avant. Comme ces découvertes qui détruisent tout ce qui les a précédées, le pèlerinage de Compostelle, tyrannique, totalitaire fait disparaître les réflexions qui ont conduit à l'entreprendre. 

On aperçoit déjà ce qui fait la nature profonde du Chemin. Il n'est pas débonnaire comme le croient ceux qui ne se sont pas livrés à lui. Il est une force. Il s'impose, il vous saisit, vous violente et vous façonne. Il ne vous donne pas la parole mais vous fait taire. La plupart des pèlerins sont d'ailleurs convaincus qu'ils n'ont rien décidé par eux-mêmes mais que les choses « se sont imposées à eux». Ils n'ont pas pris le Chemin, le Chemin les a pris. 

De tels propos, j'en ai conscience. rendent suspect aux yeux de ceux qui n'ont pas connu cette expérience. Moi-même, avant de partir, j'aurais haussé les épaules en entendant ce genre de déclarations. Elles sentent la secte à plein nez. Elles révoltent la raison. Pourtant, très vite, j'ai constaté leur justesse. Chaque fois qu'il s'est agi de prendre une décision, j'ai senti le Chemin agir puissamment en moi et me convaincre, pour ne pas dire me vaincre.  (Source : La Vie )

Une fois que l'on a fait un certain nombre de jours de marche, on est invité à abandonner ses désirs, ses idées reçues – c'est pourquoi j'écris dans mon livre que Compostelle est un pèlerinage bouddhiste. À ce stade, notre terreau intérieur est prêt à accueillir un itinéraire spirituel, quel qu'il soit. Pour les dernières étapes, ma femme m'a rejoint. J'ai donc dû redescendre sur terre. J'étais complètement décalé par rapport à elle, et c'est alors que j'ai mesuré le chemin parcouru. Cette phase a amorcé mon retour vers les autres. 

Parvenu au terme du voyage, je me suis dit que je n'étais pas arrivé ; j'ai compris que le but n'était pas matériel. Au retour, j'ai réfléchi à ce que le chemin m'avait apporté. Comme la nécessité de se libérer du superflu, ce que j'appelle la « philosophie de la mochila ». Dans mon chalet, j'ai élagué beaucoup de reliques du passé qui encombraient mon présent. Ce nettoyage m'a amené à m'interroger sur ce qui était important pour moi. Et j'ai compris que les fonctions officielles que j'avais occupées n'étaient pas essentielles. J'ai décidé de me consacrer à l'écriture, une activité qui me remplit de bonheur.
(Source : Le Pélerin )

Médecin, écrivain et diplomate élu à l'Académie française, Jean-Christophe Rufin est parti le 26 mai 2011 d'Hendaye, il est arrivé à Compostelle le 28 juin, au terme de 850 km de marche sur le Camino del Norte. Une aventure qu'il relate dans un livre.

jeudi 18 avril 2013

Les sols en danger...

L'agression des sols et leur érosion... 
L'agriculture moderne a mis en danger l'équilibre du substrat qui nous nourrit :