dimanche 30 janvier 2022
samedi 29 janvier 2022
Croyance et souffrance
D’après mon expérience, la confusion est la seule souffrance. Vous êtes dans la confusion quand vous vous opposez à ce qui est. Quand vous êtes parfaitement clair, ce qui est est ce que vous voulez. Quand vous voulez quelque chose d’autre que ce qui est, vous pouvez alors être sûr d’être en pleine confusion.
Le Travail nous ramène toujours à ce que nous sommes vraiment. Chaque croyance assez investiguée pour être comprise, permet à la prochaine d’émerger. Vous défaites celle-là aussi. Puis vous défaites la suivante, et la suivante. Et vous découvrez qu’en fait, vous attendez avec confiance la prochaine. Au bout d’un moment, vous remarquerez peut-être que vous traitez en ami chaque pensée, chaque sensation, chaque personne, chaque situation. Jusqu’à en arriver à vous demander où vous pourriez bien trouver un problème. Jusqu’à finalement remarquer que vous n’en avez plus, depuis des années.
A travers l’investigation, nous découvrons que l’attachement à une croyance nous fait souffrir. Avant l’histoire, il y a la paix. Puis une pensée nous passe par la tête, nous la croyons, et la paix semble disparaître. Nous remarquons à ce moment-là une sensation de stress, nous investiguons l’histoire qu’il y a derrière elle, et réalisons qu’elle n’est pas vraie. La sensation nous indique qu’en croyant la pensée, nous nous opposons à ce qui est. Elle nous dit que nous sommes en guerre avec la réalité. Quand nous remarquons que nous croyons un mensonge et vivons comme s’il était vrai, nous nous retrouvons à l’extérieur de notre histoire. Alors l’histoire disparaît à la lumière de la conscience, et seule demeure la conscience de ce qui est. La paix est ce que nous sommes en l’absence d’une histoire, jusqu’à ce qu’une nouvelle histoire stressante apparaisse. L’investigation finit par devenir vivante en nous comme la réponse naturelle et non formulée de la conscience à l’émergence de toutes pensées ou histoires.
Vouloir que la réalité soit différente de ce qu’elle est à cet instant revient à essayer d’apprendre à un chat à aboyer. Vous pouvez lui apprendre, et lui apprendre, et à la fin, le chat lèvera les yeux vers vous et fera: “Miaou!” Vouloir que la réalité soit différente de ce qu’elle est, c’est sans espoir. Vous pouvez consacrer le reste de votre vie à apprendre à un chat à aboyer.
Je suis amoureuse de ce qui est, non par spiritualité, mais parce que c’est douloureux quand je me dispute avec la réalité. Aucune pensée au monde ne peut la changer. Ce qui est est. Tout ce dont j’ai besoin est déjà là maintenant. Comment puis-je savoir que je n’ai pas besoin de ce que je veux? Je ne l’ai pas. Tout ce dont j’ai besoin m’est donc accordé.
Vous ne pouvez pas avoir de haut sans bas. Vous ne pouvez pas avoir de gauche sans droite. C’est ça la dualité. Si vous avez un problème, vous devez déjà en avoir la solution. La question est: “Voulez-vous vraiment la solution? ou voulez-vous prolonger le problème indéfiniment?”
Katie Byron
vendredi 28 janvier 2022
« Dissociez l'adulte et l’enfant » (Swami Prajnanpad)
Cherchez en tant qu'adultes à vous dissocier de l'enfant. Considérez qu'il y a en vous deux lieux psychologiques, deux manières de vous situer, l'une qui est l'enfant, avec ses émotions douloureuses, l'autre qui est l'adulte, lequel est détendu, à l'aise, en paix. Ces deux mondes sont complètement différents mais il est possible de passer de l'un à l'autre.
jeudi 27 janvier 2022
Une présentation du shiatsu
mercredi 26 janvier 2022
Les émotions
Les émotions. Ce que l'on appelle trop facilement « le stress » (un mot-valise qui ne veut rien dire) est en réalité une émotion, ou plutôt un cortège d’émotions qui nous assaillent avec parfois une grande violence ET une grande constance. Il y a les émotions « chocs » (deuil, annonce d’une maladie grave, licenciement...), et aussi les « petites » vexations du quotidien, les « petites » agressions au bureau, les « petites » maladresses subies. Lesquelles, au final, font de « grands » problèmes.
L'émotion, étymologiquement, signifie « mouvement de/vers l’extérieur » ; par principe, l’émotion nous fait faire des choses (souvent, n’importe quoi !). C’est son « travail » : nous faire réagir, ce qui explique qu’elle se traduise par une multitude de réactions corporelles - bourdonnements d'oreilles, « sang glacé », « sang dans les pieds », chaleur/rougeur (le rouge aux joues), transpiration chaude, sueurs froides, fourmillements, maux de ventre... - mais aussi verbales, gestuelles... Sous le coup d’une émotion, on peut jeter de la vaisselle par terre, frapper quelqu’un, crier, hurler, pleurer, dire des choses que l’on regrette aussitôt, plier bagage, etc.
En fait, une émotion naît en nous à la suite d’un événement réel ou fantasmé, et provoque un mouvement vers l’extérieur. C’est une pulsion, qui se traduit par des réalités physiologiques bien tangibles. Chaque émotion provoque une « charge » (la charge émotionnelle), habituellement suivie d'une « décharge » (soulagement, crise de larmes, fou rire...). Mal gérée, elle provoque des contractures, des douleurs articulaires, tendineuses...
Que faire ? Évacuer le surplus d’émotions au fil des arrivées. Ne pas confondre émotion (irréfléchie, fugace) et sentiment (mental, sur la durée). L’émotion - qu’elle soit positive ou négative - doit s’exprimer d’une manière ou d’une autre, se canaliser. Sinon, ça fait mal ! Donc n'ignorez pas vos émotions, ne les enterrez pas. Si c’est votre stratégie, sachez qu’elles vont ressortir un jour ou l’autre, comme des zombies, soyez-en sûr.
Accueillez-les plutôt comme elles viennent et trouvez les outils qui vous aident à les décharger : respiration profonde, sport, sommeil profond, activité artistique...
mardi 25 janvier 2022
Vivre librement l'ordinaire
La plus que vive
"La vie ordinaire ne cesse de vouloir nous aider. Nous sommes fous de vouloir aller dans le spectaculaire, de croire qu'il faut toute une machinerie pour nous émerveiller. Rien de plus émerveillant que le vivant, que l'éphémère, que l'ordinaire"
Christian Bobin entretien dans la revue Reflets
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lundi 24 janvier 2022
Chers amis du Dharma,...
Thayé Dorjé, Sa Sainteté le XVIIe Gyalwa Karmapa, partage le message suivant au sujet du décès de Thich Nhat Hanh.
Chers amis du Dharma,
Thich Nhat Hanh, l’un de nos maîtres bouddhistes les plus révérés de notre époque, a quitté son corps. J’aimerais exprimer mes condoléances à tous ses étudiants de par le monde et je souhaiterais aussi nous encourager tous à nous réjouir de son activité sans limite et de son héritage atemporel.
Son décès ne signifie pas qu’il soit parti. Comme il l’a lui-même dit : « C’est seulement du fait de notre mécompréhension que nous pensons que la personne que nous aimons n’existe plus après sa mort. C’est parce que nous sommes attachés à l’une de ses formes, à l’une des multiples manifestations de cette personne... La personne que nous aimons est toujours présente. Elle est autour de nous, en nous et elle nous sourit. »
Notre lignée karma kagyü a un lien spirituel très spécial avec maître Thich Nhat Hanh parce que c’est grâce à sa bonté que nos moniales de Dhagpo Kundreul Ling ont pu recevoir les vœux de pleine ordination monastique, les voeux de bhikshuni (gelongma en tibétain), au Village des Pruniers, en 1994.
Puisque la pratique du vinaya est le fondement de tout mérite et de toute sagesse, il n’existe pas de plus grand cadeau que celui fait à la lignée du Dharma du Bouddha.
En ce qui concerne le monde, je pense que sa contribution principale était – et est encore – la pratique authentique de la spiritualité, sans séparation ni frontière.
Cette spiritualité sans frontière n’était pas que paroles et elle ne signifiait pas non plus mélanger les diverses religions et traditions spirituelles si bien que le caractère unique de chacune serait perdu.
Il a plutôt essayé, sans être source d’afflictions pour les autres, de révéler et de refléter la nature de chaque croyance d’autrui afin que chacun se sente respecté, compris et accepté dans sa singularité et ses différences. Et c’est ce respect et cette acceptation, – ce « laisser être »–, qui permettent aux autres de parvenir à la compréhension qu’au bout du compte, nous sommes les mêmes.
C’est ainsi que les afflictions se calment et s’apaisent, ce qui permet à chacun de voir la « vérité », quel que soit le nom que nous lui donnons.
Une telle activité est reconnue par les bouddhistes comme le Dharma du Bouddha.
Il n’existe rien en quoi les bodhisattvas ne s’impliquent pas, rien qu’ils n’apprennent pas afin d’apaiser les afflictions d’autrui, comme les cinq sciences et tous les outils sociaux, y compris la politique.
C’est ce qu’a fait maître Thich Nhat Hanh.
Le reste nous appartient.
Thayé Dorjé
Sa Sainteté le XVIIe Gyalwa Karmapa
Voir la vidéo en hommage sur Sagesses Bouddhistes
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dimanche 23 janvier 2022
Hommage à Thich Nhat Hanh
Pour beaucoup d'entre nous, Thich Nhat Hanh a beaucoup compté: que ce soit par son enseignement, profond, joyeux et plein d'humour de la pleine conscience, par sa présence bienveillante et ancrée et par son incarnation d'une pratique méditative mise au service de la société.
Pensées d'amour et gratitude pour ce qu'il apporté et apporte pour un monde plus apaisé, juste et bienveillant...
De tout cœur avec la communauté du Village des Pruniers. Sa présence continuera certainement à nous inspirer et nourrir notre pratique 🌸
- J'ai demandé à la feuille si elle avait peur parce que c'était l'automne et que les autres feuilles tombaient. La feuille m'a dit: «Non. Pendant tout le printemps et l'été, j'étais très vivante. J'ai travaillé dur et aidé à nourrir l'arbre, et une grande partie de moi est dans l'arbre.
Ne dit pas que je ne suis que cette forme, car la forme de feuille n'est qu'une infime partie de moi. Je suis l'arbre tout entier. Je sais que je suis déjà à l'intérieur de l'arbre, et quand je retournerai au sol, je continuerai à nourrir l'arbre. C'est pourquoi je ne m'inquiète pas. En quittant cette branche et en flottant au sol, je vais faire signe à l'arbre et lui dire: 'Ai très bientôt.' "
"..." Ce jour-là, il y avait un vent qui soufflait et, au bout d'un moment, j'ai vu la feuille quitter la branche et flotter jusqu'au sol en dansant joyeusement, car en flottant, elle se voyait déjà là dans l'arbre. C'était tellement heureux. J'ai baissé la tête et je savais que nous avons beaucoup à apprendre de la feuille… -
Thich Nath Hanh
Thich Nath Hanh a dédié sa vie à l'enseignement de la mindfulness (pleine conscience) mais a aussi été un activiste social engagé. Pionnier du Bouddhisme et de la pleine conscience en occident, il est l'incarnation de la paix intérieure mise au service de la société, de la paix dan le monde.
Texte de Ilios Kotsou
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samedi 22 janvier 2022
En paix avec le désir
vendredi 21 janvier 2022
Premier post : le 20 janvier 2007
J'apprends la disparition sur terre de Thich Nhat Hanh. J'ai commencé ce blog par un article sur lui le 20 janvier 2007... Le voici :

Ego menacé
C'est une loi que nous devions apprendre auprès d'Arnaud : chaque fois qu'il y a over-emphasis, un accent exagéré pour affirmer une chose, c'est qu'il y a, à l'arrière-plan, totalement refoulé, un aspect de nous que nous refusons de laisser affleurer à la conscience et qui, tôt ou tard, se révélera avec d'autant plus de force qu'il aura été nié longtemps.
Une autre fois, le bruit circula parmi nous qu'un des participants portait un jugement sans appel sur ces réunions autour d'Arnaud: « C'est de la métaphysique de cours du soir pour ouvriers portugais... ». Quelle ne fut pas ma stupeur, quelques années plus tard, d'apprendre que l'auteur de cette remarque cinglante n'était autre que mon père !
Dans l’intime d’un chemin/Véronique Desjardins
jeudi 20 janvier 2022
La pratique toujours...
Les exemples puisés dans sa propre sadhana montraient l'acharnement dont il (Arnaud) avait fait preuve pour tirer la substantifique moelle de la voie sur laquelle il était engagé. Il préparait longuement ses entretiens avec Swâmiji puis, après I’entretien, prenait des notes pour reconstituer l'entretien dans son intégralité. Quand il rencontrait Swâmiji, il abordait un sujet précis - il nous disait qu'il pouvait avoir un entretien avec Swamiji portant sur une seule phrase- et ressortait avec une compréhension claire.
L'intensité de présence de Swamiji, la clarté de ses réponses aiguisaient son intelligence. Le reste de la journée, seul avec lui-même, il réfléchissait et, s'il sentait que sa compréhension devenait moins percutante, il reposait sa question le lendemain et Swâmiji reprenait son explication. « Make it your own ! » lui disait son maître, faites-en votre propre substance. »
À nouveau, une fois seul, Arnaud reprenait l'entretien, trouvait ses propres exemples, tirait ses conclusions et apportait son butin le lendemain à Swámiji qui concluait : « You have got it, Arnaud ! Vous avez compris !» Au sortir de ce type de sitting, Arnaud n'était plus le même que celui qui était entré dans la pièce de Swâmiji. Quand il avait fait son bien propre d'un point précis après plusieurs entretiens, il avait franchi une étape, sa compréhension s'était définitivement établie.
Véronique Desjardins

mercredi 19 janvier 2022
Amour de lune ou d'univers