lundi 28 mars 2016

dimanche 27 mars 2016

Un dimanche... pour les autres

Devenir pain
Certains ne voient pas quelle nourriture ils pourraient
donner; ils ne réalisent pas qu'ils peuvent devenir pain pour des autres. Ils ne croient pas que leur parole, leur sourire, leur être, leur prière peuvent nourrir les autres et leur redonner confiance. Jésus nous appelle à donner notre vie pour ceux que nous aimons. C'est en mangeant le pain changé en Son Corps que nous devenons pain pour les autres.
Jean Vanier, Communauté lieu du pardon et de la fête




samedi 26 mars 2016

Esprit de silence...

Sachant que l’heure était venue pour lui 
 de passer de ce monde à son Père, 
Jésus, ayant aimé les siens 
 qui étaient dans le monde, 
les aima jusqu’au bout. 

 Évangile selon saint Jean, chapitre 13, verset 1




Quand Jésus eut pris le vinaigre, 
il dit : “Tout est accompli.” 
 Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. 

 Évangile selon saint Jean, chapitre 19, verset 30


vendredi 25 mars 2016

Amour... pour le Vendredi Saint

L'amour ne se nourrit que d'amour
L'amour ne se nourrit que d'amour. 
On n'apprend à aimer qu'en aimant. 
Dès que le cancer de l'égoïsme s'installe, 
très vite il se propage à travers les activités quotidiennes; 
quand l'amour commence à grandir, 
cet amour qui est sacrifice, don et communion, 
pénètre la langue, 
les gestes et la chair.

Jean Vanier


jeudi 24 mars 2016

La peur qui entre dans un coeur d'adulte...Christian Bobin



Toutes les peurs viennent de l'enfance, pour la châtier, pour l'empêcher d'aller son cours. Tous les enfants connaissent la peur d'une connaissance intime, personnelle - mais pendant longtemps elle ne les atteint pas dans leur enfance. Ils la contournent, ils la frôlent et même ils jouent avec. 

Tu as peur des insectes et des uniformes, des mauvaises notes et des chiens, tu as peur des revenants. La peur est comme une avancée du monde adulte dans ton enfance. Elle a sa place, elle a ses heures, elle a ses lieux. Mais elle ne t'arrête pas. Tu tombes, tu as peur de tomber ce qui fait que tu tombes, et puis tu te relèves, tu tombes et la seconde d’après tu éclates de rire. 

La joie est encore plus forte. Le goût de vivre pour vivre [...] La peur n'est plus comme hier dans le monde, dans les dorures d'une légende ou dans les recoins d'une rue. Elle est maintenant dans l'esprit des adultes. dans le sang de leur sang, dans le cœur de leur cœur. 

Elle les mène de part en part, elle est enfin venue à bout de l'enfance infatigable. Elle fait les mariages tristes - par peur de la solitude. Elle fait les travaux de force - par peur de la pauvreté. Elle fait les vies absentes - par peur de la mort. Quand elle descend sur l'enfance, la peur s'évapore aussitôt. Quand elle descend sur les adultes, elle reste, elle s'entasse. On dirait de la neige, une neige qui ne tomberait pas sur le monde mais sur l'esprit.

 La peur qui entre dans un cœur d'adulte rejoint la peur qui y était déjà. Elle s'effondre en elle-même, elle s'ajoute à elle-même comme de la neige grise. Alors tu ne bouges plus. Alors tu t'interdis de bouger sous la neige sale, tu ne sors plus de chez toi, de ton mariage, de ton travail, de tes soucis. En resserrant ta vie tu cherches à diminuer le champ de la peur, à ralentir l'avalanche grise. 

 - Christian Bobin 
 (source : Ma quête du soi et du non Moi...)





mercredi 23 mars 2016

Encore une fois... instant de recueillement

Toute la plaine…

Toute la plaine est posée là
comme une laine sur la mort.

Puis lente elle s’effacerait
ne laisserait ici que l’algue du geste

et la mémoire vibrerait encore un moment
dans la blancheur un très petit moment

l’ultime instant cardiaque.


Lucien NOULLEZ, Buisson, le visiteur (Indications, Bruxelles)
Lucien Noullez (né en 1957). Cet enseignant est poète avec une ferveur presque religieuse. La poésie est à ses yeux « un lieu spirituel ».


lundi 21 mars 2016

Sagesse pour le XXIe siècle de Douglas Harding (chez Accarias L'Originel)

La lecture de ce livre m'a à chaque fois renvoyé à "ce" qui regarde... Et c'est vraiment précieux. Voici le commentaire de Sabine à propos de cet ouvrage :


Ce livre est un ouvrage exceptionnel, digne d’être placé entre toutes les mains. Pour qui a eu le privilège de rencontrer Douglas Harding, décédé en 2007 à l’âge de 98 ans, ce livre confirmera l’immense utilité de ce qu’on ne peut pas vraiment appeler un enseignement, tant la méthode « Harding » est singulière. 

Comment ne pas souscrire à cette phrase de José Le Roy, qui, pour la France, assure la continuité de cette expérience à vivre ? « Il est certain en tout cas que notre vie personnelle peut en être bouleversée dans des proportions incroyables, comme cela fut le cas pour ma propre vie et celles de milliers de personnes à travers le monde. » 

Où que l’on ouvre cet ouvrage, grâce à la conception alphabétique de sa présentation, on ne peut qu’être interpellé au plus vif de sa propre pratique spirituelle : chaque paragraphe est une vague d’expérience à réaliser. Il ne s’agit pas de pratiques compliquées ou ascétiques, bien au contraire : Douglas Harding nous invite à l’expérience directe et immédiatement accessible de l’éveil. Un éveil qui est déjà présent, et dont il s’agit seulement de prendre conscience par un retour à une vision réelle. La vision du petit enfant qui ignorait l’existence du miroir…

C’est pourquoi le miroir dans lequel nous nous regardons chaque matin peut devenir pour nous un maître spirituel d’une redoutable efficacité :  « L’un des plus grands détecteurs de vérité qui me montrent que Dieu est plus proche de moi que Douglas, c’est le miroir. Il écarte l’obstacle Douglas qui barre le passage à Dieu. » (Article « Miroir », p. 67.) Revenir à la véritable vision de soi et du monde, c’est retourner vers soi-même en contemplant la vacuité qui remplace notre visage, lorsque nous regardons réellement ce que nous sommes à zéro centimètres de nous-mêmes. C’est un « demi-tour de 180° », au sens propre ! (Article « Mort et résurrection », p. 69.) Douglas Harding ne nous demande pas de penser, de réfléchir ou d’imaginer, mais au contraire d’expérimenter la vision – à l’aide des yeux, ni plus ni moins. Et de la renouveler, aussi souvent que possible. Cette expérience est toujours possible, car elle se passe toujours en ce lieu que nous ne pouvons jamais manquer : ici, là où nous nous trouvons, tout simplement.

Cette méthode est tellement éloignée de tous les discours spirituels que nous connaissons que nous avons peine à croire que ce soit si simple. Et pourtant, cette vision-là, totalement naturelle, imprégnée d’évidence, au sens physique du terme, rejoint tous ces discours : le but – s’éveiller ou se libérer de tous ses conditionnements – est le même ; seule la méthode diffère, elle qui passe par le chemin le court, le plus direct et le plus radical qui soit, celui de la vision oculaire : « Jamais, jamais, on ne regarde ici en vain. » (Article « Voir », p. 116.)

Il faut le dire et le redire : jamais, jamais, on ne lit Douglas Harding en vain !


Sabine Dewulf



                         

vendredi 18 mars 2016

Voyage à la recherche de la sagesse avec Denise Desjardins


Dans l'existence, nous collons des rustines sur nos possibilités d'ouvertures... 
jusqu'à découvrir un état intérieur qui nous insuffle un autre regard sur l'existence...

Denise Desjardins nous partage son expérience "de l'accueil des anges" :

Extrait du DVD "De la révolte au lâcher-prise", par Alizé Diffusion

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jeudi 17 mars 2016

Denise Desjardins, dernier livre et dernière page...


Une fleur d'être qui a aidé tant d'autres à s'épanouir...




À quatre-vingt-douze ans, Denise Desjardins compose avec Les Fleurs de l'âge un recueil intimiste dans lequel elle évoque son passé d'artiste et de voyageuse, ses rencontres avec les grands maîtres spirituels, ses attachements, mais aussi et surtout sa vie d'aujourd'hui, vouée au calme et à la contemplation. Si son corps est devenu fragile, son esprit, lui, n'a rien perdu de sa vivacité : tel un vieil arbre fruitier qui continue de nourrir généreusement oiseaux et passants, elle s'efforce de transmettre ce qu'elle a reçu en abondance. Attentive au germe d'éveil caché en elle, elle s'émerveille des dons de la nature. Elle observe les ciels changeants, noue des conversations avec les fleurs et les tourterelles, tout en laissant refluer les images du film de sa vie résolument hors du commun.







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