samedi 12 août 2023

La pratique de l'effort !

 

"Je partage ces paroles sages à propos des efforts nécessaires sur la voie spirituelle, quoi qu'en disent bien des tenants de la non-dualité. " Sabine Dewulf


Ramana Maharshi : L'effort est nécessaire, aussi longtemps qu'il y a le mental.

EST-IL FACILE DE RÉALISER LE SOI ? 

Bhagavan (Ramana Maharshi) a parfois dit que la Connaissance du Soi, c'est-à-dire atteindre l'état de Jnani (celui qui a réalisé le Soi), est une chose facile parce que nous sommes déjà le Soi et par conséquent nous sommes déjà réalisés. Puis à d'autres moments, il admettait qu'atteindre un tel état est très difficile. 

Pour illustrer l'attitude ultérieure, je peux proposer l'échange suivant : Une femme est venue et a eu le darshan (contact visuel direct) de Bhagavan. Avant de partir, elle lui a demandé : "Bhagavan, mon esprit vagabonde dans de nombreuses directions. Que dois-je faire ?" Bhagavan lui a conseillé : "Laissez-le aller dans une seule direction". Après son départ, je lui ai demandé : "Si c'est possible de cette façon, que voulons-nous de plus ?" 

"Eh bien, que dois-je faire ou dire ?", demanda Bhagavan, "Dès que les gens viennent ici, ils veulent devenir Jnani. Ils pensent que c'est aussi facile que cela. Ils ne se rendent pas compte de la difficulté."

~ Rangan (ami d'enfance de Ramana Maharshi)

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Annamalai Swami : Vous devez faire un effort énorme pour réaliser le Soi. Il est très facile de s'arrêter en chemin et de retomber dans l'ignorance. À tout moment vous pouvez rechuter. Vous devez faire un gros effort et être déterminé pour rester au sommet lorsque vous l'atteignez pour la première fois, puis à la fin le moment viendra où vous serez pleinement établi dans le Soi. Lorsque cela se produit, vous ne pouvez plus tomber. Vous avez atteint votre destination et aucun effort supplémentaire n'est requis. 

Jusqu'à ce que ce moment vienne, une sadhana* constante est requise.

Q : Il n'y a pas de méthode spéciale pour plonger à l'intérieur, cela se fait tout seul, est-ce vrai ?

Swami : Cela n'arrive pas tout seul. Vous devez continuer à faire des efforts jusqu'au point où vous devenez totalement sans effort. Jusqu'à ce moment, votre effort est nécessaire. Le mental ne se dissout dans le Soi que par une pratique constante.

Annamalai Swami, Final Talks

(il était un disciple direct de Ramana) 

*Sadhana : pratique spirituelle, observation, investigation de soi.

Photo : Ramana à gauche et Annamalai à droite

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vendredi 11 août 2023

Vision lisse

 


Quand vous rencontrez des difficultés dans votre vie, ne vous révoltez pas et n'essayez pas non plus de les éviter ; comprenez que c'est l'Intelligence cosmique qui vous place dans ces conditions pour vous pousser à aller plus loin et plus haut. Ne demandez pas que votre vie soit lisse.

Aucun alpiniste ne pourrait faire l'ascension d'une montagne s'il avait devant lui des parois parfaitement lisses. Pour se hisser, il lui faut des aspérités où placer les mains et les pieds, et des aspérités où attacher la corde. C'est ainsi que, peu à peu, il parvient jusqu'au sommet. Eh bien, pour les mêmes raisons il est nécessaire de rencontrer dans la vie des difficultés, des chagrins, des obstacles.

Omraam Mikhaël Aïvanhov

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jeudi 10 août 2023

mercredi 9 août 2023

La relation consciente


"On ne peut grandir qu'en grandissant ensemble. C'est une question qui touche à l'espèce tout entière. L'enseignement d'aujourd'hui ne peut pas être un enseignement individuel d'illumination personnelle. On ne peut enseigner aujourd'hui un enseignement et une pratique spirituelle que s'ils nous obligent à l'autre, que si on grandit au travers de la relation où ce n'est plus ni l'autre ni soi, mais la relation qui nous grandit (...)

On ne peut grandir qu'en prenant le risque de l'autre, en entrant en relation profonde avec l'autre dans la mesure où, l'autre peut nous donner l'occasion d'aller voir ce qu'on n'était pas capable d'aller voir tout seul (...) Quand on cesse d'être victime de l'autre et qu'on commence à être disciple de l'autre." (...)

"La vie cherche à se reconnaître au travers de l’expérience vivante. Soit elle cherche à se reconnaître en tant que mouvance, et ce ne peut être qu’au travers de l’action, du faire, soit elle cherche à se reconnaître en tant qu’Etre et c’est alors au travers du repos.

Dans la voie de la Vie se reconnaissant dans l’action, il est nécessaire d’amener de la conscience dans le faire, c’est à dire dans la relation." (...)

Et si en fait on cherchait la compagnie du monde parce qu’on pressentait  confusément que c’est le lien nécessaire et suffisant à la reconnaissance ? Qu’on cherche cette compagnie non pour se perdre dans le monde  comme se plairait à le dénoncer certains enseignements mais pour au contraire s’y reconnaître, si retrouver ?  ( D’où je reviens à la double possibilité du vécu du monde comme profane où l’on se perd dans l’objet, ou bien sacré, où l’on se retrouve, où l’on se reconnait dans l’autre )

Pressentiment du monde sacré, où l’autre est l’occasion de la reconnaissance de l’Un, où l’autre est l’occasion de l’Amour."

« Le plus beau cadeau de l’éveil ce n’est pas de s’ouvrir à une dimension de conscience qui serait la liberté, c’est de s’ouvrir à l’immense responsabilité de l’amour ».

Yvan Amar

Source : extrait de L'Effort et la Grâce 

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mardi 8 août 2023

Vigilance et clarté

 

Nous sommes toujours le centre de nos préoccupations, nous sommes ce qu’il y a de plus important dans toutes les situations que nous rencontrons, tous les aspects de la vie. C’est cette importance donnée à « moi je » qui est la cause de nos difficultés. La saisie égoïste nous empêche d’avoir le recul nécessaire pour ne pas se faire piéger par les émotions.

Voici un exemple tout simple : imaginons que je me casse le bras, ce qui est particulièrement douloureux. Si je me dis : « il n’y a pas de problème, tout est illusoire, le bouddha l’a dit ! » Cela ne va rien changer ni soigner, la souffrance sera toujours présente. Par contre, lorsque je me fais soigner, je réfléchis un peu et j’essaie de discerner la perception que j’ai de mon bras, de la douleur, de l’esprit qui expérimente, je me rends compte alors que je ne suis pas que mon bras et je me demande où et comment j’expérimente la douleur. Si je développe une telle vigilance, j’aborde la souffrance différemment. Cela ne soigne ni de dissout la souffrance mais cela me permet d’avoir une vision autre, plus claire de ce que j’expérimente. Sinon l’expérience reste confuse, sans clarté ni compréhension.


Il nous faut nous entraîner à ce regard conscient en toutes circonstances ; voir les émotions et notre façon d’y réagir. Nous sommes de toute façon obligés de faire face aux situations, alors autant les utiliser pour développer la vigilance et la clarté. Nous avons souvent tendance à nous dire : « ce n’est pas grave, quoi qu’il arrive, ça doit arriver plus voilà ». Cette forme d’indifférence ne mène qu’à plus de confusion et d’insatisfaction. Comme nous ne voulons pas rencontrer la souffrance, le remède est de développer la vigilance. Plus nous allons nous y entraîner, plus elle se développera pour devenir naturelle. Chacun d’entre nous à cette capacité. Le développement de l’attention consciente au quotidien, nous permet de comprendre le sens du Dharma de l’intérieur.

« Les chemins de la sagesse » Jigmé Rinpoché

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lundi 7 août 2023

Feu intérieur

 De la bougie naît la flamme. 

Comment toucher du doigt le cœur de l'invisible ?


Un poème de Pierre Dhainaut qui pourrait résumer ce qui se joue dans une séance de shiatsu  !!🙏🫶

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dimanche 6 août 2023

Mondes obscurs

 S’il reste dans notre vie une zone importante qui n’a pas été examinée, il est beaucoup plus difficile de s’abandonner au Divin. Nous voulons tous réaliser l’aspect lumineux de la nature humaine, mais personne ne veut voir la partie d’ombre. 

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Parce qu’ils représentent la dimension transformatrice du psychisme, nous avons besoin, pour devenir des êtres humains à part entière, que les mondes obscurs se marient aux mondes supérieurs. Etre entier, c’est être complet. D’un point de vue holistique, la vie n’est pas parfaite, mais en revanche, elle est complète. L’expérience humaine n’est pas un registre de voix ou un climat unique, une saveur neutre et homogène, elle inclut tout l’éventail des possibles. 

Comme une symphonie précisément orchestrée, la vie est une polyphonie complexe qui comprend de nombreuses mélodies et atmosphères aussi bien harmonieuses que dissonantes.

Sans l’expérience complémentaire et équilibrante des mondes obscurs, les mondes lumineux nous entrainent dans l’illusion, la dilatation de l’ego et la grandiloquence. Dans notre culture occidentale, nous avons tendance à nous sentir plus à l’aise dans ces mondes-là. Le travail du shaman contemporain va donc consister en grande partie à se focaliser sur la rédemption et la conquête des mondes obscurs.

Les mondes obscurs sont le domaine d’expression des esprits et des pouvoirs psychiques, de l’extase, de la révélation, du chaos créatif, de la passion, des énergies sexuelles, de la guérison et de la transformation. Chargé des pouvoirs de vie et de mort, c’est un domaine formateur où se retrouvent les schémas originels des semences de la Création, ce que Gregory Bateson appelle « les schémas qui connectent ». C’est là que sont nos racines, qu’est l’unité primordiale de toute chose. C’est ce pouvoir guérisseur fondamental des mondes obscurs que nous avons besoin de reconquérir.

Les mondes obscurs sont le lieu où résident ces fragments de nous-mêmes qui sont niés, réprimés, éclatés et constituent ce que Carl Jung appelle « l’ombre ».  Jung était convaincu que cette ombre possède un pouvoir et une vie propres. Autrement dit, si nous ne reconnaissons pas ces parties de nous-mêmes en toute conscience, elles agissent de leur propre chef à partir d’une source inconsciente -souvent dans le but de déstabiliser notre attention, toujours dans celui de l’accaparer. Pour utiliser le langage des shamans, ces fragments, qu’on appelle des « alliés », des « esprits » ou des « démons », ont le pouvoir de guérir ou de tuer et peuvent s’emparer de l’âme.

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Nous avons perdu notre connexion avec les pouvoirs de guérison et les passions du domaine des mondes obscurs. Pour l’Occident, ces mondes équivalent à l’enfer, à l’abîme de feu du Diable. On peut traduire ce phénomène en termes psychologiques, à savoir que les mondes obscurs contiennent toutes les énergies refoulées de l’humanité, ainsi qu’un potentiel inconnu de croissance chez l’être humain.

Ces énergies refoulées comprennent la sexualité, l’extase, le chaos de la créativité, la naissance, la mort, d’autres aspects de la vie aussi et plus particulièrement la dimension féminine, laquelle fut dénaturée par une culture répressive et une vision du monde religieuse dans son sens restrictif. Il n’est pas étonnant que la peur de l’enfer pousse les intégristes chrétiens à condamner et à refouler le rock et d’autres formes artistiques, en particulier le théâtre, qui ne cessent de nous rappeler l’existence des mondes obscurs, nous y transportent même.

Parce que la peur et le refoulement des forces de l’ombre sont profondément ancrés dans notre culture, leur irruption dans le monde du milieu, le monde de la vie quotidienne, peut s’avérer désagréable. Au pire, elle est choquante : violence, vengeance, viol, torture, meurtre, génocide, guerre, ce sont là quelques démons hideux qui appartiennent aux mondes obscurs. Et puis il y a ces expressions habituelles que nous acceptons comme faisant tout simplement partie de la vie de tous les jours : la culpabilité, la honte maladive, les abus sexuels, la colère, le vice, l’avidité, le sadisme, le perfectionnisme, le racisme, la misogynie, l’autoritarisme, la tyrannie, les dépendances multiples, etc…


Parce que nous nions ou réprimons les mondes obscurs, ils font partie de notre univers inconscient. L’inconscient humain peut être comparé à une cocotte-minute. Quand le couvercle est très serré trop longtemps et que la vapeur ne peut s’échapper, la cocotte vous explose à la figure. Mais si vous laissez la soupape se dégager naturellement et progressivement, alors la pression diminue et vous pouvez enlever le couvercle facilement. A ce moment-là seulement, vous avez la possibilité de remuer ce qu’il y a à l’intérieur, de l’assaisonner et de le manger.

C’est à ce type de nourriture pour l’âme que Socrate fait référence lorsqu’il dit : « connais-toi toi-même ». Il faut reconnaitre et intégrer chaque partie de soi et rester ouvert à toutes les possibilités humaines. Le refoulement et le rejet de la vie génèrent les cruautés et les maladies de l’humanité. C’est ce principe psychologique fondamental que l’on retrouve dans les évangiles apocryphes (gnostiques) :

Si tu fais naitre ce qui est en toi, / Ce que tu fais naitre te sauvera. / Si tu ne fais pas naitre ce quoi est en toi, / Ce que tu ne fais pas naitre te détruira.

Evangile de Thomas, 14.29-33

Nous pouvons nier la part d’ombre en nous (et la vie en général) autant que nous le voulons, mais elles ne disparaitront pas pour autant. Plus nous réprimons et nions les pouvoirs des mondes obscurs, plus ils deviennent « infernaux » et « malveillants ». En termes psychologiques, ces mondes sont peuplés de puissantes énergies vitales réprimées et dénaturées, qui se retrouvent tordues, malades et coupées de notre conscience…

Des véritables profondeurs de l’ombre naissent les révélations et la guérison. C’est en y descendant que l’on découvre ses propres potentiels de guérison. On peut alors réintégrer ces aspects à la totalité. Par un processus de démembrement et de mort psychique, une porte s’ouvre sur la vacuité des mondes souterrains. [S’ensuit une union avec la forme originelle.]

Les voyages dans ces dimensions ne sont utiles que si l'on a la capacité de rapporter ce que l'on a appris dans le monde relatif. Le monde relatif c'est la vie quotidienne, ce dont l'ego a conscience, la réalité physique ordinaire de la terre... l'activité concrète, le progrès, le fait d'apprendre, d'agir, de construire. Pour la plupart des gens ce monde est coupé, inconscient de sa connexion à la réalité non ordinaire (même si la vie intérieure, la vie intime finit toujours par faire irruption dans le monde ordinaire, malgré tous nos efforts pour la nier). Le monde relatif n'a pas grande signification sans cette connexion avec les mythes. Sans la riche expérience intérieure des mondes inférieurs et supérieurs, nous sommes inconscients, somnambules, de simples machines. Nous nous transformons en robots, ignorants du mystère sous-jacent à tout ce qui nous entoure. 

Le cœur éternel de la voie (tome V) - Lee Lozowick

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samedi 5 août 2023

Conseils d'existence

Souffrir de stress c'est être dans l'incapacité d'apprécier la réalité comme elle est et donc de ne pas profiter de l'instant présent.

Les gens qui souffrent de stress ont en commun de regretter le passé (parfois), d'avoir peur de l'avenir (souvent).

Pour combattre le stress et mieux profiter de la vie Ernie Zelinski donne les conseils suivants :


Cessez de vous projeter dans le futur et de vous demander si vous aurez le temps d'achever ce que vous avez à faire. Si vous l'avez vous en viendrez à bout. Si vous ne l'avez pas, vous terminerez demain.

Lorsque vous vous arrêtez pour prendre un café, accordez-vous un instant pour le savourer. Buvez-le lentement comme si le temps s'était arrêté pour vous permettre de le déguster.

Au volant de votre voiture; levez le pied même si vous êtes pressé.

Accordez-vous une "récréation" d'une demie-heure ou plus par jour, à utiliser de manière impromptue, suivant l'envie du moment.

Ménagez-vous une à deux heures de solitude chaque jour et laissez le répondeur se charger de vos appels.

Lorsque vous admirez un coucher de soleil, regardez-le jusqu'à ce que le dernier rayon ait disparu derrière l'horizon.

Quand vous parlez avec votre voisin(e), laissez la conversation avoir un début et une fin naturels plutôt que dictés par la montre.

Lorsque vous prenez une douche le matin, abandonnez-vous à ce moment jusqu'à ressentir le bien qu'il vous fait.

Cherchez tout ce que vous pouvez APPORTER au monde qui vous entoure plutôt que ce que vous pouvez PRENDRE.

Cultivez la paix intérieure.

Gardez une pensée positive.

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vendredi 4 août 2023

Méditation ou voir la nature de l'esprit

 Mes chers amis,


Nous avons commencé la méditation en examinant 2 piliers de la pratique de la méditation.

D'abord il est important de se souvenir pourquoi on médite, c'est la souvenance.

Il peut en effet très facilement arriver qu'on ne sache plus très bien pourquoi on médite. L'être humain a une grande capacité d'oubli et il est bon de revenir à notre intention de base.

L'intention de base de tout être humain est de d'obtenir, de vivre le bonheur, le bien-être et d'éviter la souffrance. Nous n'y arrivons pas toujours car nous connaissons mal les causes du bonheur et les causes de la souffrance, c'est ce qu'on appelle l'ignorance.

Le chemin pour connaître les causes du bonheur et de la souffrance est de s'éveiller à sa véritable nature, c'est-à-dire d'avoir une vision très claire de ce que nous sommes vraiment et de ce que sont réellement tous les phénomènes que nous percevons.

Il s'agit donc quand nous méditons de se souvenir que nous méditons pour nous éveiller à notre véritable nature, c'est l'éveil insurpassable, car il n'y a rien qui peu le dépasser.

On peut rajouter que nous cherchons à nous éveiller pour le bien de tous les êtres car l'éveil dans une intention uniquement personnelle ne pourra pas porter ses fruits.


Le second pilier de la méditation c'est l'attention.

C'est être capable de savoir où est notre esprit, sur quoi est-il posé ? Qu'est-ce qui survient au sein de notre esprit ?

Notre véritable nature est omniprésente, elle est toujours là puisque c'est ce que nous sommes.

Nous sommes incapables de la voir car elle est voilée par nos émotions perturbatrices dues à notre ignorance. L'attention va nous permettre de prendre conscience de nos attachements et de nos aversions dus à notre ignorance et de toutes les conséquences que ces deux caractéristiques bien humaines entrainent.

Sans cette attention, notre esprit vogue comme un voilier sans dérive que l'on ne peut plus diriger ou saute de branches en branches tel un singe agité.

La pratique de l'attention permet une certaine pacification mentale et une prise de conscience des mouvements permanents de l'esprit, une prise de conscience de l'impermanence de tous les phénomènes. 

Et progressivement cette Présence spacieuse qui nous attend patiemment au cœur de nous-même sera reconnue et nous reviendrons en ce lieu que nous n'avons jamais quitté.

Avec toute mon amitié, je vous souhaite une belle journée où, avec une attention paisible, vous vous souviendrez de qui vous êtes vraiment.

Philippe Fabri

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jeudi 3 août 2023

Il nous faut regarder

 

Derrière la saleté s'étalant devant nousDerrière les yeux plissés et les visages mousAu delà de ces mains ouvertes ou ferméesQui se tendent en vain ou qui sont poing levéPlus loin que les frontières qui sont de barbelésPlus loin que la misère il nous faut regarder
Il nous faut regarder ce qu'il y a de beauLe ciel gris ou bleuté, les filles au bord de l'eauL'ami qu'on sait fidèle, le soleil de demainLe vol d'une hirondelle, le bateau qui revientL'ami qu'on sait fidèle, le soleil de demainLe vol d'une hirondelle, le bateau qui revient
Par delà le concert des sanglots et des pleursEt des cris de colère des hommes qui ont peurPar delà le vacarme des rues et des chantiersDes sirènes d'alarme, des jurons de charretierPlus fort que les enfants qui racontent les guerresEt plus fort que les grands qui nous les ont fait faire
Il nous faut écouter l'oiseau au fond des boisLe murmure de l'été le sang qui monte en soiLes berceuses des mères, les prières des enfantsEt le bruit de la terre qui s'endort doucementLes berceuses des mères, les prières des enfantsEt le bruit de la terre qui s'endort doucement

Paroliers : Jacques Brel


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mercredi 2 août 2023

Corps en joie


Nous avons facilement tendance à être blasé et à penser qu'il est normal d'avoir un corps humain.Nous oublions ce grand mystère, ce miracle de pouvoir percevoir le monde grâce au corps que nous avons.
Nous percevons le monde au travers de nos 5 sens et ce, sans faire le moindre effort. Cela nous est donné de percevoir. Nous pouvons y prêter attention ou pas, mais les perceptions ont lieu.
Notre corps est doté d'un cerveau qui nous permet de penser, de réfléchir, de mémoriser.
Et tout cela fonctionne même si nous sommes malades, déprimés, tristes, joyeux ou en colère.
N'oublions nous pas de nous en émerveiller. 
Cet émerveillement nous amène à la joie d'être, une joie simple, sans objet.
Dans cette joie nous pouvons dissoudre nos douleurs, nos dépressions ou nos colères.


Philippe Fabri
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mardi 1 août 2023

Un grand OUI à la Vie

Le cadeau de l'été : rencontre avec 2 couples sur le chemin du OUI, à ce qui est.

"Être libre, c'est être libre de papa et maman."

"Etre libre, c'est se désidentifier."


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lundi 31 juillet 2023

Cette vie... et au-delà (7)

 L’union de la connaissance-sagesse et de l’amour-compassion


Une vie marquée par la recherche de la connaissance-sagesse et l’exercice sans cesse renouvelé de l’amour-compassion ; l’union de deux mouvements intérieurs afin de nous mettre en intime connexion avec l’essence même de notre conscience, l’essence même de notre être : il y a là la promesse de trouver enfin cette paix à laquelle nous aspirons depuis toujours, sans même nous rendre compte qu’à travers tout ce que nous accomplissons dans notre vie nous sommes, en vérité, sans cesse à sa recherche. Cette paix fondamentale dont nous avons tous l’intuition, nous la connaissons déjà. Certes, elle nous semble masquée par les nuages de nos pensées, de nos émotions, de nos tourments, mais comme la glorieuse brillance du soleil n’est jamais affectée par les nuages qui parfois l’obstruent, elle est toujours présente, accessible, immuable, calme, éternelle, inaltérable. Nous sommes déjà, intrinsèquement, cette paix, cette conscience. Elle est notre nature, le point de départ de toute vie et sa destination ultime. Et, de façon peut-être un peu difficile à comprendre, cette paix est, par elle-même, le chemin que nous devons emprunter pour qu’il nous mène à elle. Elle est ainsi le point de départ, le point d’arrivée et le chemin lui-même...

Dé-couvrir notre paix fondamentale, retirer ce qui couvre cette paix naturelle, comme se dissipent les nuages pour révéler l’immensité du ciel et la clarté du soleil : n’est-ce pas un magnifique projet de vie, en dépit de toutes les épreuves et difficultés passées, présentes et à venir au cours de notre existence ? Ne pourrions-nous pas nous donner la chance d’expérimenter concrètement, par nous-mêmes, cette voie afin de vérifier si elle est bonne pour nous, si c’est un chemin qui nous donne ce sentiment profond de sens et d’accomplissement dont nous avons tant besoin ? Nous seuls pouvons le décider, en connaissance de cause.


Alors quelles décisions prendre ? Allons-nous saisir la perche qui nous est tendue à travers les récits extraordinaires que nous avons abordés dans ce livre ou allons-nous nous contenter d’être fascinés par eux, sans chercher à en comprendre et à en faire quoi que ce soit ? Ne serait-ce pas là la raison fondamentale de l'oubli de ce que nous sommes vraiment — l’oubli de l’inconcevable grandeur de notre être, l’oubli de ce qui a été vécu « avant », l’oubli de ce que nous avons « décidé » de vivre sur cette terre ? Prendre la décision, en tant qu'hommes ou femmes fondamentalement libres, de choisir ou non l’amour, en étant totalement responsables de ce que nous sommes, assumant tout ce que nous faisons, tout ce que nous disons. Peu importe si, en retour, les autres n’assument pas la responsabilité des actes qu’ils posent. Oui : choisir l’amour, le laisser rayonner en nous et autour de nous, quels que soient les obstacles, quelles que soient les difficultés, profondément ancrés dans la certitude que c’est cela qu’il nous est demandé d’apprendre dans cette existence, afin de pouvoir vivre, puis de mourir en paix. Et continuer encore et encore, après cette existence, à explorer les insondables dimensions de la conscience...

Telle serait l’essence de notre mission de vie : la sagesse et l’amour, en totale harmonie avec les enseignements de ces incroyables expériences humaines qui, sans l’ombre d’un doute, nous montrent cette voie sacrée à laquelle tout en nous aspire. Une voie de joie, de courage, de dignité, d’amour et de sagesse pour apprendre à vivre pleinement cette vie.

Cette vie... et au-delà !

livre de Christophe Fauré - Cette vie et au-delà : enquête sur la continuité de la conscience après la mort.

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