dimanche 28 décembre 2008

Quelques plantes vues du ciel

Un petit montage choisi de photos vues du ciel pour approcher quelques plantes et leur environnement :

samedi 27 décembre 2008

Beatus et Facundus ou l'enluminure méditative

Voici une des plus belles enluminures qui soient, ici judicieusement décomposée et commentée par des chrétiens. Je vous en propose une brève lecture, plus intime, éclairée par les symboles universels qui sont utilisés par le peintre Facundus (XIe siècle), lequel enlumina, après d'autres, les commentaires du moine Beatus, au VIIIe siècle, sur l'Apocalypse de saint Jean :
D'abord apparaît le cercle radieux de l'unité, de la non-division intérieure, au centre de notre chaos obscur, fait de pensées et d'émotions. Ce point central, plein d'un feu spirituel, fait écho au grand cercle étoilé de l'univers qui nous englobe, également infini. L'âtman répond au brâhman.
Puis se dresse une porte, orientée vers le ciel. Douglas Harding est de ceux qui, sans relâche, nous ont montré ce passage vers le divin : en tournant notre propre regard vers notre propre champ de vision ou de conscience qui coïncide avec l'espace extérieur, nous franchissons la porte du Ciel : le centre de notre être, ici et maintenant, se fond à l'espace universel.

Ce centre, alors, n'est plus vide mais habité d'une Présence intense, symbolisée par l'Agneau mystique, qui est aussi le pain de la Vie pour les chrétiens : symbole du renouveau et de la réceptivité dans sa blancheur immaculée, l'agneau est notre nourriture spirituelle : il représente notre aptitude à vivre d'une manière toujours neuve et disponible, délivrée du passé et du futur. Cet agneau porte d'ailleurs une croix, où se croisent le temps horizontal (nos efforts, notre persévérance, notre espérance) et l'instant vertical (où nous expérimentons le non-manque absolu). Il porte aussi l'arche d'alliance, qui garantit la protection divine, la sécurité miraculeuse qui est la nôtre quand nous vivons au coeur de cette présence...
C'est alors que la porte laisse voir la Gloire du trône divin, l'équilibre du cosmos réunifié en nous-même. Le livre que tient le roi divin est, du reste, le symbole de l'univers qui a pris consciene de lui-même. Cet équilibre est renforcé par la présence des anges, ces forces médiatrices qui oeuvrent en nous pour relier notre humanité à la gloire divine.
Quant aux quatre évangélistes (le lion, l'aigle, le boeuf et l'homme), ils peuvent figurer les quatre étapes de l'évolution à laquelle nous sommes promis : l'incarnation (l'homme), l'épreuve de la mort à soi-même (le taureau), la résurrection (le lion) et l'ascension ou vision du divin (l'aigle). Chacun d'eux surmonte la roue d'un des cycles de l'existence. Leurs ailes sont peuplées d'yeux, signes que la vraie Vision est à l'oeuvre.

Enfin surgissent les douze vieillards (et non pas les anges comme il est indiqué par erreur), réduction des vingt-quatre du texte de l'Apocalypse : ce sont un peu nos propres personnages atteints par la sagesse, qui peuvent désormais exercer leur activité au diapason de la présence divine : prier en se prosternant, célébrer cette présence en jouant de la cithare et s'en enivrer grâce aux coupes d'or pleines de parfums... (Ce sont des coupes, d'après d'autres commentaires, plutôt que des harpes.)


images extraites du site Notre Dame du Web

vendredi 26 décembre 2008

La peur de la nature et la nature de la peur avec François Couplan

N'ayez pas crainte de lire ce texte, il nous rapproche de notre forêt intérieure...

Toutes ces petites peurs qui m'empêchaient de vivre – j'étais très timide par exemple – m'ont paru triviales. Et puis, savoir que je pouvais partir seul dans la nature, m'y débrouiller et m'y nourrir, rester en vie face à la puissance des éléments m'a donné une grande force intérieure. Ainsi ai-je progressivement acquis la confiance en moi dont je manquais cruellement. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'organise ces «survies douces», où j' emmène les gens avec moi, munis du strict minimum, afin de vivre dans la nature. Beaucoup de participants m'avouent que la perception de leur place dans le monde s'en est trouvée transformée.

Parce qu'ils ont eu peur ?

Se retrouver en pleine nature exacerbe l'insécurité, même si l'on sait que rien de bien sérieux ne peut nous arriver dans nos régions. Nous ne pouvons pas mourir de faim en une semaine et les loups (ou plutôt les chiens errants...) ne croquent guère que quelques moutons.... Mais le manque des stimulations du quotidien habituel nous renvoie face à nous-mêmes : plus d'échappatoire possible dans le travail, les journaux, la télévision, la lecture, les jeux vidéo ou Internet. Impossible de ne pas se confronter aux questions essentielles. La peur de la mort n'est pas juste la crainte de disparaître. C'est avant tout une angoisse existentielle, la peur de la vie. Notre questionnement à tous se formule ainsi, souvent de façon inconsciente : « Que fais-je ici, sur cette terre ? Quelle y est ma place ? Que signifie tout ce qui se passe autour de moi ? Je sais que je suis né pour quelque chose, mais je n'ai pas encore trouvé, et je ne veux pas mourir avant d'avoir élucidé ce mystère.» Dans la réponse à cette question réside, nous le pressentons, la clé de l'immortalité. La peur de la mort n'est pas seulement liée au grand saut dans l'inconnu, à la perte de tout ce qui nous est cher, c'est aussi un sentiment d'urgence qui ne nous laisse aucun répit. Voilà pourquoi l'être humain croit au progrès : il se situe constamment un peu au-delà du présent et vise le « mieux ». Regardez tout ce qui tourne aujourd'hui autour du «mieux-vivre». C'est une course paradoxale à l'immortalité, paradoxale, car elle fuit en fait son propre but. Nous ne pouvons devenir immortels que dans le présent qui englobe en même temps le passé et l'avenir. Ce n'est qu'en cessant de chercher que nous trouvons... ce qui a toujours été là. La vie dans la nature, propice à une méditation active, peut se révéler une aide inestimable contre toutes les peurs qui nous hantent.

Dans la nature, il n'y a pas d'échappatoire...

Passer du temps en pleine nature, seul de préférence, oblige à se retrouver face à soi-même et à regarder ses peurs dans les yeux. C'est la première étape, indispensable, pour s'en libérer.
J'irai même plus loin. Je pense que se nourrir de plantes sauvages peut être l'élément clé qui nous permettra de ne plus avoir peur de la nature en nous familiarisant avec elle ! Les plantes sont le meilleur intermédiaire entre la nature et nous. Les récolter, s'en nourrir nous invite à découvrir la nature avec un autre regard. Peu à peu surviennent quelques débuts de réponses à nos questions fondamentales. Et notre vie s'en trouve changée !
Extrait de "La nature nous sauvera" de François Couplan

mercredi 24 décembre 2008

Au-delà de la monotonie par Alexandre Jollien

Alexandre Jollien nous permet de nous éveiller au quotidien :
"Je crois qu'une des chances de ma vie, c'est de m'être senti comme faible et de cheminer vers plus de progrès."


Extrait du DVD très conseillé "Le bonheur d'Alexandre" (film de Joël Calmettes)

mardi 23 décembre 2008

L'oiseleur Pablo Neruda s'en vient puis s'en va...

Pablo Neruda, de son vrai nom Neftalí Ricardo Reyes Basoalto, est un poète chilien, né le 12 juillet 1904 à Parral (province de Linares, Chili), mort le 23 septembre 1973 à Santiago du Chili.



Extraits de "Pablo Neruda, de la poésie à la lutte"

lundi 22 décembre 2008

Maître Eckhart, le cadet...

Maître Eckhart (né Eckhart von Hochheim en 1260 - 1327) est un dominicain, le premier des mystiques rhénans. Il est postérieur aux autres maîtres de sagesse : Dôgen, Jalâl Al-Dîn Rûmî, Nichiren, Abraham Abulafia ont tous vécu au XIIème siècle.


Maître Eckhart :
Conseils spirituels : « S’il le [le pécheur] trouve maintenant autrement disposé, il ne regarde pas ce que cet homme a été auparavant, car Dieu est le Dieu du présent. Tel il te trouve, tel il te prend et t’accueille, non pas ce que tu as été mais ce que tu es maintenant. »


dimanche 21 décembre 2008

Retour sur une respiration avec Mia et le Migou

"Arrêtons tous les blablas, la planète est raplapla. Faudrait quand même réfléchir, avant de faire encore pire !", dit la chanson du générique par Mickey 3D...
"C'est pas gravé dans nos têtes qu'on est tous des marionnettes... au fond de chacun d'entre nous, sommeille un petit Migou".


De retour d'une séance, juste une prise de conscience :
Peur du loup, peur de la nuit,
Ce n’est pas ce que tu crois.
C’est seulement le petit bruit
Qui respire au fond de toi.
N’aie pas peur d’y retourner,
Les démons n’existent pas.
Rien ne pourra t’arriver,
Si tu crois très fort en toi.

L'homme fait plier la nature ...


« Et notre vie, à l’abri des lieux fréquentés, peut trouver des langues dans les arbres, des livres dans les ruisseaux, des sermons dans les pierres et le bien en chaque chose. »
Shakespeare

samedi 20 décembre 2008

Le zodiaque du moyen-âge

Le zodiaque peut être étudié d'un point de vue symbolique. Il représente alors l'aventure de la conscience (et non celle de l'individu), depuis l'égocentrisme du bélier jusqu'à l'empathie des poissons, en passant par l'altruisme de la balance.

vendredi 19 décembre 2008

Une machine à coudre la musique par Christian Bobin


Cette chronique de Christian Bobin, Bach et le meuble au bois dormant, nous emporte sur les ailes des anges...






jeudi 18 décembre 2008

L'existence méconnue du Dalai-lama...

En cette fin d’année, le Dalaï-Lama est toujours au coeur de l’actualité mais sa vie demeure méconnue. Dans un très bel album, il commente près de 200 photos de son enfance aux évènements récents. Deux proches apportent leur éclairage à cette première autobiographie illustrée du Dalaï-Lama, Matthieu Ricard et Claudine Vernier-Palliez.

« Dalai Lama, Images d’une Vie », textes de Sa Sainteté le Dalaï-Lama et Claudine Vernier-Palliez avec une préface de Matthieu RICARD est publié aux éditions Hoëbeke (130p., 30E)
Claudine Vernier-Palliez est interviewée (2 min.):



Niina, de l'animisme à l'absolu

Un message que l'on m'a envoyé m'indiquait le site de Niina. J'ai écouté et je vous fais partager la première des vidéos proposées sur ce site :