dimanche 14 novembre 2021
"Ubuntu "
samedi 13 novembre 2021
Approche de la méditation avec Matthieu Ricard
Ça fait du bien de ne pas avoir cette frénésie perpétuelle d'activité, de préoccupations, de distractions...
Ecouter les conseils de Matthieu Ricard
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vendredi 12 novembre 2021
jeudi 11 novembre 2021
Soleil intérieur
mercredi 10 novembre 2021
Retournement
mardi 9 novembre 2021
Vraiment vivre...
« La vie est bien trop courte pour perdre son temps à se faire une place là où l’on n’en a pas, pour démontrer qu’on a ses chances quand on porte tout en soi, pour s’encombrer de doutes quand la confiance est là, pour prouver un amour à qui n’ouvre pas les bras, pour performer aux jeux de pouvoir quand on n’a pas le gout à ça, pour s’adapter à ce qui n’épanouit pas.
lundi 8 novembre 2021
Voir autrement (conseil de l'hexagramme 20)
Hexagramme 20 : VOIR
Une prise de conscience salutaire
Voir ce qui n’est pas visible à première vue
Ceux qui savent vraiment voir ce qui les entoure et en perçoivent les aspects cachés ont souvent un regard plus brillant et plus perçant que celui des autres ; cette intensité n’échappe pas à ceux qui les entourent. Élever son point de vue traite aussi du charisme, celui d’une personnalité dont le rayonnement peut influencer l’entourage et qui se doit d’en tenir compte.
Coup de projecteur
L'hexagramme 20 nous parle d’une qualité malheureusement très rare, l'impartialité. Être capable d’envisager un problème dans sa globalité, en sortant des limites étriquées de notre vision des choses et de nos intérêts personnels, est une des choses les plus difficiles qui soient. En effet, nous sommes en quelque sorte «enfermés» à l’intérieur de nous-mêmes, ce qui nous empêche de nous voir tels que nous sommes. Cette incapacité nous porte à projeter nos propres défauts sur les autres : c’est là tout le sens du vieux proverbe de la paille et de la poutre. Élever son point de vue, c'est essayer de mieux nous «voir» en oubliant nos désirs, nos espoirs et nos craintes. C’est aussi nous démarquer par rapport à l’opinion des autres, conserver notre intégrité et rester imperturbable en toutes circonstances, même les plus difficiles.
dimanche 7 novembre 2021
Paix sous la vague
samedi 6 novembre 2021
Eveil et structure...
" Alors, vous voilà dans une pièce avec un enseignant non dualiste populaire. Il fait son truc, c’est plein d’étincelles et à un moment, voilà, vous y êtes ! Où ? Nulle part. Qu’arrive-t-il ? Rien. Tout est parfait, réel, tel quel. Vous êtes sans voix, plein de gratitude et d’émerveillement et de joie face à toute cette splendeur. Vous quittez la pièce et il vous reste peut être un peu du halo de cette expérience, mais vous supposez que ce halo est la même chose que ce dont vous avez fait l’expérience dans la pièce. Un jour après, même si ce vécu s’est complètement dissipé, vous croyez toujours y être. Vous avez fait une expérience, cette expérience était réelle et vous croyez que tout est accompli en ce qui vous concerne. Plus besoin de travail. Vous avez réalisé le but de la voie. Vous êtes éveillé, réalisé, illuminé. Grosse erreur….
Le travail spirituel ne consiste pas en une expérience momentanée mais en une intégration, une digestion, une croissance…
Mon enseignement est passé de la transmission de l’éveil …à la tentative d’encourager les gens à grandir et à se comporter en adultes. C’est beaucoup plus difficile que l’éveil. Beaucoup plus.
Si nous ne bâtissons pas des fondations , ne vérifions pas qu’elle sont solides puis ne développons pas une structure, l’éveil est inutile, ne sert absolument à rien…
Ce que je fais maintenant, c’est aider les gens à grandir, c’est aussi ce que font tous les enseignants que je considère comme des amis."
Lee Lozowick, extrait d’une causerie du 22 février 2009
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vendredi 5 novembre 2021
Posture de l'esprit
Maître Deshimaru disait quant à lui : "Hishiryo".
Ne pas aller de pensée en pensée, ni de non-pensée en non-pensée.
Ne pas penser à propos de la pensée."
Et le meilleurs outil pour cela, bien entendu, ce n'est pas notre propre esprit.
Notre propre esprit ne peut pas orchestrer cela, ne peut pas le diriger.
Le meilleur outil, c'est la posture et la respiration.
Lorsqu'on occupe pleinement sa posture, tout le volume de sa posture, lorsque la respiration est ample, libre, profonde, l'esprit cesse tout naturellement de tourner à vide, de poursuivre ses marottes et ses chimères.
Et, sans même s'en rendre compte, on devient le "miroir précieux" qui reflète l'univers entier, jusqu'à l'infini.
Le Samadhi du miroir précieux. L'Hokyozanmai de Tozan Ryokai commenté par Luc Boussard
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jeudi 4 novembre 2021
Perception plus ouverte...
mercredi 3 novembre 2021
L'esprit du Zen
Ce que le zen
recèle « d’universellement » humain
C’est ce qui est proposé au Centre depuis son inauguration par K. G. Dürckheim il y a quarante ans.
Le pilier de la Voie tracée par K.G. Dürckheim à son retour
du Japon n’est pas une théorie à propos du Zen, c’est l’exercice appelé Zazen
(exercice à ne pas confondre avec ce qu’on entend actuellement par méditation).
Dans ses instructions Dogen Zenji (1) postule que : «
Chercher à comprendre profondément le Zen n’est rien d’autre que pratiquer
zazen ». Graf Dürckheim précise que cet exercice, zazen, n’a de sens que s’il
est pratiqué dans « l’esprit du Zen ».
DANS L’ESPRIT DU
ZEN !
Cette indication a souvent été et est encore souvent mal
interprétée. Signifie-t-elle qu’il s’agit d’un Zen édulcoré, lénifié, réduit à
un usage qui pourrait être annexé, sans trop les déranger, à différents
secteurs de la culture occidentale ?
D’où la mise en place ici d’un Zen-laïque opposé à un
Zen-chrétien ou d’un Zen dit moderne opposé à un Zen dit ancestral et donc
suranné ! Un tel entendement ne peut que diviser et nous écarter du caractère
universellement humain du Zen. Y aurait-il une respiration-chrétienne, une
respiration-laïque, une respiration-moderne qui serait plus avantageuse pour
l’être humain que celle qui, d’instant en instant s’organise et prend forme
selon les intentions de la Vie, les intentions de l’être, les intentions de
notre vraie nature ?
Lorsqu’il parle de l’esprit du Zen, Graf Dürckheim attire
notre attention sur deux approches absolument différentes du réel : « L’esprit
occidental PENSE le réel comme étant un ensemble d’objets ; L’esprit
oriental VOIT le réel comme étant un ensemble de processus, un évènement
».
J’invite celles et ceux qui seraient embarrassés ou
importunés par cette distinction à lire la préface de Christian Bobin pour un
ouvrage sur l’art et la spiritualité au Japon (2). Voici quelques lignes de son
avant-propos titré Métaphysique des bébés : « L’Occident s’en va depuis
quelques temps voler aux Orientaux ce qu’il croit être leur “sagesse”. Dans ce pillage
il le dénature, le change en cela seulement qu’il comprend : des techniques,
des recettes, des savoirs ».
« En cela seulement qu’il comprend ! »
Le verbe comprendre est propre à la mentalité de l’homme
occidental. Un maître de Kyudo (l’art du tir à l’arc), un maître du Chado
(l’art qu’est la cérémonie du thé) n’enseigne pas un savoir ou un savoir-faire.
Il n’invite pas ses disciples à comprendre quoi que ce soit. Un maître Zen
partage sa connaissance. Partager sa connaissance est en lien avec l’expérience
intérieure, le vécu corporel, le vécu intime de l’enseignant. Partager sa
connaissance ne peut se faire que sur un chemin d’expérience et d’exercice ; le
chemin est la technique — la technique est le chemin. Oui, mais c’est propre à
la tradition orientale ? Non, observez, en Occident, l’enseignement proposé par
un maître de danse ou un maître de musique. Il n’enseigne ni un savoir ni un
savoir-faire ; lui aussi partage sa connaissance.
Hirano Katsufumi Rôshi, grâce aux sesshin qu’il anime
Amérique et en Europe depuis plus de trente ans, a perçu l’écueil qui empêche
les occidentaux de simplement et véritablement pratiquer zazen. Je crois
pouvoir dire que cet obstacle est la difficulté de l’homme occidental de passer
de l’usage de la conscience DE à l’usage de la conscience SANS de.
Voilà pourquoi, chaque fois qu’il est venu au Centre, Hirano
Rôshi n’a cessé de répéter que :
« Il y a mille et une manières de méditer
mais il n’y qu’une façon de pratiquer zazen »
« On ne pratique pas zazen avec le mental »
« Zazen est pratiqué SANS but »
« Zazen est un exercice indubitablement corporel ».
Injonctions que je souhaite respectées et affirmées par les
élèves du Centre qui proposent la Voie de l’action ; ce chemin à tracer qui
exige que l’on reprenne tout à zéro. (3) Au Centre Dürckheim la question «
Pourquoi pratiquer zazen ?» laisse place à la question « Comment pratiquer
zazen ? ». Autrement dit, il ne s’agit pas de mentaliser zazen. Il s’agit d’exercer
zazen, de se laisser imprégner physiquement par la technique afin de l’intégrer,
de l’incorporer. L’incorporer c’est retrouver le calme intérieur, la paix
intérieure, la simple joie d’être, symptômes de notre état de santé à
l’origine.
Zazen ! Retour à la métaphysique des bébés ? Je suis tenté
de répondre ... oui.
Jacques Castermane
(1) Lire : Hirano Katsufumi Rôshi : ENSEIGNEMENTS
(recueillis par J. Derudder) (2) Préface de Christian Bobin dans “Comme le lune
au milieu de l’eau” de Yoko Orimo - Ed. Sully (3) Voir rubrique « Pratiquer
près de chez soi » sur le site du Centre : www.centre-durckheim.com











