jeudi 18 février 2021

Qui nous secoue ?

 Pas sur que ce soit véridique mais j'ai trouvé cela intéressant. 

"Nous semblons parfois loin les uns des autres, dans notre façon de comprendre, de penser, d’agir que le fossé qui nous sépare peut paraitre infranchissable. L’un est certain qu’en suivant le groupe il est dans la vérité, l’autre aspire à la désobéissance civile au nom de la liberté….


En cette période troublante, deux enseignements éclairants…
Si tu ramasses 100 fourmis noires et 100 fourmis rouges et que tu les mets dans un pot en verre, rien ne se passera. Mais si tu prends le pot, tu le secoues violemment et tu le laisses sur la table, les fourmis commenceront à se tuer les unes avec les autres.
Les rouges pensent que les noires sont les ennemies, tandis que les noires pensent que les rouges sont les ennemies... alors que le véritable problème vient de la personne qui a secoué le pot.
Il en va de même dans la société.
Hommes contre Femmes.
Gauche contre Droite.
Riche contre pauvre.
Foi contre Science.
Jeunes contre Vieux.
Pro masques contre anti masques.
Etcétéra...
Avant de se battre entre nous, ne devons-nous pas nous demander qui a secoué le pot ? »

Anonyme

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Une contemplation de fourmi !
« La fourmi est un vrai bourreau de travail »
Faux. La fourmi a l’image d’une travailleuse acharnée que rien ne détourne de sa tâche. Pourtant, une étude américaine a démontré que de nombreux individus d’une même colonie passeraient beaucoup de temps à… se tourner les pattes ! En réalité, seules 10 % d’entre elles seraient réellement actives (celles chargées de récolter la nourriture pour le reste de la communauté). Les autres fourmis seraient plutôt oisives, voire resteraient immobiles. Quel est alors leur rôle ? Peut-être celui de réserviste en cas d’attaque…

(soure : Kapo)
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mercredi 17 février 2021

Quel est votre exercice ?

Je pratique zazen, chaque jour, une demi-heure.

Bien. Mais êtes-vous sûr que pratiquer zazen comme vous le faites... c’est zazen ?

Question provocante que devrait se poser toute personne qui pratique zazen. Question d’autant plus justifiée lorsqu’on s’exerce depuis de nombreuses années, parce que le risque est grand de tomber dans une pratique ‘’par cœur ‘’ qui peut nous écarter de la raison d’être de la pratique de zazen : l’éveil de l’homme à sa vraie nature d’être humain.

Qu’est-ce qui me coupe de l’appartenance première et profonde à l’être, à l’acte d’être qui est ma vraie nature ?

Je pense, donc je suis ... angoissé !

C’est humain.

C’est quoi l’humain ?

C’est : « Je vis parce que je suis un être vivant ! » ET « Je pense parce que je suis un être pensant ». (Martin Heidegger)

Je pense.

J’observe que je suis soumis à une activité mentale incessante. Je suis soumis à un festival de pensées torrentueuses qui, agglomérées, conduisent à l’illusion d’être un MOI.

« Moi, je crois, que je suis, ce que je pense que je suis ! »

Cette idée donne forme à ce qu’on appelle l’identité ; « moi je suis moi et je veux rester moi ! ».

Mais ce « moi » n’a d’autre réalité que celle qu’il se fait et s’attribue ; l’ego.

Je pense parce que je suis un être pensant. Au point de tomber dans l’ignorance que « je vis parce que je suis un être vivant ».

ZAZEN est cet exercice qui a pour sens de ... perdre l’ignorance ; c’est donc un chemin de connaissance.


Je vis ! Quand et où ?

Je vis et ne peut vivre que dans le temps-vécu, le moment présent ; je vis et ne peut vivre que dans l’espace-vécu. Mais il semble qu’au niveau d’être qu’est l’ego cette vérité est insatisfaisante. Bien plus attirant est de penser le futur. Le futur qui est et ne peut être que de la pensée. Le futur, qui est à venir ... peut-être, semble plus stimulant que ce qui est réellement au moment présent. Le futur (ce qui n’est pas encore), de même que le passé (qui plus jamais ne sera) est, et ne peut être, que de la pensée.

Mon existence humaine est devenue une existence mentale, source d’images, source de pensées.

L’obsession de toute personne identifiée au niveau d’être qu’est l’ego est de donner forme à l’image qu’elle se fait d’elle-même. Compte, non pas la forme qui correspond à « je suis » mais la forme qui devrait correspondre à ce que « je pense que je devrais être » (ou, pire, la forme que les autres pensent que je devrais être).

Nombreuses sont les personnes qui viennent au Centre Dürckheim dans l’intention de fabriquer un moi idéalisé. En étant dans l’attente que le maître de maison valide ce projet (sinon, ce n’est certainement pas un maître).

Le maître de maison est un maître dans le domaine de la technique.

« Le Chemin est la technique ; la technique est le Chemin ».

Le ZEN nous enseigne le chemin de la libération de notre vraie nature enfermée dans le moi mondain. L’ego n’est pas notre vraie nature.

Le chemin de libération proposé au Centre Dürckheim est un enseignement qui n’utilise pas les moyens d’une pensée analytique, discursive, ni ne prend la forme d’une croyance dogmatique ou d’une métaphysique spéculative. L’enseignement se présente comme UN CHEMIN D’EXPÉRIENCE ET D’EXERCICE.

Au centre de la pratique il y a l’exercice appelé ZAZEN. On ne pratique pas zazen avec le mental ! Zazen est un exercice strictement corporel !

Inséparable de cet exercice fondamental est ce qu’on appelle : la pratique de la Voie dans le quotidien. De quoi s’agit-il ?


Des personnes qui viennent au Centre Dürckheim pour la première fois semblent décontenancées lorsque je les invite à exercer - tout au long de la journée - la pleine attention à ce que le maître zen désigne comme étant « les quatre attitudes corporelles dignes » : l’acte de marcher (gyô), l’acte d’être debout (jyu), l’acte d’être assis (za), l’acte d’être allongé (ga)!

Ces actions, auxquelles tout nouveau-né est soumis révèlent les intentions de l’acte d’être ; de l’être qui est notre vraie nature. Le mot nature désigne : « ce qui est en train de naître ». Il me semble devoir ajouter à ces quatre attitudes dignes : l’acte de respirer. Je respire, donc je suis ; et moi je n’y suis pour rien. »

Je vis parce que je suis un être vivant.

Corps-vivant je suis ! Il s’agit du corps-vivant dans sa globalité et son unité. « Le corps-vivant (Leib) est l’ensemble des attitudes, des gestes à travers lesquels l’homme prend forme, se présente, devient ce qu’il est ... ou se manque. » (K.G. Dürckheim)

Quel que puisse être le degré d’élévation idéaliste d’un homme, il ne peut échapper à la condition physique qui est la fondation de tout être vivant.

Zazen. Mise entre parenthèse de l’usage de notre conscience ordinaire : la conscience DE (mind).

Retour à l’usage de la conscience innée, la conscience qui est à l’origine : la conscience SANS de ; c’est la conscience sensorielle. « Ce que je désigne par l’expression ‘’notre être essentiel‘’ est plus proche de la sensation que de la pensée » (K.G.Dürckheim)

Bien. Mais que se passe-t-il lorsqu’on pratique régulièrement zazen ?

Je ne me donne pas le droit de répondre à cette question. À chacun de découvrir ce qui se passe, ce qu’on appelle le vécu intérieur, l’expérience phénoménale. Cependant il est possible d’affirmer un effet signifiant : « Lorsqu’on pratique zazen, le corps-vivant prend la forme du calme ». Et cela se voit dans notre manière d’être assis, notre manière de marcher, notre manière d’être au monde.

Jacques Castermane

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mardi 16 février 2021

Crise...



"Dans notre société, toute l'ambition, toute la concentration est de nous détourner, de détourner notre attention de tout ce qui est important. 
Un système de fils barbelés, d'interdits pour ne pas avoir accès à notre profondeur. C'est une immense conspiration, la plus gigantesque conspiration d'une civilisation contre l'âme, contre l'esprit. 
Dans une société où tout est barré, où les chemins ne sont pas indiqués pour entrer dans la profondeur, il n'y a que la crise pour pouvoir briser ces murs autour de nous. 
La crise, qui sert en quelque sorte de bélier pour enfoncer les portes de ces forteresses où nous nous tenons murés, avec tout l'arsenal de notre personnalité, tout ce que nous croyons être."

Christiane Singer, Du bon usage des crises

Hommage à Jean-Claude Carrière

L'intrigue centrale du Mahâbhârata concerne deux dynasties rivales, les Pandavas et les Kauravas, mais cousines, puisqu'elles descendent des deux fils de Vyâsa : Dhritarashtra et Pandu. Bien que Dhritarashtra, aveugle, soit l'aîné, c'est le pieux Pandu qui devient roi. Ce dernier a cinq fils : Yudhishthira, le juste ; Bhima, le féroce ; Arjuna le guerrier et les jumeaux Nakula et Sahadéva. Dhritarashtra, lui, a cent fils, dont le plus vieux est le rusé Duryodhana.... 
Avec cette introduction, vous allez pouvoir entendre l'épopée magistralement résumée par Jean-Claude Carrière (en 4 épisodes).



lundi 15 février 2021

Huit conseils pour aider ceux qui souffrent.

« Consolez, consolez mon peuple ! », dit le prophète Isaïe. Et si, pendant ce carême, nous étions attentifs à soulager ceux qui souffrent, ou à nous laisser consoler ? Pour nous y aider, les conseils d'Anne-Dauphine Julliand.

Anne-Dauphine Julliand est mère de quatre enfants, dont deux petites filles, Thaïs et Azylis, sont décédées à la suite d'une terrible maladie génétique. Son premier livre, Deux Petits Pas sur le sable mouillé (Les Arènes, 2011) a rencontré un succès phénoménal.
Il a été suivi de son deuxième livre, Une journée particulière, puis d'un film documentaire, Et les mistrals gagnants. Son dernier livre, Consolation (Les Arènes), est une méditation sur la souffrance d'une rare élévation. Elle nous livre ici ses réflexions sur le sujet.


Rompre l'isolement


La souffrance est quelque chose d'éminemment personnel. Elle nous appartient complètement. Ce n'est pas une question de décence, mais elle est véritablement indicible. Les mots ne peuvent pas dire totalement ce que j'ai vécu avec la perte de mes deux petites filles. La souffrance se vit seul, dans l'intimité de ce qu'on est.
Il est normal que je ressente de la solitude dans ce que je suis le plus profondément. Je tiens à le souligner pour que ceux qui souffrent ne se disent pas qu'il est anormal d'avoir un tel sentiment. Quand on apprend un drame, tout ce qui entoure s'efface. Immédiatement, il n'y a plus que la souffrance à l'intérieur de soi. Mais la solitude n'est pas l'isolement. Si elle le devient, alors c'est dramatique.

Ne pas se comparer à celui souffre

Le risque, lorsque l'on se compare, est de se sentir illégitime pour consoler. L'autre est vu comme inaccessible, effrayant. Il m'est arrivé, en parlant des épreuves que j'ai traversées, de rencontrer l'effroi dans le regard des gens. « Comment peut-elle être de ce monde ? », se disaient-ils.
C'est difficile à vivre. Cette mise à distance qui me peinait n'avait pas lieu d'être. Ma souffrance a beau être très singulière, elle appelle comme toutes les autres une consolation. Quelle que soit la souffrance, la même relation doit s'instaurer.

Établir une relation

Consoler est toujours délicat et douloureux. Ce serait anormal que la consolation soit facile, qu'on la maîtrise. C'est une relation qu'on établit : il s'agit de rapprocher son coeur de celui de l'autre par un geste ou par un mot. D'entrer en relation, complètement, dans l'instant.
Le toucher est particulièrement important parce qu'avec lui on se sent vivant. L'autre peut s'avancer dans mon espace vital pour adoucir physiquement ma peine. Mais il n'y a pas de recette ! On aimerait tant qu'il y en ait une : on serait moins embarrassé. 
Mais ce n'est pas grave de l'être !

Accueillir la souffrance de l'autre


Il s'agit d'accueillir, et non pas de ressentir la souffrance de l'autre, de l'accompagner. Et les personnes les plus empathiques ne sont pas toujours les meilleures consolatrices. Car la consolation n'est pas un don, c'est une relation à la portée de chacun. À condition d'accepter notre impuissance à gommer la peine de l'autre. On peut seulement marcher avec sa souffrance.

Accepter que l'autre se referme

La souffrance ferme et ouvre le cœur à la fois... Il faut être réaliste : un cœur qui souffre a plus de mal à aimer. Lorsque mes filles sont mortes, à chaque fois, j'ai été très triste pour mon mari. Mais il faut admettre que je ressentais d'abord ma propre souffrance. On fait ce que l'on peut.
Je crois qu'il faut être doux avec soi-même. Admettre que parfois je ne peux pas accueillir les souffrances des personnes qui viennent vers moi. Il me semble qu'il faut être naturel. Souvent j'ai dit : « Là je ne peux pas, cela me submerge trop. »


Répondre à l'appel des larmes

Pleurer est un signal envoyé, un appel. Pour ma part, je ne laisse jamais quelqu'un pleurer dans la rue. J'interviens : « Ça va ? » Parfois, je n'ai pas vraiment de réponse : peut-être que ma simple petite intervention a permis à la personne de se ressaisir, sur le moment.
Un jour, j'étais assise dans un carré du métro, devant une jeune fille qui ne cessait de pleurer. Je lui ai posé ma question. Et elle m'a parlé, longuement. J'ai pu la consoler, car elle ne se sentait plus seule. Il faut alors être prêt à ne pas descendre à la station de métro où l'on devait s'arrêter. Toujours est-il qu'il n'est pas possible de dire que les larmes sont gênantes : elles nous interpellent.

Agir dans l'instant présent

La parole sincère, le geste qui console, c'est maintenant. Beaucoup de peurs s'évaporent quand on est dans l'instant présent. C'est important de comprendre que maintenant, si je souffre, ce n'est pas pour toujours. De se le redire : je peux pleurer maintenant en vérité, car c'est un instant. Ce n'est pas toute la vie.

Consentir à la présence de Jésus

Pour moi, Jésus a été toujours présent tel qu'il est : sans jamais s'imposer. Il est celui qui est à mes côtés et qui propose. Toujours sous la forme d'une question : « Est-ce que tu veux de moi ? » C'est à notre liberté de consentir. Cela nécessite un acte de notre part pour répondre « oui », comme la Vierge au pied de la croix. Mais cela n'empêche pas de souffrir.
La foi ne fait pas disparaître la souffrance, mais elle empêche de désespérer. À la mort de Thaïs et d'Azylis, j'ai été détruite comme n'importe quelle mère. Les larmes me défiguraient. La douleur n'est pas belle. Mais je savais qu'Il était là et m'aimait. C'est la source profonde de ma paix.


source : La Vie


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dimanche 14 février 2021

La joie à l’épreuve de la vie

En 2013, après avoir rencontré Ilios Kotsou lors d'un stage l'année précédente, je m'étais engagé à aller voir une des journées Emergences qu'il programme chaque année avec Matthieu Ricard et Christophe André. Cette journée m'a beaucoup touchée grâce à ces intervenants. Je vous partage la vidéo du témoignage de Patrice Gourrier. 
Avec humour, il fait disparaitre la souffrance derrière l'amour de l'autre.


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samedi 13 février 2021

Notre héritage...

 


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Moi-même, je suis passé devant beaucoup de choses. Si je devais refaire ma vie aujourd'hui, je la referai sûrement autrement. Est-ce que je referai « La Terre vue du ciel » en hélico ? Sûrement pas. Le problème est que nous n'avons pas été assez radical. À travers « Legacy », j'essaye de faire passer le message que l'ennemi c'est moi, et personne d'autre. Ce n'est pas à moi de juger les autres car l'ennemi est ma façon d'habiter cette planète.  

Quand j'avais 30 ans, la conscience n'était pas la même. On était enthousiaste. Aujourd'hui, on l'est toujours, mais on ne peut s'empêcher d'être triste en pensant à ce qui nous attend. Très peu de gens ont confiance en l'avenir. Quand j'avais 20 ans, on ne s'inquiétait pas une seule seconde du futur. Il était forcément brillant. Aujourd'hui, on sait que demain sera nécessairement plus sombre qu'aujourd'hui.  

Yann Arthus-Bertrand

Un poisson à la mer
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Nouvel an chinois



L’année chinoise du Boeuf commence le 12 février 2021. Avec le Bœuf de métal comme nouvelle égérie de l’année chinoise, il va falloir se remettre au boulot et ne pas trop tergiverser avec les valeurs traditionnelles et terriennes (comme le travail, la famille, la prudence, la constance, ou la persévérance). Pas question de rêvasser, d’oublier ses responsabilités, de se la couler douce ou de brusquer les choses, cette année : il faudra plutôt assurer, consolider et/ou construire ! Ce Bœuf-là nous rappelle (à l’instar de Jean de La Fontaine) que “Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage”.

source : Marie Claire
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vendredi 12 février 2021

Naissance du Yang, nouveau printemps...

 

Nous entrons dans l'énergie du Bois avec le nouvel an chinois du Bufle de métal, ce vendredi 12 février 2021.
La période "Bois", associée à l'énergie naturelle du printemps, est le moment où le mouvement renaît avec de plus en plus de force.
Les méridiens du Foie (F - Yin) et de la Vésicule Biliaire (VB - Yang) sont les vecteurs de cet élément.
Le Foie a 5 principales fonctions qui sont :
- d’assurer la libre circulation du Qi
- de stocker le sang
- de gouverner les tendons
- de se manifester dans les ongles
- de s’ouvrir aux yeux (Le Ling Shu dit : « Lorsque le foie est en harmonie, les yeux peuvent distinguer les cinq couleurs » )
La libre circulation du Qi est la fonction du foie la plus importante. D'où son importance pour se sentir en équilibre.
Le travail sur le Foie pourra permettre :
- d'améliorer la digestion.
Et ainsi voir comment "absorber" certains événements en les digérant au mieux.
- d'harmoniser les émotions :
Le foie est lié avec l'émotion colère (colère, irritabilité, saute d’humeur, dépression, rancœur, frustration...). Et, il sera intéressant de voir les tensions qui sont stockées ou que nous ressentons en liaison avec cette émotion.
- de se "faire moins de bile" : c'est l'occasion de s'élever comme la sève dans les arbres pour prendre du recul et faire bourgeonner plus de lucidité ; c'est s'ouvrir à la réalité sans l'assombrir.
Une séance de shiatsu sera l'occasion de vous partager de douces clés pour entrouvrir les portes du printemps.


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jeudi 11 février 2021

Méditation de gratitude

 

S'ancrer dans la gratitude

Cette méditation est un temps pour se remémorer la beauté de la vie et le cadeau précieux que nous avons reçu en naissant dans notre Univers.
Un temps pour dire merci aux dons qui nous sont faits quotidiennement.
La proposition est de pouvoir créer un espace et un temps de silence et de calme, sans interruptions, propice à une plongée profonde dans la visualisation et la guidance vers l'ancrage.

écouter la méditation

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Source : Mooc transition intérieure

mercredi 10 février 2021

Vers le changement.

 

Les 3 stratégies 
du changement de cap
Découvrons Noémie Cheval, fondatrice du Réseau Transition Suisse Romande.



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mardi 9 février 2021

Gratitude (2) et transition intérieure

 

Les blocages à la gratitude
L’un des blocages est la place de notre mental au dépend des dimensions du coeur. Il ne s’agit pas d’en choisir une au dépend de l’autre, mais de leur donner une place et une valorisation égale dans nos processus. La bienveillance, comme dans toutes pratiques de transition intérieure, est de mise. Ce qui aide dans ce cas, c’est d’être en capacité d’expliquer pourquoi nous la célébrons afin de rendre les personnes libres de choisir en conscience d’ y participer ou non. Aussi, au niveau individuel et collectif, ritualiser les pratiques de gratitudes nous aide à bénéficier des bienfaits exprimés ci-dessus.

Dans de tels espaces, «parfois la gratitude vient facilement. Si tout va bien ou qu’il vous arrive quelque chose de bon, l’appréciation et la reconnaissance peuvent couler de source. Quand le ciel s’assombrit, chercher des raisons pour vous sentir reconnaissant pourrait, dans un premier temps, susciter un sentiment d’inconfort proche du déni. Mais il n’y a pas de raison de se sentir reconnaissant pour tout ce qui se passe. Il s’agit plutôt d’admettre qu’il y a toujours un panorama plus vaste, une vision plus large composée à la fois d’aspects positifs et négatifs. Pour nous permettre de reconnaître clairement les éléments difficiles et d’y réagir de manière constructive, nous devons puiser dans nos ressources qui font ressortir le meilleur en nous. La gratitude mène à cela. Nous pouvons nous entraîner à puiser dans cette ressource à tout moment». (p. 81)


Nos représentations socio-culturelles peuvent également nous bloquer. Comme le dit Joanna Macy : «
Dans la culture dominante, on estime que la gratitude est une politesse, et non pas une nécessité. Dans d’autres cultures et spiritualités, l’histoire est bien différente. Notre bien-être dépend du monde naturel et la reconnaissance nous lie à notre but qui est de prendre soin de la vie». S’autoriser à se désaculturer au service de la culture du changement de cap est l’un des enjeux de la transition intérieure.

La gratitude nous motive à agir pour notre monde
Ainsi, la gratitude est l’une des voies pour désapprendre une part de notre rapport au monde qui est destructrice. Joanna nous l’explique en ses mots :
«Un producteur de bois a déclaré un jour qu’en regardant un arbre, tout ce qu’il voyait était un tas d’argent sur une souche. Si nous considérons les arbres comme nos alliés qui nous aident, nous voudrions devenir leurs alliés. Cette dynamique nous entraîne dans un cycle de régénération, dans lequel nous prenons ce dont nous avons besoin pour vivre, mais nous donnons aussi en retour. Parce que notre culture industrialisée moderne a oublié ce principe de réciprocité, les forêts continuent à rétrécir et les déserts à croître. Pour contrer cette désintégration, développons donc une intelligence écologique qui reconnaît que notre bien-être personnel dépend du bien-être du monde naturel».

La gratitude, pilier de toutes les traditions spirituelles, nous montre une des voies pour sortir de la société de consommation. Elle nous montre à voir tout ce qui nous est donné par les autres et par le vivant. Son partage ouvre les coeurs et crée de la confiance dans les groupes. En collectif, il nous permet de reconnaître nos singularités universelles, accueillant nos différences comme une richesse et la confiance que nos différences sont entendues et valorisées.

La gratitude est un des piliers central de la culture émergente au service de la Transition. Elle cache en son sein la capacité de maintenir notre enthousiasme au service du changement positif, de nous faire prendre conscience de l’abondance en nous et autour de nous et de guérir nos relations autrefois basées notamment sur l’anthropocentrisme, l’ethnocentrisme, le racisme et le sexisme. Une fois affirmée, nous sommes mieux à même d’aborder les émotions inconfortables et douloureuses liées à la destruction de la vie sur terre.

Ainsi, choisir une posture de gratitude est une compétence qui s’apprend et qui s’améliore par la pratique. Cela ne dépend pas du bon déroulement de la vie, ou de recevoir des faveurs des autres. C’est apprendre à mieux repérer ce qui est déjà là.
Exprimer sa gratitude, c’est faire du bien aux autres autant qu’à soi, se connecter au vivant et faire un pas de plus sur le chemin de la transition.

Outils pratiques
Concrètement, comment mettre en place des moments et des espaces d’expression de gratitude ?

En posant des questions ou en accompagnant une méditation : Par exemple :
  • Réfléchissez- sentez si vous avez de la gratitude pour quelqu’un ou quelque chose ? Sentez- vous un merci monter en vous pour une personne qui fait que vous êtes là aujourd’hui (à suivre ce Mooc) en transition intérieure ? (quelqu’un qui garde vos enfants ou vous-mêmes qui avez su protéger cet espace pour apprendre au service de la transition), etc.
  • En faisant une balade guidée dehors à la recherche de tout ce qui nous est offert : oxygène, chaleur, beauté, soutien, etc. Lors d’atelier ou de formation, l’affirmation de la gratitude commence en accueillant chaque personne qui arrive avec un salut chaleureux et une attention d’inclusion. Joanna nous dit : «Considérer chaque personne comme un cadeau aide à éprouver de la joie. Nous prenons ensuite un moment pour évoquer l’amour que nous partageons envers la vie sur Terre, sans toutefois étiqueter ce processus comme une « affirmation ». Cela produit un effet de relaxation et de vivacité, et sert de fondement régénératif pour tout ce qui suit. Cela permet aussi de faire remonter notre douleur pour le monde, car savoir ce que nous chérissons déclenche la reconnaissance de combien cela est menacé» .
  • En récoltant les pépites de la journée : qu’avons-nous appris ? qu’ai-je reçu ? qu’ai-je donné ? qu’est ce qui nous a soutenu ? Quel est mon coup de cœur ?
  • Ce qui peut aussi nous aider pour pratiquer la gratitude et la reconnaître est d’utiliser les 3 niveaux de reliance à guérir dans notre monde aujourd’hui :
    • Gratitude vis-à-vis de soi-même : remercier et reconnaître ses ressources intérieures.
    • Gratitude vis-à-vis des autres : remercier et reconnaître que ce n’est pas seul qu’on y arrive et sentir l’abondance de soutien.
    • Gratitude vis-à-vis des autres qu’humains : tout ce qui nous permet de vivre, les végétaux, les animaux, le soleil, l’oxygène, les champignons, les bactéries, etc.

Ces temps de récoltes changent tout, ne pas les oublier en chemin c’est incarner la transition intérieure.

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lundi 8 février 2021

Gratitude (1)

 Le MOOC sur la transition intérieure de l'université Colibris est ouvert. Un dossier sur la gratitude y est présenté dont voici un extrait.

Pourquoi s'entraîner à ressentir la gratitude

Au sein du mouvement de la Transition, nous insistons sur l’importance de pratiquer la gratitude avant de nous plonger dans les émotions plus inconfortables. Dans cet article nous découvrons les raisons de cette posture et les richesses qui se cachent derrière cette pratique. L’article finit par vous offrir quelques pistes pour la pratiquer davantage dès aujourd’hui.

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Dominique Fortin Chrysalide

La dimension politique du coeur
Il y a 6 ans, j’étais en formation en Angleterre aux côtés de Looby Macnamara et de Peter Cow pour me former à la permaculture humaine. Le premier jour après des heures de trajet, nous créions le cercle d’ouverture et j’avais hâte d’entendre qui était là, quelles étaient leurs expériences, de pouvoir partager les miennes et de partager comment j’allais. Pourtant, à ma surprise, nous avons commencé par un tour de gratitude. Un tour de gratitude ? Le mot sonnait comme un peu poussiéreux et je me lançai dans l’exercice. Ce partage me bouleversa et des larmes me vinrent aux yeux : une première pour moi dans un tour d’ouverture, habituée à une militance à la dure où j’avais bien souvent serré les dents. Que s’était-il passé ? Ensuite nous fûmes invité·es à une marche nocturne et silencieuse pour se présenter et partager ce qui nous touchait et ce pourquoi nous étions reconnaissant·es.

La soirée terminée, je mis du temps à m’endormir car j’avais une petite colère intérieure ; mon égo frustré et mon mental insécurisé ne me laissaient pas en paix. Il m’a fallu du temps pour comprendre la révolution qui s’était opérée dans ce simple cercle d’ouverture où, au lieu de parler de soi en premier, nous remerciions les autres et le vivant. Ce rituel se poursuivit durant les 10 jours à chaque cercle d’ouverture. Cette reconnexion à l’abondance de beau, de soutien, d’amour m’a permis de me réconcilier avec une partie de moi qui aime la vie et qui s’autorise à le dire sans avoir peur d’avoir l’air ringarde ou « bisounours ». J’ai également compris que pratiquer la gratitude pour la Transition était devenu pour moi un acte politique et spirituel qui m’aide à me décentrer pour m’engager au service de plus large que moi. De plus- cerise sur le gâteau - cela me procurait des émotions positives et libératrices. J’aimais écouter les histoires des autres et j’aimais partager les miennes pour nous rencontrer à un autre endroit d’engagement que celui de la tête. Depuis lors, je muscle ma capacité à mettre la lentille de la gratitude dans mon regard sur le monde : une posture radicale et révolutionnaire qui change le monde.

Qu’est ce que la gratitude ?
Mais quelle est donc cette pratique qui m’a tant bouleversée ? Que se cache donc derrière cette notion bien connue et dont la pratique semble si révolutionnaire ?
Pour définir les contours de la gratitude, je vous renvoie à la lecture de l’un des ouvrages incontournables écrit par Joanna Macy : « L’espérance en mouvement ». Joanna commence en ces termes :

«Être vivant dans ce magnifique univers auto-organisé- participer à la danse de la vie avec des sens pour la percevoir, des poumons pour la respirer [...] - est en soi une merveille au-delà des mots. De surcroît, c’est un immense privilège d’être gratifié d’une vie humaine, avec une conscience autoréflexive qui nous permet un regard lucide sur nos propres actions et nous donne la capacité d’effectuer des choix. C’est ce qui nous permet de choisir de prendre part à la guérison de notre planète... Nous tenons trop aisément ce don pour acquis. C’est pourquoi tant de traditions spirituelles commencent par une action de grâce, pour nous rappeler que, malgré toutes nos souffrances et nos craintes, notre existence même est un bienfait immérité que nous n’aurions jamais pu créer nous-mêmes.»

Ainsi, la gratitude c’est ce «vif sentiment d’émerveillement, de la reconnaissance et de l’appréciation».

On perçoit d’ores et déjà dans cette définition le puissant potentiel de la gratitude. Et l’on peut aller encore plus loin, pour en exploiter tous les bénéfices, que Joanna Macy décrit à merveille :


  • La gratitude favorise le sentiment de bien-être. Lorsque l’on prend l’habitude d’activer notre gratitude seul ou en groupe, on entraîne plus facilement et rapidement son esprit à remarquer les aspects positifs dans notre vie… La gratitude a deux aspects : l’un est l’appréciation, où l’on ressent comme positif ce qui s’est passé ; et l’autre est l’attribution, où l’on reconnaît le rôle de quelqu’un ou de quelque chose dans ce qui est arrivé… La gratitude est une émotion sociale. Elle fait ressortir notre côté chaleureux et notre bonne volonté envers les autres.  « Quand on n’a pas le moral, on pourrait penser que c’est exagéré de porter son attention sur quelque chose d’aussi positif. Pourtant , reconnaître les dons de la vie donne des forces. En savourant ces cadeaux, nous augmentons notre faculté psychologique à garder notre équilibre et notre calme sur les flots houleux. Voilà pourquoi nos ateliers commencent ainsi. La gratitude renforce la résilience, ce qui donne des forces pour faire face aux informations perturbantes.
  • Commencer avec des émotions positives nous soutient pour accueillir celles qui sont plus inconfortables. Quand on aborde des questions telles que le changement climatique, la posture de la gratitude est une alternative rafraichissante à la culpabilité et à la peur. 
  • La gratitude renforce la confiance et la générosité, car elle nous aide à reconnaître les moments où nous avons pu compter les uns sur les autres… elle joue un rôle clef dans l’évolution du comportement coopératif et dans l’évolution des sociétés. Lorsque les niveaux de gratitude sont élevés, nous sommes non seulement plus enclins à rendre service, mais nous sommes également plus susceptibles d’aider des personnes que nous ne connaissons pas. (p. 76) La partage de la gratitude permet d’ouvrir les coeurs et créer la confiance dans le groupe.
  • La gratitude antidote au consumérisme, alors que la gratitude peut accroître le bonheur et la satisfaction de la vie, le matérialisme- le fait de donner une valeur plus élevée aux biens matériels qu’aux relations humaines profondes- à l’effet inverse... la gratitude c’est de se délecter et se sentir satisfait de ce dont on a déjà fait l’expérience, à l’inverse de ce que nous propose la publicité. L’industrie de la publicité a pour but de saper ces sentiments en nous convaincant qu’il nous manque quelque chose…. ainsi la gratitude nous fait déplacer notre attention du verre à moitié vide au verre à moitié plein.

Présentée ainsi, la gratitude semble évidente et pourtant elle reste parfois difficile à évoquer dans nos groupes. Pourquoi ne la pratiquons-nous pas davantage?

Rédigé par Cheval Noémie
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