mardi 21 octobre 2014

Le lierre terrestre n'existe pas en vain...



Voici une recette de vin de lierre terrestre

Ingrédients :
1 bouteille de vin blanc sec
40 g de sucre
½ bouteille d’eau gazeuse citronnée
½ l de jus de pomme
1 bouquet de lierre terrestre - des feuilles de menthe peuvent aussi être ajoutées

Préparation :
Verser le jus de pomme, le sucre et le vin blanc dans une carafe. Ajouter le lierre. Mixer. Laisser macérer une heure avant de filtrer. Mettre au frais. Mélanger à l’eau gazeuse avant de servir.  

Personellement, selon la recette de François Couplan,  je fais macérer une nuit les feuilles dans le vin blanc et ensuite j'ajoute les autres ingrédients.

A votre santé !


(source Bio Info)

dimanche 19 octobre 2014

Une bonne cure d'écoute avec Alexandre Jollien


Souvent, je regrette déjà les mots qui viennent de sortir de ma bouche. Je pressens un peu trop tard, il est vrai, les dégâts qu’ils sont sur le point de commettre. Savoir se taire, se reposer dans le silence, est un art des plus exquis et féconds.

Aussi, aujourd’hui, je souhaite esquisser ici des exercices spirituels quelque peu subversifs. Oui subversifs, car de nos jours, presque rien ne nous invite à quitter le bavardage. Sans cesse comme un bruit de fond retentit, et la sinistre musique naguère réservée aux ascenseurs se propage jusqu’au sixième sous-sol des parkings. Sans parler des casques sur les oreilles que l’on traîne dans le métro, en balade, voire carrément au restaurant. Alors que faire ? Justement, rien. Le silence ne se fait pas, il s’accueille paisiblement. N’allons point en faire une nouvelle exigence, un diktat assombrissant...

Sans tomber dans cet extrême, nous pouvons aussi reconnaître et louer le miracle de communiquer, de communier avec l’autre. Il suffit de prendre conscience combien les mots sont précieux pour raconter nos blessures, et nous rapprocher de l’autre pour en saisir le caractère sacré, libérateur et salutaire. D’abord, ne pas dramatiser le réel, ne pas en faire trop. Tenter tranquillement de bannir la médisance, l’exagération, l’impolitesse et la niaiserie, c’est déjà beaucoup ! Toujours en faire moins pour écouter. Prêter l’oreille justement, voilà une ascèse pas si aisée que cela, car cette abstinence peut faire apparaître les manques et les tiraillements ensevelis d’ordinaire sous un flot de mots.

Le silence, ce n’est pas le vide, même s’il nous oblige à quitter les repères habituels qui donnent l’illusion d’une sécurité.
Au contraire, oser se taire, c’est peut-être trouver en soi une plénitude plus vaste, plus intense, propre à tout accueillir sans rien abîmer.

C’est une grande joie d’ailleurs que de traverser cette peur du « rien », de laisser brailler les démons intimes sans bouger. Le silence n’est pas un ennemi à craindre. Il pourrait même devenir un ami, qui ne juge et n’exige absolument rien.

Angélus Silesius, dans le Pèlerin Chérubinique, écrivait magnifiquement que « le Diable n’entend rien que le tonnerre, le tumulte, les craquements. Ainsi, peux-tu joyeusement le rendre fou par ta douceur ». Récemment, je rencontrais une proche dans un hôpital qui me confiait : « Il y a peu d’oreilles qui écoutent. » J’ai pris conscience que lorsque je visite une connaissance, la peur ou la gêne me pousse à meubler. Je parle du temps ou de l’actualité pour ne pas affronter un instant sans rien dire. Mais la météo ou le cours du monde peuvent vraiment nous priver de rejoindre l’essentiel.

Au fond, c’est cela qui est difficile. Il ne s’agit même pas de faire silence, mais juste d’être dans le silence à deux. Mais osons-nous aller jusqu’au bout et congédier, pour un moment, les mots, les bruits, voire peut-être notre propension à avoir une réponse à tout ?
L’exercice spirituel est simple. Le portable, le téléphone, engins qui nous font d’ordinaire beaucoup parler, peuvent même devenir des instruments de notre pratique, un terrain d’entraînement en somme pour cultiver une cure d’écoute.

Vaste programme, dont voici une prescription pour le débutant que je suis : respirer un bon coup avant de prendre la parole, s’abstenir d’interrompre mon interlocuteur, cesser de plaquer mes préjugés sur l’autre, accueillir paisiblement le silence quand il nous rend visite...


samedi 18 octobre 2014

vendredi 17 octobre 2014

Le cerveau en survie...

Aujourd'hui, l'étude AWARE chiffre à trois minutes la période durant laquelle une activité consciente du cerveau humain existe après l'arrêt cardiaque. "Nous ne savons pas si elle s'estompe après, mais directement après la mort, nous sommes encore conscients. 
Le cerveau ne s'arrête pas quand le cœur s'arrête de battre"




jeudi 16 octobre 2014

mercredi 15 octobre 2014

La ritualisation d’une action quotidienne par Jacques Castermane

D’instant en instant ! Cette lettre avoue un but : encourager les personnes intéressées par la Voie tracée par Graf Dürckheim à persévérer dans la pratique quotidienne de la méditation de pleine attention et à prendre au sérieux la pratique de la Voie dans le quotidien, c’est à dire l’attitude méditative dans les actions de la vie de tous les jours.
« Tirer une flèche est un acte banal ; tirer – bien – une flèche est un acte sacré » !
Le maître de tir à l’arc (Kyudo) attire notre attention sur un impératif qui concerne aussi la personne qui pratique l’assise (zazen), la cérémonie du thé (Chado) ou un art martial (Budo).
Un maître d’Aïkido me disait que « L’efficacité dans un art martial provient de la ‘’ritualisation‘’ de la technique ».
Tirer – bien – une flèche, faire – bien – ce pas si vous pratiquez la marche méditative appelée Kin Hin …est un acte sacré !
Faire – bien –! Il s’agit de la ‘’ritualisation‘’ d’une action, d’un geste, d’une technique pour qu’elle ne devienne pas reflexe, banale.
Lorsque le maître dans l’art du tir à l’arc, le maître d’Aïkido, le maître zen formule cet impératif, il ne faut pas prendre le mot sacré au sens religieux. Est sacré ce qui n'est pas insignifiant.

Nous sommes conditionnés à l’idée que le sacré désigne ce qui est en dehors des choses ordinaires ; que le sacré s’oppose essentiellement au profane et à l'utilitaire. La vie est sacrée ! Oui mais ma vie est sacrée lorsque j’ai terminé la vaisselle, n’est-ce pas ?
La pratique de la Voie dans le quotidien, l’attitude méditative, c’est poser un regard neuf sur nos activités quotidiennes. « Faire la vaisselle est un acte banal ; faire – bien – la vaisselle est un acte sacré ». « Marcher de son domicile à l’arrêt du bus est un acte banal ; marcher – bien – de son domicile à l’arrêt du bus est un acte sacré ».
Commencez … petit ! Lorsque vous sortez de la pratique de la méditation de pleine attention, ritualisez la vingtaine de pas qui vous mènent à la cuisine où vous allez préparer le petit déjeuner. « Faire un pas est un acte banal ; faire – bien – un pas est un acte sacré. »

Yuho Seki Roshi nous disait que « La ritualisation d’une action élève celui qui agit vers ce qui n’est jamais nommé ». Ce qui m’a permis de comprendre, ce qui n’est pas à comprendre mais à réaliser dans la pratique du tir à l’arc, « Ne tirez pas, laissez ‘’cela‘’ tirer ! ».

C’est la ‘’ritualisation‘’ de la technique qui opère le passage d’une technique de combat (Aïki-jitsu) à une voie d’éveil (Aïki-Do).
Le maître zen Thich Nhat Hanh écrit : « Buvez votre thé lentement et avec révérence, comme si c’était l’axe sur lequel la terre faisait sa révolution – lentement, régulièrement, sans vous précipiter vers l’avenir ».
Vous êtes en chemin ? Alors, faites-le !

Jacques Castermane




lundi 13 octobre 2014

Alexandro Jodorowsky, poète de la conscience...


"Que ta maladie te serve d’échelle.
Elle vient révéler l’endroit où ton esprit s’est pétrifié,
t’inviter à le transformer jusqu’à ce qu’il coule
telle une source au printemps.
Ne lutte pas contre elle, sa mission est de te
rappeler que seul le chemin éthéré te conduit
au réel, c’est-à-dire à toi-même.
Ce qu’on t’a dit que tu étais sans qu’en réalité
tu le sois est la maladie.
Aime ta prison mentale, grâce à elle tu crées peu à peu une auréole."


Alexandro Jodorowsky a un parcours de vie passionnant: d'acteur, réalisateur, à scénariste de bandes dessinées, romancier, poète. A 85 ans, la vieillesse est chez lui une étape puissante de l’existence où les mots se concentrent, le point de vue s’élève, l’activité se focalise sur l’essentiel. Bref, le vrai nom de cet âge serait la sagesse, quand l’existence a été remplie... S’il devait n’y avoir qu’un qualificatif pour le résumer, ce serait la bonté.

...Vous intéressez-vous au monde ?
Je lis le journal chaque jour, et vois comment le monde va mal. Ils se battent pour des frontières. Ça c’est faux. Ils sont dans l’illusion des choses. Il n’y a pas de pays, c’est une planète. On se bat pour des limites, comme celles de soi-même.
Que peut-on faire ?
Être patient. On ne peut pas changer le monde mais on peut commencer à le changer. Comment faire ? En se changeant soi-même. Et pourquoi on veut se changer soi-même ? On se change pour enrichir le monde. Être meilleur pour rendre le monde meilleur, c’est le but.
source : Revue Reflets

dimanche 12 octobre 2014

Dans la langue de Dieu avec Alexis Jenni

Après des années de quête spirituelle, entre bouddhisme et taoïsme, le prix Goncourt 2011 a découvert que le christianisme, sa première religion, répondait profondément à sa soif.

C'était il y a une dizaine d'années. J’accompagnais mes élèves chez les carmélites de Mazille, près de Cluny, pour une retraite. Une joie indicible, intense, émanait de ces religieuses aux sourires pleins de bonté. Lorsqu’elles se mirent à témoigner de ce qu’elles vivaient dans le silence, une évidence s’imposa à moi : toute ma quête, tournée jusque-là vers des spiritualités orientales, je la retrouvais là, à portée de main. Ce que je cherchais pouvait se dire en termes chrétiens et dans ma langue. Cette prise de conscience fut également alimentée par les jésuites que je côtoyais dans mon lycée lyonnais. Ces personnes, d’une grande intelligence et ouvertes sur le monde, me révélaient le côté éclairé de l’Église. Aussi, le quadra que j’étais se laissait peu à peu atteindre et toucher par le noyau constitutif du christianisme : l’amour et le souci de l’autre, puisant sa source dans le mystère d’un Dieu trinitaire.

Bien que baptisé, je n'ai pas reçu d'éducation chrétienne. Mes copains allaient au catéchisme, pas moi. La foi n’était pourtant pas absente dans ma famille, du côté de ma mère surtout, qui me lisait la Bible racontée aux enfants. Son père était un homme très pieux. Même s’il n’en parlait pas, je percevais bien que tout son être en était imprégné. À la maison, le sujet me paraissait lourd, pesant, quasi tabou : mes parents en ont fait une sorte de barrage mystérieux où s’entremêlaient à la fois de l’indifférence et de l’attirance secrète. La seule activité religieuse que nous pratiquions était la traditionnelle messe de minuit. Coincé entre mes grands-parents recueillis et mes parents se donnant l’air de l’être, j’observais, le nez en l’air, statues et tableaux immergés dans des volutes d’encens. Je ne comprenais absolument rien à ce qui se passait.

Vers 20 ans, j’ai commencé à m’intéresser à certaines philosophies comme le bouddhisme et le taoïsme et à pratiquer les arts martiaux. Je trouvais dans cette discipline une matière à penser extraordinaire pour une plénitude corporelle dans le rapport à soi et au monde. Plénitude où je goûtais à un mouvement, à une vitalité qui me dépassaient. En parallèle, je m’immergeais avec délectation dans des musiques islamiques, turques, iraniennes... toutes gorgées de mysticisme. Leurs mélodies me plaçaient dans une sorte de pulsation vivante et me permettaient d’accéder à quelque chose, à autre chose, relevant du domaine de l’absolu. Plus qu’une recherche de Dieu, j’aspirais à un bien-être physique, proche de l’extase parfois. D’écoute en écoute, j’ai découvert la mystique soufie médiévale. À force de parcourir les poèmes, imprimés sur les pochettes de disques, j’ai été amené à lire les écrits de grands spirituels, comme Rumi, puis à me réapproprier la Bible, source infinie de méditations, de rêveries et de réflexions. C’est par ce biais-là que je suis arrivé à Dieu.

Lorsque je me retourne sur mon cheminement intérieur, je me rends compte que le goût de Dieu est là depuis le départ. En fait, la question de son existence ne s’est jamais posée chez moi.
Il est là c’est tout. Par manque de culture et par un entourage familial et social indifférent à ça, c’est au bout de 30 ans que j’ai réalisé que cet éprouvé était une présence divine. Plutôt que d’être la réponse à l’angoisse d'un manque. Dieu est la jouissance d’un plein que je ressens et que je tente d’exprimer dans mon nouvel ouvrage, Son visage et le tien. Lorsque j’ai lu pour la première fois cette phrase de saint Jean « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu », tout s’est d’ailleurs éclairé pour l’écrivain que je suis : je comprenais qu'il y avait une équivalence entre Dieu, le Verbe, la Vie, la Lumière. Entre le Verbe et le langage.

J’ai toujours pensé que le sens de ma vie était l’écriture. Tout comme le musicien ou le peintre, la seule présence à mon art me fait vivre, car j’y fais l’expérience d’une présence, autre que la mienne. Au plus intime de moi, je sens que bat quelque chose de plus grand. C’est ce quelque chose qui me donne vie.
La biologie, que j’ai enseignée pendant près de 25 ans, me met dans un état de curiosité exaltante : observer et décortiquer les mécanismes naturels est passionnant ! Mais la science a cette grande limite de ne pas pouvoir dire grand-chose sur ce qui nous touche, nous fait vibrer, au plus profond de nous-mêmes.

Le tai-chi m'aide à donner un cadre à ma prière. Mais il ne s’agit en rien de syncrétisme ! J’emprunte au tai-chi le rapport au corps, aux gestes ; l'aspect purement technique en somme. Cela me permet de savoir me placer dans un état proche de la méditation, facilitant la prière. Prière que je vois davantage comme une mise en présence qu’une adresse directe à quelque chose, à quelqu’un.

Non pratiquant - je n’ai fait ni ma première communion ni ma confirmation - j’ai un rapport très solitaire à la foi. Mais, à la grande surprise de mes proches, j’ai tenu à ce que mes trois enfants reçoivent le baptême. Pour moi, c’était la plus belle manière de célébrer leur venue au monde.
Je me situe dans une pratique monastique chrétienne, dans laquelle je peux être en cœur à cœur avec Dieu. Comme le diraient nos frères musulmans, « il n'y a de Dieu que Dieu, le reste; c'est chose humaine ». Mais tout peut encore évoluer. Dans ce cheminement personnel, chaque étape vaut pour ce qu’elle est.





source : La Vie


samedi 11 octobre 2014

vendredi 10 octobre 2014

Allumer la lumière avec Patrick Modiano

C'est vraiment idiot d'avoir laissé tout à l'heure la lumière dans le salon [...]. Moi aussi, j'éprouve une drôle de sensation à la pensée de ces lampes que nous avons oublié d'éteindre dans des endroits où nous ne sommes jamais revenus...[...] Aujourd'hui j'ai la conviction qu'il ne s'agissait ni d'oubli ni de négligence, mais qu'au moment de partir c'était moi délibérément qui allumais une lampe. Peut-être par superstition, pour conjurer le mauvais sort et surtout pour qu'il reste une trace de nous, un signal qui indiquait que nous n'étions pas vraiment absents et que nous reviendrions un jour ou l'autre.

Les soirées étaient longues quand je restais dans le quartier à l'attendre, mais cela me semblait naturel. Je plaignais ceux qui devaient inscrire sur leurs agendas de multiples rendez-vous, dont certains deux mois à l'avance. Tout était réglé pour eux et ils n'attendraient jamais personne. Ils ne sauraient jamais que le temps palpite, se dilate, puis redevient étale, et peu à peu vous donne cette sensation de vacances et d'infini que d'autres cherchent dans la drogue, mais que moi je trouvais tout simplement dans l’attente. 

...Plutôt que de toujours soumettre les autres à un interrogatoire, il vaut mieux les prendre en silence tels qu'ils sont.

...On dirait que les lampes se sont usées avec le temps. Mais quelquefois un déclic se produit. Hier, j'étais seul dans la rue et un voile se déchirait. Plus de passé, plus de présent, un temps immobile. Tout avait retrouvé sa vraie lumière.

Patrick Modiano
L'herbe des nuits


jeudi 9 octobre 2014

Hang Music...


Le hang est un instrument de musique acoustique de la famille des idiophones inventé par Felix Rohner et Sabina Schärer à Berne en Suisse en 2001. Le hang est un volume lenticulaire creux composé de deux coupelles métalliques embouties. La partie haute de l'instrument s'appelle le « Ding », elle est constituée d'une note fondamentale et de 7 ou 8 notes l'entourant. La partie basse, « Gu » est une surface lisse dotée d'un trou en son centre.