lundi 26 février 2018

Présence... présente grâce à Jean-Pierre Vaissaire.


En octobre dernier, de retour des Pouilles j'ai décidé de passer par Rastenberg. (d'accord, c'est pas bien le plus court chemin...) 
Je n'y étais jamais retourné depuis l'enciellement de notre chère Christiane, mais les images des "jours heureux" sont gravées non seulement dans ma mémoire, mais dans ma chair vive, dans tout mon être. Ancrées. Devenues partie de ce que je suis, pense, ressens. Je me dis souvent que Christiane n'est pas partie, qu'elle est toujours là, à mon côté, présente, si présente parfois...
J'arrive à Rastenberg, c'est la fin de journée, je décide de poser mon camping car dans la forêt, non loin du zendo; Et bien sûr d'aller roder en direction de cette petite maison, voir ce que tout cela devient depuis dix ans.
Je m'approche à pas lents. Et plus j'approche plus se forge une évidence. Christiane est là. De toute sa présence. Christiane est là, devant moi, elle est assise sur les marches de l'entrée du zendo, elle est vêtue d'un pantalon bleu marine et d'un haut blanc, elle est là, elle me sourit, doux regard ... Elle est "comme d'habitude" et elle me dit: "Alors vieux brigand, qu'est ce que tu viens faire par ici?"
Je suis confondu. Bien sûr je ne suis pas fou, mon "esprit" sait bien qu'elle est morte, comme on dit, il y a dix ans. Mais je connais trop ces percées, rarissimes, du réel, ces instants qu'elle nous a appris à reconnaître, ces infimes mais immenses traits d'union entre visible et invisible, pour me traiter moi-même de fou ou d'illuminé. Je SAIS la réalité de cette présence, je le sais comme plus fort que tout au monde, et je lui réponds, les larmes aux yeux "Tu le sais bien" (ou qq chose d'approchant). Je la remercie très fort d'être venue m'accueillir, j'entends une réponse du genre "tu le vaux bien".
Qui parle ici?
Qui entend? Qui sent, qui voit, quel est ce lien?
Jugés avec l'esprit cartésien, ces instants n'ont aucune existence. Mais je me moque bien de Descartes. Je sais ce que je vis, et ça pulse, ça palpite, ça respire, mieux, plus qu'une certitude avérée.
Somme toute, rien ne me surprend. De son "vivant", Christiane m'a souvent pris par la main et emmené à "la porte".
- Tu vois, le Réel, c'est ici. Que décides-tu, vas-tu entrer?"
Qu'elles sont douces, les larmes que j'ai versées les yeux dans les siens...
Comme c'était émouvant de la retrouver là 10 ans après...
et si naturel, en somme. Très "naturellement" bouleversant.



Alors, amis, je n'ai qu'une chose à vous dire, : allez-y. Peut-être vous y attend-elle comme elle m'attendait . Son travail ici bas n'est pas terminé...
(et dire qu'elle ne "voulait laisser aucun sillage")....!


Jean-Pierre Vaissaire 

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dimanche 25 février 2018

Jeûner, se remettre à l'écoute de son corps


Pendant le carême, Christophe André nous livre sa chronique sur la vie intérieure. Cette semaine, il nous explique comment, en s’abstenant de manger, on peut redécouvrir le plaisir de se nourrir.





« Jésus jeûna 40 jours et 40 nuits, après quoi il eut faim », nous raconte saint Matthieu dans son Évangile (4, 2). Mais cette fois, ce n’est pas un miracle : la plupart des êtres humains peuvent survivre à 40 jours de jeûne (à l’expresse condition de boire suffisamment). Toutes les traditions religieuses ont recommandé des périodes de jeûne. Et le jeûne est récemment revenu à la mode, à la fois pour des raisons médicales (il semble être bénéfique pour la santé) et psychologiques (dans nos sociétés de pléthore, il est un acte de résistance libérateur).
Le temps du carême est souvent associé à l’idée de jeûne. Mais de quel type de jeûne parle-t-on ? Et surtout dans quel esprit ? Le jeûne ne doit pas consister seulement en une restriction et une privation, mais doit plutôt représenter une manière de développer un nouveau rapport à la nourriture. Il ne s’agit pas, ou pas seulement, de se priver mais aussi de se recentrer, de moins manger, peut-être, mais surtout de mieux manger : savourer le bonheur que représente le pain quotidien, s’émerveiller et rendre grâce. On se propose alors d’habiter nos gestes différemment. Par exemple en prenant ses repas en pleine conscience, c’est-à-dire en se rendant vraiment présent à notre nourriture.
Souvent, nous ne ­nous mettons pas à table parce que nous avons vraiment faim, mais parce que c’est l’heure, parce que ça sent bon, parce qu’on s’ennuie...
Cela consiste à ne rien faire d’autre que se consacrer à son repas : ne pas lire, ni regarder la télé, ni écouter la radio, mais se centrer sur ce que nous mangeons. Bien mâcher, savourer, finir chaque bouchée avant de remplir à nouveau sa cuillère, prendre le temps d’écouter le message de notre estomac : “Stop” ou “encore” ? En prenant cette habitude, nous allons découvrir des tas de choses dans notre rapport à l’alimentation : souvent, nous ne ­nous mettons pas à table parce que nous avons vraiment faim, mais parce que c’est l’heure, parce que ça sent bon, parce qu’on s’ennuie, parce que cela nous permet de retrouver les autres... Nous pouvons aussi mieux comprendre pourquoi nous ingérons parfois trop : c’est le cas si nous prêtons trop attention au contenu de notre assiette (parce que c’est très bon ou parce qu’on se dit qu’il faut tout finir) et pas suffisamment à ce que ressent notre corps (il nous signale souvent qu’il est rassasié mais nous ne l’écoutons pas). Bien sûr, nous ne pouvons pas prendre tous nos repas ainsi… mais nous pouvons, de temps à autres, nous apercevoir que nous ingurgitons des quantités sans même nous en rendre compte.
Du coup, nous pouvons décider de régulièrement déguster un aliment, un plat ou tout un repas en pleine conscience : bouchée après bouchée, seul, sans distractions, sans discussion, en silence… Juste ressentir le goût des mets et aussi l’état de faim ou de satiété de notre corps, au fur et à mesure que le repas avance… C’est toute la différence qui existe entre simplement manger – avaler des aliments – et se nourrir : prendre conscience de toutes les grâces présentes derrière chacun des aliments qui nous sont offerts à chacun de nos repas.
En procédant ainsi, chaque jour du carême, ou lors de certains d’entre eux, nous allons redécouvrir le plaisir lié à la nourriture, redécouvrir la grâce que représentent le fait d’en disposer et le fait de se nourrir. Redécouvrir, finalement, les fondements simples pressentis par l’Ecclésiaste (9, 7) : « Va, mange ton pain dans la joie, et bois de bon cœur ton vin… »
Comment faire ?
Sur un plan « technique », il existe toutes sortes de jeûnes. Le jeûne total, dans lequel on ne mange rien, et l’on ne fait que boire des liquides, est réalisable par tout le monde, par exemple un jour par semaine. Le jeûne partiel consiste à manger moins, à s’assurer que l’on sort de table avec le sentiment qu’on aurait pu manger davantage : il s’avère plus adapté aux personnes inexpérimentées en la matière, et il peut être mené sur une durée plus longue. Enfin, le jeûne sélectif consiste en l’exclusion de certains aliments (viande, desserts, vin) : il peut être mis en place pour un temps plus long, par exemple le carême.
Sans danger pour la santé, au contraire, chacun de ces types de jeûne présente un intérêt sur le plan personnel et spirituel : on se débarrasse de certaines mauvaises habitudes liées à la nourriture (trop manger, trop vite), on retrouve une forme de liberté qui nous permet d’orienter nos pensées et nos énergies vers d’autres actions que les repas (les dialogues, le don, la prière).
source : La Vie
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samedi 24 février 2018

Pour être en cohérence avec soi

A propos de la cohérence cardiaque :
"Cela suggère que lorsqu'une personne est dans un état physique cohérent (cohérence cardiaque), elle ou il va montrer une meilleure capacité à ressentir les signaux électro-magnétiques et les informations encodées par les champs émis par le cœur des autres. Au premier abord, ces données pourraient faire penser que ces personnes en cohérence sont plus facilement susceptibles d'être vulnérables aux influences potentiellement négatives de champs incohérents émis par l'entourage. En fait, c'est l'inverse qui est vrai. Quand les gens sont capables de maintenir l'état de cohérence interne, ils sont moins vulnérables aux champs incohérents des autres. Paradoxalement, on constate qu'une plus grande stabilité interne est ce qui permet l'émergence d'une plus grande sensibilité"
HeartMath® Institute


Je vous indique le lien qui permet de comprendre la cohérence cardiaque en regardant les vidéos proposées :


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vendredi 23 février 2018

Incarnation...

"Incarner le changement, c'est ne pas réserver mon sourire qu' à ceux qui me sourient. 
Incarner le changement, c' est rendre tangible , manifeste, cette unité intérieure qui ne peut s' accommoder d'aucune idée de comparaison ou de séparation d'avec l'autre ...........
Incarner le changement, c' est spiritualiser la matière, c'est à dire amener le plus haut degré de moi-même dans mes aspects les plus denses. 
Incarner le changement, c'est tel le soleil, éclairer avec la même intensité le jardin d'enfants et le champ de bataille ........... 
Incarner le changement c'est être ce que je dis et dire ce que je suis ." 

Gregory Mutombo 
p 155 " La symphonie des âmes

jeudi 22 février 2018

Une autre agriculture possible...



Et cette année encore, c’est grâce à un travail de fonds remarquable que Générations Futures revient sur le devant de la scène : l’association a dressé un classement des fruits et légumes non-bio contenant le plus de pesticides. Pour cela, il lui a suffit de compiler les données officielles (ce qui n’avait jamais été fait avant) publiées chaque année par la Direction générale de la concurrence, de la consommation, et de la répression des fraudes. La DGCCRF analyse des dizaines de produits frais dans les rayons des supermarchés et chez les grossistes, et publie les résultats. En compilant tous ces chiffres (plus de 11 000 analyses sur les 5 dernières années), et en s’assurant d’avoir des résultats suffisamment exhaustifs pour être parlants, Générations Futures dresse donc un terrible constat sur 52 fruits et légumes de grande consommation.

Plus de 80% des oranges, pêches, nectarines, fraises, pamplemousses, cerises, clémentines et raisins testés laissent apparaître des résidus de pesticides quantifiables, et donc susceptibles de se diffuser dans notre organisme pour on-ne-sait-quels-effets ultérieurs. Du côté des légumes, ce sont les céleris raves, les endives et les herbes fraîches qui décrochent la timbale avec plus de 70% des échantillons où l’on retrouve des pesticides. Pour le céleri branche, la proportion grimpe même à près de 85%. A l’inverse, les asperges, betteraves, ou le maïs font figure de bons élèves avec moins de 5% des échantillons analysés incriminés.

Un tel avertissement fait bien sûr office d’incroyable promotion de l’agriculture biologique : grâce à ses méthodes, il est (presque) impossible de retrouver des engrais et des pesticides dans les légumes et fruits consommés. Pour la santé de la terre comme pour celle du consommateur, nous ne redirons jamais assez : vive le bio !

source du texte : univers nature
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mardi 20 février 2018

Faire valoir intérieur ou valoir des miettes...




Ne confondez pas ce qui vous est offert avec ce que vous valez.

La façon dont une personne vous traite n’est pas le reflet de votre beauté ni de votre grandeur. C’est le reflet de la façon dont elle traite les autres, tout simplement. L’expression de qui elle est, le prolongement de comment elle se sent.

Si elle donne des miettes, cela ne fait pas de vous une personne qui mérite des miettes. Cela fait d’elle une personne qui donne des miettes. Point final. 

Certes, la décision de se rapprocher de vous ou non dépend de son attrait pour vous. Mais même son attirance n’est pas une mesure infaillible… Par exemple, combien de gens recherchent la compagnie de personnes qui nourrissent leurs vieilles schémas toxiques et fuient celles avec qui ils pourraient vivre quelque chose de vrai et de beau? On pourrait dire que parfois, être rejeté semble même le plus grand compliment. 

Ainsi, chacun donne seulement ce qu’il est capable de donner. La capacité de donner d’une personne – ou ce qui l’attire – repose sur des facteurs qui n’ont absolument rien à voir avec nous. Et aussi convaincants soient les scénarios qu’on a l’habitude de se monter, la seule et unique raison pour laquelle on reçoit des miettes, chers amis, est qu’on choisit de les accepter. 
Marie Pier Charron, 

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lundi 19 février 2018

Prendre soin avec Christian Bobin




"Prendre soin", ce pourrait être la devise d'un artisan, d'une mère ou d'un amoureux. C'est la devise de la vie dans son ensemble, puisque son ensemble n'est composé que de détails, comme la peinture qui grandit sur la toile par légères touches du pinceau, minuscules vibrations de la main.
"Prendre soin", c'est ce que murmure la vie fragile à Boubat.
Boubat. Celui-qui-prend-soin-des-invisibles.
Prendre soin, être confiant. Et naître.
Naître une fois, deux fois, trois fois, entrer à chaque instant dans une vie blanche comme dent de lait."
Christian Bobin

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"La confiance est la matière première de celui qui regarde : c'est en elle que grandit la lumière. La confiance est la capacité enfantine d'aller vers ce que l'on ne connaît pas comme si on le reconnaissait. "Tu viens d'apparaître devant moi et je sais qu'aucun mal ne peut me venir de toi puisque je t'aime, et c'est comme si je t'aimais depuis toujours.
La confiance est cette racine minuscule par laquelle le vivant entre en résonance avec toute la vie,avec les autres hommes, les autres femmes, comme avec l'air qui baigne, la terre ou le silence qui creuse un ciel.
Sans confiance, plus de lien et plus de jour. Sans elle, rien."
Christian Bobin

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samedi 17 février 2018

Jeûner pour s'ouvrir à l'Esprit

Pour préparer Pâques, le mensuel Prier vous ouvre chaque semaine à l'art de la prière. Première expérience spirituelle, le jeûne.





« Le jeûne est pour moi une expérience bouleversante. L'expérience que le Christ nous rejoint dans notre quotidien, d'une intimité qui change tout ce que l'on fait et la manière dont on voit le monde. Je marche moins vite. Je vis plus simplement. Plusieurs fois, j'ai vécu des réconciliations dans ma famille », témoigne Élisabeth Siewert, 50 ans, enseignante, qui vit chaque année durant le carême une expérience de jeûne au sein de sa paroisse du Chesnay. 

D'où cela vient-il ?

Cette pratique enracinée dans l'Ancien Testament est illustrée par Jésus durant ses 40 jours au désert (Matthieu 4, 2). Il invite par la suite ses disciples à jeûner « lorsque l'Époux leur aura été enlevé » (Matthieu 9, 15). Les premiers chrétiens s'abstenaient ainsi de nourriture le mercredi et le vendredi (en souvenir de la trahison de Juda et de la Passion du Christ), durant le carême et avant chaque eucharistie.

Pourquoi se priver ?

Si s'abstenir de télévision, par exemple, a un sens, cela vient après le jeûne alimentaire, avance Jean-Luc Souveton, prêtre à Saint-Étienne. « Vaincre la faim nous montre que "l'homme ne vit pas que de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Matthieu 4, 4). On comprend que notre énergie vient aussi de l'intérieur. Physiquement, nous faisons appel aux réserves graisseuses pour que le corps fonctionne. Spirituellement, cela remet en cause notre quête inquiète de combler un vide intérieur. On découvre en soi non pas le vide, mais la vie. »

Ce que demande l'Église

L'Église catholique prescrit aux personnes en bonne santé de s'abstenir de viande tous les vendredis de carême et de jeûner le mercredi des Cendres ainsi que le Vendredi saint, c'est-à-dire de ne prendre qu'un seul repas sans viande ni alcool et une simple collation le soir. Elle demande également de se préparer à l'eucharistie en s'abstenant de nourriture, au moins une heure avant de communier. Pourquoi ne pas insister sur ce point cette année ? C'est une façon simple et puissante d'éveiller notre faim de Dieu et notre conscience de Celui qu'on va recevoir.

Quelle attitude intérieure ?

Dans la tradition chrétienne, jeûner n'est pas une fin en soi, mais un moyen spirituel de devenir « disciples et fils de Dieu ». Pour Jean-Luc Souveton : « De même que le Christ est tenté au désert, jeûner nous révèle les combats que nous devons mener pour nous libérer de notre soif de pouvoir, de notre orgueil... » Le jeûne est là pour favoriser une prière plus intense et un souci des autres qui se traduit notamment par l'aumône.

Une expérience paroissiale

Durant le carême, la paroisse organise un jeûne. Chaque soir pendant une semaine, les paroissiens se retrouvent pour un temps d'adoration suivi d'une tisane. Ils rapportent chez eux la miche de pain complet qui fera leur unique repas du lendemain. Durant toute la semaine, ils prient à partir de l'Évangile et des psaumes. « Cette expérience a rendu la paroisse plus fraternelle, témoigne Élisabeth Siewert. On prie les uns pour les autres, on découvre de nouveaux visages, qui osent témoigner de ce qu'ils vivent. Et le dernier soir, chacun apporte de quoi préparer la fête ! »

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Toucher du doigt le passé

 
(peinture par Piper Lane)



" si vous regardez profondément dans la paume de votre main, vous verrez vos parents et toutes les générations de vos ancêtres. Ils sont tous vivants en ce moment. Chacun est présent dans votre corps. Vous êtes la continuation de chacune de ces personnes." 
~ Thích nhất hạnh

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vendredi 16 février 2018

Nouvel an chinois


En 2018, nous entrons dans l’année du Chien de terre. Onzième animal de ce zodiaque oriental, le Chien est associé à la loyauté, la confiance et la générosité. Des qualités dont nous avons bien besoin ! Espérons que ce cycle verra une amélioration des relations humaines et de la conscience générale. D’importants progrès dans l’éducation et les sciences devraient se développer, ce qui ne serait pas trop tôt, surtout en France... Les changements climatiques deviennent cruciaux, il y a donc urgence pour trouver des solutions utiles. Pragmatique et perfectionniste, le Chien devrait aider en ce sens.

Bonne année, donc, sur le chemin qui mène à l’approfondissement et à ce bon sens qui s’apparente à une certaine sagesse...

Marie-Christine BESSE DARCQ



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jeudi 15 février 2018

Les bonnes résolutions de carême, un “engagement envers soi“

 Pendant le carême, Christophe André nous offre sa chronique sur la vie intérieure. Cette semaine, il nous explique pourquoi prendre un engagement envers soi, Dieu ou les autres fait du bien. Médecin psychiatre, il a été un des premiers à introduire la méditation à l'hôpital et est l'auteur de best-sellers sur la psychologie positive et la méditation.

Prendre de bonnes résolutions, c'est accepter un face-à-face avec soi-même. Cela nécessite un temps d'arrêt et de réflexion sur la conduite de sa vie, un détour par sa vie intérieure. Il s'agit de faire ce que nous ne prenons par le temps de faire le reste de l'année : rectifier l'écart qui se creuse entre nos idéaux, spirituels ou relationnels, et nos comportements quotidiens. Pour beaucoup d'entre nous, le carême est associé à un certain nombre de résolutions, tournées autour de la prière, du jeûne et du don. Et ces résolutions méritent d'être prises à la lumière de trois questions : pourquoi ? Quoi ? Comment ? 
Pourquoi ? C'est-à-dire avec quel sens ? Et quels objectifs ? Il ne s'agit pas seulement de s'imposer une contrainte ou une privation, mais de nous rapprocher de ce en quoi nous croyons, de donner du sens à nos résolutions, de les placer dans une intention plus large que le simple autocontrôle, de comprendre qu'il y a alors un enjeu plus vaste que le seul raffermissement de notre volonté. 
Puis vient la question du quoi ? Nous choisissons souvent d'accomplir des efforts sur nous-mêmes : moins manger, ne pas boire d'alcool, cesser de fumer. Ou des efforts vers les autres : moins râler, ne plus se plaindre, sourire, écouter, aider, donner. Il ne s'agit pas, ou pas seulement, d'être fier de soi. Il s'agit de faire le bien. En se respectant davantage et en respectant les autres. Il s'agit parfois aussi de résister aux tentations du quotidien, mêmes bénignes, comme de moins fréquenter les écrans ; toutes les lois de ce qu'on appelle l'autocontrôle, toutes les études scientifiques disent la même chose : apprendre à résister aux petites tentations est le meilleur entraînement pour un jour résister aux grandes.
Enfin, la question du comment ? Il existe de nombreuses règles aux changements réussis : définir des objectifs concrets, réalistes ; toujours faire suivre la résolution d'un premier geste, symbolique et immédiat ( « un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas » , Lao-tseu) ; lorsqu'on a du mal ou qu'on est en échec, faire preuve de tolérance et d'autobienveillance ; s'engager devant autrui ; fragmenter les objectifs de long terme, vastes et généraux, en une succession d'objectifs de court terme, limités et ciblés (« un jour à la fois ») ; les écrire et tenir un journal de carême, etc. 
Nos habitudes ne peuvent s'effacer sur demande et sont souvent tenaces.
Une phase de travail spécifique sur nos résolutions est souvent indispensable, faute de quoi nos décisions ne tiendront pas sur la durée : nos habitudes ne peuvent s'effacer sur demande et sont souvent tenaces (« chassez le naturel et il revient au galop ») ; notre état biologique ou émotionnel nous influence avec force (on agit souvent en fonction de notre manque de sommeil, de notre glycémie, de nos agacements ou abattements) ; et puis nous sommes exposés à de très nombreuses influences extérieures, qu'il s'agisse de nos proches, ou de la société et de son consumérisme, qui pousse au non-effort du « fais-toi plaisir tout de suite ». 
Une résolution, ce n'est pas seulement une vague intention. C'est une décision suivie d'efforts prolongés ou répétés. Et c'est aussi un engagement pris envers soi-même - et dans le carême, envers Dieu ou notre communauté - pour atteindre un objectif, en ayant conscience des difficultés qui nous attendent pour initier ou maintenir le changement désiré. Il est certes plus facile de ne rien décider, plus confortable de ne pas s'exposer à l'inconfort des efforts et au risque de la mise en échec. Mais il est plus enrichissant de découvrir comment nous arrivons, ou pas, à nous engager et persévérer dans nos résolutions. Et vous, vers quelles résolutions allez-vous vous tourner ?


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source : la Vie

mercredi 14 février 2018

"Il faut accéder à un regard authentique sur soi" par Sarah Serievic

Pour la Saint Valentin, une approche de l'amour avec Sarah Sérievic

LE FIGARO. - Les personnes que vous recevez ont-elles des difficultés concernant leur authenticité dans leurs relations amoureuses ? 
Sarah SERIEVIC. - Je dirais d’abord que l’amour, c’est le plus haut niveau de l’être. Il est donc authentique par définition. Et ce n’est pas à confondre avec la dépendance amoureuse, qui relève davantage de l’exaltation, ce qui amène à sublimer son (ou sa) partenaire. Et inévitablement, l’idéalisation retombe peu à peu, le carrosse devient citrouille. On avait bien perçu, par exemple, que l’autre n’était pas à l’écoute de nos besoins et on a pris le pli de les refouler ou de les masquer. On a donc installé l’habitude de maquiller ses ressentis et de ne voir chez l’autre que ce qui continue de nous subjuguer. Tels sont les subterfuges inconscients générés par la peur de décevoir qui nous entraînent dans une relation inauthentique. Cela n’a donc rien à voir avec le fait de dire ou ne pas dire ? Mais l’amour authentique, ce n’est nullement «tout dire»! Il est même important de garder le mystère, en restant pleinement conscient de ce qui reste secret. À ne pas confondre avec le mensonge à soi-même. J’ai vu, par exemple, que mon partenaire a tendance à prendre des décisions sans m’en avertir. Mais plutôt que de me demander franchement, de moi à moi-même : « En quoi je collabore à ça?», je fais l’autruche ou je passe mon temps à me plaindre. L’amour est en cela l’occasion privilégiée de visiter ces parts de soi qui participent à ce qui ne nous convient pas. Et le couple est une merveilleuse opportunité d’accéder à un regard authentique sur soi, sans besoin d’un sauveur pour satisfaire nos attentes.

Comment cela se fait-il ? 

Deux attitudes sont à proscrire : la vénération (l'autre est tout pour moi) ou l’accusation (c’est à cause de lui que je souffre) pour oser prendre conscience des conditionnements qui nous mènent dans ce que j’appelle les « rôles ». En effet, en fonction de notre histoire, nous avons mis en place des manières d’exister. Ainsi, celle qui a eu un père autoritaire aura tendance à choisir un homme dominateur. Elle doit alors authentiquement se poser la question : « Est-ce que ça me convient de redevenir cette petite fille modèle qui se laisse dominer par peur de perdre l’amour ? »

Comment sortir de telles habitudes ? 

En arrivant à ce point où on doit prendre le risque de regarder le rôle qui sert d’évitement à la relation (le clown de service, le bon garçon, la sauveuse ou la femme forte). Oser parler pour sortir du faire semblant : « J’arrête de cautionner cela, ça ne fait de bien ni à moi, ni à l’autre, ni à notre relation. » Mais, je le répète, cela tient d’abord au niveau d’authenticité que l’on a avec soi-même. Rien à voir avec une posture infantile qui utilise la parole pour se plaindre, culpabiliser l’autre ou le manipuler.

L’autre n’est donc pas en cause ? 

Je pense que nous sommes des êtres magnétiques qui attirons la problématique dont nous avons besoin pour nous améliorer. Par exemple, je peux avoir été séduite par un partenaire colérique parce que je ne sais pas prendre la responsabilité de mes colères. Ce sont ces dimensions inconscientes que nous avons à observer pour sortir du reproche à l’autre et du mensonge à soi-même qui voudrait nous faire croire que l’autre a tort et qu’on a raison.


N’y aurait-il que la psychothérapie pour s’en sortir ? 
Non, pour nous rendre davantage conscients, la vie est une grande école qui peut nous faire passer à travers des crises, des maladies, des épreuves... Mais un grand voyage, la naissance d’un enfant, une rencontre importante peuvent aussi s’avérer initiatiques et transformateurs.

Sarah Serievic, psychothérapeute diplômée de l’École française de psychodrame et créatrice du Théâtre Authentique, est l’auteur de Rompre avec nos rôles, éloge d’être soi (Éditions Le Souffle d’or).

 source : Le Figaro
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