samedi 8 juillet 2023

Devoir de vacances (1)

 Allez, cet été, c'est parti... on se pose.

Voici l'exercice pour cette semaine. Un exercice majeur !

Soit debout bien planté sur les jambes ou plutôt bien assis sur une chaise, on respire jusqu'à trouver un certain calme intérieur.

On envoie de l'énergie au bout de chaque majeur. 

On demande au cœur de placer (sans réfléchir) le majeur droit à un endroit de notre corps et on laisse le doigt agir. Prenez du temps pour ressentir !

On se relâche de nouveau. Puis on fait de même avec le majeur gauche. On laisse le doigt nous parler. Prenez du temps pour écouter !

On se relâche de nouveau. Et pour terminer, on relie les majeurs, paumes de main ouvertes vers nous.

On respire. 

Une fois par jour sans ordonnance...


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Je pars dimanche en retraite silencieuse et méditative pendant une semaine, ne m'envoyez pas trop de message ;-) même si cela me fera plaisir...

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vendredi 7 juillet 2023

Un soir


Jean-Christophe Ribeyre
Un extrait du livre intitulé Frères, publié aux Éditions Henry.
 

jeudi 6 juillet 2023

Les Amis de Pierre Dhainaut

 Création de l'association des Amis de Pierre Dhainaut ! 

Et je suis fier d'en faire partie car c'est un homme bon et un grand poète !



« « oui » une fois pour toutes, la syllabe sacrée à l’intérieur de chaque phrase, / retentissante, rend l’innocence au monde : / en nous débordant, elle nous accorde. » ("La troisième voix", dialogue avec Isabelle Lévesque, peintures de Fabrice Rebeyrolle, Editions L'herbe qui tremble, 2023)

Ce mercredi 05/07/23, avec Sabine Kotlarczik-Zuberek et Jean-Jacques Vandewalle, j’ai le vif plaisir de vous annoncer la création officielle de l’Association des Amis de Pierre Dhainaut, dont le but est de contribuer au rayonnement des poèmes et des livres d’artiste de ce grand poète contemporain, né à Lille en 1935, et de favoriser l’amitié autour de son œuvre. Celle-ci est tout à fait considérable puisque Pierre Dhainaut est l’auteur de plus de soixante ouvrages poétiques ou critiques. Il a reçu bien des distinctions, dont le Prix Guillaume Apollinaire en 2016, pour Voix entre voix (paru à L’Herbe qui tremble en 2015) et pour l’ensemble de son oeuvre. Ses collaborations avec les artistes sont extrêmement nombreuses et fécondes. Sa contribution à la poésie contemporaine est à fois singulière et essentielle ; empreints de fluidité et de musicalité, ses poèmes interrogent le réel d’une manière radicale : « la perte seule est augurale ». Depuis 2005, les manuscrits de Pierre Dhainaut sont consultables à la bibliothèque municipale de Lille, avec ses archives, sa correspondance et un grand nombre de ses livres d’artiste. 

Sabine Dewulf, Présidente de l’Association Les Amis de Pierre Dhainaut


Aucun poteau indicateur, un arbre

en plein cœur du rond-point parmi les dunes,

il nous paraît si haut dans la lumière

annonçant une averse, feuilles d’argent, tremblantes,

tremblant aussi facilement

que les touffes d’oyats par temps calme à midi.


Le nommer « aulne » ou « saule » ou d’une autre façon cet arbre, nous devons d’abord en palper l’écorce, ouvrant la paume avec douceur, caressant les crevasses, les marques, entendant battre, circuler en tous sens la sève.

Nommer ainsi, réintégrer la forêt fraternelle, nous la découvrirons au gré des bruits qui habitent le monde, a-t-il déjà connu saisons ou landes désertes ? Nous tirons la même énergie du flux et reflux et flux de nouveau :

le silence a dit oui à la parole,

nous pourrions dire exactement la parole


Ne demandons pas quelle est notre ronre,

nous choisirons la bonne, la pluie

est drue, l’été, sur la peau, sur le sable,

elle est traduite en toute langue,

les mots loyalement s'écoulent,

les épaules se courbent.


Pierre Dhainaut - Retour sur écoute :

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mercredi 5 juillet 2023

Sourire à la vie


Fermez les yeux, vous êtes beaucoup plus qu'une vague ! Un sourire et c'est l'océan qui vous accueille ! Oui ! Oh oui !


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lundi 3 juillet 2023

Se rallier

 Le rat qui ne s'ennuie pas


"Prenez un rat, mettez-le dans une cage. Donnez-lui deux bouteilles : la première remplie d’eau, la deuxième d’eau mélangée à de l’héroïne ou de la cocaïne. Le rat choisit quasiment toujours de boire l’eau droguée. Presque toujours, il se tue rapidement.

Dans les années 70, le Pr Alexander s’interroge. Nous mettons le rat dans une cage vide. Il n’a rien à faire à part prendre ces drogues. Essayons quelque chose de différent.

Le Pr Alexander construit alors une cage, appelée « Rat Park », qui est l’équivalent du paradis pour les rats. Ils ont du fromage, des boules de couleur, des tunnels. Ils ont plein d’amis et de rapports sexuels…. et les deux bouteilles d’eau, l’eau normale et l’eau droguée.

Ce qui est fascinant : à « Rat Park », les rats n’aiment pas l’eau droguée. Ils ne la consomment presque jamais. Aucun d’entre eux ne la consomme de façon compulsive. Aucun ne fait d’overdose. On passe de presque 100% d’overdoses lorsqu’ils sont isolés à 0% d’overdose lorsqu’ils ont une vie heureuse et sociale.

Et si la dépendance avait à voir avec la cage ?

Et si la dépendance était une adaptation à un environnement ?

Peut-être ne devrions-nous pas l’appeler dépendance mais attachement? Les êtres humains ont le besoin naturel et inné de se lier. Lorsque nous sommes heureux et en bonne santé, nous nous lions et nous connectons avec autrui mais si nous ne pouvons pas faire ça, parce que nous avons été traumatisé, isolé ou écrasé par la vie, nous allons nous lier avec quelque chose qui nous procurera du bien-être.

Dans les phénomènes d’addictions, nous parlons tout le temps du rétablissement individuel, mais nous devrions parler de la guérison sociale. Nous avons créé une société où nombre d'entre nous sont drogués.

Nous avons créé une société hyper individualiste et hyper consumériste. Pour beaucoup, la vie ressemble bien plus à la cage isolée qu’à « Rat Park ». Nous sommes conditionnés dès l’enfance à focaliser nos espoirs sur l’ambition d’acheter et de consommer.

Nous devrions nous focaliser sur le lien social. L'opposé de l'addiction n'est pas la sobriété mais le lien social."

J'ajouterais à cette conclusion sociétale que l'ennui et/ou la solitude peut conduire certains individus aux addictions. Cela dépendant de l’environnement et l’éducation.

Catherine Willems

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Le texte trouvé ci-dessus m'est apparu comme sympathique mais je ne suis pas sur qu'il corresponde à la réalité scientifique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rat_Park


dimanche 2 juillet 2023

Le prénom ouvre un avenir

 


Chers voyageurs, bienvenue dans notre TGV en direction de Lyon. Je suis Armelle, votre cheffe de bord, et avec moi Christophe, et Lionel, notre conducteur. Nous vous souhaitons un bon voyage. Un agent d’entretien passera parmi vous pour votre confort… » Mais l’agent d’entretien, quel est son nom ?

Lors du contrôle de mon titre de transport, je fais remarquer à Armelle qu’elle n’a rien dit de lui, qu’elle ne l’a pas nommé, et que cela ne me semble pas très juste. Elle s’en excuse poliment, en me disant qu’elle ne sait pas… Quelques longues minutes plus tard, elle annonce au micro que Fatou passera parmi nous, et elle nous prie de lui faire bon accueil. Un peu après, Fatou traverse le train, gilet jaune, sac-poubelle à la main. J’ai entendu quelqu’un lui dire : « Vous avez un joli prénom, Fatou. » Il faut avoir été présenté par son nom à quelqu’un d’autre pour exister.

Lazare de Béthanie

Cette anecdote me plonge dans l’Évangile de Jean (Jean 11, 1-44). On y raconte que Lazare de Béthanie, frère de Marthe et de Marie, ne va pas bien. Les deux sœurs envoient dire à Jésus : « Celui que tu aimes est malade. » Mais on ne prononce pas son nom. Jésus se rend donc à la maison. La situation se dégrade. Marthe vient à sa rencontre en lui disant : « Si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Sans rien dire de son nom. Un peu après, Marie est avertie de l’arrivée de Jésus. Elle aussi, sans nommer le prénom du défunt, répète mot pour mot la parole de sa grande sœur.

Chez les « de Béthanie », on dirait qu’on ne se nomme pas. Et ce n’est pas la première fois ! Dans un autre passage de l’Évangile (Luc 10, 38-42), on raconte que Marie est assise près de Jésus tandis que Marthe se démène en cuisine. Marthe ne dit pas à sa sœur : « Marie, viens me ­donner un coup de main… »

Mais elle s’adresse à Jésus en lui disant : « Cela ne te fait rien que ma sœur… ? » Ici encore, on ne se nomme pas. Il y a comme un problème dans cette famille ! Je me risque : et si Lazare, finalement, était « mort » de ne pas avoir été nommé ? C’est une autre lecture possible, moins merveilleuse, plus symbolique, mais tellement plus existentielle !

Le prénom signe une histoire

Il faut avoir entendu sur soi un prénom pour vraiment vivre. Tous les psychanalystes s’accordent à le dire. Il paraît que dans certains pays d’Afrique, on prononce à l’oreille de l’enfant qui vient de naître : « Ton nom est X. » Le prénom de quelqu’un n’est pas une étiquette de différenciation.

Il signe une histoire, il inscrit dans un peuple, une famille, un passé. Il ouvre un avenir. Il dit qu’on n’est pas seul. Il dit aussi qu’on n’est pas tout. Le prénom devient un « préambule », le début d’une relation, même brève, avec un autre. Nommer quelqu’un par son prénom le relie à d’autres vivants. Risquer de dire son ­prénom à quelqu’un, s’intéresser au sien, connaître et se laisser connaître rend, certes, vulnérable : mais c’est sans doute la marque la plus fine de l’humanité.

L’été est là. Il est souvent l’occasion de multiples rencontres, pour le travail ou les loisirs. C’est le temps où l’un remplace l’autre, où des visages nouveaux se présentent… Demander son prénom à quelqu’un que l’on rencontre n’est pas une indiscrétion et l’appeler par celui-ci n’est pas plus familier que de l’appeler « Monsieur, Madame, ou Monseigneur »…

Si le respect de l’autre en toute chose est nécessaire, ce n’est certainement pas dans le fait de le nommer par sa fonction ou son état de vie que les choses se jouent. Il ne tient qu’à nous que les passants de notre été demeurent « serveur de restaurant », « maître-nageur », « agent d’entretien », « prêtre d’Afrique », « intérimaire », « remplaçant du docteur »… ou qu’ils deviennent, le temps d’une rencontre, ne serait-elle que brève, Laurent, ­Christelle, Mehdi, Pierre ou Fatou… Il n’y a pas de petites rencontres. Il est temps de sortir de nos anonymats.

Raphaël Buyse est prêtre du diocèse de Lille. Il est l’auteur d’Autrement, Dieu et d’Autrement, l’Évangile (Bayard) et d’Il n’y a que les fous pour être sages (Salvator). Il vient de publier avec Chantal Lavoillotte Visitation(s), vivre la rencontre à l’hôpital (Salvator).

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samedi 1 juillet 2023

Notre cher corps...

Je suis toujours fasciné par le fonctionnement du corps qui nous permet tant de chose lorsqu'il est entretenu. Vous pouvez le toucher tendrement pour le remercier.


 "Je ne cesserai jamais de m'émerveiller de cette chair soutenue par ses vertèbres, ce tronc joint à la tête par l'isthme du cou et disposant autour de lui symétriquement ses membres, contiennent et peut-être produisent un esprit qui tire parti de mes yeux pour voir et de mes mouvements pour palper...

J'en sais les limites, et que le temps lui manquera pour aller plus loin, et la force, si par hasard lui était accordé le temps. Mais il est, et, en ce moment, il est "Celui qui Est'".

Marguerite Yourcenar - l'Oeuvre au Noir

Citation tirée de L'Œuvre au noir dans le parc d'Egmont, à Bruxelles.

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vendredi 30 juin 2023

Vision illusoire...


Vous devez abandonner votre conception du bonheur. C'est votre propre conception du bonheur qui vous bloque et vous fait souffrir. Votre plus grande difficulté est d'avoir des images du bonheur, avec les peurs qui sont là, et la nécessité de maintenir les deux, car c'est la nécessité de maintenir votre monde. 

Même la guidance : vous vous imaginez que la guidance vous amène vers vos images du bonheur. Mais ce n'est pas le cas. Il n'y a pas de bonheur "là-bas", il n'y a que misère. Vos espoirs pour un futur meilleur, vos images du bonheur, c'est la misère à venir.

~ Sriman Narayana



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jeudi 29 juin 2023

En disponibilité...

 


Les choses arrivent à qui est disponible pour les vivre, les entendre ou les voir. C’est formidable d’être à la disposition de son destin.

Sinon, que se passe-t-il ? Rien.

Se laisser guider par son instinct, suivre des chemins inconnus où tout devient important. Avoir le sentiment d’être de nouveau un enfant. Être curieux du monde et apprendre sans cesse. Tout a du sens quand on est comme cela, en voyage dans sa vie. 

Jacques Higelin

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mercredi 28 juin 2023

Appréciation

 Comment s'apprécier à sa juste valeur ? Déjà prendre conscience que notre corps est une merveille où chaque cellule vit en harmonie avec les autres. Plus je le respecte, moins je suis soumis aux agressions extérieures...



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mardi 27 juin 2023

Le Couple

"Il n'y a pas de meilleur ashram que la relation au conjoint."

Yvan Amar 


«L'expérience m'a montré que nous n'épousons jamais par hasard l'homme ou la femme avec qui nous vivons. Dans mon expérience comme autour de moi, j'ai souvent pu constater que l'homme ou la femme incarnent d'une certaine façon la difficulté, la faille de l'autre. Il n'y a pas de meilleur ashram que la relation au conjoint.

Vivre de plus en plus consciemment nos réactions à l'autre est l'une des grandes occasions de croissance qui nous soit donnée sur le chemin.

On entre en relation dans cette voie comme d'autres entrent en religion, et le fait d'entrer en relation nous oblige à devenir de plus en plus conscient de la façon dont nous vivons cette relation de couple.

Vivre de plus en plus consciemment cette relation nous fait découvrir qui nous sommes, aussi profondément que peut le faire la méditation dans une voie solitaire.»

Yan Amar, Grandir ensemble, chap. IX, la relation consciente.

Photo Francine Baraban - "Mademoiselle Julie" Off d'Avignon 2021 avec Sarah Biasini et Yannis Baraban

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lundi 26 juin 2023

Présentation du jeu de Sabine Dewulf

Voici une personne qui a bien compris la portée et les grandes ressources offertes de ce jeu de connaissance de soi (à partir des lettres de l'alphabet).
Je l'utilise dès que j'en ai besoin et il me répond de façon surprenante... Je vous laisse avec cette présentation.


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