dimanche 21 janvier 2018

Les conseils de Marie-Noëlle Garrigou pour cultiver l'émerveillement



À travers l’art sacré de l’icône et de la mosaïque, 
cette orthodoxe est en quête de la beauté insoupçonnée.




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1. Immergez-vous dans la lumière

Quand il y a beaucoup d'ombre, il y a aussi beaucoup de lumière. C'est ce qui fait la richesse tout en contrastes de nos paysages - pensez à un ciel de montagne ! - et de nos existences, surtout quand surviennent les épreuves. Dans ces moments-là, ne vous laissez pas attirer et happer par les ténèbres mais, au contraire, immergez-vous et hydratez-vous dans la lumière. Plus vous cultiverez cette lumière, moins les ténèbres auront d'emprise sur vous et pourront atteindre la profondeur de votre être. Autrement dit : traversez la nuit de la Croix les yeux fixés sur la lumière de la Résurrection.

2. Retrouvez votre regard d'enfant

Cette immersion dans la lumière passe par l'attention à l'amour et à la beauté qui se cachent en toute chose, personne ou événement. Ne vous arrêtez pas aux apparences, aux écorces extérieures, aux ouï-dire et prêt-à-penser, mais donnez-vous la peine de chercher, d'ouvrir, de creuser, de gratter, de sonder... Demandez au Seigneur Son regard d'enfant pour voir avec le cœur et, ainsi, ne jamais cesser de vous émerveiller. Car découvrir des trésors et des merveilles derrière la banalité, l'absurdité, la violence ou l'âpreté apparente de l'existence, c'est cela l'émerveillement !

3. Recherchez l'humilité joyeuse

Deux fleurs me touchent particulièrement. La petite violette à l'odeur subtile et extrême : souvent cachée, elle ne se laisse découvrir qu'à celui qui s'abaisse et courbe l'échine. Et la magnifique rose trémière frisant parfois les 2 m de hauteur : on ne peut l'admirer qu'en levant la tête tel un insecte au pied d'une fleur. Ces deux attitudes tout autant physiques qu'intérieures, charnelles que spirituelles, me remettent à ma juste place et me ramènent à cette humilité joyeuse qui est une source intarissable d'émerveillement. Rien de tel, je vous l'assure, que de marcher en pleine nature !

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samedi 20 janvier 2018

11 ans déjà !!!


Ce blog à 11 ans et 4747 publications. 
Merci à celles et ceux qui me font confiance 
et me témoignent leur présence. 


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Ma déclaration de responsabilité face à la vie


1- J'accepte complètement et sans aucune arrière pensée que tout ce qui s'est produit dans ma vie, et ce qui arrive en ce moment dans mon existence, et tout ce qui peut se produire dans l'avenir, me fournit des occasions précieuses pour apprendre et grandir. Personne d'autre n'est à blâmer pour la négativité ou la douleur dont la nature émotionnelle fait l'expérience. Je ne chercherai aucune exception à cette croyance, même quand la cause apparente de mon problème est totalement indépendante de moi.

2- Je chercherai à toujours assumer entièrement ma responsabilité, tout en refusant la culpabilité. Plutôt que de chercher des excuses pour ce qui marche mal, je m'efforcerai de comprendre ce qui se passe, puis chercherai des moyens pour corriger la situation. J'assume la responsabilité entière de mes choix. J'affirme que nulle personne ou situation ne peut me faire sentir inférieur(e), rejeté(e), inadéquat(e) sans mon consentement, et que j'ai le libre choix de donner ou de refuser ce contentement.
 

3- Je refuse la croyance au hasard, qui est un des principaux mécanisme de déresponsabilisation dans notre culture. Je suis conscient que que je crée ma propre réalité par ma façon d'accueillir et d'interpréter les évènements de la vie. Je chercherai systématiquement les moyens et les solutions plutôt que les excuses et les refuges. Je préfèrerai l'ouverture et le risque plutôt que la passivité et la sécurité.

4- Je choisis de me respecter totalement, en toutes circonstances, quelques que soient les erreurs que je puisse commettre, et d'accorder ce même respect à toute forme de vie - humaine, animale ou végétale - que je rencontre.

5- Je dis OUI à la vie, OUI, OUI et encore OUI.

Extrait de "Plus jamais victime" - Pierre Pradervand



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vendredi 19 janvier 2018

Ouvrir l'oeil... de l'enfant


"....les grandes personnes semblent s'installer dans la vie comme dans leurs propres meubles .Comme si la table de leur repas et le lit de leur repos n'étaient pas des fourmilières d'atomes grouillants ! ce grouillement ,n'importe quel enfant le perçoit ! mais tu préfères te taire pour ne fâcher personne.
Ils sont si fiers de leurs meubles ! Ils s'efforcent de le tenir en place leur monde ! Ils le préfèrent entouré de bandelettes ,momifié ,ligoté plutôt que prendre le risques de le voir se déplacer, se transformer.
Or être enfant te précipite dans des espaces non surveillés où les objets les plus usuels ,un presse-orange, un casse-noix montrent leur visage glapissant, leur gueule tournée vers toi . 

Et jamais personne ne soupçonne que dans une fente du parquet, à quelques mètre de là ...vient de disparaître une horde de loups ................................
A la manière du vent qui fait surgir de grandioses formations de nuages ,les dissipe, les ébouriffe, les décoiffe, les effiloche, métamorphosant les formes en d'autres formes ..............................
Et le vertige qui étreint celui qui le contemple le met au cœur du REEL ......C'est cette irréalité fondamentale et irréductible de la réalité qui est, pour les adultes, le tabou des tabous .......Que te reste -t-il ,enfant sinon faire semblant chaque matin de croire que tu habites la même maison " .

Christiane Singer
" Les sept Nuits de la reine " p 87

jeudi 18 janvier 2018

Silence avant la renaissance...




Le 18 juin (1942) ..jeudi matin 8 heures 
" Entre ma machine à écrire ,un mouchoir et une bobine de fil noir ,ma rose thé se fane .Elle est d'une beauté et d'une délicatesse presque insoutenables . En s'étiolant doucement et avec résignation ,elle commence à quitter cette vie courte et froide .Elle est si fragile ,si charmante et d'une telle grâce dans sa mort lente que j'en ai presque le cœur brisé . Une rose thé aussi ,il faut la laisser mourir tranquillement en silence ,au lieu de s'y cramponner avec passion et désespoir .Avant ,je pouvais être inconsolable et ressentir une tristesse incompréhensible à la vue d'une fleur fanée .Mais il faut aussi apprendre à accepter le dépérissement dans la nature sans y opposer de résistance . Et savoir qu'il y a toujours une nouvelle floraison . "


 Etty Hillesum ;La paix dans l'enfer

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mercredi 17 janvier 2018

Au noyau de l'Être


La passion est destructrice parce que je tente de la retenir, d'en faire ma chose, ma propriété.

Or, je souffrirai jusqu'à en mourir - et beaucoup savent que ces mots ne sont pas exagérés - jusqu'à l'instant où je "passerai au travers". Le sens de la souffrance, c'est de traverser. Nous vivons dans une époque tellement poltronne qui nous protège, qui nous apprend surtout à ne pas souffrir, à rester en surface, à ne pas entrer dans les choses. Tout est superficiel.

Or "il n'est pas de petites portes, il n'est que de petits frappeurs". La passion nous offre une chance de traverser le mur des apparences.

[…] Alors seulement commence la responsabilité envers le monde, quand on s'aperçoit combien de choses on fait souffrir de sa souffrance, combien de choses et de gens et d'êtres étouffent de notre étouffement, de notre ressentiment, de notre haine, que de choses sont prises dans le réseau de nos désespoirs, que de choses nous entraînons dans nos dépressions, combien de plantes meurent autour de nous dans notre appartement, combien de morts entraînent nos dépressions.

[…] rester en contact avec la profondeur, se pencher sur ce qui m'habite, sur ce silence des entrailles. Quelque chose en moi sait que rien ne peut m'arriver, que rien ne peut me détruire. C'est ce noyau infracassable en nous, ce noyau infracassable du divin en chacun de nous. Alors la peur cesse et quand la peur cesse, il y a un drôle de morceau en moins d'horreur sur la Terre!

Christiane Singer, extrait de Terre du ciel

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dimanche 14 janvier 2018

Aimer et être aimé...

À méditer  

« Pour aimer sincèrement et simplement, nous devons avant tout vaincre la peur de n'être pas aimés, ce qui ne peut se faire en nous forçant à croire que nous sommes aimés alors que nous ne le sommes pas. Travail difficile, qui demande toute une vie d'humilité sincère. Mais tôt ou tard nous devons distinguer entre ce que nous ne sommes pas et ce que nous sommes, accepter de n'être pas ce que nous voudrions être. Mais celui qui n'a pas peur de reconnaître tout ce qui ne va pas en lui, et qui se sent l'objet de l'amour de Dieu précisément à cause de ses défauts, commence à être sincère. Sa sincérité est fondée sur la confiance qu'il place non en des illusions qu'il se fait sur lui, mais en l'infinie et inépuisable miséricorde de Dieu. Ainsi soit-il. »

Thomas Merton
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samedi 13 janvier 2018

Notre époque avec Eric Baret (2)

Il faut souffrir pour évoluer?


Non. Non. Il faut regarder. Il faut interroger. Vous n’êtes pas obligé de souffrir lors d’un cataclysme. Il faut regarder profondément. Que veut dire en profondeur la souffrance, comment cela fonctionne en vous? Qu’est-ce que votre corps? Quel est votre lien avec lui? Quand votre corps souffre, que se passe-t-il? Quand votre corps respire, que se passe-t-il? C’est très important de voir cela. Il faut qu’il y ait un questionnement de l’instant. C’est la vie qui amène le questionnement.

Je ne veux pas dire que toutes les expressions dont nous avons parlé sont pernicieuses mais, je dirais, plus de 99 % d’entre elles, oui. Si on regarde les choses autrement, on pourrait dire que c’est voulu par les dieux pour que le un pour cent juste ne soit pas à la portée des gens, non pas qui ne le méritent pas, mais qui n’ont pas vraiment la possibilité de le recevoir. Alors, il faut chercher dans tout ce fatras s’il y a quelque chose de sérieux. De même, en Inde, vous avez quatre ou cinq millions de saints hommes sur les routes: parmi ces sâdhus, 99 % sont des criminels, des psychopathes et des gens simples. Vous avez un pour cent de sâdhus de très grande profondeur et ils s’habillent de la même manière que les autres: ils sont nus avec quelques cendres sur le front et un trident à la main selon leur affiliation. Ce un pour cent se cache derrière une masse pour que l’adepte qui veut vraiment trouver la vérité soit obligé d’utiliser toute son énergie, toute sa discrimination afin de discerner l’authentique sâdhu.

Jusqu’à un certain point, ce déferlement de l’Orient a sa valeur, dans le sens où il cache quelque chose de plus profond. C’est un signe des temps, un signe de la décadence.

Quelle est votre position par rapport à l’ascétisme?

Il n’y a pas de position. Il faut des rois, des criminels, des chauffeurs de taxi, des ascètes. Si vous êtes né pour faire un boulanger, c’est merveilleux. Si vous êtes né pour vous retrouver dans une grotte, c’est merveilleux. Le monde profitera de votre silence. Si vous voulez devenir un ascète pour être silencieux, alors la constante agitation mentale que vous aurez dans votre grotte polluera tout votre environnement. Être un ascète est une fonction comme une autre. C’est une fonction organique qui n’est pas supérieure à celle d’une prostituée, d’un banquier ou d’un soldat. Si vous êtes chaste, si vous êtes naturellement un ascète aussi, cette tendance s’incarne en vous à un certain moment de votre vie. C’est merveilleux.

Être un ascète est une très belle vie. Un ascète ne souffre pas. Un ascète qui souffre est un faux ascète. Un ascète, c’est très clair, vit dans la joie. Il ne s’inflige pas de mortifications. C’est un mode de vie incompris. Un ascète est uniquement dans la joie. Si on a la grâce d’avoir cette tendance, c’est magnifique. Mais vouloir devenir ascète, vouloir être dans un monastère, vouloir se retirer du monde dans le but de comprendre, c’est une forme de stupidité, une compensation. Entrez dans un monastère, regardez les moines, écoutez leurs rêves et comment ils ont fait violence à leurs désirs sexuels, à toute leur vie. C’est souvent une catastrophe. Mais si cela vient naturellement, alors c’est magnifique. Ce n’est pas un moyen. C’est l’expression d’un contentement ultime et celui-ci peut aussi bien s’exprimer chez un banquier. 

Extrait d’un entretien avec Claire Varin - « La vraie vie c’est faire face à l’instant »

vendredi 12 janvier 2018

Notre époque avec Eric Baret (1)

Question :
On vit une époque très sombre — qui a, par le fait même, son côté lumineux — mais sombre au plan politique et social. Est-ce que vous croyez que l’on a beaucoup d’espoir de se sortir de cette crise de fin de siècle et de millénaire ?

Éric Baret :
J’espère que non parce que finalement ce qui est sombre, c’est la prétendue recherche spirituelle. Ce qui est sombre, c’est de voir des professeurs de yoga à tous les coins de rue. Ce qui est sombre, c’est le chanelling. Ce qui est sombre, c’est la recherche spirituelle moderne, c’est cette espèce de fuite de l’instant.
Par contre, ce qui est auspicieux, c’est la guerre qui s’approche, ce sont les cataclysmes qui viennent, parce qu’ils remettent profondément en question l’être humain, lui font poser de véritables questions.
Tout le reste le fait dormir.
Alors, il faut qu’il soit très clair que l’état du monde, c’est sa chance. Si les dieux font bénéficier le monde de ces mouvements, c’est le cadeau suprême. Malheureusement, il y a des époques où le cataclysme est la seule manière d’amener un questionnement. Dans leur générosité, les dieux vont, je pense, nous aider de plus en plus dans ce sens-là.
Tout ce romantisme du yoga, de l’Orient, de la spiritualité, toutes ces techniques spirituelles de progression, de purification, relèvent vraiment de l’âge sombre. Elles sont vraiment une perte d’argent, d’énergie. Un jour, elles disparaîtront complètement et, à ce moment-là, peut-être aura-t-on moins besoin de cataclysmes pour se réveiller.

Par vos propos, vous pourriez faire scandale…

Ce qui est scandaleux, c’est de faire croire à des gens que, par des exercices, ils iront mieux et que leur interrogation profonde s’apaisera. C’est de faire croire qu’en suivant telle thérapie, en adoptant tel concept, tel vêtement de telle couleur, en mettant sur un mur, ou en pendant à leur cou une image de guru à la mode, cela va amener un questionnement profond. C’est cela la charlatanerie. 

La vraie vie, c'est de faire face à l'instant. Les différentes possibilités de conflits s'expriment dans le monde, vous leur faites face, vous regardez ce que cela touche en vous, vous regardez ce qu'est la mort, la destruction. Ainsi, on se rend compte où on en est. Quand votre maison est détruite, quand votre corps est brisé, quand votre famille est éliminée, vous vous apercevez à quel point vous êtes libre ou non de vous-même. Mais s'asseoir dans une chambre à faire du Yoga, à mâcher cent fois une bouchée de riz complet... Évidemment, on s'en porte très bien, mais il n'y a aucun questionnement. C'est une vraie calamité. 

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Extrait d’un entretien avec Claire Varin - « La vraie vie c’est faire face à l’instant »

jeudi 11 janvier 2018

Adamah, la terre qui nous accueille...


L’heure qui vient n’est pas bavarde
Elle écoute le pouls de la vie dans son andante
La nature, au diapason, se fait chambre du Verbe
Où le mystère renaissant nous regarde droit dans le coeur
Lumière d’Amour au creux de l’être
Nous portons ensemble toute les espérances.

Do Montebello



 
Auteur chanteuse, Do Montebello est une bourlingueuse qui a sillonné le monde et dans sa musique se retrouvent des couleurs très éclectiques en lien étroit avec sa vie. Son sextet est composé de musiciens d'exception avec lesquels elle collabore depuis plus de dix ans.


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mercredi 10 janvier 2018

Une éthique pour les hommes et la planète

Je suis actuellement l'excellent Mooc de Colibris sur la permaculture. 
Voici une des vidéos (phytospirituelle) qui posent les bases importantes d'un futur possible ! 


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