dimanche 15 juillet 2012

Interview de Catherine Harding sur la VST

Puisque je vais bientôt la rencontrer avec grand plaisir, voici le beau témoignage de Catherine Harding sur la vision sans tête (VST). 
L'espace d'accueil vous est ouvert !



samedi 14 juillet 2012

Le jardin des Sambucs

Un jardin à découvrir pendant les vacances :

Rose qui pique mais bien utile !


La vie en roses
Retrouvez les vertus premières des roses, plantes médicinales avant d'être ornementales.



Plaisir des yeux et des sens, la floraison des roses, c'est le bonheur au jardin. Bonheur que l'on est tenté de prolonger à la maison, tout en profitant des multiples vertus des roses parfumées. Car les rosiers ont été d'abord cultivés comme plantes médicinales au Moyen Âge, puis comme fleurs à parfum dès le XVIe siècle, avant d'être destinés à l'ornement. Il faut savoir qu'aucune rose n'est toxique, à condition qu'elle soit exempte de tout traitement phytosanitaire récent. On pourra donc valoriser toutes les roses parfumées du jardin bio, sous forme de confiture, pétales au sucre, sirop... Pour cela, récoltez, le matin après évaporation de la rosée, les jeunes pétales ou les boutons débarrassés de leur base verte.


Une rose, un usage 
Pour les usages médicinaux adoucissants (pommade rosat, sirop pour la gorge) ou cosmétiques (huile infusée, masques, lotions...), choisissez de préférence les roses botaniques Rosa gallica (Provins) et R. damascena Kazanlik (Bulgarie). On trouve aussi chez les producteurs de roses anciennes des variétés de R. centifolia non remontantes mais très parfumées. Pour réaliser par exemple une huile parfumée, véritable soin relaxant, adoucissant et nourrissant pour la peau, cueillez environ un bol de pétales, laissez-les sécher à plat 24 h puis mettez-les dans un bocal de volume équivalent (en tassant à peine). Recouvrez parfaite-ment d'huile (tournesol bio désodorisé, amande douce). Fermez le bocal, laissez macérer deux semaines (dans l'idéal au soleil, mais recouvert de papier kraft), en agitant si possible chaque jour, avant de filtrer à travers une étamine. Cette huile raffinée pourra s'appliquer sur le visage ou le corps.


POUR EN SAVOIR PLUS : autour des roses, site de la regrettée Pierrette Nardo, auteure de Cuisinons les fleurs aux éditions Terre vivante..

source : l'excellente revue "Les 4 saisons du jardin bio"

vendredi 13 juillet 2012

La marche avec Jean-Yves Leloup (4)

Marcher, c'est prendre l'air... 
Il y a le touriste, le randonneur et le pèlerin... 
Marchons dans les pas de Jean-Yves Leloup.


Dernière partie (10 min.)

L’assise et la marche sont deux postures complémentaires face à la vie. Méditer, pour ne pas se laisser disperser, mais rester au contraire en connexion avec soi-même. Marcher, pour ne pas rester prisonniers des liens qui nous entravent, mais être toujours relié au mouvement de la vie. Jean-Yves Leloup n’a jamais interrompu cette recherche intérieure, faite de méditations inspirées des traditions chrétiennes et orientales, et de marches, des sommets du mont Kailach aux dunes du désert. Puisant à la source de la mystique et des grands textes sacrés, il nous livre ici un véritable éloge du voyage intérieur, rythmé par de longues quêtes et de riches haltes méditatives. « Assieds-toi et marche !», deux paroles à tenir ensemble pour se rapprocher de soi-même, s’ouvrir et atteindre la présence, au cœur de l’Être.




Source audio : RSR 2011

jeudi 12 juillet 2012

Méditation et pratique avec Jean-Yves Leloup (3)

Nous sommes à l’époque des néons et des couvertures électriques, des lumières froides et des chaleurs opaques. On ne se réchauffe pas auprès d’un néon électrique, on ne s’éclaire pas auprès d’une couverture chauffante. Nous avons perdu la flamme qui est à la fois lumière et chaleur. 
 « Redire ad cor » - « retourne à ton cœur », la parole du prophète est plus que jamais d’actualité...

Partie 3 (9 min.)

mercredi 11 juillet 2012

Méditons avec Jean-Yves Leloup (2)

"Il y a deux temps : il y a le présent et il y a l'absent". 
Jean-Yves Leloup nous offre 4 raisons pour méditer...


Partie 2 (13 min.)



mardi 10 juillet 2012

Etre centré avec Jean-Yves Leloup (1)

De nouveau, une très belle rencontre avec Jean-Yves Leloup, docteur en psychologie et théologie. Il a publié une soixantaine d’ouvrages. Le livre dont s'inspire cette émission de RSR a pour titre "L’assise et la marche" et est paru aux Editions Albin Michel. 


 "Assieds-toi et marche!", deux paroles à tenir ensemble pour se rapprocher de soi-même, s’ouvrir et atteindre la présence, au cœur de l’Être.
Partie 1 (10 min.)

lundi 9 juillet 2012

dimanche 8 juillet 2012

Meditation au jardin avec Joshin Luce Bachoux



Oui, la terre est basse, me dis-je en binant – ou sarclant ? – les fraisiers...


La terre est basse, mais le ciel au-­dessus de nous est immense, d’un bleu radieux qui semble tout droit sorti d’un tube d’aquarelle. Nous avons décidé que ce serait pour cette fin de semaine, que nous nous y mettrions tous, que le jardin, un peu négligé ces derniers temps, ressortirait tout pimpant de nos efforts. Quelqu’un a ajouté que nous devrions réfléchir à en faire plus qu’un travail, pour que cette journée continue notre pratique de la méditation. Il s’en est suivi une discussion, eh bien, assez animée : les uns tenant que travailler en silence comme nous le faisons, que ce soit dans la cuisine ou au jardin, est déjà en soi une approche de la méditation ; les autres, que le travail du jardin est un excellent moment pour approfondir ce silence et cette présence. 

Nous sommes arrivés de bonne heure, fraîche rosée et parfum d’herbe, avec nos outils, nos brouettes, les thermos de thé, et tout plein de bonnes intentions. Personne n’a discuté la répartition des tâches, ni la distribution des houes, sarcloirs, et autres grelinettes, et calmement nous nous sommes mis au travail, qui, dans les pommes de terre, qui auprès des tiges de haricots grimpants, et moi, donc, à nettoyer les fraisiers. Je peux dire honnêtement que dans les premiers temps j’ai été très attentive : je coupe les grandes tiges qui s’échappent des pieds, et replante les petits fraisiers qui couronnent ces tiges. J’ai rempli mes pots, en tassant bien la terre, comme on m’avait dit, mais je dois reconnaître que, peu à peu, des visions de fraises bien rouges, bien juteuses, de fraises au sucre, ou bien à la crème, de tartes aux fraises ont commencé à bousculer ma concentration...

Je ne dois pas être la seule à m’éparpiller quelque peu ! Outre la gourmandise dans mon cas, il y a le dos qui commence à tirer, le coucou qui nous amuse, tantôt ici, tantôt là, comme un enfant qui se cache, l’envie de se dégourdir les jambes. Près de moi, notre jardinière en chef quitte ses salades, et se dirige vers la clochette que, finalement, nous avons apportée avec nous.

C’est notre « clochette de l’attention » : pendant les retraites, une fois par heure, nous la faisons sonner. À ce moment-là, chacun s’arrête, pose son livre, sa casserole ou son outil, et, pendant une minute, nous revenons ici même, revenons à nous-mêmes, à notre respiration ; nous redevenons présents, parce qu’il est si facile de se laisser emporter par une tâche, par ses pensées, par ce qui vient après, et encore après... Souvent, nous nous sentons dérangés, bousculés par cette pause, aussi courte soit-elle, ce qui en dit long sur notre difficulté à revenir à ce qui nous entoure.

Nous avons appris cette pratique du maître vietnamien du village des Pruniers, et décidé de l’appliquer à cette journée de jardinage. Au son limpide de cette clochette, je me redresse, me replace dans le potager : terre humide et lourde sous mes pieds qui me tient bien en équilibre, espace infini du ciel qui balaye mes petites pensées et me redonne ma dimension véritable, présence des autres qui me soutiennent comme je les soutiens... Un oiseau traverse le ciel, et je me souviens de ce haïku : « L’alouette s’élance dans le ciel, complètement libre... » 


Complètement libre ! C’est vous, c’est moi, c’est nous tous, dès que nous sommes complètement présents, laissant jaillir en nous cet instant infini... 



Ding !


Joshin Luce Bachoux
source : La Vie (juillet 2012)

vendredi 6 juillet 2012

Tous égo ?

Arnaud Desjardins : 
Je me suis beaucoup appuyé pendant les années de ma recherche sur une formule que je considère toujours comme précieuse aujourd'hui: " Pour se donner, il faut s'appartenir. " On ne peut donner que ce qui nous appartient. Comment est-ce que je peux abandonner l'ego (en anglais drop the ego - Dieu sait combien de fois j'ai entendu cette expression) si ce moi est informe, privé de forme? 

Mon propre gourou m'a dit un jour en anglais, il y a bien longtemps: " Arnaud, you are an amorphous crowd ", (" vous êtes une foule amorphe "), et comme je savais qu'il avait reçu une formation scientifique dans sa jeunesse, j'ai bien compris qu'il donnait au mot amorphe, privé de forme, un sens très précis - amorphe en chimie, c'est l'opposé de cristallisé. Une part de nous qui est touchée par une vérité - non pas seulement dans l'intellect mais dans le coeur - voudrait échapper à un certain mode de conscience que nous sentons bien comme limitatif, mais d'autres parts de nous continuent à réclamer: " Et moi, et moi, je n'ai pas reçu ça, je n'ai pas pu faire ceci, je demande encore cela. " 



Il y a donc une première étape de structuration ou même d'affirmation de l'ego avant d'envisager l'effacement de la conscience du moi dans tout ce que ce pronom présente de limitatif. Mais ce travail de structuration doit être entrepris dès le départ avec une compréhension et surtout un sentiment qui permettent l'ouverture et le dépassement. Il est important de pressentir d'emblée ce que pourrait être un état non égoïste ou non égocentrique de manière à ce que cette première affirmation de l'ego, nécessaire au début, ne soit pas le renforcement d'une prison qui ensuite deviendrait un véritable obstacle. "




"Dialogues à Deux Voies" 
Ed. La Table Ronde 
Lama D. Teundroup & Arnaud Desjardins



jeudi 5 juillet 2012

« Méditer ! » avec Jacques Castermane

Tout le monde en parle. La pratique méditative aborde de nombreux secteurs de la vie sociale. La pratique de l’assise silencieuse, appelée zazen, prend place dans le milieu hospitalier, dans les prisons, dans la préparation des sportifs de haut niveau, dans des écoles privées, chez les cadres, et ...dans les chaumières. 

Méditer ! Est-ce une nécessité vitale ? Oui. Cette pratique est particulièrement bénéfique pour l’être humain qui perd sa part d’humanité lorsqu’il est tendu, agité, inquiet, étranger à lui-même et aux autres. Pratiqué régulièrement, zazen peut amener toute personne à une expérience d’elle-même qui transformera sa manière d’être et de vivre. 


Encore faut-il ne pas s’écarter du sens de cet exercice. Zazen n’est pas une activité « en plus » qu’il serait bien d’ajouter à la somme des activités qui composent notre quotidien. Zazen est une « rupture », momentanée, avec notre manière d’être et notre manière de faire habituelles.
Le zen, en Occident, souffre facilement d’un malentendu. Le but du zen n’est pas de fortifier un ego XXL pour en faire un ego XXXL, voire le rendre capable de performances supra-normales : physiques, psychiques ou spirituelles. Le but du zen n’est pas, au profit de l’ego, d’accroître notre savoir ou notre pouvoir.
 


Zazen est une rupture avec le règne de l’ego qui est source des soucis, de l’appréhension, de l’inquiétude, de l’agitation, de l’angoisse. Cette rupture rend la personne à elle-même, à ce qu’elle est au plus profond de l’être : sa vraie nature. Cette rupture momentanée permet et favorise l’irruption des qualités d’être qui sont les symptômes de l’état de santé fondamental de l’homme : la calme intérieur, le silence intérieur, la paix intérieure ; qualités d’être qu’il serait bien d’offrir aux personnes avec lesquelles on partage ce qu’on appelle ...sa vie.
 

Jacques Castermane 
juillet 2012