dimanche 5 novembre 2023

La guerre quotidienne

Comme il est difficile d’admettre qu’Israéliens et Palestiniens ont la même souffrance anthropologique !

Les palestiniens souffrent d’enfermement à en mourir. Les Israéliens d’encerclement à en mourir.

Si nous examinons notre émotion face aux massacres des deux camps, nous nous apercevons qu’elle évoque notre propre peur de mourir. Ce qui permet la compassion.

Poussons le bouchon plus loin si nous admettons que ces deux peuples ont autant le droit de vivre et qu’ils s’entretuent pour survivre.

Dans les deux camps, ils ont oublié le sacré de la vie humaine. Et comble de la déraison, parfois et souvent, ils tuent au nom de Dieu.

Dieu n’est pas Dieu s’il n’est pas universel, s’il n’est pas amour.

Tuer est une profanation de Dieu, une ignorance de la nature divine de l’homme. Seulement la miséricorde pour leur lutte de survie permet de les comprendre (ce qui ne veut pas dire justifier).

 « TU NE TUERAS POINT »

Ce commandement universel est au futur. L’humanité n’est pas encore prête.

Cette proposition nous invite au présent à remplacer nos réactions de haine, par des pensées de miséricorde. Et même, dans le quotidien, être fâché contre quelqu’un, contre soi-même, réclame un acte de tendresse, un acte anti-guerre. Le futur commence maintenant.

 Christian Rœsch (revue Reflets)




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vendredi 3 novembre 2023

"Face aux écrans, apprendre le discernement"

 

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(extrait d'un interview de Bruno Patino, journaliste et spécialiste du numérique, dans le magazine La Vie. Il est l'auteur de "Submersion".)
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jeudi 2 novembre 2023

L'espace du regard


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Développer son discernement

 Le discernement, en matière de cheminement spirituel, est une |faculté d’intelligence qui permet de naviguer efficacement dans la complexité du monde et de nos vies. Voici quelques exemples d’utilisation du discernement.

* Distinguer l'opinion de la certitude. Nous accumulons en nous toutes sortes d’opinions sur tous les sujets, nous pensons savoir la vérité et nous nous étonnons que notre voisin pense le contraire. En vérité, nos opinions ne sont généralement que la résultante de conditionnements intérieurs qui nous conduisent à voir les choses de telle ou telle façon. Nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont, nous ne les voyons qu’à travers le prisme de nos conditionnements. La vérité n’est pas affaire d’opinion, elle nécessite une contemplation profonde d’un sujet en étant capable de dépasser l’influence mécanique de nos conditionnements.

Distinguer ce qui vous fait avancer sur votre chemin vers le bonheur et ce qui vous égare. Nous avons déjà évoqué ce point essentiel, la nécessité de maintenir le cap sans se disperser...

Distinguer ce qui est essentiel de ce qui est superflu. Concentrer vos efforts sur l'essentiel.

Distinguer ce qui est permanent, stable de ce qui est transitoire et changeant. En contemplant le changement dans nos vies et dans le monde, nous découvrons que tous les phénomènes sont transitoires, passagers, toutes les formes naissent puis disparaissent. Peu à peu, voyant cela, nous nous détendons. Parallèlement, de nombreuses voies spirituelles nous invitent à chercher ce qui est toujours présent, immuable, au-delà des apparences changeantes. La Conscience - L’Esprit - est toujours présente, tandis que toutes ces formes changeantes apparaissent et disparaissent. Le bonheur véritable, stable et durable, est une caractéristique intrinsèque de l’Esprit toujours présent.


La véritable intelligence, c'est avant tout une capacité efficace à discerner.


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Carl de Miranda (100 conseils spirituels pour être heureux)

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mercredi 1 novembre 2023

Voir clair !


 Voir quelque chose clairement est l'action la plus totale qui soit.

Quand un inconnu vous aborde, vous ne savez pas si c'est votre futur mari ou quelqu'un qui veut vous étrangler. Comment le savoir ? Vous allez écouter, regarder, sentir, être présent.

Vous n'allez pas vous laisser abuser par l'apparence...

Écoutez comment est son corps, sa pupille, ses mains, la position de ses pieds, son souffle, sa tête, comment il se présente, son débit d'allocution, le ton de sa voix, quand la voix se coince, se libère... et vous allez savoir si c'est votre futur mari ou s'il vaut mieux accélérer le pas. 

Vous ne pourrez le percevoir qu'en écoutant. De l'écoute vient le geste juste. À un  moment donné, cette écoute devient instantanée. Si vous ne l'avez pas instantanément, c'est qu'il reste en vous un relent de peur, d'angoisse. Il faut écouter, c'est tout. Vous n'avez pas à ôter la peur. Voir quelque chose clairement est l'action la plus totale qui soit.

~ Éric Baret

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mardi 31 octobre 2023

Une présence attentive

Cécilia Dutter : « En certaines circonstances tragiques, seule une présence attentive représente une aide effective »

L’écrivaine et critique littéraire nous livre sa chronique. Avec cette question : lorsque quelqu’un vient se confier à nous, « est-ce si difficile de faire silence pour se concentrer sur la personne qui s’exprime ? » L’enjeu : s’ouvrir ensemble à la présence d’un Plus Grand que soi.


 Il est peu dire que l’individualisme forcené qui marque notre époque, l’hyper-accélération du temps dans lequel nous vivons, la recherche permanente de la performance et la marchandisation de toute chose, ne nous apprennent pas l’art, subtil et essentiel, de l’écoute, qui suppose, au contraire, de se tourner vers l’autre pour se mettre gratuitement à son service.

En cette période de Toussaint qui ravive la souffrance du deuil de nos chers disparus, quand un ami, un parent ou un collègue nous confie sa tristesse face à la mort récente d’un proche, nous sommes souvent démunis. Nous l’écoutons, certes, ou du moins, nous tentons de le faire, mais, souvent, notre écoute n’est que de surface.

« Notre insupportable ego ramène tout à lui »

Disons qu’au mieux, nous entendons quelques bribes de sa plainte et, très vite, nous avons la fâcheuse tendance à intervenir pour lui donner des conseils ou notre avis, donc notre jugement sur ce qu’il essayait tant bien que mal de nous dire avant que nous ne l’interrompions. « Si j’étais à ta place, je ferais… », « cela me rappelle la fois où je… », voilà le genre de phrases qui sortent de notre bouche et viennent aussitôt clouer malencontreusement la sienne. Quel est ce « moi-je » qui s’exprime alors qu’on ne lui demandait que de se taire et d’ouvrir grand ses oreilles et ses yeux pour saisir chaque détail, verbal ou non, de ce que l’autre souhaitait lui dire ?

Notre insupportable ego ramène tout à lui alors que, précisément, nous ne sommes pas à la place de l’autre qui vit les événements avec son propre ressenti, lié à son caractère et son histoire. Est-ce si difficile de faire silence pour se concentrer sur la personne qui s’exprime, s’imprégner de ses mots, entériner ses silences, ses soupirs ou ses pleurs, en lui témoignant, par notre regard et notre attention, une profonde compassion ?

L’aide que nous pouvons lui apporter se situe dans cette bienveillante empathie lui permettant de s’épancher et de desserrer le nœud d’angoisse et de chagrin qui l’étreint. En prenant du recul sur le chaos intérieur qu’il traverse, notre interlocuteur reprend peu à peu confiance dans ses propres ressources pour surmonter l’épreuve. Car lui seul est capable de retrouver des forces vives. Nous ne pouvons que lui tendre le miroir de notre regard afin qu’il les puise en lui.

« Être là », aux côtés de celui qui pleure


En un autre temps, dans les ténèbres de la Shoah, au sein du camp de transit de Westerbork où elle était détenue, face au désespoir de ses pairs juifs déportés qui arrivaient des quatre coins des Pays-Bas après avoir été raflés par l’ennemi nazi, Etty Hillesum écrivait ceci dans son journal : « Mon faire consiste à être là. » À 29 ans, elle avait déjà acquis cette sagesse de savoir qu’en certaines circonstances tragiques, seule une présence attentive, procédant d’une dilatation de l’être, capable alors de toucher le prochain dans sa vérité et sa fragilité, représente une aide effective.

Écouter l’autre, c’est, à l’image de cette somptueuse figure spirituelle qu’est Etty Hillesum, « être là » aux côtés de celui qui pleure, l’entourer de ses bras, compatir silencieusement à son sort, tout en témoignant, coûte que coûte, de notre confiance en lui et de notre foi en la Vie, dont le flux magistral, indépendant du cours conjoncturel et des épreuves qu’il charrie, jamais ne faiblit.

« Être là » pour rappeler, à travers soi, la présence d’un plus Grand que soi dans le clair-obscur du quotidien, lumière divine indiquant le chemin de l’Ouvert où tout respire à nouveau. Écouter l’autre dans le profond respect de sa personne, le laisser s’abandonner en accueillant et recueillant sa peine, l’envelopper de sollicitude sont une seule et même prière élémentaire à laquelle le Christ nous appelle : nous aimer les uns les autres.

Cécilia Dutter. Écrivaine et critique littéraire, elle a publié des romans, dont À toi, ma fille (Cerf), ainsi que des essais dont Etty Hillesum, une voix dans la nuit (Robert Laffont). Depuis la rentrée 2023, elle anime l’émission Écoute dans la nuit sur Radio Notre-Dame, diffusée aussi sur RCF.

Source :  La Vie magazine

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lundi 30 octobre 2023

Maîtrisez vos émotions.


Voilà un des grands chantiers qui vous attend sur votre route vers le bonheur: la maîtrise de vos émotions.

Voici quelques étapes clés vous permettant d’y parvenir:

• comprendre ce que sont les émotions, quelles sont les grandes émotions;

• comprendre quelles sont les émotions qui vous habitent régulièrement, vous en particulier;

• apprendre à vous situer de façon juste par rapport à une émotion : ne pas être emporté par l’émotion mais ne pas la refouler non plus. Être capable de lui donner un espace intérieur où l’émotion peut exister, dire ce qu’elle a à dire, sans pour autant vous dépasser et vous submerger;

• contemplez peu à peu la mécanique des émotions : leurs causes profondes, les situations qui les déclenchent, la façon dont elles se déploient puis disparaissent.

A mesure que vous franchissez ces étapes, vos émotions ne vont plus vous déstabiliser intérieurement. 

Elles apparaîtront en vous puis disparaîtront sans vous perturber, elles gagneront en fluidité. Elles ne se déclencheront plus à tout va.

Retenez l’image suivante: les émotions sont comme des vagues, plus ou moins grandes, qui surviennent en bord de mer. Vous pouvez rester sur la plage en refusant d’y goûter, alors vous êtes dans le refoulement. Vous pouvez vous jeter dans l’eau sans savoir nager et les vagues vont vous faire perdre pied et vous faire boire la tasse, vous êtes alors submergé par les émotions sans maîtrise aucune. Ou bien vous pouvez apprendre à nager dans les vagues, et même à surfer avec elles. Alors, vous ne refusez pas l’existence des vagues, vous vous appuyez plutôt sur leur énergie, bien au contact, bien vigilant, vous les laissez se déployer tranquillement en profitant des sensations jusqu’à ce qu’elles disparaissent d’elles-mêmes. Voilà ce qu’on entend par maîtrise des émotions.

Pour parvenir à cela, il vous faut cheminer intérieurement en prenant appui sur une méthode intérieure bien structurée.

Vous trouverez dans des ouvrages ou bien dans le cadre de voies spirituelles des méthodes efficaces dans ce sens.

Carl de Miranda


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dimanche 29 octobre 2023

L'existence en Toi


 
La vérité est toujours là mais tu es trop complexe et trop distrait pour la voir. Il te faudra donc parcourir tout l’univers pour revenir la trouver juste sous ton nez. C'est le paradoxe de l'existence. C'est toujours toi, ça a toujours été toi, mais tu penses que c'est autre chose. C'est toi mais ce n'est pas le "toi" que tu voudrais être ou que tu penses être ; c'est le vrai Toi.

~ Mooji

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samedi 28 octobre 2023

vendredi 27 octobre 2023

Ne vous dispersez pas

Le monde moderne a perdu de vue le chemin vers le bonheur véritable. Le modèle de vie qui nous est proposé conduit de nombreuses personnes vers la déprime, le stress, l’angoisse, l’ennui... Beaucoup se tournent maintenant vers le développement personnel ou les chemins spirituels car ils ne trouvent pas satisfaction dans le mode de vie occidental. Avez-vous déjà entendu dans le monde occidental que le bonheur est inhérent à la nature même de l’être, qu’il se trouve en nous-mêmes et qu’on y parvient par un cheminement intérieur? Non, le monde occidental nous fait croire que nous serons heureux si nous disposons d argent, de luxe, de notoriété, de pouvoir, de relations sexuelles, etc.

Ainsi, il nous faut naviguer habilement dans ce monde moderne. Ne le voyez pas pour autant comme un monde « mauvais » ou habité par « le mal ». Voyez-le plutôt comme un monde infantile, immature. Quand on sent du plaisir, on est heureux sur le coup, c’est vrai. De façon simpliste, le monde occidental est donc organisé pour maximiser le plaisir. Mais en restant à ce niveau-là, on passe nos vies à courir après des plaisirs passagers, en étant malheureux lorsqu’on subit les désagréments qui alternent avec ces plaisirs passagers. Vient un moment où notre être ne veut plus vivre de cette façon parce qu’il pressent qu’un autre bonheur est possible.

Ne vous dispersez pas dans le monde moderne qui fonctionne de façon immature. Inutile de vous retirer pour autant d'un monde que vous regarderiez avec condescendance. Il suffit simplement de vivre avec vigilance, en étant parfois inséré dans le monde, mais sans y être submergé. Soyez donc vigilants sur vos relations, vos activités, votre travail, vos loisirs, vos vacances… Essayez toujours de vous rappeler que vous voulez cheminer vers le bonheur véritable, et que les différentes influences autour de vous joueront plus ou moins positivement sur votre cheminement.

Carl de Miranda (100 conseils spirituels pour être heureux)


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jeudi 26 octobre 2023

Flocons de pensées

 Hier à la méditation, nous avons abordé un sujet sur lequel nous pouvons toujours revenir : quelle est notre intention en méditant ?

Avons nous une intention uniquement tournée vers notre bien être ?

Est-elle plus altruiste ? Est-elle orientée vers le bien de tous les êtres ? La réponse appartient bien sûr à chacun, mais la question mérite toujours d'être posée.

Nous avons ensuite parlé de nos pensées. Elles peuvent bien souvent nous emporter, surtout si nous n'avons aucune idée de quoi elles sont faites, si nous leur accordons une réelle et substantielle importance.


Les pensées peuvent être comparées à des flocons de neige qui quand ils arrivent sur une pierre très chaude, disparaissent instantanément en touchant la pierre, au lieu de s'accumuler en un gros tas de neige.

La pierre chaude c'est cultiver la présence pour être capable de voir la pensée surgir sans que nous ne fassions rien, de réaliser que cette pensée est insaisissable, on ne peut ni l'attraper, ni la retenir et quoi qu'on fasse (ou ne fasse pas) et elle disparaît sans laisser de trace, si ce n'est parfois d'entraîner une nouvelle pensée qui aura les mêmes caractéristiques.

Quand cela est vu, le flocon de la pensée disparaît en un instant, sans laisser de trace.

Cela est relativement facile à comprendre, mais apprendre à ne rien faire de nos pensées, à ne pas se laisser entraîner ou distraire par elles demande une attention bien aiguisée.

La question est : Souhaitez-vous vraiment vous y entrainer ? Ou préférez-vous être le jouet de vos pensées qui risquent de vous amener à poser des actes de façon uniquement réactionnelle, des actes posés sans aucune conscience et dont vous ignorez souvent les conséquences ?

Quelle est la solution qui pourrait vous amener à être vraiment heureux ?

Notez qu'il n'est aucunement question d'influencer la chute des flocons, de diminuer vos pensées. Cette intention-là ne pourrait avoir qu'un résultat très temporaire.

Je vous souhaite à tous une belle journée, laissant les flocons vos pensées s'évaporer grâce à la pierre chaude de l'attention.

Philippe Fabri

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mercredi 25 octobre 2023

Cherchez à mieux vous connaître

 


Le chemin vers le bonheur véritable est un chemin vers notre propre profondeur. Il n’est pas possible d’y parvenir en faisant abstraction de ce qu’il y a en nous. Cheminer vers la profondeur, c’est plonger de plus en plus profondément et traverser toutes les couches qui se superposent en nous, jusqu'à parvenir tout au fond de notre être. Les pensées, les émotions, les désirs, les sensations. internes, les structures inconscientes qui nous conditionnent... Peu à peu, il nous faut mieux comprendre qui nous sommes, comment nous fonctionnons.

Avec enthousiasme et innocence, ce travail de découverte de soi peut avancer rapidement. Voici deux exemples soulignant la nécessité de la connaissance de soi.

• Certains sont en quête de transcendance, ils sont motivés par le but spirituel ultime, le bonheur parfait, et pensent pouvoir passer directement de là où ils sont aujourd’hui à ce but ultime. Il est vrai que le bonheur parfait nous attend en nous-mêmes, déjà maintenant. Certains peuvent d’ailleurs avoir, à travers une expérience spirituelle, un aperçu temporaire du fond heureux de l'être ; pour autant, un état intérieur heureux, stable et résistant dans le temps nécessite que les différents aspects de notre vie intérieure soient connus et harmonisés, au moins dans une certaine mesure. Sinon, le flux de la vie aura vite fait de nous replonger dans ses hauts et ses bas.

• Certains se sentent particulièrement portés vers les autres, et pensent que c’est uniquement en rendant les autres heureux que l’on peut être heureux, et que la connaissance de soi est secondaire, facultative. Il est vrai que servir les autres, les rendre heureux, est en soi une pratique spirituelle très puissante, contribuant aussi à notre bonheur. Or, le service des autres devient d’autant plus puissant lorsqu’il s’accompagne d’un travail parallèle de connaissance de soi, car on est alors mieux à même de servir les autres selon leurs besoins, et non selon nos projections. En cherchant à mieux nous connaître, nous évitons aussi que le service des autres ne devienne une fuite de soi-même, qui tôt ou tard nous posera problème.

"Connais-toi toi-même." Socrate

Carl de Miranda (100 conseils spirituels pour être heureux)
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mardi 24 octobre 2023

Voyage au centre de soi


Cesse de vouloir être important ; que tes pas ne laissent aucune trace. 

Voyage seul comme le Tao au pays du grand silence.

Si un homme traverse une rivière et qu’une barque vide heurte sa propre embarcation, 

il ne sera pas offensé ou courroucé, quel que chaud puisse être son sang.

Mais si la barque est dirigée par quelqu’un, il se peut qu’il s’échauffe, hurlant et jurant, simplement parce qu’il y a un rameur.

Prends conscience que toutes les barques sont vides quand tu traverses la rivière du monde, et rien ne pourra t’offenser.

Tchouang-tseu

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Tu ne peux parler de l’océan avec une grenouille qui vit dans un puits : elle est limitée par l’espace qu'elle habite.

Tu ne peux parler de la glace avec un insecte né en juin : il est limité par une seule saison.

Tu ne peux parler du Tao avec une personne qui pense qu'elle sait quelque chose : elle est limitée par ses propres croyances.

Le Tao est vaste et insondable. Tu ne peux comprendre qu'en allant au cœur de toi-même.

Tchouang-tseu

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Sans le concept d’un autre, il n’y a pas de moi séparé.

Sans le sens d’un moi, rien ne peut être vu comme autre.

Il existe une force qui conduit les choses, mais je ne sais pas ce que c’est.

Elle n’a ni forme ni substance, agit sans rien faire,

maintient l'univers entier en ordre, et semble aller parfaitement bien sans moi.

Tchouang-tseu

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