lundi 21 août 2017
dimanche 20 août 2017
Le jardin avec Denis Richard
Le jardin :
- « propre à conforter notre équilibre psychique et donc à jouer un rôle bénéfique sur l'immunité, car nous savons maintenant combien psychisme et système immunitaire sont en interrelation étroite ».
- « une composante immémoriale de notre histoire biologique, celle qui fait de l'homme un animal issu des grandes prairies de l'actuelle Afrique, dont l'existence était alors entièrement déterminée par les rapports qu'il savait entretenir avec la nature. Le jardinage nous permet ainsi, de façon certes très distanciée et inconsciente, de (re)nouer avec quelque parcelle de nos origines ».
« On a ainsi constaté auprès de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et ne sachant parfois même plus utiliser une fourchette qu'elles conservent une part de savoir-faire instinctif quand il s'agit de mettre des plantes en terre. »
« Mon bonheur reste intact à voir ce que j'ai semé sortir de terre et se développer. La force inouïe de la germination ne nous renvoie-t-elle pas au mystère même de la vie ? Et puis quelle joie simple et spontanée de déguster les fruits et les légumes produits grâce à son travail dans un lieu que l'on aime ! »
Denis Richard
fondateur du jardin aux insectes à Poitiers
(source : La Vie)
- « propre à conforter notre équilibre psychique et donc à jouer un rôle bénéfique sur l'immunité, car nous savons maintenant combien psychisme et système immunitaire sont en interrelation étroite ».
- « une composante immémoriale de notre histoire biologique, celle qui fait de l'homme un animal issu des grandes prairies de l'actuelle Afrique, dont l'existence était alors entièrement déterminée par les rapports qu'il savait entretenir avec la nature. Le jardinage nous permet ainsi, de façon certes très distanciée et inconsciente, de (re)nouer avec quelque parcelle de nos origines ».
« On a ainsi constaté auprès de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et ne sachant parfois même plus utiliser une fourchette qu'elles conservent une part de savoir-faire instinctif quand il s'agit de mettre des plantes en terre. »
« Mon bonheur reste intact à voir ce que j'ai semé sortir de terre et se développer. La force inouïe de la germination ne nous renvoie-t-elle pas au mystère même de la vie ? Et puis quelle joie simple et spontanée de déguster les fruits et les légumes produits grâce à son travail dans un lieu que l'on aime ! »
Denis Richard
fondateur du jardin aux insectes à Poitiers
(source : La Vie)
Quand jardiner soigne
Initiation pratique aux jardins thérapeutiques par Denis Richard
Depuis
les années 1950, les institutions anglaises et américaines redécouvrent
les bienfaits pour la santé physique, psychique et morale des jardins
et du jardinage, en un mot de l' "hortithérapie". Avec un retard
probablement lié à une approche culturelle différente du jardin et des
espaces verts, l'intérêt des jardins dits "thérapeutiques" commence
seulement à être pleinement reconnu en France. A l'heure où la société
industrialisée aspire à renouer avec la terre, cet ouvrage présente une
nouvelle manière de se soigner ou de se maintenir en bonne santé : se
mettre au vert.
Un ouvrage destiné à un large public : patients, médecins, psychothérapeutes, éducateurs, administrateurs d'institutions de soins, élus municipaux, architectes urbanistes, paysagistes, et plus globalement, toute personne soucieuse de son bien-être et de ses relations avec la nature.
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Un ouvrage destiné à un large public : patients, médecins, psychothérapeutes, éducateurs, administrateurs d'institutions de soins, élus municipaux, architectes urbanistes, paysagistes, et plus globalement, toute personne soucieuse de son bien-être et de ses relations avec la nature.
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samedi 19 août 2017
Rencontre avec Betty
J'ai rencontré Betty l'année dernière et il me reste son regard profond de l'instant.
Voici un extrait d'une vidéo de la revue 3ème Millénaire :
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vendredi 18 août 2017
L’intérêt pour la méditation avec Jacques Castermane
Voici
ce que me disait K. Graf Durckheim en 1970 :
« Je
rencontre de plus en plus de gens qui sont intéressés par les pratiques
méditatives. La plupart sont poussés par un malaise intérieur. La situation
actuelle de l’homme occidental est une forme d’existence qui l’éloigne de plus
en plus de sa vraie nature, sa nature essentielle. L’esprit occidental a créé
une civilisation qui invente tout ce qui est possible pour que l’homme gagne en
liberté. C’est le monde des objets et des techniques auquel l’homme se sent
obligé de s’adapter. En s’adaptant l’homme devient lui-même un ... objet. Un
objet qui se doit d’être performant et qui pour cela est réduit à ce qu’il sait
et sait faire.
Mais
il est méconnu dans ce qu’il « est » ; l’homme-objet a effacé l’homme-sujet qui
alors suffoque et crie ... j’étouffe !
Le
mot méditation répond à cette souffrance et à cette nostalgie : « Laissez-moi
souffler. Laissez-moi respirer ! ».
Karlfried
Graf Dürckheim
Aujourd’hui
ce tableau coïncide, plus encore qu’il y a un demi-siècle, avec la situation de
l’homme actuel. L’intérêt pour la méditation
est tel que toute personne attirée par l’enseignement
des pratiques méditatives devrait se poser trois questions : Quoi ?
Pourquoi ?
Qui
enseigne ?
Aux
personnes intéressées par la
méditation de pleine attention - que
Dürckheim propose à l’homme occidental à son retour du Japon (en 1947), après
une immersion d’une dizaine d’années dans le Zen (le kanji "zen" signifie :
méditer) - nous suggérons la lecture de ces quelques ouvrages :
Le
centre de l’être -
K.G. Durckheim (propose recueillis par Jacques Castermane) -
ed. Albin Michel
Méditer:
Pourquoi et Comment -
K.G. Durckheim -
ed. Le Courrier du Livre
Le
zen et nous -
K.G. Durckheim -
ed. Le Courrier du Livre
Comment
peut-on être zen ? -
J. Castermane -
ed. Le Relié
La
sagesse exercée -
J. Castermane -
ed. Le Relié
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jeudi 17 août 2017
mercredi 16 août 2017
Descente du soir... poésie d'aurore...
mardi 15 août 2017
A tire-d'aile
lundi 14 août 2017
dimanche 13 août 2017
Rumeur d'instant...
« La vie, elle est si loin, elle est si proche, elle est partout, dans l’insolente fraîcheur des pluies d’été, sur les ailes d’un livre abandonné au bas d’un lit, dans une rumeur enfantine et vibrante, dans un prénom mille et mille fois murmuré comme on mâche un brin d’herbe, dans la cérémonie de fermer lentement les volets le soir, sur les paupière d’un nouveau-né, dans la douceur d’ouvrir une lettre attendue... tout est comme au premier matin du monde : donné. »
Christian Bobin
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samedi 12 août 2017
Vide accueillant...
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vendredi 11 août 2017
La voie spirituelle avec Véronique Desjardins (3)
Et après, est-ce qu’il n’y a pas le besoin de rembourser la dette spirituelle contractée auprès du maître ?
Absolument ! D’abord on est redevable de la vie, ce que les bouddhistes appellent ce précieux corps humain. Mais surtout, si on a la chance de croiser un maître et de vivre une transformation, on est dépositaire d’une richesse qu’on ne peut pas garder pour soi seul. Vient le moment de partager ce trésor. Il y a différentes façons de le faire. Cela peut être une nouvelle manière d’entrer en relation avec les autres, d'être une lumière dans leur destin. J’ai un souvenir très fort à cet égard. Un jour, dans le centre tibétain de Karma Ling, nous étions nombreux dans le temple à attendre le dalaï-lama qui devait donner des enseignements. Soudain, il est arrivé et par la simple manière dont il est entré, dont il s’est tourné avec chaleur vers chacun, toute l’atmosphère a été changée. Voilà un être qui a le pouvoir, simplement en apparaissant, d’ouvrir les cœurs, de vous remplir de joie. Nous ne sommes pas des dalai-lamas mais, chacun à notre niveau, que pouvons-nous faire, dans notre sphère d’action, pour être des facteurs de guérison du monde et non pas d’aggravation de la maladie du monde ? Ce critère, cher à Arnaud, est tellement simple.
Et pour vous, le décès d’Arnaud a mis l’accent sur cet aspect dette par rapport à lui ?
Oui, bien sûr, mais pas par rapport à lui. Non, ça, ce serait terrible. Une des plus belles choses qu’Arnaud m’ait dite à la fin de sa vie, c’est : « Tu ne me dois rien et tu ne dois rien à Hauteville (1) ». Cela a eu un effet libérateur et, du coup, la dette dont vous parlez n’est pas une dette imposée de l’extérieur, comme une contrainte, mais quelque chose qui vient de l’intérieur. C’est à partir d’une grande liberté que je ressens, tout naturellement. « Je ne peux pas ne pas donner ce que j’ai reçu ». Cela participe d’une circulation énergétique. Le maître nous a donné en abondance et, à notre tour, nous redonnons, à notre mesure, ce que nous avons reçu mais dans une forme qui est la nôtre.
C’est ce que vous vivez actuellement ?
Oui, j’ai une gratitude immense pour ces paroles-là, « tu ne me dois rien ». C’est un cadeau qu’il m’a fait et, en même temps, il savait parfaitement qu’en libérant ainsi tous ceux qui lui étaient redevables, il allait leur permettre de donner le meilleur d’eux-mêmes.
1 - Hauteville est le centre fondé par Arnaud Desjardins en Ardèche. Véronique, étant l'épouse et la collaboratrice d’Arnaud, a beaucoup œuvré pour Hauteville du vivant d’Arnaud.
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Véronique Desjardins
jeudi 10 août 2017
La voie spirituelle avec Véronique Desjardins (2)
Peut-on suivre une voie sans accompagnement ?
Il semble que non, sauf pour de rarissimes exceptions : les traditions sont unanimes à cet égard. Parce que sinon on bricole sa voie à sa façon : je prends ce qui m’arrange et j’élimine ce qui me déplaît. Le maître est là précisément pour nous remettre en cause. Au début, il commence par nous apprivoiser. Puis au bout d’un moment, il va nous montrer certaines choses sur nous-mêmes qu’on ne veut pas forcément voir. Impossible de le faire seul. Il faut le regard neutre, bienveillant et en même temps ferme d’un être en qui on a profondément confiance. Car seule cette confiance peut nous permettre d’intégrer le choc de la remise en cause, d’accepter de regarder comment nous fonctionnons. Après tout, nous venons là pour changer, pas pour être indéfiniment bercés.
Quels sont les degrés de l’accompagnement ?
Je crois que dans toute école, un élève goûte l’indispensable lune de miel. Pour commencer, il y a un énorme transfert sur le maître, encore plus que sur un thérapeute, et peu à peu une relation de confiance s’établit à un niveau très profond. Cette lune de miel dure plus ou moins selon l’élève, par exemple s’il est très blessé psychologiquement, elle peut durer un peu plus longtemps. S’il est assez solide, le maître pourra intervenir plus vite. Cela dépend donc de la maturité de l’élève. Mais si on veut entrer dans le cœur du sujet, il faudra accepter d'être secoué, mis au défi. On entre alors dans une autre phase d’accompagnement dont la durée dépend de la force de notre mental, de notre déformation psychique. Plus cette déformation est puissante, plus il faudra éroder en donnant certains chocs, ce qui peut prendre du temps. Il n’y a pas d'accompagnement stéréotypé, c’est ce qui en fait la beauté. Je l’ai beaucoup vu auprès d’Arnaud. De l'extérieur, on pouvait se demander pourquoi il se comportait ainsi avec telle personne ? Nous - certains membres de l’équipe qui l’entourait - , nous aurions voulu être fermes et lui se montrait, au contraire, d’une patience à nous faire bouillir. Il laissait une situation perdurer, regardant les choses mûrir tranquillement jusqu’au point critique et là, il pouvait intervenir comme la foudre. Un maître est le roi du timing, le roi du moment opportun, il sait intuitivement quand ne pas intervenir et quand intervenir, alors que nous intervenons à partir d’une compulsion intérieure : il faut remettre de l’ordre là-dedans, c’est inadmissible, scandaleux ! C’est nous que cela dérange. L’accompagnement est un art qui suppose une réelle liberté.
Y a-t-il encore un autre stade après celui-là pour l’élève ?
Oui, quand on commence à être dégagé de la gangue du mental, c’est-à-dire de notre distorsion fondamentale, qu’on cesse d’en être dupe et qu’on devient vraiment soi-même et non plus une caricature, alors vient l’étape des questions fondamentales. Qu’est-ce que l’existence ? Entre le moment où je suis né et le moment où je mourrai, qu’est-ce que je veux avoir parcouru ? Au moment de mourir, serai-je prêt à tout lâcher ? Nous devons nous préparer. Les temps d’épreuves sont une excellente occasion de mûrissement. Quand on est touché en plein cœur, parce qu’on a perdu quelqu’un d’essentiel ou parce qu’on est confronté à une maladie grave, là on est obligé d’intégrer la dimension souffrance de l’existence, acculé à sortir d’une vision étroite « je veux l’agréable mais pas le désagréable ». Notre regard s’élargit alors, car la vie c’est l’ensemble, les hauts et les bas, les joies et les souffrances. Nous apprenons en quoi consiste le samsara, le fait d’être plongé dans l’existence et d’être confronté à l’impermanence, avec son lot inévitable de souffrances. La troisième étape concerne les questions existentielles. Un goût réel naît pour l’essence de la vie spirituelle, qui prendra des formes différentes pour chacun.
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mercredi 9 août 2017
La voie spirituelle avec Véronique Desjardins (1)
Véronique Desjardins a été l’épouse et la collaboratrice d’Arnaud Desjardins pendant 25 ans. Parallèlement, elle a dirigé la collection des Chemins de la Sagesse à La Table Ronde. Ecrivain et conférencière, elle exerce à présent ses activités dans la ligne de ce qu’Arnaud Desjardins lui a transmis.
Qu’est-ce qu’une voie spirituelle ?
On ne peut parler de voie spirituelle sans parler du maître qui l’incarne : quelqu’un qui a lui-même reçu un enseignement, l’a mis en pratique et à son tour le retransmet. Quelle est la particularité d’un maître ? Il tranche complètement par rapport à toutes les relations que nous avons pu connaître auparavant car il n’a envers nous aucune attente, pas de projections ni de contre-transfert. Il est là juste pour notre bien, notre transformation, notre bonheur. La rencontre avec un maître nous guérit peu à peu, au plus intime de nous-mêmes, parce que, pour la première fois, nous sommes non seulement aimés de façon inconditionnelle par quelqu’un qui croit en nos potentialités mais nous sommes vus dans notre essence.
Qu’est-ce qu’un chemin spirituel ?
On ne peut pas dire : « Je suis une voie spirituelle » en accumulant les stages, un séjour en Inde, ou quelques week-ends avec un chaman. Une voie, c’est vraiment s’engager avec un maître particulier sur une voie précise. Il existe des voies dévotionnelles, des voies de la connaissance, des voies de l’action qui correspondent aux différents tempéraments des disciples. Le choix se fait en fonction de notre affinité avec telle ou telle voie mais surtout par rapport au maître. Là, s’opère une rencontre de cœur à cœur qui nous touche dans la profondeur, comme si quelque chose était déjà inscrit. Je pense à Matthieu Ricard qui, du jour au lendemain, a vu sa vie basculer en voyant dans une salle de montage un film d’Arnaud, Le Message des Tibétains. Il a croisé le regard de Kangyur Rinpoché sur ce montage et il a décidé de partir rencontrer ce maître. Toute sa vie a été orientée différemment. On reconnaît le maître - on pourrait employer l’expression coup de foudre car il y a quelque chose de cet ordre, de non rationnel.
La différence entre religion et voie spirituelle ?
On peut dire qu’une religion - le christianisme, le bouddhisme, le judaïsme ou l’islam - est le socle qui permet au plus grand nombre de recevoir, dès l’enfance, une éducation et des valeurs qui donnent un sens à l’existence et les relient à une dimension plus vaste qu’eux-mêmes. Mais la spiritualité est réellement une voie de transformation : certains êtres humains ressentent un appel intérieur : ils ne sont pas sur terre juste pour avoir une famille, faire carrière et cumuler toutes sortes d’expériences. L’avoir ne leur suffit pas, ils sentent un besoin de croissance intérieure et se mettent en quête d’un maître qui puisse les guider - un directeur de conscience dans le christianisme, un maître soufi dans l’islam. En fait, on trouve des maîtres spirituels dans chaque tradition mais la quête intérieure concerne quelques individus, moins nombreux que les fidèles d’une religion. Aller à la messe le dimanche est très différent de suivre un chemin dans une voie au long cours, nous accompagnant toute notre existence. Il ne s’agit pas de sombrer dans une approche élitiste opposant la religion pour le peuple et le chemin spirituel pour les élus. Simplement, chacun n’a pas la même soif. Chaque religion engendre d’ailleurs des mystiques remarquables (comme par exemple Thérèse d’Avila, Jean de la Croix, Hildegarde de Bingen au sein du christianisme). En leur temps, on les considérait comme des maîtres pour leur communauté ; mais il y a aussi celui qui se nourrit des préceptes de l’Evangile avec une telle consécration, un tel amour de Dieu, un tel abandon à la Providence divine - c’est ce qu’on appelle la foi du charbonnier - qu’il en sera peu à peu transformé.
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