Puisque je vais bientôt la rencontrer avec grand plaisir, voici le beau témoignage de Catherine Harding sur la vision sans tête (VST).
L'espace d'accueil vous est ouvert !
L'espace d'accueil vous est ouvert !
Nous sommes à l’époque des néons et des couvertures électriques, des lumières froides et des chaleurs opaques. On ne se réchauffe pas auprès d’un néon électrique, on ne s’éclaire pas auprès d’une couverture chauffante. Nous avons perdu la flamme qui est à la fois lumière et chaleur.
C’est notre « clochette de l’attention » : pendant les retraites, une fois par heure, nous la faisons sonner. À ce moment-là, chacun s’arrête, pose son livre, sa casserole ou son outil, et, pendant une minute, nous revenons ici même, revenons à nous-mêmes, à notre respiration ; nous redevenons présents, parce qu’il est si facile de se laisser emporter par une tâche, par ses pensées, par ce qui vient après, et encore après... Souvent, nous nous sentons dérangés, bousculés par cette pause, aussi courte soit-elle, ce qui en dit long sur notre difficulté à revenir à ce qui nous entoure.
