dimanche 22 mars 2020
Parole du dimanche
samedi 21 mars 2020
vendredi 20 mars 2020
Message de Matthieu Ricard
Il sera nécessaire de nous recentrer sur l'essentiel.
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jeudi 19 mars 2020
Tous hyper-connectés
La connexion permanente, parfois l’hyper-connexion qui impose à l’individu un flux incessant d’informations, nous étourdit, nous perturbe et nous éloigne de la personne la plus importante : nous.
Non pas que le progrès soit une mauvaise chose, il nous faut suivre l’évolution car c’est le monde d’aujourd’hui.
Le challenge est plutôt de ne pas fuir, de ne pas être effrayé par cette connexion à nous qui calme et apaise, nous donne la bonne direction.
La connexion à nos richesses intérieures, la reconnexion à notre corps nous permet de décélérer à tous les niveaux. Elle préserve également des angoisses nouvelles que les nouveaux supports et réseaux amènent : la peur de se tromper, de rater quelque chose d’essentiel.
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Aaah ! Si l’écologie intérieure était déjà une activité quotidienne comme se laver les dents ou changer de vêtements, contribuant à notre santé et bien-être intérieur autant qu’à celui de la planète, que d’énergie et de temps gagnés ! Combien de destructions aurions-nous évité ?
Négliger certains aspects de nous nous conduit vers le chaos interne et externe.
Retrouvons donc des instants de grâce où la paix fait son apparition, où notre « pétillance » revient.
Florence Binay
extrait de "10 minutes d'écologie intérieure au quotidien" au Souffle d'or
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mercredi 18 mars 2020
Transformer son intérieur...
BIOGRAPHIE
Devenu aveugle à 33 ans après avoir contracté une grave maladie, Eric Brun-Sanglard décide, contre toute attente, d'exercer le métier d'architecte d'intérieur. Il mène alors une carrière prestigieuse, et compte bientôt parmi ses clients plusieurs stars de Hollywood. Il anime par ailleurs une émission de télévision aux Etats-Unis : The Blind Designer.
INTERVIEW
Votre livre montre combien le lieu que nous habitons nous révèle et doit correspondre à notre identité. Si une personne est insatisfaite de son logement, doit-elle forcément envisager d'en changer ? Est-il possible d'« accepter » le lieu tel qu'il est, avec résilience ?
La première question à se poser est de comprendre pourquoi cette personne est insatisfaite. Problème de luminosité, d'exposition, d'environnement (bruit, odeurs), de voisinage ? Si c'est le cas, oui, je conseillerais de déménager car ces éléments sont difficilement maîtrisables.
En revanche, si c'est dû à une mauvaise expérience dans cette habitation (divorce, décès, vétusté, sonorité, matériaux présents, ameublement, couleurs, odeurs de moisissure…), il est possible de remédier à ces problèmes en rénovant, en repensant l'espace, sa décoration et l'énergie qui en résultera.
La première question à se poser est de comprendre pourquoi cette personne est insatisfaite. Problème de luminosité, d'exposition, d'environnement (bruit, odeurs), de voisinage ? Si c'est le cas, oui, je conseillerais de déménager car ces éléments sont difficilement maîtrisables.
En revanche, si c'est dû à une mauvaise expérience dans cette habitation (divorce, décès, vétusté, sonorité, matériaux présents, ameublement, couleurs, odeurs de moisissure…), il est possible de remédier à ces problèmes en rénovant, en repensant l'espace, sa décoration et l'énergie qui en résultera.
Comment avez-vous pris conscience du parallèle qui s'est établi entre la reconstruction de votre habitation et votre reconstruction intérieure ?
Au moment où j'ai perdu la vue, alors que j'étais condamné par les médecins, j'avais préalablement entrepris de gros travaux dans ma maison. J'ai été forcé de les reprendre afin de pouvoir vendre ma maison et payer mes dettes médicales, qui s'accumulaient.
Petit à petit, après m'être réapproprié ma maison, ses espaces, ses matériaux, ses ouvertures à travers le toucher, les sons, les odeurs, tous ces sens qui devaient remplacer ma vue, j'ai commencé à rénover ma maison tout en améliorant ma santé. Sans même le réaliser, en reconstruisant ma maison, je reconstruisais ma santé, au grand étonnement des médecins.
Si je me sens mal chez moi, quelle est selon vous la première étape à laquelle je dois réfléchir pour transformer mon intérieur ?
La première chose que je conseil à mes clients est de se placer au milieu de chaque pièce, de fermer les yeux et d'établir une sorte de diagnostique de leur environnement.
Je leur demande alors d'écouter, de sentir, de ressentir pour comprendre d'où vient leur malaise. Si la pièce est vide, alors de la parcourir en touchant les murs, ses ouvertures, la sensation de leur corps avec les matériaux afin de ressentir l'énergie de la pièce.
Si la pièce est meublée, alors si possible la vider puis ramener chaque élément un par un. Les replacer où ils pensent que c'est le plus approprié. Si c'est un canapé, de s'asseoir les yeux fermés, toucher la forme et la texture de ce sofa, puis se lever et toucher son environnement toujours les yeux fermés pour s'assurer qu'il est placé au bon endroit, en laissant assez d'espace autour pour qu'il respire, puis se rasseoir et imaginer quel autre meuble complèterait l'ambiance que l'on voudrait ressentir.
Placer cet autre meuble et recommencer le même procédé jusqu'à ce que vous vous sentiez bien dans cet espace. Vous réaliserez peut-être que certains meubles doivent être changés ou éliminés car ils sont de trop. Ne vous sentez pas forcés d'exposer ou de placer tout ce que vous avez enlevé et choisissez avec précaution chaque objet, chaque élément de décoration tout comme si vous ajoutiez petit à petit des épices dans un plat jusqu'à ce que la saveur vous convienne.
C'est seulement à ce moment-là que vous pouvez réfléchir au traitement des murs, couleurs, papiers peints (même chose pour tapis, rideaux, coussins, plaids, etc.). Finalement, toujours les yeux fermés, sentez votre espace et rajoutez la senteur qui correspond à l'ambiance désirée dans cet espace (diffuseur, huiles essentiels, bougies ou fleurs odorantes…), tout comme vous le feriez, après vous être habillé, avec un spray de parfum avant de quitter votre maison.
Se sentir chez soi, est-ce forcément se sentir dans une sorte de cocon protecteur ?
Pour moi, notre maison doit non seulement nous ressembler mais également répondre à nos besoins émotionnels.
Pour certains, c'est peut-être le besoin de se ressentir comme dans un cocon protecteur, pour d'autres, un espace familial où chaque membre de la famille s'y retrouve, partage et s'exprime.
Dans mon métier d'architecte d'intérieur, découvrir ce que mes clients recherchent émotionnellement dans leur habitation est certainement la première chose que je dois établir. Cette partie de mon métier est ce que j'appelle l'étude psychologique de mes clients afin de pouvoir rentrer dans leur univers, m'approprier leur besoin, leur mode de vie, pour bien réaliser leur version du bien-être.
Notre notion du bien-être, tout comme notre ADN, est propre à tout un chacun. Cela explique l'impact de notre environnement sur nos émotions, et vice versa.
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source : Nouvelles Clés
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mardi 17 mars 2020
De nouvelles portes....
« J’ai gagné la certitude, en cours de route, que les catastrophes sont là pour nous éviter le pire. Et le pire, comment pourrais-je exprimer ce qu’est le pire? Le pire, c’est bel et bien d’avoir traversé la vie sans naufrages, d’être resté à la surface des choses, d’avoir dansé au bal des ombres, d’avoir pataugé dans ce marécage des on-dit, des apparences, de n’avoir jamais été précipité dans une autre dimension. Les crises, dans la société où nous vivons, sont vraiment ce qu’on a encore trouvé de mieux, à défaut de maître, quand on en a pas à la portée de la main, pour entrer dans l’autre dimension. Dans notre société, toute l’ambition, toute la concentration est de nous détourner, de détourner notre attention de tout ce qui est important. Un système de fils barbelés, d’interdits pour ne pas avoir accès à notre profondeur {...}
C’est une immense conspiration, la plus gigantesque conspiration d’une civilisation contre l’âme, contre l’esprit. Dans une société où tout est barré, où les chemins ne sont pas indiqués pour entrer dans la profondeur, il n’y a que la crise pour pouvoir briser ces murs autour de nous. La crise, qui sert en quelque sorte de bélier pour enfoncer les portes de ces forteresses où nous nous tenons murés, avec tout l’arsenal de notre personnalité, tout ce que nous croyons être {...}
Nous sommes tous spécialisés dans l’esquive, dans le détournement, dans le «divertissement» tel que le voyait Pascal. Il n’y a au fond que cette possibilité, subitement, de se dire : «Oui, mais tout cela, tout ce qui m’enserre, tout ce qui m’étrangle, mais c’est moi ! »
Christiane Singer, «Du bon usage des crises»
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lundi 16 mars 2020
dimanche 15 mars 2020
samedi 14 mars 2020
VIRUS OU PAS VIRUS … Une question de dignité.
Message de Gilles Farcet
Les familiers de cette page le savent, je ne commente quasiment jamais l’actualité et , les rares fois où je le fais, toujours sous un angle bien spécifique.
Dieu me préserve d’ajouter encore une parole inutile à la prolifération des avis et opinions plus ou moins documentés à propos de notre nouvelle menace « The » virus …
Juste une suggestion de perspective alors que commencent à me revenir des inquiétudes et interrogations : allons nous - pour ceux d’entre nous qui sont engagés dans un travail collectif - continuer à nous réunir ? Les rendez vous prévus sont ils maintenus, etc etc …
Dieu me préserve d’ajouter encore une parole inutile à la prolifération des avis et opinions plus ou moins documentés à propos de notre nouvelle menace « The » virus …
Juste une suggestion de perspective alors que commencent à me revenir des inquiétudes et interrogations : allons nous - pour ceux d’entre nous qui sont engagés dans un travail collectif - continuer à nous réunir ? Les rendez vous prévus sont ils maintenus, etc etc …
J’ai passé soixante ans et suis l’enfant de parents âgés. Ma mère et mon père avaient chacun séparément - ils ne se connaissaient pas encore- vécu la guerre. A plus de trente ans, mon père, mobilisé comme tant d’hommes de sa génération, a dû quasiment du jour au lendemain partir sans avoir la moindre idée de quand et si il reviendrait. Il avait un métier, des responsabilités, des proches, une existence riche et remplie qu’il lui a fallu quitter. Il a été blessé, prisonnier plusieurs années … Ma mère, jeune étudiante, a vu le drapeau nazi flotter sur l’Hôtel de ville, ses amis hommes partir pour parfois ne plus revenir, certains de ses amis femmes et hommes disparaître ou s’enfuir, parce que juifs. Elle a comme tant d’autres et malgré sa situation relativement privilégiée, connu les privations alimentaires, les restrictions de déplacement. Je l’entends encore me raconter des décennies plus tard, des larmes dans les yeux, ce jour où, proches de la défaite, les Allemands fous furieux vinrent tirer au hasard à la mitraillette sur la place de notre village du Poitou où elle était réfugiée près de ses grands parents et où, blottis dans la cave les uns contre les autres, ils crurent leur dernière heure venue.
Son frère, mon oncle, partit pour les « chantiers de jeunesse » puis, comme beaucoup de jeunes gens de cette époque, pour le sanatorium. La tuberculose courait. Arnaud Desjardins , pour se référer à une figure proche, passa un an au « sana », après avoir vu ses fiançailles brisées (son futur beau père ne voulant pas donner sa fille à un « tubar »). René Daumal, Katherine Mansfield , pour citer deux grands écrivains par ailleurs disciples de Monsieur Gurdjieff, y laissèrent leur vie alors qu’ils étaient encore bien jeunes.
J’arrête là cette énumération, inutile de convoquer le souvenir de la grippe espagnole et encore moins de la peste.
Là où je veux en venir, c’est que nous avons perdu l’habitude d’être impactés de manière un peu significative dans notre existence quotidienne, nos projets, nos déplacements, nos relations, par des événements collectifs qui , parfois brutalement, nous révèlent une loi fondamentale du réel, celle de l’interdépendance des phénomènes. Quoi ? Mais alors , la séparation n’existe pas ? Vous voulez dire que nous n’existons pas isolés en tant qu’entités séparées, « indépendantes » ? Eh oui, nous sommes chacun distincts, différents, mais séparés, « indépendants », non. Tout interagit sur tout. Et MOI, je n’y peux rien. Quel choc ! Quelle révélation. Nombre de jeunes ou pas si jeunes n’ont pas d’autre expérience de cet impact de l’ensemble sur leur existence dite individuelle que, du moins dans une grande ville, les grèves des transports ou la circulation perturbée du fait de mouvements sociaux. Pour ma part, j’ai le souvenir, en mai 68 - j’avais 9 ans- d’un mois de vacances , avec un étrange climat qui voyait les adultes l’oreille collée au poste , les excursions en voiture annulées pour cause de pénurie d’essence, et aussi quelques scènes de guerre urbaine, rues dépavées, magasins dévastés, et « le grand chef », Le Général De Gaulle , brièvement disparu …
Comme tout un chacun, je n’ai aucune envie de voir mes déplacements limités, mes activités restreintes, la convivialité contrariée. Comme tout un chacun, je n’ai aucune envie de tomber malade, « grippette » ou pas , aucune envie de voir mes proches malades … Je pense avec empathie aux parents de jeunes enfants qui vont devoir se débrouiller, aux personnes âgées encore plus isolées …
Et il n’est pas question de s’arrêter de vivre. Tout comme face à la menace terroriste , c’est une question de « dignité intrinsèque ». Dignité n’est pas imprudence et encore moins inconscience qui ne serait qu’une autre manifestation du MOI isolationniste (moi seulement …)
En tant que citoyen normalement responsable , je vais docilement me laver les mains de manière très régulière, prendre soin de ne pas postillonner sur mon prochain … Je vais adopter le salut à l’indienne , mains jointes sur le coeur, sourire et regard bien droit dans les yeux c’est plus beau à mon goût que de frapper du pied à terre comme un cheval piaffant… J’éviterai sans doute les déplacements tout à fait superflus. Mais je n’arrêterai pas de vivre et d’être en relation. �Pendant l’occupation et le couvre feu, les groupes Gurdjieff ont continué à se réunir.
Notre dignité en tant que personnes consiste face à une menace quelle qu’elle soit à ne pas alimenter de pensées et d’émotions inutiles , à agir plutôt que réagir, tout en étant responsable et donc normalement prudent. Craindre la maladie ou ses conséquences diverses est humain. Céder à la peur abjecte ne l’est pas. Arrêter de vivre, donc de se rencontrer, de partager, de rire, pleurer, prier et s’interroger ensemble est en dessous de notre dignité.
Alors, tant que la consigne n’est pas le confinement, et même alors, même si … continuons à être ensemble. Ne fermons pas nos frontières face au virus désigné comme « l’étranger », par l’immémoriale bêtise et bassesse , n’est ce pas … Pour le MOI isolationniste, le virus c’est toujours l’autre , les autres.
En tant que citoyen normalement responsable , je vais docilement me laver les mains de manière très régulière, prendre soin de ne pas postillonner sur mon prochain … Je vais adopter le salut à l’indienne , mains jointes sur le coeur, sourire et regard bien droit dans les yeux c’est plus beau à mon goût que de frapper du pied à terre comme un cheval piaffant… J’éviterai sans doute les déplacements tout à fait superflus. Mais je n’arrêterai pas de vivre et d’être en relation. �Pendant l’occupation et le couvre feu, les groupes Gurdjieff ont continué à se réunir.
Notre dignité en tant que personnes consiste face à une menace quelle qu’elle soit à ne pas alimenter de pensées et d’émotions inutiles , à agir plutôt que réagir, tout en étant responsable et donc normalement prudent. Craindre la maladie ou ses conséquences diverses est humain. Céder à la peur abjecte ne l’est pas. Arrêter de vivre, donc de se rencontrer, de partager, de rire, pleurer, prier et s’interroger ensemble est en dessous de notre dignité.
Alors, tant que la consigne n’est pas le confinement, et même alors, même si … continuons à être ensemble. Ne fermons pas nos frontières face au virus désigné comme « l’étranger », par l’immémoriale bêtise et bassesse , n’est ce pas … Pour le MOI isolationniste, le virus c’est toujours l’autre , les autres.
Soyons donc ensemble quoi qu’il en soit. Avec bon sens, toujours. Si vous êtes âgé, fragile , si vos poumons sont en mauvais état, ne prenez pas de risques inutiles. Si nous ne nous sentons pas bien , n’en faisons pas courir aux autres. Mais même là, ne nous renfermons pas, restons en lien. Internet et autres outils sont souvent instrumentalisés pour le pire, qu’ils soient cette fois utilisés au service du meilleur.
« Guerre ou pas guerre", disait Monsieur Gurdjieff qui avait dû fuir la Russie dans des conditions périlleuses, « nous faisons toujours un profit. ». Il ne parlait bien entendu pas d’un profit matériel mais d’un bénéfice autre… Puissions nous reprendre et appliquer cette maxime : « virus ou pas virus … »
« Guerre ou pas guerre", disait Monsieur Gurdjieff qui avait dû fuir la Russie dans des conditions périlleuses, « nous faisons toujours un profit. ». Il ne parlait bien entendu pas d’un profit matériel mais d’un bénéfice autre… Puissions nous reprendre et appliquer cette maxime : « virus ou pas virus … »
Comme le dit un texte fort ancien (le Rig Veda) : Soyons ensemble, mangeons ensemble, soyons ensemble pleins de vitalité. Propageons la vérité, la lumière de la vie, n’entretenons pas de négativité. La paix et la vitalité soient avec nous.
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vendredi 13 mars 2020
Peur de rire ?
mercredi 11 mars 2020
L'art de s'arrêter
Nous devons apprendre l’art de nous arrêter - arrêter nos pensées, nos énergies d’habitude, notre oubli et les émotions fortes qui nous gouvernent. [...] La pleine conscience est l’énergie qui nous permet de reconnaître notre énergie d’habitude et de l’empêcher de nous dominer. [...]
Nous avons besoin d’éclairer de la lumière de la pleine conscience chaque chose que nous faisons, afin que l’obscurité de l’oubli puisse disparaître. [...]
Nous devons apprendre à devenir solides et stables comme un chêne, pour ne pas être emportés d’ici de la par la tempête. Le Bouddha nous a enseigné de multiples techniques pour nous aider à calmer notre corps et notre esprit et les regarder profondément. Ces techniques peuvent être résumées en cinq étapes :
Reconnaître : Si l’on est en colère, on dit : « Je sais que la colère est en moi. »
Accepter : Si l’on est en colère, on ne le nie pas. On accepte ce qui est présent.
Embrasser : On prend sa colère dans ses bras comme une mère prendrait son bébé en pleurs dans ses bras. Notre pleine conscience embrasse notre émotion et cela suffit déjà à calmer notre colère et à nous calmer.
Regarder profondément : Une fois notre calme retrouvé, nous pouvons regarder profondément ce qui a fait naître cette colère, ce qui a causé la gêne de notre bébé.
Pratiquer la vision profonde : Le fruit du regard profond est la compréhension des nombreuses causes et conditions, principales et secondaires, qui ont fait naître notre colère, qui ont fait pleurer notre bébé.
Notre bébé a peut-être faim, à moins que sa couche ne soit trop serrée. Notre colère a été déclenchée par les paroles blessantes qu’un ami vient de nous dire, et soudain on se rappelle qu’il ne va pas très bien aujourd’hui parce que son père est sur le point de mourir. Nous continuons de pratiquer le regard profond jusqu’à commencer à comprendre ce qui a pu causer notre souffrance. Avec la vision profonde, nous savons ce qu’ il faut faire et ne pas faire pour changer la situation.
Thich Nhat Hanh
source : anthologie de la Vigilance - Marie Chantale Forest - Editions Accarias L'originel
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