lundi 3 juin 2013

dimanche 2 juin 2013

Un jardin écologique avec le paysagiste Camille Muller



Le jardin est un microcosme où l'homme se sent en relation avec l'univers. Dans un jardin, j'installe les plantes comme cela, à l'instinct. Je connais le lieu, je connais bien les plantes... puis je me lâche. Mes mains font le travail. Quand les plantes arrivent sur un lieu, tout le monde panique même les jardiniers persuadés que l'on ne parviendra jamais à tout planter. Les végétaux sont imbriqués pour reconstituer une ambiance, une émotion, une musique. Ils sont ensuite libres de s'installer.

Je me calque sur la dynamique de la nature. Mon approche d'un projet n'est pas théorique mais empirique...

Je m'installe pour écouter, regarder. Un carré de terre ou un site parle à celui qui sait s'en imprégner. C'est mon côté paysan qui parle. L'instinct, le bon sens me guident.

Un lieu n'est jamais muet. Il vous influence à votre insu... 

 Camille Muller
 (Mon jardin, ma maison - nov. 2012)

jeudi 30 mai 2013

Voir son état d'esprit avec Don Miguel Ruiz


"Si on est capable de voir son propre état d’esprit comme étant malade, on voit qu’il y existe un remède. Il n’est pas nécessaire de continuer à souffrir. Tout d’abord, on a besoin de vérité pour ouvrir ces plaies émotionnelles, en sortir le poison et les guérir complètement. 

Comment devons-nous procéder ? On doit pardonner à tous ceux qui nous ont fait du tort, non pas parce qu’ils méritent d’être pardonnés, mais parce qu’on s’aime tellement soi-même, qu’on ne peut plus continuer à payer pour les injustices passées. Le pardon est la seule façon de guérir. On peut décider de pardonner par compassion pour soi-même. 
On peut se détacher de tout ressentiment et déclarer : « Cela suffit ! Je ne serai plus le Juge qui me tyrannise. Je ne m’en voudrai plus et ne me maltraiterai plus. Je ne serai plus la Victime »." 

Don Miguel Ruiz 
Les quatre accords Toltèques, Ed Jouvence p 103


Un lieu d'accueil, un val de consolation : l'association Artisans de Paix


Voici une association, un beau lieu et des stages à découvrir : 
Atelier unique en Europe en 2013.


mercredi 29 mai 2013

Les expériences de mort imminentes avec Jean-Jacques Charbonier (3)


"C’était quelque chose de très direct, on a du mal à trouver les mots. J’ai vu cette pupille qui se dilatait sous mes yeux, j’ai vu cette étincelle de vie qui partait, et j’ai surtout senti une présence qui partait du haut de son crâne et qui m’a frôlé le visage sur ma droite. C’était une présence joyeuse et vivante. Cela paraît absurde, on peut penser que je suis complètement fou de raconter cela. C’est une expérience personnelle qui n’a rien de scientifique, mais c’est à ce moment-là que j’ai compris que nous étions un esprit dans un corps, dans un véhicule terrestre, et que cet esprit quittait le corps au moment de la mort. À ce moment-là, j’ai repensé au livre de Raymond Moody, «La vie après la vie», et je me suis rappelé que les gens qui ont fait ce voyage dans l’au-delà disaient tous qu’ils quittaient leur corps, comme le ferait un esprit, par le haut de leur crâne, et qu’ils réincarnaient ensuite ce corps, comme une main dans un gant, en reprenant toutes leurs douleurs terrestres. C’est exactement ce que j’ai vécu en tant que témoin."


Voici en trois parties "retravaillées"
l'émission tirée des Racines du Ciel
Troisième partie (16 min.)

mardi 28 mai 2013

Les expériences de mort imminentes avec Jean-Jacques Charbonier (2)


Jean-Jaques Charbonier présente ainsi son travail : « Bien que de formation scientifique, et exerçant une spécialité médicale très technique, j'ai pu finalement admettre que la mort n'est qu'un passage obligé vers une destination inconnue. Malheureusement, la vérité sur l'après-vie n'est pas une évidence pour tout le monde. Je dis malheureusement, car cette attitude est un puissant réconfort pour affronter les moments difficiles de la vie. »


Voici en trois parties "retravaillées"
l'émission tirée des Racines du Ciel
Deuxième partie (11 min.)

lundi 27 mai 2013

Les expériences de mort imminentes avec Jean-Jacques Charbonier (1)


Mon métier de médecin-anesthésiste-réanimateur fait de moi un professionnel averti de la NDE (ou EMI, Expérience de Mort Imminente) car voilà maintenant plus de 20 ans que je m'occupe de personnes en état de mort imminente ; des comateux qui, plongés dans les limbes d'une dimension inconnue, parviennent parfois à revenir à la vie après avoir traversé une expérience bouleversante...


Voici en trois parties "retravaillées"
l'émission tirée des Racines du Ciel
Première Partie (18 min.)

vendredi 24 mai 2013

Sagesses concordantes avec Alain Delaye

Quatre maîtres pour notre temps : Etty Hillesum, Vimala Thakar, Prajnânpad, Krishnamurti



Alain Delaye a rencontré quelques guides fiables. Il a retenu quatre enseignements qui inspirent et éclairent, quatre contemporains qui habitent au plus près de la vie et parlent notre langage. Deux hommes : Prajnanpad et Krishnamurti, deux femmes : Vimala Thakar et Etty Hillesum. Les messages que ces hommes et ces femmes nous ont laissés convergent, concordent, se complètent aussi dans leurs différences et diffusent une clarté assez puissante pour nous aider à avancer, nous donner du courage, de la lucidité et de la joie. Et cette lumière qui peut éclairer nos pas est aussi nôtre. 
Ce livre s'adresse à tous les chercheurs qui doutent des vérités apprises, mais sont prêts à s'impliquer dans une aventure intérieure et à faire un bout de chemin avec des hommes et des femmes libres.


jeudi 23 mai 2013

Souffrir ou Aimer avec Christophe Massin


Extrait p.20 :
Pourquoi la souffrance? « Être séparé de ce qu'on aime est souffrance, être confronté à ce qu'on rejette est souffrance», répondait le Bouddha. Lorsque nous faisons l'expérience d'une souffrance forte et durable, nous incriminons habituellement l'événement déclencheur: je souffre parce que j'ai été mal traité par l'autre, parce que j'ai perdu un proche, une position, la santé, parce que j'ai échoué, etc. Donc je souffre du fait de l'autre, de la société, de la vie, qui me frustrent de ce que je veux ou m'imposent des difficultés dont je me passerais. Si mon conjoint me trompe et me délaisse, il est évident que je souffre parce qu'il ne m'aime pas ou plus. Si je rate mon permis après avoir investi du temps et de l'argent en leçons de conduite et n'avoir commis qu'une erreur minime à mes yeux, c'est la faute de l'examinateur. Si on me découvre un cancer, je me demanderai pourquoi la vie m'inflige ça, pourquoi moi ? Même si nous ne le pensons pas explicitement, l'idée d'une injustice, d'un coup immérité, flotte à l'arrière-plan dans notre esprit. L'autre, la vie, pour m'infliger une chose pareille, ne m'aiment pas. Autrement dit, je me sens aimé si l'autre ou la vie répondent à mes attentes. Le langage le reflète bien: « La vie me sourit, la vie s'acharne contre moi. »

La souffrance traduit le manque d'amour dont je suis l'objet, comme, inversement, le bonheur naît du sentiment d'être aimé par l'autre ou par l'existence qui comble mes aspirations. Ce schéma élémentaire provient en droite ligne de l'enfant qui réagit selon un mode binaire, se sentant aimé quand ses attentes sont prises en compte et interprétant le « non » et les limites comme une dureté ou une méchanceté à son égard. Il lui faudra le recul des années pour percevoir l'amour parental derrière les limites et les frustrations imposées pour l'aider à grandir. Devenus adultes, nous admettons que la vie comporte sa part de difficultés qui nous font mal, quand elles restent dans des proportions tolérables que nous parvenons à négocier. Nous traversons l'épreuve sans être brisés ni détruits. Lorsque la souffrance nous submerge, cela signifie que les fondements plus anciens de notre psychisme s'activent et infiltrent notre manière de prendre les choses. Nous retrouvons ce mode binaire, soit de manière très évidente (« rien ne va, je n'ai pas de chance, la vie est contre moi » , soit de manière plus cachée et rationalisée (cela s'exprime alors par des considérations désabusées, critiques, sur l'existence, la société, l'autre sexe). 
La souffrance marque un degré de plus dans une situation qui nous affecte : elle nous déborde et nous effondre, elle dure trop longtemps, s'enlise et semble excessive pour un regard extérieur.
Donc que l'autre ou l'extérieur déçoivent notre attente, nous le prenons comme du non-amour et nous souffrons. Il est plus évident de le reconnaître pour les déboires amoureux et relationnels – là, nous faisons aisément le lien, «l'autre ne m'aime pas comme je veux et j'ai mal » – que pour des problèmes socio-professionnels. Pourtant en y regardant de plus près, si mon banquier refuse de combler mon découvert, si je n'ai pas la promotion souhaitée ou que mon chef me met trop de pression, est-ce que je me sens aimé ?


Quand la personne qui souffre en attribue au fond d'elle-même la responsabilité à la vie ou à l'autre, il en ressort une conséquence directe implacable. Elle ne pourra cesser de souffrir qu'à la faveur d'un retournement extérieur. Je vois ainsi des blessures d'une rupture amoureuse jamais cicatrisées, dix ans, vingt ans après. L'autre est parti, sans retour en arrière  la souffrance, elle, est restée intacte. Tant que l'extérieur porte la cause de la souffrance, tout espoir d'amélioration en dépend. Celui qui souffre demeure impuissant et tributaire du sort, il en est réduit à attendre des jours meilleurs.
Comme en mathématique, un problème insoluble signale un problème mal posé. Y aurait-il une erreur dans les prémisses? Reprenons l'énoncé de départ – par exemple, je souffre parce que mon conjoint m'a quitté. La logique en semble simple et indiscutable, c'est quand même normal de souffrir dans ces conditions! Non, c'est normal d'avoir mal, d'éprouver de la peine, de la colère, niais ce n'est pas normal de vivre des mois d'enfer intérieur et de ne pas s'en relever. Quelque chose d'excessif se manifeste, dépassant une réaction bien compréhensible. La blessure simple s'infecte, suppure et ne cicatrise pas. Entre ces deux faces de l'alternative, quel élément va déterminer la bascule? J'étais, ou je me croyais aimé(e) par l'autre et je ne le suis plus, donc je souffre et souffrirai tant que je ne recouvrerai pas cet amour. Et même si, d'aventure, l'autre revenait (cela arrive parfois!), son retour ne garantirait pas mon bonheur pour autant. J'ai perdu confiance, je me méfie, je lui en veux de m'avoir fait souffrir.
Je veux souligner ici un aspect essentiel pour guérir la souffrance, en pratique: si la souffrance manifeste une complexité infinie sur le plan mental, elle peut se résumer à cette dimension centrale du non-amour au plan émotionnel.  

Nous avons donc tout intérêt à l'aborder par l'émotion, nous risquerons moins de nous perdre dans le dédale des explications psychologiques...




Christophe Massin (qui m'a guidé sur ce merveilleux chemin intérieur) est familier de la spiritualité indienne. Il a notamment publié Le Bébé et l’Amour (1996) et Réussir sans se détruire.- des solutions au stress du travail (2006).