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mardi 22 avril 2025

4 grands inévitables


 Face à ces quatre grands inévitables que sont la souffrance, l’absurdité, la solitude et la mort, quelle fut l’attitude du Christ ?

Celle d’un être « capable de Dieu », c’est-à-dire de pure Présence, vivant la non-dualité et la non-violence avec tout ce qui est et tout ce qui arrive, libre de tout fatalisme, dans une plénitude de conscience et d’amour…

Y a-t-il d’autres chemins pour ne pas rajouter de la souffrance à la souffrance, de l’absurdité à l’absurdité, de la solitude à la solitude, de la mort à la mort ?

La croix n’est-elle pas cette grande patience et cette extrême lucidité face à tous ces inévitables qui nous harcèlent ?

N’est-ce pas dans cette « lumière sanglante » que nous pouvons nous approcher de la « force invincible et vulnérable de l’humble amour » qui transforme nos impasses en issues ?

Découvrir qu’à côté de nos « morts fatales », il est une « mort pascale », une joyeuse et possible résurrection ?

Le temps n’a qu’un temps. Passe ce qui ne peut que passer. La Vie est éternelle !

Jean-Yves Leloup, Avril 2025

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lundi 21 avril 2025

Joyeuses fêtes de Pâques à chacune et à chacun de vous !


Pour illustrer cette notion si mystérieuse de la Résurrection, voici celle - toute païenne - d'Orion, dans la mythologie grecque, le chasseur terrestre accidentellement tué par Diane-Artémis, puis transformé par ses soins en chasseur céleste, constellation brillante, à l'image de tout ce qui nous unit. Orion abandonne ici sa dépouille mortelle dans le cercle du O, la lettre de l'Ouverture infinie, pour y renaître en lumière, sous sa forme rayonnante.

Sabine Dewulf

Source : Illustration de Marie Dewulf, pour L'Oracle alphamythique - Sabine Dewulf et Antoine Charlet.

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dimanche 20 avril 2025

Passage vers le Royaume

 De tout temps, l’homme a craint la mort. L’angoisse existentielle face à sa finitude s’inscrit dans son cœur dès qu’il sort de l’enfance, l’âge de raison signant l’ouverture de sa conscience au néant qui l’attend au bout de sa trajectoire. L’adolescent puis l’adulte auront à apprivoiser l’idée de la mort comme faisant partie intégrante de la vie afin d’accepter cette donnée inhérente à la condition humaine.

Cependant, là où nos ancêtres vivaient avec le sentiment prégnant qu’à chaque instant ils pouvaient quitter ce monde, l’espérance de vie d’antan étant beaucoup plus courte et aléatoire que la nôtre, les progrès techniques et médicaux permettent aujourd’hui de reculer toujours davantage le terme de notre parcours terrestre, incitant l’homme moderne à refuser l’ultime échéance et même à nourrir un rêve d’immortalité.

Dans cette lignée, à l’heure de l’intelligence artificielle, savez-vous qu’il est possible de « ressusciter » numériquement une personne disparue ? En Chine, aux États-Unis, au Japon, en Espagne, des entreprises, s’emparant de ce fantasme, proposent de recréer les caractéristiques d’un défunt (voix, apparence physique et tempérament) pour permettre à des particuliers de discuter virtuellement avec cet avatar post mortem.

Le réalisme de cette conversation apparaît aussi troublant que contestable sur le plan éthique. Si certains de nos contemporains peuvent être tentés de chercher un réconfort en recréant le dialogue avec un double informatique, est-il moralement et psychologiquement souhaitable de s’accrocher à une représentation artificielle d’un individu, forcément réductrice, aucun algorithme n’étant capable de copier la complexité d’une personnalité ?


Outre la question du respect de la volonté du défunt qui, par définition, ne peut consentir à ce que dit son fantôme virtuel, l’échange avec ce dernier risque de fabriquer une fausse relation et de faux souvenirs avec la personne disparue et d’exacerber le chagrin de la perte, en empêchant le nécessaire et salutaire travail de deuil.

La suprême Bonne Nouvelle

Aux antipodes du business de la « résurrection » numérique, l’espérance chrétienne nous invite à changer radicalement notre regard sur le sens de la finitude humaine. « C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il vient à mourir, vivra. Le vivant, celui qui croit en moi, ne mourra pas pour toujours » (Jean 11, 25-26), répond Jésus à Marthe, alors que cette dernière lui reproche de n’être pas venu secourir à temps son ami Lazare et de l’avoir laissé mourir.

La Pâque illustre de façon magistrale que la mort n’est pas pur néant mais marque le passage vers le royaume de Dieu, qu’à l’image du Christ, nous irons rejoindre. La résurrection du Fils nous ouvre grands les bras du Père, voilà la suprême Bonne Nouvelle ! De cette foi, naît une confiance inédite dans le processus de transmutation et de renaissance à l’œuvre en toute chose, reflet de la puissance céleste, auquel la mort participe. Riche de l’instant dont est fait le présent où s’illustre l’éternité de Dieu, l’existence se dévoile alors à nous dans sa majestueuse splendeur.

Loin de vivre dans la crainte de mourir, le Christ nous appelle à nous inscrire sereinement dans l’élan universel gouvernant le monde, qui nous emmène sans cesse vers la nouveauté du devenir et nous fait entrer en Vie dès ici-bas en cocréant avec le Créateur à travers l’expérience incandescente de son Amour. 

Cécilia Dutter

Écrivaine et critique littéraire, elle a publié des romans, dont À toi, ma fille (Cerf), ainsi que des essais, dont Etty Hillesum, une voix dans la nuit (Robert Laffont) et Aimer d’un cœur de femme (Cerf).

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dimanche 17 avril 2022

Libération de Pâques


 Toute voie spirituelle vous appelle à ce qu'on peut légitimement appeler la mort à soi-même, la mort à un certain niveau pour vivre à un autre niveau. " Si le grain ne meurt, il demeure seul; s'il meurt, il porte beaucoup de fruits." Laissez-moi vous citer le passage célèbre de saint Paul sur la résurrection : « Semé corruptible, le corps ressuscite incorruptible; semé méprisable, il ressuscite éclatant de gloire; semé dans la faiblesse, il ressuscite plein de force; semé corps psychique, il ressuscite corps spirituel. S'il y a un corps psychique, il y a aussi un corps spirituel. C'est ainsi qu'il est écrit: le premier homme, Adam, fut un être psychique doué de vie, le dernier Adam est un être spirituel donnant la vie. Mais ce qui est premier, c'est l'être psychique, ce n'est pas l'être spirituel; il vient ensuite. Le premier homme tiré de la terre est terrestre. Le second homme, lui, vient du ciel ". (Corinthiens 15, 42-47.)

Traditionnellement, la doctrine hindoue reconnaît deux types de libération : la libération après la mort (videha-mukti) et la libération dans cette vie (jivanmukti). Le texte célèbre de saint Paul ne peut-il pas être interprété aux deux niveaux, indiquant d'une part de quelle manière la résurrection après la mort se manifestera et d'autre part évoquant la transformation possible dans cette existence? Ce texte fait penser au témoignage que certains portaient après leur rencontre avec tel ou tel des plus grands mystiques de l'histoire ou, au xxe siècle, avec tel ou tel saint exceptionnel du Mont Athos. Mais cette métamorphose à laquelle tous sont appelés n'a jamais concerné qu'une infime minorité.

Il ne s'agit plus de psychologie, il ne s'agit pas seulement d'être moins égoïste ou plus serein, il s'agit d'une expérience intérieure bouleversante présentée comme une mort et une résurrection dans cette vie-ci, par un abandon de tout ce qui constitue aujourd'hui notre psychisme, donc un abandon de nos points d'appui habituels. Cela suppose un effacement, un silence, un « vide » dont même les mystiques chrétiens ont parlé parce qu'il constitue l'expérience mystique proprement dite. Vous ne pouvez pas à la fois conserver vos limites, vos prérogatives et être en même temps vidés de vous-mêmes pour être remplis de Dieu. Que reste-t-il, quand nous avons tout perdu, tout lâché, dans ce tréfonds du cœur ou de l'âme où nous ne sommes plus ni homme ni femme?


Qu'est-ce qui se révèle alors? Tous ceux qui ont vécu cette transformation témoignent qu'il s'agit bien d'une expérience radicale qui est la plus haute possibilité d'accomplissement offerte à l'homme. La question est de savoir si nous aspirons ou non à cette réalisation d'un autre ordre. Elle ne passe pas forcément par le martyre physique qu'ont connu les premiers chrétiens mais par un abandon, un don de soi total à cette vie qui transcende nos limitations : " Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi." Mais très peu de chrétiens entrevoient le christianisme, surtout à notre époque, comme l'appel à cette réalisation mystique.

Un tel passage ne s'opère pas tout seul, parce que nous sommes attachés à notre manière d'appréhender la réalité dans la dualité, au travers du désir et de la peur, fonctionnement que les enseignements orientaux ont, eux aussi, très bien décrit de leur côté. L'homme a toujours tendance à rabaisser des enseignements transcendants, à les ramener à son niveau. Il commet l'erreur de vouloir faire entrer un enseignement original parlant de choses nouvelles dans ses catégories mentales habituelles. Le préalable à une véritable compréhension est donc un effort d'ouverture, de silence, d'oubli de nos opinions, pour que l'enseignement des Évangiles puisse pénétrer en nous et nous transformer de l'intérieur.

Arnaud Desjardins, En relisant les Evangiles

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samedi 11 avril 2020

SAMEDI SAINT

« C'est le grand oublié du Triduum, car ce jour ne comporte pas d'office particulier ni même d'eucharistie », remarque Hélène Noisette. À la faveur de notre confinement, nous pourrions rester en silence dans ce lieu où la mort semble avoir gagné, mais où nous sommes invités à espérer contre toute espérance en la puissance du Christ qui est descendu aux enfers. 

Un texte à méditer
L'homélie de saint Épiphane de Salamine (IVe siècle) : « Que se passe-t-il ? Aujourd'hui, grand silence sur la terre ; grand silence et ensuite solitude parce que le Roi sommeille. (...) Dieu est mort dans la chair et le séjour des morts s'est mis à trembler. C'est le premier homme qu'il va chercher, comme la brebis perdue. Il veut aussi visiter ceux qui demeurent dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort. Oui, c'est vers Adam captif, en même temps que vers Ève, captive elle aussi, que Dieu se dirige, et son Fils avec lui, pour les délivrer de leurs douleurs. »
Des gestes
Couper son téléphone, éteindre télé et radio, et demeurer, si possible, dans le plus grand silence. Avec des enfants, on peut décorer les bougies qui serviront le soir. Pour commencer la veillée pascale, allumez une bougie dans le noir, puis faites circuler la lumière entre vous, même au-delà des murs de votre logement : en l'envoyant en photo à des proches, à d'autres paroissiens ou pourquoi pas sur les réseaux sociaux.

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Source : la Vie magazine

lundi 2 avril 2018

Une homélie essentielle ! Nous laisser aimer !


Le désert du monde moderne avec l'avoir... 
Écoutons l'homélie de Père Francis pendant la nuit de Pâques 
(il cite d'ailleurs Arnaud Desjardins)



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source : Centre Béthanie

samedi 31 mars 2018

Qui meurt?

  Je vous partage l'article du blog de Yannick David
A quoi aboutit une démarche spirituelle?

C'est tellement merveilleux de répondre par des mots aussi forts que libération, amour sans condition, paix inébranlable, bonheur infini et autre nirvana... Cela fait miroiter un goût de paradis, comme une publicité mensongère : "Achetez cette voiture et vous connaîtrez le grand bonheur (avec une femme merveilleuse à vos côtés)", ou "Buvez telle boisson et vous pétillerez d'énergie!"

C'est faire croire que l'ego peut connaître cela, peut envisager la chose! Cela semble très attirant, mais je m'insurge en faux.


Celui qui s'engage sur la voie dite spirituelle ne connaîtra jamais ce dont parlent tous les livres de sagesse. Pourquoi? Parce qu'il y a un passage obligatoire qui est la mort de l'ego. 

L'ego peut croire, rêver, espérer tout ce qu'il veut, mais il ne connaîtra jamais le grand but qui est justement sa disparition. C'est, par définition, impossible. Celui qui désire par dessus tout la libération devra réaliser un jour que tout ce qui est désir, même subtil, est un effet de l'ego, d'une volonté déguisée, et par là même un empêchement. 

On ne peut pas arrêter de vouloir non plus, ce qui est aussi une forme de volonté, et donc d'ego. Mais alors que faire, me direz-vous, ou sans doute quelques uns? Rien, juste voir cela qui se trame en nous, observer ce qui se passe sans prendre parti. Voir, c'est prendre du recul, c'est apprendre  le détachement, c'est ne plus alimenter son tempérament de base avec tous ses mécanismes. C'est le début d'un lâcher prise. La mort de l'ego, ou la mort à soi-même, c'est le lâcher prise total et permanent, l'abandon sans discussion aucune à la vie. Ce que l'ego ne peut concevoir bien sûr, et ce qui ne se décide pas non plus. Dire : "Je lâche prise" témoigne encore d'une certaine prétention. Le détachement vise l'impersonnel, il ne peut en être autrement.



Il serait peut-être plus juste de promettre les difficultés sur la voie, les vérités qui dérangent, les émotions qui s'accroissent, les peurs, les croyances à perdre, tout à perdre d'ailleurs. On n'a aucune idée du résultat, ni dans quel état on sera. Par contre une pratique sincère amènera inévitablement des résultats : de moins en moins de peurs, de tensions, de refus, de plus en plus de paix. Sentir cela est déjà beaucoup, selon là où on est parti, et l'on se sentira redevable, remerciant.
En tout cas il faut apprendre ou se préparer à mourir, plutôt que de rêver d'une libération. Peut-être certains goûteront à cette expérience, même si elle n'est pas définitive, qui laissera un goût indicible dans leur être. Nous ne décidons de rien, de rien du tout, ni de vouloir quoique ce soit, ni de s'abandonner. C'est une histoire d'usure, de confrontation à l'inéluctable, jour après jour...

Arnaud Beltrame
Dans notre période troublée, c'est assez extraordinaire qu'un homme ait donné sa vie pour en sauver d'autres lors de cette histoire sanglante il y a quelques jours à Trèbes. Curieuse coïncidence que cela arrive une semaine avant le vendredi saint que nous sommes aujourd'hui pour la tradition catholique... L'église catholique dit que Jésus a donné sa vie pour sauver l'humanité, je ne soutiendrai pas cette version, très peu de gens l'ont suivi en fait, et l'église encore moins. Sa mort n'a de sens que par la résurrection, mais pas une résurrection de la chair, non, celle de l'esprit. Toutes les traditions, toutes les sagesses disent la même chose malgré des mots différents. Message incompréhensible s'il n'est pas déjà là en nous, me semble t-il.
Yannick David

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dimanche 21 janvier 2018

Les conseils de Marie-Noëlle Garrigou pour cultiver l'émerveillement



À travers l’art sacré de l’icône et de la mosaïque, 
cette orthodoxe est en quête de la beauté insoupçonnée.




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1. Immergez-vous dans la lumière

Quand il y a beaucoup d'ombre, il y a aussi beaucoup de lumière. C'est ce qui fait la richesse tout en contrastes de nos paysages - pensez à un ciel de montagne ! - et de nos existences, surtout quand surviennent les épreuves. Dans ces moments-là, ne vous laissez pas attirer et happer par les ténèbres mais, au contraire, immergez-vous et hydratez-vous dans la lumière. Plus vous cultiverez cette lumière, moins les ténèbres auront d'emprise sur vous et pourront atteindre la profondeur de votre être. Autrement dit : traversez la nuit de la Croix les yeux fixés sur la lumière de la Résurrection.

2. Retrouvez votre regard d'enfant

Cette immersion dans la lumière passe par l'attention à l'amour et à la beauté qui se cachent en toute chose, personne ou événement. Ne vous arrêtez pas aux apparences, aux écorces extérieures, aux ouï-dire et prêt-à-penser, mais donnez-vous la peine de chercher, d'ouvrir, de creuser, de gratter, de sonder... Demandez au Seigneur Son regard d'enfant pour voir avec le cœur et, ainsi, ne jamais cesser de vous émerveiller. Car découvrir des trésors et des merveilles derrière la banalité, l'absurdité, la violence ou l'âpreté apparente de l'existence, c'est cela l'émerveillement !

3. Recherchez l'humilité joyeuse

Deux fleurs me touchent particulièrement. La petite violette à l'odeur subtile et extrême : souvent cachée, elle ne se laisse découvrir qu'à celui qui s'abaisse et courbe l'échine. Et la magnifique rose trémière frisant parfois les 2 m de hauteur : on ne peut l'admirer qu'en levant la tête tel un insecte au pied d'une fleur. Ces deux attitudes tout autant physiques qu'intérieures, charnelles que spirituelles, me remettent à ma juste place et me ramènent à cette humilité joyeuse qui est une source intarissable d'émerveillement. Rien de tel, je vous l'assure, que de marcher en pleine nature !

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dimanche 27 mars 2016

Un dimanche... pour les autres

Devenir pain
Certains ne voient pas quelle nourriture ils pourraient
donner; ils ne réalisent pas qu'ils peuvent devenir pain pour des autres. Ils ne croient pas que leur parole, leur sourire, leur être, leur prière peuvent nourrir les autres et leur redonner confiance. Jésus nous appelle à donner notre vie pour ceux que nous aimons. C'est en mangeant le pain changé en Son Corps que nous devenons pain pour les autres.
Jean Vanier, Communauté lieu du pardon et de la fête




samedi 26 mars 2016

Esprit de silence...

Sachant que l’heure était venue pour lui 
 de passer de ce monde à son Père, 
Jésus, ayant aimé les siens 
 qui étaient dans le monde, 
les aima jusqu’au bout. 

 Évangile selon saint Jean, chapitre 13, verset 1




Quand Jésus eut pris le vinaigre, 
il dit : “Tout est accompli.” 
 Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. 

 Évangile selon saint Jean, chapitre 19, verset 30


dimanche 20 avril 2014

Dimanche de Pâques : Accueillir la résurrection

Ce que vit Jésus

Au matin de la Résurrection, le Christ passe du séjour des morts au Père, c'est-à-dire à la vie éternelle. La Résurrection est une transformation, une transfiguration qui nous signifie que la vie ne peut mourir. Cet événement, cette Pâque survient avec une totale gratuité, de façon inattendue. Jésus manifeste que cette Résurrection est une réalité.

Ce que j'en fais

La Résurrection dont il est ici question est différente de celle qu'a vécue Jésus. Il est passé dans un autre monde alors que je parle ici des résurrections que nous vivons dans le quotidien de nos existences ; elles ont lieu au sein de notre humanité (cœur, vie psychologique, corps).
Nos limites ne disparaîtront pas car elles font partie de la condition humaine. Nous ne guérirons jamais d'avoir des limites. Mais nous apprenons à les connaître, à les gérer, à nous situer par rapport à elles. L'Esprit-Saint nous fera découvrir notre mesure spécifique, nous apprendra à la déployer.
Le sens de la Résurrection est que ce qui était mort en nous, ou à moitié mort, revient à la vie. Il nous appartient de laisser Dieu accomplir en nous et avec nous le travail de résurrection, qui pourra se manifester de diverses façons. Un pardon qui libère notre cœur, l'acceptation de l'autre dans sa différence, un nouvel élan vital, la délivrance d'un lien qui brouillait une relation, une joie très profonde.

 Alors sommes-nous prêts à nous abandonner à celui qui fait toutes choses nouvelles ?


Simone Pacot