vendredi 27 mars 2020

Moins d'ego, plus de joie (3)

J'ai pu tester cela hier et ça a marché ! Une détente et quelques larmes émues de cette unification.
Je vous le conseille !

Sortir de la logique binaire : la coïncidence des opposés

Dans mon cheminement, l’opinion que, moi, j’ai de moi-même, face aux différents domaines de la vie, a accaparé beaucoup de mon attention. Mes jugements ont fluctué de la dévalorisation aux prétentions de supériorité. J’observais comment je pouvais osciller d’une seconde à l’autre, m’enorgueillir de certaines facilités puis me trouver nul, peu sympathique.
Où se situe la vérité ? Puis-je trouver une objectivité pour définir ma valeur, ou ma cote dépend-elle uniquement de mon humeur du moment ? Ainsi je peux tergiverser entre « Suis-je beau ou laid ? » et en arriver à « Ni l’un ni l’autre », rien de fixe. Puis j’ai découvert qu’en prenant la formulation opposée : « Je suis beau et laid en même temps », « Intelligent et pas si intelligent que ça », une sidération de ma pensée se produisait, amenant la paix et le silence.

Dans le Relatif, je peux être beau comme être laid, les deux ont leur part de vérité. Laisser ces opinions coexister dans mon esprit, sans chercher à trancher, les neutralise. Je peux penser tout et son contraire à propos de moi, il s’y trouvera du vrai et du faux, mais rien ne me définira entièrement, toute formulation restera relative et fondamentalement réductrice. Quelle détente ! La coïncidence des opposés tétanise l’ego, il ne peut penser dans ces termes, et aussitôt il « bugue » !


Christophe Massin
Extrait de "Moins d'ego... Plus de joie !"
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jeudi 26 mars 2020

Vision partielle


La plupart du temps, nous ne voyons qu'une partie des choses et nous pensons qu'elles sont séparées. Mais si nous prenons du recul, si nous nous laissons flotter sur l'instant, nous pouvons voir que tout est lié et nous prenons alors goût à ce que nous vivons...




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Moins d'ego, plus de joie (2)


Revenir à ce que je veux

source : "Equinoxe Infinity" de J-M Jarre
Nous avons intérêt à revenir inlassablement à la question « Qu’est-ce que je veux ? », non seulement sur l’axe du Relatif mais surtout sur l’axe vertical. Quelle est mon aspiration ? La paix ? La liberté ? La joie ? Aimer ? L’unité ? Nous poser cette question nous réoriente, d’instant en instant, et dissipe la confusion. C’est notre repère central : vérifier la cohérence avec Ce-que-je-veux, maintenant.

Si je veux la paix, est-ce le désir qu’on me fiche la paix ou bien être en paix ? Immense différence. Pour être en paix, j'ai à détecter alors avec quoi, avec qui, je suis en guerre pour cesser le combat : Est-ce avec mon émotion ? Avec l’autre ? Avec mes pensées ? C’est un aspect crucial de la vigilance : Ma manière de prendre les choses est-elle conforme à ce que je veux ou bien est-ce que je lui tourne le dos ?

Si je veux l’Amour, au moment où je suis mécontent de mon conjoint, vais-je l’agresser par des reproches ? Revenir à mon but fondamental m’inspire une tout autre approche. Quand je suis tendu, énervé, reconnaître déjà un manque d’amour envers moi-même. Puis-je me pencher sur ma contrariété avec bienveillance ? M’étant moi-même entendu, je serai mieux disposé à m’adresser à mon partenaire sans hostilité. Que puis-je lui dire de moi sans le heurter, sans le blesser et sans farder ma vérité ? Qu’est-ce qui, de ma part, va contribuer à établir entre nous un climat ouvert, aimant, pour nous parler ? La détermination à rester fidèles à notre aspiration empêche l’ego de prendre les commandes.


Christophe Massin
Extrait de "Moins d'ego... Plus de joie !"
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mercredi 25 mars 2020

Lumière naturelle


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Moins d'ego, plus de joie (1)


Ce qu’il convient alors de faire cesser, c’est le fonctionnement du mental, qui est l’expression directe de mon personnage à chaque instant. Ce n’est pas à mes préférences et aversions que je dois m’attaquer mais à mes refus, quand le monde ne coïncide pas avec mon monde. Ce mécanisme de refus, à la différence de l’ego, peut et doit être éliminé, sans compromis : la tradition indienne emploie l’expression « destruction du mental », qui ne laisse aucune 
équivoque.

Avoir un temps d’avance

Mieux je connais mon personnage, ses ficelles, ses pensées habituelles, ses réactions émotionnelles, mieux je le vois venir. C’est justement l’esprit des arts martiaux : voir venir. Le Moi ne se fatigue jamais, ses mécanismes se déclenchent à la vitesse de l’éclair, ce qui exige d’avoir un temps d’avance sur lui. Je dois m’attendre à ce qu’il ramène la couverture à lui, qu’il se pavane, qu’il se plaigne ou proteste, et qu’il calcule. Rien ne sert de lui faire des leçons de morale. Ce qui ébranle l’ego, c’est de le démasquer sur le vif plutôt que vouloir le changer.

Que puis-je faire, ici et maintenant ?

« Et maintenant que puis-je faire ? Accepter, c'est être actif et non passif. »

L’ego, avec son infantilisme, marche au tout ou rien. S'il n’accède pas à ce qu’il réclame, il se ferme, boude, se désespère. Reconnaître le caractère capricieux de son exigence (sans la juger !) aide à s’en détacher. Peu à peu, admettons que nous ne sommes pas aux commandes... 
Qu’est-ce qui m’est possible maintenant ? 
Car, à tout moment, quelque chose nous est possible, ne fût-ce que d’admettre qu'ici et maintenant nous sommes submergés d’émotion. C'est cela une attitude positive : prendre comme point de départ une affirmation plutôt qu’une négation : « Ce qui m'est possible » plutôt que « Je n’y arriverai pas ». Accepter, c est cesser de subir, c’est ce qui conduit à l’action : face à une situation qui ne nous convient pas, une fois que nous l’avons admise telle qu’elle se présente, faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’elle évolue dans un sens plus favorable. L’action réduit l’ego au silence.


Christophe Massin
Extrait de "Moins d'ego... Plus de joie !"

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mardi 24 mars 2020

Nous sommes encore collectivement tellement étriqués...

Merci à Fabrice Jordan ! C'est si vrai !
Bill Gates, en mars 2015. Comme quoi les visionnaires le restent même quand ils changent de domaine. Parce que les ingrédients restent les mêmes : intuition, vision systémique et grande capacité d'analyse conjointement. Et qu'on ne vienne pas dire que c'est parce qu'il a de l'argent. Beaucoup de monde en a, mais très peu sont aussi percutants et ajustés.

On sait ce qu'il nous reste à faire après la sortie de cette crise majeure. Et ça ne passera pas uniquement par des injonctions de type "suivez votre cœur", "retrouvez votre vraie nature" , "tout ce qui arrive est bien", "boostez votre système immunitaire avec le (à choix) Qi Gong, Yoga, les huiles essentielles" ou tuez le méchant virus avec l'hydrochloroquine.

Ni par "ouuuuhh les méchants financiers, politiciens, etc" et autres théories complotistes indigentes.

Non, c'est bien à une vision systémique, intelligente, rationnelle, technologique, humaniste, aimante et spirituelle que cette crise nous pousse, à coups de pieds au cul, parce que nous sommes encore collectivement tellement étriqués.
La pensée matérialiste se meurt, vive l'avènement de la pensée complexe ! Elle aura inclus et dépassé la précédente, en poursuivant avec justesse le projet voulu par la vie : se déployer et s'ouvrir, toujours plus, vers le toujours nouveau.
Fabrice Jordan


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Présence et absence


Arnaud Desjardins parlait d'une "présence qui est en même temps une absence".
Cela illustre bien la façon dont je comprends l'effacement : être pleinement là, bien vivant, les antennes sensibles déployées, et simultanément disponible, accueillant, au service de l'autre. 
L'ego s'est temporairement retiré de la scène, je ne veux rien de particulier pour moi... 
Celui-ci admet plus facilement de rester silencieux..


Il en ressort que l'effacement n'est en aucun cas une forme de volontarisme que je m'impose. Cela serait ne pas me respecter. Le Moi se tait parce que je me suis pris en compte, avec bienveillance, que j'ai été attentif à mes besoins et que je reste en contact intérieurement avec le courant de la vie.
Aimer son prochain comme soi-même implique nécessairement l'amour pour soi.
Ce soin favorise l'émergence d'une intention pure, libérée de toute préoccupation égocentrique. Une écoute qui n'attend rien pour soi, souple, vivante, un cœur qui se met à l'unisson de l'autre pour entendre, au-delà des mots, ce qui cherche à s'exprimer.

Christophe Massin
Moins d'ego... Plus de joie !

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lundi 23 mars 2020

A-t-on vraiment besoin de méditer ?


Lors d’un colloque à Avignon, après l’intervention où je présentais la pratique de la méditation, j’ai été confronté à la question suivante : “Ne médite-t-on pas tout le temps ? 
Personnellement, je pratique en me promenant ainsi que dans nombre de mes activités quotidiennes.”

Il n’est pas une conférence où cette question ne m’a été posée sous une forme ou sous une autre. Or celle-ci est l’une des plus emblématiques et des plus regrettables de notre temps et mérite que l’on s’y attarde. Elle méconnaît le sens de tout engagement spirituel, qui repose sur le principe qu’il nous faut abandonner quelque chose pour entrer dans une pratique réelle. Méditer, en effet, ne consiste nullement apprécier un peu mieux le moment présent et jouir de la vie, mais implique d’arrêter l’apparent confort de la routine. Il y a quelque chose dans notre attitude habituelle qui entrave le rapport à la pleine réalité. Mais comment méditer, sans cette prise de conscience ?

En ce sens, méditer nous confronte avec honnêteté à notre propre confusion, à ce qui en nous est crispé, effrayé, tendu, malheureux et faux. En nous asseyant sur un coussin, nous nous exerçons à| considérer notre esprit avec précision et douceur, exactement tel qu’il est. Ainsi, rien n’est plus éloigné de la méditation qu’une promenade entre amis au bord d'une plage ou que la contemplation du coucher de soleil.

Alors que je lui parlais de la difficulté de clarifier ce qui fait problème dans cette singulière conviction, une amie m’a expliqué qu’elle avait rencontré plusieurs personnes qui étaient venues assister aux méditations guidées que je donne au sein de l’École occidentale de méditation. Elles étaient, lui avaient-elles dit, profondément déconcertées par la rigueur de ces soirées, je n’y avais pas songé tant cette exigence me semble naturelle. Mais il est vrai que pour beaucoup d’entre nous, la méditation est une forme de divertissement amusant qui doit détendre, et la spiritualité une manière de rêver en se retirant dans sa tour d’ivoire.

Le choix de présenter la pratique avec sérieux semble étonnant, voire contradictoire. Pourtant, si la spiritualité à un sens aujourd’hui, c’est qu’elle consiste à nous apprendre la valeur réelle de la discipline qui, en son aspect le plus authentique, nous fait défaut. En effet, désormais, celle-ci est pour nous le plus souvent construite sur une violence qui nous contraint et nous soumet, et non sur la confiance dans la bonté primordiale que notre être recèle et qu’il faut maintenir et préserver.

En vérité, ignorer le sens de la méditation, nous le faisons tous à différents degrés. J’ai beau m’y consacrer, je découvre régulièrement que, sans m’en rendre compte, je tends moi aussi à minimiser le saut qu’elle implique. Car au fond, méditer, c’est sortir de la logique qui nous conduit à nous protéger de l’inconfort pour découvrir qu’il existe un espace vivant au-delà du “moi-moi-même-et-encore-moi”. Et cet espace, nous ne pouvons pas le comprendre, le définir ou le saisir. Il n’émerge que comme un séisme, une brèche qui vient nous réveiller comme par surprise.

Ceux qui s’engagent dans la pratique sur le long cours le font parce qu’ils tombent amoureux fous de cet autre visage du monde, un visage sacré et pur. Ils ont alors courage de se confronter à ce qui en eux le refuse. Ce n’est qu’après ce passage par le feu qu’il devient possible d’avoir un autre regard sur le monde. Et c’est seulement alors - parce qu’on a longuement pratiqué - que la manière de voir un arbre ou de saluer un ami, devient comme une forme de méditation.

Fabrice MIDAL
Philosophe et éditeur, Fabrice Midal est le fondateur de l'École occidentale de méditation, où il oeuvre à transmettre la pratique de la méditation, en dialogue avec la poésie et la philosophie.

Source : Ultreïa

dimanche 22 mars 2020

Plantes sauvages pour nous sauver...


Deux vidéos de mon ami, François Couplan, si précieux par son invitation à découvrir le trésor des plantes sauvages et par son enseignement.


Ce que les plantes ont à nous dire :


Pour découvrir une nouvelle vision du monde...
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Parole du dimanche



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