dimanche 25 octobre 2026

Chacun peut danser sa vie

 « Chacun peut danser sa vie, offrir ses ténèbres à la Lumière »

« Je danserai tant que je dure. » Cette phrase est devenue une devise, je m’en suis emparée, me l’appropriant corps et âme. Si la vie ne m’a plus permis de me produire sur scène, je suis convaincue qu’il existe bien d’autres manières de danser sa vie et d’harmoniser les accords de l’existence. Selon moi, la danse, comme tout art dans ce qu’il a de plus sacré, est une prière à Dieu.

Le travail du corps sanctifie dans le cœur le nom de Dieu et permet à ce Nom de grandir, d’éclore avec notre participation consciente. La danse, comme la prière, est un élan d’amour. Le danseur est dans son cœur par cet élan, comme un miroir, devant Dieu qui est la Lumière. Il doit se donner sans cesse pour capter l’éclat divin. Il reflète la lumière du cœur et, par ses mouvements, donne corps à l’invisible.

Chacun peut danser sa vie, offrir ses ténèbres à la Lumière. Nous pouvons ainsi rendre gloire à Dieu dans chacun de nos gestes en un chant qui s’offre. La danse, comme pratique ascétique, permet de conquérir la liberté de l’esprit. Cette liberté est un trésor : celui qui conquiert son corps conquiert l’univers. Il est bon de réorienter des énergies chaotiques en soi-même.

L’irascibilité par exemple est destructrice quand elle conduit à la violence qui divise les êtres humains. Mais réorientée par la discipline de la danse, elle devient levier qui permet de dompter le corps dans une tension et un abandon qui tente d’harmoniser l’effort et la détente. L’aisance si belle d’un bon danseur est contenue dans cette harmonie parfaite de l’effort et de la détente. Tout ceci s’obtient par une discipline joyeuse. Sans la joie du don, on ne peut durer très longtemps dans l’effort.

Mireille Nègre

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samedi 24 octobre 2026

Mutation interne écologique


 Krishnamurti avait connu tout jeune des « états modifiés de conscience », expériences très appréciées dans le New Age. Il les a décrits comme une sorte « d'illumination intérieure, mais associée à une souffrance physique ; il se sentait envahi par une sorte de conscience et d'énergie qui le faisait craquer de toute part et le conduisirent parfois jusqu'à l'évanouissement ». Il souffrit de la sorte toute sa vie, ce qu'il considérait « non comme le symptôme d'une maladie, mais comme une nécessité », explique le professeur René Barbier. À l'instar des adeptes de toutes les religions et de toutes les croyances, Krishnamurti portait-il un de ces fardeaux, qui accablent, selon lui, la pensée de l'homme, sa vie, ses relations ? Il préconise la connaissance de soi, la seule liberté qu'il reconnaisse, réduisant à l'extrême le concept de liberté tel qu'il est conçu par la modernité. Car, à ses yeux, cette connaissance de soi est un état « d'attention sans choix », une conscience éveillée et passive qui permet de saisir les relations de notre inconscient face aux épisodes de la vie, en éliminant toutes les ombres venant du vécu, du passé.

Krishnamurti se rapproche de Gandhi lorsqu'il centre son enseignement sur cette conviction que la société ne changera que si, dans la conscience personnelle de chacun, se produit une véritable mutation. « Incarne toi-même le changement que tu voudrais voir dans le monde », disait le Mahatma. C'est ici qu'il rejoint l'un des fondamentaux de la pensée écologique.

Jean-Marie Pelt (né le 24 octobre 1933) - extrait de Nature et spiritualité 

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vendredi 23 octobre 2026

Renouer avec le hasard...

 Le hasard et le Yi Jing : ou comment renouer avec soi-même

Lorsque l’on parle du Yi Jing à des personnes, qu’on leur raconte le Yin, le Yang, la loi du changement, les carapaces de tortues, les hexagrammes et les conseils donnés par le vieux Livre…, tout va bien. Tout va bien jusqu’au moment où on leur explique comment on obtient les réponses : en jetant des pièces en l’air ! Et là, tout s’écroule. C’est pour eux l’aspect choquant du Yi Jing. Cela passe mal, surtout lorsque l’on se veut être un être libre. Cela revient à prendre ses décisions à pile ou face !

Pour nombre d’occidentaux, la façon de fonctionner du Yi Jing semble donc reposer sur le hasard du fait de la manipulation aléatoire de pièces ou de tiges d’achillées. Pour eux, le hasard est ce qui n’est relié à rien parce que relié à aucune causalité déterminable. Sa définition même est négative : il n’est qu’absence d’ordre.

Pour les Chinois, le Yi Jing est au contraire un moyen qui permet de renouer le contact avec soi-même quand il y a rupture. La rupture, c’est le doute. Lorsque l’on est perdu et que l’on n’arrive pas à prendre une décision, il nous permet d’avoir l’attitude adéquate qui nous aide à faire ce qu’il faut au moment où il faut.

Il augmente notre liberté d’être humain au plein sens du terme.

Portés par notre logique mentale, le hasard est quelque chose avec laquelle nous avons du mal à réfléchir car en Occident, nous sommes à l’intérieur d’une pensée de la causalité. Alors, comment justifier le recours au Yi Jing, dont l’exactitude et la précision des réponses témoignent pourtant à chaque tirage de sa validité ? Car bien sûr, le vieux livre fonctionne, et indéniablement il carbure au hasard. Comment expliquer cela ?

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Comment dit-on « hasard » en chinois ?

Lorsque l’on recherche le mot « hasard » dans un dictionnaire franco-chinois, on trouve les deux idéogrammes Ou et Peng qui correspondent aux mots les plus courants pour dire ce mot en chinois. Par contre, si, par curiosité, on va chercher ce que signifient ces deux termes dans un dictionnaire chinois-français, on a la surprise de constater que ces idéogrammes possèdent en premier les sens très précis de « couplage », « pair », « parité », « appariement », « association », « mise en relation ». C'est-à-dire que le hasard, qui pour nous n’est relié à rien, est au contraire pour les chinois ce qui relie des éléments, ce qui accouple.

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Le loriot jaune, un exemple d'adéquation parfaite avec l'instant présent

Les oiseaux sont pour les chinois les représentants du hasard parce qu’ils sont parmi toutes les créatures vivantes les plus légères, les plus célestes, les plus libres. Or, ils sont aussi les synonymes de « filet ». Cela peut paraître étrange pour notre pensée cartésienne…mais l’explication en est fort intéressante. Les oiseaux migrateurs sont par exemple comparés à des filets car ils sont tout simplement fidèles aux saisons. Ils sont en adéquation parfaite avec l’instant, la texture invisible, le flux impalpable des saisons. La liberté correspond toujours au maximum de l’adéquation. C’est se mettre en conformité avec le cours des choses, se coupler avec la tonalité du moment.

Mieux que cela, le loriot jaune symbolise l’attitude juste. Soumis à quasiment aucun poids, il peut se poser n’importe où il veut. C’est une totale liberté. C’est pour cela qu’il se pose là où il doit. C’est l’attitude la plus juste, non pas en soi mais pour lui-même. C’est à cela que nous sert le Yi Jing. Il nous permet de retrouver, à des moments où nous sommes perdus, cette attitude juste, toujours en accord avec le moment, qu’a naturellement le loriot jaune. La seule chose qui ne changera jamais, c’est que tout change toujours tout le temps et qu’une chose poussée à son extrême se transforme en son contraire, disent les Chinois. C’est la loi des choses vivantes. Chinois ou non, nous y sommes soumis.

La liberté, c’est le couplage parfait avec l’instant.

Dominique Bonpaix

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jeudi 22 octobre 2026

le Soi est immobile

 Harding Douglas - le Soi est immobile :


« Tout vous renvoie à Qui vous êtes vraiment. L’une des choses les plus fascinantes, c’est que vous n’avez jamais bougé. Ça c’est étrange. Vous n’avez jamais bougé ! Pas même d’un centimètre ! Certes le bonhomme ou la bonne femme dans le miroir court dans tous les sens comme une fourmi agitée. Nous déplorons que tout aille trop vite dans le monde moderne, nous parlons de tensions qui montent, et nous cavalons à travers le monde parce que nous pensons que nous sommes dans le monde. Nous n’avons pas de paix, pas de tranquillité intérieure. Nous sommes le fruit de l’agitation, et c’est encore un mensonge.

...Vous découvrirez que les poteaux télégraphiques vous prêchent tous l’évangile de votre immobilité. Aristote disait ; « Dieu est le moteur immobile du monde ».

…Vous êtes immobiles et ce sont les poteaux télégraphiques qui défilent, les bâtiments qui dansent, et les collines voisines qui glissent lentement le long des collines plus lointaines ?

…Vous êtes Qui vous êtes vraiment, vraiment, vraiment, le Moteur Immobile du monde. Si vous ne me croyez pas, installez un caméscope dans votre voiture, et vous verrez le monde bouger. Les caméras ne mentent pas.’’

Harding Douglas. L’immensité intérieure, l’originel, p. 32-33

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mercredi 21 octobre 2026

Le secret du silence

 


"Pour comprendre quelqu'un, il faut le séparer de ce qu'il dit, prendre garde aux variations du souffle, à cette architecture monacale du silence que chacun construit en parlant. J'ai gardé en moi et pour toujours quelques voix. Mystiquement, c'est-à-dire sans appareils et sans effort. Avec le temps elles maigrissent mais l'essentiel demeure, le secret de leurs inflexions. Cette petite pointe de douleur perçant entre deux paroles calmes. Cette inexplicable gaieté jusque dans la détresse accomplie."

Christian Bobin - La nuit du cœur

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mardi 20 octobre 2026

Se déposer

 Méditer ce n'est pas faire mais se laisser défaire. C'est se confier au corps vivant, aux sensations et au mouvement naturel de la respiration et les laisser faire et nous défaire. Rien à atteindre, rien à contrôler, rien à comprendre ou à diriger – plutôt céder la place à la sensation et au rythme de l’inspir et de l’expir afin qu’ils nous ramènent à nous-mêmes, qu’ils dénouent nos fixations, nos tensions, nos saisies, nos ruminations, nos distractions en les ancrant dans notre présence corporelle et dans ce  mouvement du Vivant. Méditer c'est se laisser être respiré par la Vie et se confier et s’accorder encore et encore à cette intelligence et sagesse inhérente qui la meut, et dont nous ne sommes pas séparés. C'est se donner encore et encore à ce qui est "infaisable" mais que la vie fait naturellement, spontanément et librement : le va et vient naturel de la respiration, les sensations qui s'expriment dans le corps, les organes des sens qui reçoivent naturellement les perceptions sans choisir ou commenter ou juger, le simple fait d'entendre, de voir, de sentir, de percevoir - et plus fondamentalement, la faculté innée et naturelle d'être conscient, cet espace ouvert dans lequel tout apparaît et disparaît. 

Se déposer dans une présence et disponibilité réceptive et se remettre au corps pour lui laisser faire tout le travail, lui laisser nous ramener et nous ancrer dans cette intimité avec la vie, lui laisser dévoiler les tensions, fixations et réactivités qui nous éloignent de cette intimité, lui laisser nous enseigner, nous réharmoniser et nous réaccorder avec cette sagesse du Vivant en nous.

David C, L'Ouvert

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lundi 19 octobre 2026

Cultiver la paix

 🪷🪷🪷 Méditer, est-ce se retirer du monde ou apprendre à mieux y agir ? 🪷🪷🪷

Il aurait eu 100 ans le 11 octobre dernier.

Un siècle après sa naissance, Thích Nhất Hạnh (1926-2022) nous laisse une conviction aussi simple que révolutionnaire : on ne peut pas véritablement cultiver la paix en soi tout en restant indifférent à la souffrance du monde.

Moine zen vietnamien, poète, enseignant et artisan de paix, celui que ses disciples appelaient affectueusement Thầy (« maître ») a traversé les tragédies du XXe siècle sans jamais renoncer à croire en la capacité des êtres humains à se transformer.

Lorsque la guerre déchirait le Vietnam, il aurait pu choisir le silence des monastères. Il a préféré aller à la rencontre des populations meurtries, participer à la reconstruction des villages, venir en aide aux victimes et appeler à la réconciliation.

Méditer ne suffisait pas. Il fallait aussi agir.

C'est ainsi qu'il a contribué à donner au bouddhisme engagé une portée internationale : une spiritualité qui ne détourne pas les yeux de la souffrance, mais qui puise dans la méditation la lucidité et la compassion nécessaires pour y répondre.

Et son engagement ne s'arrêtait pas aux conflits armés.

Bien avant que l'urgence écologique ne s'impose au cœur du débat public, Thích Nhất Hạnh nous invitait à prendre conscience de notre interdépendance avec le vivant. Protéger la Terre n'était pas, à ses yeux, une cause extérieure à la pratique spirituelle : prendre soin de la planète, c'est aussi prendre soin de nous-mêmes.

À travers le Village des Pruniers, fondé en France en 1982, et ses enseignements diffusés dans le monde entier, il a rendu la pleine conscience accessible à des millions de personnes.

Mais attention à ne pas réduire son héritage à quelques exercices de respiration destinés à mieux supporter le stress quotidien !

La pleine conscience, telle qu'il l'enseignait, n'était pas une méthode pour s'accommoder d'un monde qui souffre. Elle était aussi une invitation à le transformer.

Transformer notre manière de consommer. De parler. D'écouter. De regarder celui qui ne pense pas comme nous. De répondre à la violence sans alimenter davantage la haine.

Une révolution ? Peut-être. Mais une révolution qui commence parfois par un simple pas, accompli en pleine conscience.

En ce centenaire de sa naissance, l'Union Bouddhiste de France souhaite rendre hommage à cette figure majeure du bouddhisme contemporain, dont la vie rappelle combien la sagesse et la compassion peuvent nourrir un engagement concret au service des autres.

Thích Nhất Hạnh s'est éteint en 2022. Mais son message demeure d'une brûlante actualité, dans un monde traversé par les guerres, les fractures sociales et les crises environnementales.

Car la paix n'est pas seulement ce que nous espérons voir advenir un jour. Elle est aussi ce que nous choisissons de construire, dès aujourd'hui, dans chacun de nos actes.

Un pas en pleine conscience ne change peut-être pas le monde. Mais il change déjà notre manière d'y marcher.

Union bouddhiste de France

dimanche 18 octobre 2026

La grâce des faux pas

 En partage aujourd’hui, ces deux poèmes, qui se suivent, de mon recueil La Grâce des faux pas, paru en 2026 chez Les éditions sans escale .

Je tiens particulièrement à ce livre qui redit en tâtonnant l’importance de revenir au corps, et ce faisant à la matière, à la perception la plus simple possible, à ras-de-terre, quelles que soient les circonstances. Les faux pas sont faits d’oubli de ce retour toujours nécessaire. Ils sont aussi inévitables. Ils font partie d’une grâce qui nous déborde : celle du grand mouvement de l’univers auquel nous appartenons corps et âme…
Cet ouvrage est le premier que j’écris sans accompagnement d’œuvres visuelles en dehors de la couverture : on y trouve une très belle peinture de Caroline François-Rubino , soigneusement choisie en commun.

Suivre la course des cailloux.
À leurs côtés ces teintes
où se trempent mes yeux.
De nouvelles peaux meurent,
la durée se dilue,
ma tête s’abandonne
au sol inépuisable.
●
Je l’avais oublié :
je suis encore au cœur
du temps démesuré.
L’esprit veille sans cesse,
une blancheur à peine
pour replacer le corps
sur sa ligne d’aplomb

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Sabine Dewulf
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samedi 17 octobre 2026

Vorfreude

Le mot allemand Vorfreude désigne la « joie anticipée » ou le plaisir ressenti à l'avance en attendant un événement heureux.

Signification et origine :

• Étymologie : Il vient de vor (« avant ») et Freude (« joie »).

• Définition : C'est l'excitation positive et l'impatience joyeuse que l'on éprouve en imaginant un moment agréable à venir (comme un voyage, une fête ou un projet).

• En français : On le traduit généralement par « anticipation heureuse », « joie anticipée » ou « se réjouir d'avance ».

Voici quelques possibilités pour cultiver "Vorfreude" :

  • Si vous n'avez pas l'habitude de rechercher activement la joie dans le moment présent, commencez modestement. Essayez de trouver chaque jour une seule chose qui peut vous apporter un peu de bonheur.
  • Commencez votre journée par une déclaration ou une affirmation positive, afin d'encourager des pensées plus optimistes tout au long de la journée. Par exemple : "Aujourd'hui, je chercherai les bons moments et je m'en souviendrai".
  • Avez-vous une routine matinale ? Si c'est le cas, vous pouvez ressentir le vorfreude en anticipant le premier café de la journée ou les câlins matinaux avec votre animal de compagnie, quel qu'il soit. Transformez cette routine en un rituel sensoriel.
  • À la fin de votre journée, pensez à trois choses que vous attendez avec impatience le lendemain. Il peut s'agir de votre séance d'entraînement matinale avant que le monde ne se réveille, ou de l'écoute d'un podcast pendant votre trajet, par exemple.
  • Il se peut que vous accomplissiez une grande partie de vos activités quotidiennes en pilote automatique, mais en pratiquant une plus grande présence dans vos activités quotidiennes, vous vous en réjouirez et vous exercerez le vorfreude beaucoup plus facilement.
  • La première étape pour accéder à la joie est de reconnaître ses pensées négatives et de les éliminer. Le fait d'ignorer les aspects positifs et d'être victime de "devoir" ou de "peur de manquer" peut être annulé en comptant les circonstances heureuses de votre vie.
  • Les petits plaisirs, les moments où l'on se fait plaisir "juste parce que", sans se sentir coupable, peuvent être planifiés afin de les anticiper avec bonheur. Une gourmandise en fin de semaine ou en milieu de semaine peut contribuer à encourager le vorfreude.
  • Avant de croquer une délicieuse pâtisserie ou de commencer à lire la première page d'un livre attendu, il y a une sensation de plaisir à déguster, alors savourez-la !
  • Pour renforcer vos sentiments de joie, tenez un journal de la joie. Le fait de noter chaque jour ce qui vous a procuré un moment de joie, aussi minime soit-il, peut vous encourager à anticiper d'autres moments de joie.
  • Trouvez une forme de mouvement que vous aimez vraiment et programmez-la ! En vous forçant à faire un exercice que vous n'aimez pas, vous risquez de le redouter. En revanche, planifier une forme de mouvement que vous aimez vous mettra dans un état de vorfreude.
  • Une promenade en pleine conscience peut vous aider à reprendre contact avec la nature et sa beauté. Planifiez une promenade en pleine conscience que vous pouvez attendre avec impatience.
  • Conservez une anthologie de poésie à la maison afin de pouvoir apprécier chaque jour un nouveau poème et vous réjouir à l'idée de vous demander ce qu'il pourrait bien être !
  • L'apprentissage d'une nouvelle compétence peut être une source de joie dans votre semaine, car la nouveauté de quelque chose de différent peut apporter un peu d'excitation et d'anticipation dans votre vie, ce dont vous avez bien besoin.
  • Prévoir une surprise pour quelqu'un d'autre (qui n'a pas besoin d'être grandiose ou chère) peut faire créer du vorfreude dans votre vie.
  • Un rituel de retrouvailles avec ceux que vous aimez lorsque vous rentrez à la maison peut laisser plus de place à la vorfreude, même lors des journées de travail les plus difficiles.
  • On dit que le silence est d'or. Le fait de consacrer du temps à la méditation dans votre vie quotidienne peut créer du vorfreude, car vous vous réjouissez à l'idée de passer quelques instants en pleine conscience, quoi qu'il arrive.
  • Attendez avec impatience l'heure du coucher et une bonne nuit de repos. Votre routine au moment du coucher peut vous aider à vous sentir en confiance.
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vendredi 16 octobre 2026

Hommage à Douglas Harding

 En 2007 Douglas Harding nous quittait à l'âge de 97 ans et comme il le disait si bien, il a pu arrêter de prétendre être Douglas Harding.

Ce grand génie de l'humanité a utilisé sa vie incarnée à mettre au point différents moyens pour nous révéler notre véritable nature, ce que nous sommes vraiment, vraiment, vraiment. Non seulement il a mis au point ces expériences mais il les a partagées dans le monde entier en écrivant des livres et en animant des ateliers sur les 5 continents. Il nommait cela "la vision sans tête", en anglais "Headless way".Son enseignement n'était basé sur aucune croyance, mais sur l'expérience vécue de nos 6 sens (les 5 sens physiques et le sens mental). Comme Ramana Maharshi, il a toujours pointé vers celui (ou ce) qui percevait.

Vingt ans plus tard que reste-t-il des enseignements de celui qui a toujours refusé de créer une nouvelle église, une nouvelle école, un nouveau dogme, mais qui croyait en une communauté d'amis sincères partageant une même vision de leur véritable nature ?

J'ai personnellement bien connu Douglas Harding de 1993 a 2007 et ce qu'il m'a permis de voir, de réaliser a bouleversé ma vie et cette évidence ne m'a plus jamais quitté. Ce que je parais être peut me quitter et disparaître, pas ce que je suis.

De 1997 à 2002 j'ai été l'éditeur de la revue "Vivre Sans Tête" qui était un lieu de partage entre les amis de Douglas Harding.

Je souhaiterais organiser un WE d'hommage en son honneur à Niort (79) les 22 et 23 mai 2027. 

L'idée est de retrouver les amis qui l'ont connu et nous sommes nombreux. 

Après 20 ans, que nous reste-t-il de ces enseignements, de ces expériences ? 

Qu'en avons-nous fait dans nos vies ?

Au cours de ces deux journées nous pourrions partager cela avec des amis qui n'ont pas connu Douglas Harding, mais qui sont curieux de découvrir les expériences que Douglas Harding a mis au point, et qui sont curieux de voir leur véritable nature,.

En fonction du nombre de personnes intéressées par ce projet l'hommage aurait lieu chez nous à Saint Maxire ou dans une salle à Niort.

Si vous avez connu Douglas Harding, je vous saurais gré de bien vouloir diffuser l'information auprès de vos amis qui l'auraient connu afin de contacter le maximum d'anciens amis. 

Vous pouvez répondre à un sondage (https://framadate.org/polls/4f329fa053198fd04ec0) ou directement m'écrire afin que je puisse découvrir ceux qui seraient intéressés par ce projet et que je puisse organiser cet hommage dans les meilleures conditions.

Si vous avez des commentaires ou des propositions, n'hésitez pas à m'en faire part.

Philippe Fabri (06 07 19 44 83)

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Unité dévoilée

 "TOUT EST TEL QUE C'EST"


Voyez que dans le "Tout est tel que c'est" il y a une beauté extraordinaire. Dans le "Tout est tel que c'est", il n'y a plus de refus, il n'y a plus d'acceptation. S'il n'y a pas de refus, il n'y a pas d'acceptation. Il n'y a rien à refuser, rien à accepter. Tout est exactement ainsi. Le corps est exactement ainsi, le passé est exactement ainsi, les mémoires sont ainsi, les émotions sont ainsi, la structure de personnalité est ainsi. L'autre est exactement tel qu'il est. Le scénario présent est exactement tel qu'il est...
Voyez cette unité qui se dévoile, ce vécu unifié. L'acceptation et le refus sont alors transcendés. Ils ont perdu leur intérêt, leur fonction.
~ Jean-Marc Mantel
(extrait d'une vidéo)

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jeudi 15 octobre 2026

Obscur intérieur

 

"L’intensité est silencieuse.
Son image ne l’est pas.

(J’aime qui m’éblouit
puis accentue l’obscur
à l’intérieur de moi.)"

René Char 1907-1988

Peinture: Henri Charles Cros 1840-1907 Le nuage rose


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mercredi 14 octobre 2026

Simple automne

Chères amies, chers amis,

Shibata Zeshin, Kaki et fourmis, période Meiji, XIXe siècle

L’automne nous invite à la simplification. Osons nous dépouiller du superflu pour retrouver l’essentiel.

La simplicité porte en elle une puissance redoutable, elle nous pose face à nous-mêmes sans possibilité de fuite. Or nous avons tous tendance à dépenser une quantité non négligeable de temps et d’énergie à la recouvrir de complexité pour éviter un contact trop vrai et trop prégnant avec le réel.

Et si nous osions écouter et voir en direct, en toute simplicité, la réalité qui est là sous nos yeux en cessant de lui imposer nos interprétations, nos théories et nos appréciations. Si nous la laissions être ce qu’elle est, sans critère et sans standard, que se passerait-il ?

La simplicité nous invite à lâcher nos savoirs, à nous dénuder, comme les arbres se détachent de leurs feuilles, pour expérimenter en direct le vent, la pluie et le soleil. Nous n’avons pas besoin de manuels, pour ressentir la vérité et l’intensité de la vie.

Seul le désir de vivre pleinement et intégralement sont nécessaires.

Alors ? Allons-nous enfin oser vivre en vérité et cesser de conceptualiser, théoriser et d’aseptiser la vie en nous et autour de nous ?

Les pratiques proposées, l’assise et l’ancrage ont chacune à leur manière le dessein de nous reconnecter à la simplicité d’être, de nous ramener à notre sagesse et notre plénitude originelle.

- Nathalie Delay

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