mercredi 4 juillet 2012
du matin au soir...
mardi 3 juillet 2012
Que j’ai commencé tard à vous aimer ! de Saint Augustin
« Que j’ai commencé tard à vous aimer, ô beauté si ancienne et si nouvelle !
Que j’ai commencé tard à vous aimer ! Vous étiez au-dedans de moi ; mais, hélas !
J’étais moi-même au-dehors de moi-même.
C’était en l’en-dehors que je vous cherchais.
Je courais avec ardeur après ces beautés périssables
qui ne sont que les ouvrages et les ombres de la vôtre,
cependant que je faisais périr misérablement toute la beauté de mon âme,
et que je la rendais par mes désordres toute monstrueuse et toute difforme.
Vous étiez avec moi, mais je n’étais pas avec vous.
Car ces beautés qui ne seraient point du tout si elles n’étaient en vous, m’éloignaient de vous. Vous m’avez appelé : vous avez crié, et vous avez ouvert les oreilles de mon cœur
en rompant et en brisant tout ce qui me rendait sourd à votre voix.
Vous avez frappé mon âme de vos éclairs : vous avez lancé vos rayons sur elle,
et vous avez chassé toutes les ténèbres qui la rendaient aveugle
au milieu de votre lumière même.
Vous m’avez fait sentir l’odeur incomparable de vos parfums,
et j’ai commencé à ne respirer que vous,
et à soupirer après vous ;
j’ai goûté la douceur de votre grâce,
et me suis trouvé dans
une faim et dans une soif
de ces délices célestes.
Vous m’avez touché,
et je suis devenu tout brûlant d’ardeur
pour la jouissance de
votre éternelle félicité. »
Confessions (Folio)
Évêque africain, père et docteur de l’Église (354-430), saint Augustin, se convertit à l’âge de 28 ans sous l’influence de sa mère et de saint Ambroise de Milan. Il mena une action inlassable pour défendre la doctrine de l’Église face aux hérésies. Son œuvre est fondamentale, dont les fameuses Confessions, qui comptent parmi les plus beaux chants d’amour d’une âme à son Créateur.
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lundi 2 juillet 2012
Que suis-je ? avec Grazyna Perl
Daniel Morin nous parlait "Du Grand Je ne sais pas". Voici un extrait du livre de Grazyna Perl, "Quand la fleur se fane, où s'en va son parfum ?" où le parfum du "ne sais pas" nous embaume de nouveau...
«Que suis-je ? » Qu'est-ce que cet être qui respire, qui marche, qui mange, qui est assis là à méditer? Est-ce mon corps ? Mais je ne suis pas qu'un corps ? Qu'est-ce qui se pose ces questions ? Mon esprit? Mais je ne suis pas qu'un esprit. Qu'y a-t-il plus qui constitue ce «moi» ? Comment répondre ?
Maître Seung Sahn dit : « La question originelle est: "Que suis-je?" Et votre réponse est: "Je ne sais pas." Qu'est-ce qui "ne sait pas"? Vous êtes toujours coincé dans la question. Vous êtes à l'un de ses bouts : soit je sais, soit je ne sais pas, et ils sont opposés. Qu'arrive-t-il si vous jetez juste toutes ces questions et vous contentez de vivre ? »
Un point essentiel de l'enseignement de Maître Seung Sahn est ce qu'il appelle l'esprit «ne sais pas ». L'esprit «ne sais pas » est l'esprit d'avant les pensées. « Qu'es-tu ? — Je ne sais pas. » C'est l'esprit que vous avez quand vous faites une réponse spontanée, sans avoir à réfléchir, sans qu'elle entraîne des pensées en chaîne. «De quelle couleur sont tes cheveux ? — Blonds. »
Ou quand vous conduisez, et que vous ne faites que conduire ; quand vous dansez et que vous ne faites que danser ; quand vous riez, quand vous pleurez à chaudes larmes. Quand vous laissez la réalité apparaître.
«Les dix mille questions ne sont qu'une question, disait Maître Seung Sahn : "Que suis-je ?" »
Et cette question est le seul moyen direct pour comprendre l'esprit «ne sais pas».
La position de méditation, la position zazen, correspond à cela : il s'agit de se poser, de déposer l'esprit, de laisser le corps respirer, avant que les questions viennent. Le but de la pratique que j'ai apprise de Maître Seung Sahn et que j'enseigne à mon tour est de conserver en permanence, partout et tout le temps, cet esprit «ne sais pas ». « Ne sais pas » n'a rien à voir avec l'ignorance. C'est l'esprit prêt à recevoir le monde tel qu'il est, «juste ainsi ». Il est pleinement ouvert à la vérité qui advient et nous ouvre au contraire les horizons les plus vastes.
p.54-57
«Que suis-je ? » Qu'est-ce que cet être qui respire, qui marche, qui mange, qui est assis là à méditer? Est-ce mon corps ? Mais je ne suis pas qu'un corps ? Qu'est-ce qui se pose ces questions ? Mon esprit? Mais je ne suis pas qu'un esprit. Qu'y a-t-il plus qui constitue ce «moi» ? Comment répondre ?
Maître Seung Sahn dit : « La question originelle est: "Que suis-je?" Et votre réponse est: "Je ne sais pas." Qu'est-ce qui "ne sait pas"? Vous êtes toujours coincé dans la question. Vous êtes à l'un de ses bouts : soit je sais, soit je ne sais pas, et ils sont opposés. Qu'arrive-t-il si vous jetez juste toutes ces questions et vous contentez de vivre ? »
Un point essentiel de l'enseignement de Maître Seung Sahn est ce qu'il appelle l'esprit «ne sais pas ». L'esprit «ne sais pas » est l'esprit d'avant les pensées. « Qu'es-tu ? — Je ne sais pas. » C'est l'esprit que vous avez quand vous faites une réponse spontanée, sans avoir à réfléchir, sans qu'elle entraîne des pensées en chaîne. «De quelle couleur sont tes cheveux ? — Blonds. »
Ou quand vous conduisez, et que vous ne faites que conduire ; quand vous dansez et que vous ne faites que danser ; quand vous riez, quand vous pleurez à chaudes larmes. Quand vous laissez la réalité apparaître.
«Les dix mille questions ne sont qu'une question, disait Maître Seung Sahn : "Que suis-je ?" »
Et cette question est le seul moyen direct pour comprendre l'esprit «ne sais pas».
La position de méditation, la position zazen, correspond à cela : il s'agit de se poser, de déposer l'esprit, de laisser le corps respirer, avant que les questions viennent. Le but de la pratique que j'ai apprise de Maître Seung Sahn et que j'enseigne à mon tour est de conserver en permanence, partout et tout le temps, cet esprit «ne sais pas ». « Ne sais pas » n'a rien à voir avec l'ignorance. C'est l'esprit prêt à recevoir le monde tel qu'il est, «juste ainsi ». Il est pleinement ouvert à la vérité qui advient et nous ouvre au contraire les horizons les plus vastes.
p.54-57
dimanche 1 juillet 2012
Un chemin de tradition par Robert Faure
... Hier j'ai cotisé toute ma vie à une caisse de retraite, mais je meurs prématurément. Je mets mon espoir dans un enfant, il a un accident de la route...
Ce risque de la vie, ce côté éphémère et riche, toutes les traditions en parlent. Elles nous disent comment les fleuves ont été traversés, comment les montagnes ont été conquises. Toutes évoquent les cailloux du chemin, les obstacles et parlent surtout du chemin qui existe encore. Elles utilisent des images des paroles d'espérance pour retrouver un temps à soi, un goût de vivre. Le sens du temps n'est pas figé. Elles affirment même que l'hiver n'est jamais définitif et que l'essentiel est préservé.
Tantôt avec force tantôt avec tendresse, les traditions nous apprennent notre puissance de survie et d'adaptation et donnent une vision autre des choses de la vie. Comme disait Durkheim, les trois choses les plus difficiles à assumer sont l'absurde, la mort et la solitude. Dans ces traversées, nous avons besoin de paroles plus fortes que celles des philosophes. Des paroles de Rûmi le mystique soufi, de Saint François d'Assise, de Toukaram le pèlerin hindou, d'Amadou Hampate Ba de la terre africaine, de Chogyam Trungpa du bouddhisme tibétain, de Dogen le moine japonais...
Chaque fois que les réalités du monde vertical croisent notre horizontalité quotidienne nous écrivons l'histoire de notre propre transformation. Je dis que les grandes Traditions sont une présence qui nous accompagne. parce qu'elles enracinent l'homme, le situent dans sa verticalité et lui donnent une direction avec une boussole dans la main.
La dimension horizontale nécessaire, et la dimension verticale tout aussi indispensable nous rend vivant et frère des hommes. Et parfois, avec modestie, nous sommes une petite boussole pour le frère d'à côté.
Il nous faut revenir à plus de modestie. Nous sommes plus ignorants que connaissants. Nous devons ôter cette conscience enfantine que le monde est notre propriété, que notre tradition se mesure à ses absences d'erreurs et à son affirmation d'être possessive de la vérité. Prendre le temps d'accepter les hommes et les choses, de les écouter avant de vouloir les changer. Car le monde des autres qui ne pensent pas comme moi est aussi question et mystère. Chaque tradition est respectable dans sa sensibilité, dans sa manière de nous inviter à voir et à comprendre, à rechercher le sens de l'aventure humaine dans ses risques, ses passions et ses rêves.
Robert Faure
http://www.art-zen.com/
Ce risque de la vie, ce côté éphémère et riche, toutes les traditions en parlent. Elles nous disent comment les fleuves ont été traversés, comment les montagnes ont été conquises. Toutes évoquent les cailloux du chemin, les obstacles et parlent surtout du chemin qui existe encore. Elles utilisent des images des paroles d'espérance pour retrouver un temps à soi, un goût de vivre. Le sens du temps n'est pas figé. Elles affirment même que l'hiver n'est jamais définitif et que l'essentiel est préservé.
Tantôt avec force tantôt avec tendresse, les traditions nous apprennent notre puissance de survie et d'adaptation et donnent une vision autre des choses de la vie. Comme disait Durkheim, les trois choses les plus difficiles à assumer sont l'absurde, la mort et la solitude. Dans ces traversées, nous avons besoin de paroles plus fortes que celles des philosophes. Des paroles de Rûmi le mystique soufi, de Saint François d'Assise, de Toukaram le pèlerin hindou, d'Amadou Hampate Ba de la terre africaine, de Chogyam Trungpa du bouddhisme tibétain, de Dogen le moine japonais...
Chaque fois que les réalités du monde vertical croisent notre horizontalité quotidienne nous écrivons l'histoire de notre propre transformation. Je dis que les grandes Traditions sont une présence qui nous accompagne. parce qu'elles enracinent l'homme, le situent dans sa verticalité et lui donnent une direction avec une boussole dans la main.
La dimension horizontale nécessaire, et la dimension verticale tout aussi indispensable nous rend vivant et frère des hommes. Et parfois, avec modestie, nous sommes une petite boussole pour le frère d'à côté.
Il nous faut revenir à plus de modestie. Nous sommes plus ignorants que connaissants. Nous devons ôter cette conscience enfantine que le monde est notre propriété, que notre tradition se mesure à ses absences d'erreurs et à son affirmation d'être possessive de la vérité. Prendre le temps d'accepter les hommes et les choses, de les écouter avant de vouloir les changer. Car le monde des autres qui ne pensent pas comme moi est aussi question et mystère. Chaque tradition est respectable dans sa sensibilité, dans sa manière de nous inviter à voir et à comprendre, à rechercher le sens de l'aventure humaine dans ses risques, ses passions et ses rêves.
Robert Faure
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samedi 30 juin 2012
Un laboratoire de lumière...
Quel type d'éclairage pour nos intérieurs ?
vendredi 29 juin 2012
A la rencontre de Christian Bobin (5)
La philosophie du moineau
Christian Bobin a étudié la philosophie. Et il l'a quittée. Les questions des philosophes n'étaient pas les siennes. « L'intelligence réelle, celle qui va nous aider, c'est celle qui naît d'un noyau concret, charnel de la vie, et elle n'a pas le tampon universitaire de la philosophie ».
L'écrivain avoue nourrir sa pensée par miettes, par fragments, comme un moineau. Il plaide également pour le bon sens, chose trop souvent ignorée à ses yeux aujourd'hui. « Le bon sens, c'est la grande lumière, c'est juste épouser ce qu'on voit ».
Christian Bobin lit un poème d'un de ses auteurs préférés. Des écrivains « plus que précieux, parce qu’ils parlent bien de la vie ». Et puis il rit.
Christian Bobin a étudié la philosophie. Et il l'a quittée. Les questions des philosophes n'étaient pas les siennes. « L'intelligence réelle, celle qui va nous aider, c'est celle qui naît d'un noyau concret, charnel de la vie, et elle n'a pas le tampon universitaire de la philosophie ».
L'écrivain avoue nourrir sa pensée par miettes, par fragments, comme un moineau. Il plaide également pour le bon sens, chose trop souvent ignorée à ses yeux aujourd'hui. « Le bon sens, c'est la grande lumière, c'est juste épouser ce qu'on voit ».
Christian Bobin lit un poème d'un de ses auteurs préférés. Des écrivains « plus que précieux, parce qu’ils parlent bien de la vie ». Et puis il rit.
Dernière partie
jeudi 28 juin 2012
A la rencontre de Christian Bobin (4)
Où tout est brûlant de lumière... Il a ses disciples et ses détracteurs. Et même s'il ne se dit pas vraiment cause de ce qu'il fait, Christian Bobin se réjouit si certains trouvent dans ses livres de quoi se nourrir. Il témoigne aussi de ceux qui l’ont aidé à vivre, et auprès de qui il a appris qu'il n'y a rien d'insignifiant.
Que le réel est plein de vie. Et que tout est brûlant de lumière. Vient ensuite le besoin d'en témoigner, de le restituer. « Écrire, c'est parler suivant la blessure que la beauté ou que le chagrin vient de vous faire ».
Il se montre enfin convaincu que la résurrection « est maintenant et à venir ».
Quatrième partie
mercredi 27 juin 2012
A la rencontre de Christian Bobin (3)
Près du feu de l'Évangile...
Il ne se revendique pas un écrivain spirituel ou chrétien. Mais « c'est un peu juste », reconnaît-il. Inspiré par la tradition des Évangiles, qu'il décrit comme « du feu », Christian Bobin se montre toutefois réservé à développer un credo ou légitimer un système de foi. Transcendé par « la grâce fragile de cette vie », il souligne par contre la nécessité de « prendre soin de ce qui est le plus faible, parce que le plus faible est le plus précieux ».
Il ne se revendique pas un écrivain spirituel ou chrétien. Mais « c'est un peu juste », reconnaît-il. Inspiré par la tradition des Évangiles, qu'il décrit comme « du feu », Christian Bobin se montre toutefois réservé à développer un credo ou légitimer un système de foi. Transcendé par « la grâce fragile de cette vie », il souligne par contre la nécessité de « prendre soin de ce qui est le plus faible, parce que le plus faible est le plus précieux ».
Troisième partie
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mardi 26 juin 2012
A la rencontre de Christian Bobin (2)
Lire Christian Bobin, c'est souvent faire l'expérience d'une petite clarté qui traverse l'esprit. Son écriture, qui sonde de quelques traits de lumière l'inconnu de l'existence, allume des parcelles d'idées, définit les contrastes de grandes questions essentielles. Certains disent même qu'elle a éclairé quelque chose sur leur chemin intérieur.
Loin de se faire cabotin devant ces échos et son succès de librairie, l'auteur ne revendique pourtant qu'une chose : un attachement. Attachement aux petites choses qui l'entourent, aux textes de l'Évangile, et aux mots qui lui viennent à l'esprit devant l'expérience du monde, parfois belle, parfois troublée.
Céline O'Clin a frappé à la porte de la maison de Christian Bobin, isolée dans la nature bourguignonne...
Un coeur qui pense... Pour Christian Bobin, sa tâche d'écrivain est de lutter contre « la puissance infernale de l'irréel », où l'humain démissionne devant les machines. Troublé par la dureté du monde, il ne se veut pourtant pas pessimiste. « Je suis très confiant », déclare-t-il. Et puis il rit. L'auteur français partage sa vision de la poésie, dont le but est de « chercher à avoir un cœur suréveillé ». Un cœur pour penser le monde et la vie, sincèrement et profondément.
Loin de se faire cabotin devant ces échos et son succès de librairie, l'auteur ne revendique pourtant qu'une chose : un attachement. Attachement aux petites choses qui l'entourent, aux textes de l'Évangile, et aux mots qui lui viennent à l'esprit devant l'expérience du monde, parfois belle, parfois troublée.
Céline O'Clin a frappé à la porte de la maison de Christian Bobin, isolée dans la nature bourguignonne...
Un coeur qui pense... Pour Christian Bobin, sa tâche d'écrivain est de lutter contre « la puissance infernale de l'irréel », où l'humain démissionne devant les machines. Troublé par la dureté du monde, il ne se veut pourtant pas pessimiste. « Je suis très confiant », déclare-t-il. Et puis il rit. L'auteur français partage sa vision de la poésie, dont le but est de « chercher à avoir un cœur suréveillé ». Un cœur pour penser le monde et la vie, sincèrement et profondément.
Deuxième partie
lundi 25 juin 2012
A la rencontre de Christian Bobin (1)
Christian Bobin s’intéresse aux petites choses de la vie pour toucher aux grandes questions de l’existence. Il sait aussi user des mots pour défricher les sous-bois sombres du réel et y déceler des éclats du quotidien.
« il n'y a pas de mal dans la mort ». Sur son dernier livre, Un assassin blanc comme neige, Christian Bobin rebondit pour parler de sa quête d'extrême bienveillance au fond des choses. Même au fond de la nuit. Et partout autour de lui. L'écrivain confesse d'ailleurs ne pas pouvoir faire autrement qu'écrire.
Pour « faire connaître à quel point la vie est incomparable ». Dans toute son insignifiance. Un scarabée sur le lilas du jardin le pousse à transcrire quelque chose de cette vérité, contre la méchanceté d'un monde toujours plus technicisé.
« il n'y a pas de mal dans la mort ». Sur son dernier livre, Un assassin blanc comme neige, Christian Bobin rebondit pour parler de sa quête d'extrême bienveillance au fond des choses. Même au fond de la nuit. Et partout autour de lui. L'écrivain confesse d'ailleurs ne pas pouvoir faire autrement qu'écrire.
Pour « faire connaître à quel point la vie est incomparable ». Dans toute son insignifiance. Un scarabée sur le lilas du jardin le pousse à transcrire quelque chose de cette vérité, contre la méchanceté d'un monde toujours plus technicisé.
Première partie
dimanche 24 juin 2012
Communication empathique avec Isabelle Filliozat
Rencontre avec la psychologue, psychothérapeute et directrice de l’Ecole des Intelligences Relationnelle et Emotionnelle.
Elle est l’auteur notamment de "L’intelligence du cœur" et "J’ai tout essayé", parus aux Editions Jean-Claude Lattès.
"
L'intelligence du coeur
Après le règne du Q.I, on découvre aujourd'hui l'importance des émotions, essentielles pour communiquer et convaincre. L'intelligence du coeur fait toute la différence. Anxiété, honte, dépression, violence et solitude... Et si tous ces maux avaient une cause commune? Et s'il y avait une alternative aux comprimés, tablettes et gélules que nous consommons pour nous calmer, nous aider à dormir, nous mettre du baume au coeur? A l'école, on enseigne l'histoire, la géographie, les mathématiques et qu'apprend-on sur l'affectivité? Ne serait-il pas aussi utile d'avoir quelques notions sur les étapes du deuil, la colère et la résolution non-violente des conflits que de savoir par coeur 1515 Marignan?
Il est temps de mieux comprendre nos émotions pour les gérer efficacement. L'urgence est affective. Aujourd'hui, compétences techniques et QI élevé ne sont plus insuffisants pour réussir. La confiance en soi, la créativité, l'aisance relationnelle et l'autonomie font la différence. Dynamiques de réseaux, interdépendance, le défi du millénaire nouveau qui s'avance est celui de la coopération. L'intelligence du coeur, intelligence relationnelle et émotionnelle, est l'intelligence de demain.
Isabelle Filliozat
L'intelligence du coeur
Après le règne du Q.I, on découvre aujourd'hui l'importance des émotions, essentielles pour communiquer et convaincre. L'intelligence du coeur fait toute la différence. Anxiété, honte, dépression, violence et solitude... Et si tous ces maux avaient une cause commune? Et s'il y avait une alternative aux comprimés, tablettes et gélules que nous consommons pour nous calmer, nous aider à dormir, nous mettre du baume au coeur? A l'école, on enseigne l'histoire, la géographie, les mathématiques et qu'apprend-on sur l'affectivité? Ne serait-il pas aussi utile d'avoir quelques notions sur les étapes du deuil, la colère et la résolution non-violente des conflits que de savoir par coeur 1515 Marignan?
Il est temps de mieux comprendre nos émotions pour les gérer efficacement. L'urgence est affective. Aujourd'hui, compétences techniques et QI élevé ne sont plus insuffisants pour réussir. La confiance en soi, la créativité, l'aisance relationnelle et l'autonomie font la différence. Dynamiques de réseaux, interdépendance, le défi du millénaire nouveau qui s'avance est celui de la coopération. L'intelligence du coeur, intelligence relationnelle et émotionnelle, est l'intelligence de demain.
Isabelle Filliozat
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psychologie
samedi 23 juin 2012
vendredi 22 juin 2012
De la mort à la Vie avec Marie de Hennezel
Témoignage de Marie de Hennezel...
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