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Cela m'enflamme et j'espère que vous en sentez la chaleur.
Merci de votre présence au coin du feu...
Mai 2014, frontière franco-italienne. Nous dînons avec Jérôme Kerviel, en compagnie d’un journaliste. « Je vais être arrêté dans les prochains jours. Je ne pourrai donc pas tenir ma promesse faite au pape : marcher jusqu’à la place de la Bourse, contre la tyrannie des marchés financiers et pour une économie au service de l’homme. » Lorsque j’entends ces mots de Jérôme, que je connais depuis seulement quelques jours, une décision s’impose à moi : cette marche, c’est moi qui vais la poursuivre. L’évidence relève de la fulgurance, le sentiment de paix intérieure est immédiat : ma place est là. Tout à coup, je n’ai plus peur. Peur de quitter ma chère paroisse de Saint-Porchaire, où je termine, un peu épuisé, mon mandat, peur de ne plus avoir d’agenda, peur de l’inconnu. Pour quelqu’un d’hésitant comme moi, pieds et mains liés à ses sécurités, c’est la planète Mars.

Un fait divers qui m'avait ébranlée. Un employé des chemins de fer était entré dans un wagon frigorifique pour le nettoyer, et la porte s'était refermée derrière lui. Et le voilà enfermé dans ce wagon frigorifique. Comme c'était un vendredi soir, il est resté tout le week-end dans ce wagon frigorifique et évidement il est mort de froid. Seulement voilà, la réfrigération n'était pas branchée et il y avait 18° dans le wagon ! A l'autopsie, son corps a montré tous les symptômes d'une mort par refroidissement. Cet homme est donc mort de la représentation qu'il avait du froid. Il est mort de son imaginaire ! C'est quelque chose d'extraordinaire !
Merci maman