mercredi 26 juin 2024

Des pensées en images

 

Flottement intérieur

Poire divine ?

Vérité de l'époque

                                                                 Organisation mentale.

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mardi 25 juin 2024

Je vogue...


ce qu’ils appellent le monde objectif
n’est pas une affaire si sérieuse
leur rationalité
ne pèse pas si lourd
le temps ?
il n’est opérant
que dans sa dimension
toujours transpercée
par ce qui lui échappe
leur logique ?
elle subit
démenti après démenti
les apparences
qu’ils vénèrent
sont pourtant striées de mystère
le connu
dans lequel ils évoluent
et auquel il s’agrippent
est juste ce vernis
qu’un zeste d’innocence
suffit à gratter
moi vivant

j’ai vu
l’incroyable être vrai
l’improbable advenir
j’ai vu
ce qu’ils qualifiaient de rêves
se réaliser
en toute tranquillité
j’ai vu
l’invisible submerger le visible
entendu
l’inouï couvrir les bruits
ce qu’ils appellent le réel
et qu’ils croient si rigide
est poreux, élastique
pas d’univers linéaire
mais un monde
à couches multiples
j’ai tâtonné
d’une strate à l’autre
maintenant je vogue
entre des possibles
sans cesse réévalués
ET …

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Gilles Farcet

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lundi 24 juin 2024

Du roseau pensant au réseau conscient


L’homme n’est pas un « roseau pensant » comme le dit Pascal, mais plutôt un « réseau pensant », ou plus exactement un réseau de consciences plus profond que les réseaux d’affects et de concepts qui s’agitent plus qu’ils n’agissent à la surface de la planète.

Sortir de l’agitation, apaiser nos pensées, découvrir le « sigélium » (de sigè - silence) qui relie silencieusement les consciences profondes des êtres humains sur tous les continents, est-ce une issue au chaos que nous vivons ou subissons ?

Un ami me disait il y a quelques jours : « Ce n’est pas en restant assis sur un coussin qu’on sauve le monde. Vous devriez avoir honte de rester ainsi, silencieux, immobile, pendant que des hommes, des femmes, des enfants sont « rayés de la carte »… »

Je réponds : « Et vous, que faites-vous ? Assis devant votre TV, ordinateur ou smartphone, en train de regarder des images plus ou moins fabriquées, à vous exciter, vous lamenter, vous mettre en colère ou vous culpabiliser… » Est-ce que cela change quelque chose ? 

Si vous ne pouvez rien faire concrètement pour changer les évènements et le cours de l’histoire, vous pouvez encore vous changer vous-même, et puisque vous faites partie, intriquée, interdépendante de cette histoire, vous pouvez ainsi très concrètement modifier son cours, sans rajouter de la violence à la violence, de la souffrance à la souffrance, de la culpabilité ou de la condamnation, à l’horreur…

Être assis sur notre coussin, tourné vers l’intérieur et la profondeur silencieuse et bienheureuse de notre être, c’est être tourné vers la profondeur silencieuse et bienheureuse de tous les êtres, c’est communiquer et agir de façon sans doute plus subtile mais tout aussi réelle.

Nos corps séparés ne sont pas seulement matières, mais aussi énergies et ils influent les uns sur les autres. Ces corps-énergies sont aussi des corps « informés » par une information commune à tous les corps. Cette information est manifestation d’une conscience intelligente, insaisissable, infinie et cette conscience est reliée à une source silencieuse, origine de tout ce qui vit, désire, pense, aime et respire…

Dans ces instants d’assise profonde, c’est à partir de la Source silencieuse, de ce fond et de ce don abyssal que nous agissons, nous nous approchons de l’acte pur qui fait être tout ce qui est. 

Notre action n’est vraiment efficace que par participation à cet acte pur…

L’amour n’est pas un vain mot, mais une force subatomique, dont les informations structurantes défient toutes énergies et particules destructrices. 

Faut-il parler de néguentropie ? Si on veut éviter tout ce jargon pseudo-scientifique, il suffit de rappeler que l’être humain est un réseau conscient, il est traversé de mille et une informations. Si ce réseau, si cette conscience « a un cœur » et que ce cœur est apaisé, il prendra les bonnes décisions, il agira… comme la brise, comme un « trou blanc » où se résorbent les tempêtes…

 Jean-Yves Leloup, juin 2024


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dimanche 23 juin 2024

Ombre et lumière


Mordom. Il s’appelait Mordom. Il était terrible. En tout cas je l’imaginais tel. Quoi qu’il eût le pouvoir de se rendre invisible (je ne l’avais jamais vu et chacun n’en parlait que pour dire son absence), il ne semblait pas appartenir à la galaxie des super-héros. J’avais épluché bien des comics, espéré tomber sur une page où il serait vaincu par Superman ou terrassé par Spiderman…

Mais pour cela, encore fallait-il offrir prise. Apparaître. Or, de Mordom, nous ne connaissions que le nom. Et cela suffisait à susciter l’effroi. Peut-être ce nom n’était-il qu’une variante, à partir de la première syllabe, de cet autre ennemi invisible, et par-là invincible, ce professeur Moriarty que jamais Watson ne verra et que Sherlock Holmes n’affronte physiquement qu’une seule fois, et encore, le jour de sa mort…

Mordom a-t-il un corps ? A-t-il toutes ses dents ? De quelle couleur sont ses cheveux ? N’est-il pas le diable lui-même, dont les noms mystérieux suffisent à inspirer la crainte : Satan, Lucifer, Belzébuth, Béelzéboul, Légion… ? À mesure que je grandissais, celui que j’imaginais comme une grosse brute au visage sombre devenait plus diaphane. Bien plus tard, je reconnus l’impression que me laissait Mordom dans les figures évanescentes et non moins terrifiantes que l’on trouve des nouvelles de Lovecraft. Il y a Cthulhu, évidemment, l’affreuse créature tentaculaire. Il y a surtout Nyarlathotep, démon à l’identité flottante, ombre qui plane, monstre dont la forme est celle que lui donnera votre propre angoisse…

Relativiser l’épreuve

Un jour, j’ai compris. J’ai compris que quand les adultes rencontrent une épreuve, ils éprouvent le besoin de la mettre en perspective, de la replacer dans un champ plus large. Bref de la relativiser. Ou bien de relativiser l’épreuve de leurs congénères, afin de n’avoir pas à s’y intéresser ou à les consoler. J’ai aussi compris que ce qui me distinguait d’un adulte était précisément ce recul qu’on acquiert face à la contrariété. Ce jour où j’ai compris, c’était avant l’école.

Ma mère revenait de la boulangerie. « Cette nuit, quelqu’un a visité notre voiture ! », nous annonce-t-elle. L’inconnu a pris un paquet de cigarettes qui traînait là et piqué la monnaie du parking dans la boîte à gants. « Bah, il n’y a pas mort d’homme. » Non pas le Mordom dont la présence aurait signifié pire que toutes les effractions. Non, seulement une façon de dire que ce n’est pas grave. Je me souviens : le pain était là, tout frais, mais il n’y avait plus de chocolat en poudre pour mettre dans mon lait. Comme il n’y a pas non plus mort d’homme, on m’a demandé de retenir mes larmes.


Sous un fond de grâce

Mordom n’est parti pas comme ça. Le pouvait-il seulement, lui qui jamais n’est venu ? Car jamais je n’entendis dire : « Il y a mort d’homme ! » Mordom m’a laissé sa leçon de sagesse. Quand il m’arrive aujourd’hui un peu plus qu’un lait chaud sans poudre chocolatée, ou qu’une visite de la boîte à gants, quand vraiment le bât me blesse, je sens avec une acuité particulière l’absence d’un mal qui fût pire.

Mordom a fait mieux. Il m’a confié une lumière pour éclairer sous un jour plus favorable mes épreuves. Relativiser l’adversité non en la maximisant par imagination peut mener à se rendre insensible. Plus sage encore est de reconnaître que l’épreuve n’a jamais lieu que sous un fond de grâce. On ne tombe malade que d’être en vie. Il n’y a de tension en famille que parce qu’il y a là une famille assez unie pour vivre les tensions. Nos disputes en couple écrivent l’histoire d’amour sans laquelle elles n’existeraient pas. Etc.

Mordom est devenu Rich. Car tout ça, n’est-ce pas, ce sont les problèmes de Rich.

 

Par Martin Steffens. 

Professeur de philosophie en classe préparatoire, il a notamment publié Petit traité de la joie. Consentir à la vie, Rien que l’amour. Repères pour le martyre qui vient, l’Amour vrai. Au seuil de l’autre (Salvator), et Faire face. Le visage de la crise sanitaire (Première Partie). Dernier ouvrage paru : Dieu, après la peur (Salvator).

source : La Vie 

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samedi 22 juin 2024

Deux cadeaux...

 Carte blanche à Jacques Arnould (ancien dominicain, chargé des questions éthiques au Centre national d'études spatiales)


source: magazine La Vie; juin 2024

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vendredi 21 juin 2024

Rêve


 « On rêve d'une minute de silence universel où le monde se tiendrait soudain immobile et muet, les yeux clos, attentif au seul respir du vent dans les arbres, au chuchotement clair d'un ruisseau, au déploiement d'une herbe dans la lumière, à l'unanime pulsation du sang dans les cœurs, une minute pour que le monde reprenne conscience et se réajuste à la seule réalité qui vaille, le pur sentiment d'exister un et multiple, entre deux néants, sur la terre perdue dans les cieux innombrables. »

Jean Pierre Siméon - La poésie sauvera le monde

peinture Charles Guilloux 1886-1946 - La rivière au crépuscule

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mercredi 19 juin 2024

Rendez-vous avec la poésie

J'y serai en bonne compagnie ce samedi et ce dimanche... avec la soif des mots...


 





  Pour compléter la Collection Coquelicot...
"Où se cache la soif" de Sabine Dewulf accompagné des très belles illustrations de Caroline François-Rubino.
Rendez-vous sur le Marché de la Poésie au stand 414 pour le découvrir.
Sabine Dewulf y sera présente le samedi 22 juin à 17h et le dimanche 23 juin à 15h pour les signatures.

Le recueil est également disponible dans toutes les librairies de France et sur notre site internet très prochainement.

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mardi 18 juin 2024

Toujours en présence

 Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la naissance d'Arnaud Desjardins (18 juin 1925-10 août 2011).

 

Avec toute ma gratitude...

Une sagesse incarnée,
une présence inébranlable
même dans l'obscurité
(de la nuit ou du jour).

Sabine Dewulf


Source de la photographie : http://www.legue-editions.com/arnaud-desjardins-recit.../ 

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Qu’y a-t-il dans ma tasse ?

 Intéressant. On dit d'ailleurs souvent que la coupe est pleine...



" Vous tenez une tasse de café, quelqu’un arrive et vous heurte et vous fait renverser votre café partout. Pourquoi avez-vous renversé le café ?
“Eh bien parce que quelqu’un m’a poussé, bien sûr”…
Mauvaise réponse.
VOUS avez renversé le café parce qu’il y avait du café dans votre tasse.
S’il y avait eu du thé dans la tasse, vous auriez renversé du thé.
Tout ce qui se trouve à l’intérieur de la tasse, c’est cela qui va déborder.
Par conséquent, lorsque la vie se produit et vous secoue, ce qui arrive souvent, tout ce qui est à l’intérieur de vous sortira.

Nous devons donc nous demander : “Qu’y a-t-il dans ma tasse ?”
Quand la vie devient difficile, qu’allons-nous faire déborder ?
La joie, la reconnaissance, la paix et l’humilité ?
Ou la colère, l’amertume, les mots durs et la réactivité ?
Qui choisit ?
A partir d’aujourd’hui, travaillons à remplir nos tasses de gratitude, de pardon, de joie, de paroles d’affirmation pour nous-mêmes et de gentillesse, de douceur et d’amour pour les autres.
La vie est amour, joie et bonheur.

Il faut du temps pour laver les vêtements boueux dans la machine à laver. OK ? Réveillez-vous.
Si vous voyez que quelqu’un est en colère ou vous porte de la haine ou de la jalousie, peu importe.
Donnez-leur un peu de temps pour se recentrer.
Comprenez qu’il leur faut du temps pour essuyer leur poussière intérieure.
Vous devez avancer dans la vie avec la clarté de l’esprit, la pureté dans le cœur et la sincérité dans l’action.
Détendez-vous.
Soyez à l’aise avec vous-même et avec tout le monde autour."

Sri Sri Ravi Shankar 

(auteur non vérifié)

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lundi 17 juin 2024

Etre dans de bonnes mains

 Bien qu’elles me servent beaucoup au quotidien – elles tiennent le stylo, le pinceau, le volant, le couteau à pain, la brosse à dents, elles caressent le chat, désherbent les fraisiers et tournent les pages des livres – bien qu’elles soient mes premières et précieuses auxiliaires, je ne regarde que rarement mes mains. Elles sont ce qu’un bon auxiliaire doit être : efficaces et invisibles.

De bonnes et honnêtes mains


Je ne les traite pas très bien : ayant souvent à faire avec l’encre et la peinture, je suis restée à l’écart de cet engouement pour l’onglerie qui transforme chaque doigt en griffe ou en bijou. Tout au plus les paré-je d’une demi-douzaine de bagues en argent sans lesquelles, il est vrai, je me sentirais un peu nue. Elles n’ont jamais été fichues de faire un nœud marin ni d’apprendre convenablement le piano, mais ce sont de bonnes et honnêtes mains.

La difficulté que j’ai certains matins à passer l’anneau à mon annulaire droit aurait pu m’alerter : ces jours-ci, je me suis aperçue que l’un de mes pouces accusait au niveau de l’articulation une forte bosse, un peu rouge et sensible au toucher, qui lui donnait un air tout de guingois.

Et voici que je contemple, posées sur mes genoux, les mains de ma mère et de ma grand-mère. Elles sont assez trapues, un peu noueuses ; les articulations forcissent, la peau en est moins ferme : mes mains ont 50 ans. Ce demi-siècle que je n’ai pas vraiment conscience d’avoir traversé, j’en lis les stigmates dans chaque phalange un peu tordue ; le froid de l’hiver passé s’est chargé de rajouter à tout cela, en guise de pense-bête, une douleur légère mais tenace.

Mes mains ont 50 ans et quand je les regarde, ce sont les mains déformées, fripées, toujours affairées de mes aïeules que je vois. Des mains aux ongles taillés court, jamais en repos, qui équeutaient les haricots, essoraient la lessive et tricotaient des brassières. Mes mains ont 50 ans et moi aussi. J’ai perdu ma vue perçante et le pas léger de mes 20 ans ; mon corps s’alourdit, s’alentit. Mon corps n’a pas l’âge que je crois avoir et c’est un défi de chaque jour que d’habiter ce décalage.

Doucement, insensiblement, je recule


Je n’aime pas ça, bien sûr. Cela ne fait ni envie ni plaisir. Mais je suis reconnaissante à mes mains de me rappeler qui je suis – aussi : une femme qui fait son temps. Dans cette confusion du monde qu’il nous faut bien habiter, la jeunesse est le critère absolu et l’âge une malédiction à combattre par tous les moyens – je suis la première à mener une guerre opiniâtre et coûteuse contre les cheveux blancs. Mais je n’occupe pas seulement un morceau d’espace : j’habite un morceau du temps. Comme les saisons, comme les moissons, je passe.

Lentement, mais je passe. Je pousse comme un arbre et mon écorce se fait rugueuse, et mes rameaux un peu se tordent. J’aime à croire que c’est en solidité que je gagne, à tendre ainsi chaque printemps davantage mes branches vers le ciel. J’aime à croire que sous mon ombre il fait bon se poser. Que mes fruits ne sont pas que pour moi, qu’ils nourrissent les petits animaux et les oiseaux du ciel. Que cette ramure convenablement entretenue offre une protection aux jeunes pousses plus tard venues, aux arbres en devenir.

Mes mains de 50 ans, les mains des femmes à l’ombre de qui j’ai grandi, ce soir je les masserai d’un peu de crème douce, pour la souplesse et pour la gratitude ; en les remerciant de ces années dont elles portent la trace ; en soignant, à travers elles, tous les gestes qu’il me reste à accomplir, demain, après-demain et jusqu’à la fin de mes saisons. 


Anne Le Maître, autrice et aquarelliste, géographe de formation, vit en Bourgogne et enseigne aux jeunes et aux adultes. Elle a publié Un si grand désir de silence (Cerf), qui a reçu le prix littéraire de la Liberté intérieure 2023, et le Jardin nu (Bayard).

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dimanche 16 juin 2024

Se la jouer...

 (extrait du "Carnet")



J’ai de plus en plus souvent l’impression intime  de me trouver « au taquet », au ras de l’essentiel , par terre avec les yeux juste ouverts pour voir les choses au plus près de ce qu’elle sont.
Cela suppose d'arrêter de  "se la jouer" - une expression populaire que je trouve très parlante-  ce qui n’est pas si évident, hein …
Se la jouer.
Tous nos grands et gros mots...
Nos théories, nos théologies, nos "enseignement"s dès qu’on s'en gargarise, nos prétentions inconscientes, tout ce qu’on arrive si aisément à se faire croire ... au moins tant qu’on a la santé de surface )- quand on la perd c'est une autre histoire- tout ce dont on est bouffi.

L’éveil, la spiritualité, Dieu, non Dieu, le Vide, le Sans forme, la liberté, et bla bla bla. Toutes choses dont on s'autorise à parler avec l'autorité que nous confère notre prétention saupoudrée de miettes de savoir et, oui, même, parfois d'expériences nécessairement parcellaires car comment le fini appréhenderait-il l'infini ?
Vu depuis le ras de ce qui est, tout ça ressemble à du bluff.
Au ras de ce qui est, tout devient basique, élémentaire, vital.
Aimer. C’est à dire cesser de refuser, cesser de se regarder soi, cesser d’exiger de l’autre, de tous les autres y compris le monde entier (!)  qu’il se positionne en fonction de moi, cesser de réagir selon ce que dicte ce moi obsédé de lui même … �
Ou ne pas aimer.
Et éventuellement habiller cette posture de grandes phrases, de  concepts vertigineux, de sophismes ronflants, et allons-y et vas-y que je pontifie étant entendu qu'il n'y a personne pour pontifier
Échafaudages pseudo théologiques, constructions, déconstructions, gloses, non gloses, affirmations , récusations, caquètements dans un vide en lequel nous flottons tels des pantins hors sol  ..  
Pour ne pas se sentir au taquet, acculé à la simplicité , celle qui mutile le moi égocentrique (pléonasme qui ne désigne pas la personne).
Aimer. Ne pas aimer.
Au final , au "jugement dernier » , plus que ça, rien que ça.
Le reste, des postures, des attitudes, même si d’aucunes ont un peu de gueule.

Gilles Farcet 

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samedi 15 juin 2024

Claire conscience

 


"Pour savoir si on est sur le bon chemin, l’esprit doit être extrêmement détendu, spacieux mais absolument posé, éveillé et vif. 

La conscience doit être très claire, comme si vous vous éveilliez pour la première fois. 

Mais si vous vous sentez simplement très paisible, dans un état de béatitude où tout est flou, alors ce n’est pas juste et il faut vous en sortir en vous éveillant le plus vite possible. 

L’autre extrême, c’est de s’efforcer d’être parfait, en essayant de voir chaque pensée, en essayant de réussir : la on devient extrêmement tendu. 

Détendez-vous mais soyez très clair."

 

Tenzin Palmo "Trois enseignements" ----------------