vendredi 20 novembre 2020
Et bien, tançons maintenant
jeudi 19 novembre 2020
On ne pratique pas zazen avec le mental !
« On ne
pratique pas zazen avec le mental ! » (Hirano Katsufumi Roshi)
La lettre D’Instant en Instant est destinée aux personnes qui pratiquent l’exercice désigné par le kanji ZAZEN. D’années en années, il semble que de plus en plus de personnes qui pratiquent d’autres exercices (Yoga, Tai-Chi Chuan, Chi-Gong et des activités artistiques, artisanales ou martiales issues de la tradition japonaise) sont intéressées par ce qui n’est autre que la Voie tracée par K. Graf Dürckheim.
Une formule concise indique le à-quoi-bon de ces
techniques si différentes les unes des autres : l’éveil de l’homme à sa vraie nature d’être humain. Autrement dit,
passer de l’identification de "MOI je suis / Je suis MOI" à
l’expérience que "JE SUIS".
MOI, pronom personnel tonique, est l’idée que je me fais de JE ; « Moi je
crois, que je suis, ce que je pense que je suis ! ».
Jusqu’au jour - et on l’observe aujourd’hui plus
qu’en d’autres circonstances - où manque
un je-ne-sais-quoi qui pourrait donner sens à ma vie. Je rencontre des hommes,
des femmes, qui additionnent les succès dans la société de consommation qu’est
devenu le monde et qui, tout à coup, se disent « Bien ! Mais maintenant ? Quel est le sens de tout cela ? ». Il est
vrai que MOI avoir plus … MOI savoir plus
… MOI pouvoir plus … n’empêche pas cet activisme mental incessant qui est
la cause de l’inquiétude latente, de la peur souterraine et de l’agitation
intérieure ; ces symptômes qui conduisent à la consommation quotidienne — en France — de
plus de vingt-deux millions d’unités anxiolytiques, de somnifères,
d’antidépresseurs.
Il serait donc bien de pratiquer zazen, le Yoga, le
Kyudo afin de vaincre l’insomnie ? NON ! Je pratique ces exercices afin de
ne pas rester esclave de l’activité mentale qui est la cause de l’insomnie, du
déséquilibre de ma vie intérieure.
Plus d’un demi-siècle de pratique de zazen m’amène à voir (à ne pas confondre avec comprendre) que le MENTAL (mind) est le domaine de l’angoisse et
des états qui l’accompagnent et que le
CORPS-VIVANT (Leib) est le domaine du
calme, de la sérénité, de la paix intérieure. Et lorsqu’on trouve ou retrouve
le calme intérieur, on dort bien.
La difficulté de l’homme occidental intéressé par les
exercices orientaux est de les approcher en s’appuyant sur l’entendement, cette
approche mentale (mind) du réel.
C’est l’approche mentale, intellectuelle, rationnelle
du corps qui ouvre sur l’idée : —J’ai un
corps—.
L’approche du corps réalisée à travers un exercice,
comme zazen, ouvre sur l’expérience : — corps
je suis—.
L’HOMME EST SON CORPS !
C’est fraichement diplômé Licencié en Kinésithérapie
que je me suis installé en Forêt Noire (1969) pour suivre l’Enseignement de K.
Graf Dürckheim.
Je ne peux oublier ce qu’il m’a dit quelques semaines
après mon arrivée:
« Monsieur
Castermane, il semble que vous disposez d’un large savoir objectif, rationnel,
sur ce que j’appelle le corps que l’homme A
(Körper) ; mais je dois vous dire
que vous n’avez pas la moindre connaissance de ce que j’appelle le corps que
l’homme EST (Leib).
Aussi
longtemps que vous pratiquerez zazen en vous appuyant sur le point de vue
dualiste : Moi, numéro 1 et quelque chose, numéro 2, mon corps, vous ne pourrez pas dire que vous pratiquez
zazen ! ».
Avec cet avertissement, commençait non seulement une
autre approche du corps mais une autre approche de l’être humain et, ce
faisant, une autre approche de ce qu’on appelle l’autre, le monde, la Vie.
Une approche qui nécessite, en premier, de s’apprendre soi-même.
S’APPRENDRE SOI-MÊME !
S’apprendre soi-même exclut l’usage de notre
conscience ordinaire : la conscience DE
; la conscience qui objective et oppose
le sujet et l’objet.
S’impose l’usage de la conscience SANS de, la conscience sensorielle qui est dès
l’origine de notre existence.
Notre vraie nature est insaisissable par le processus
mental qu’est la conscience objective.
Jacques
Castermane
*************
mercredi 18 novembre 2020
Une approche neuve...
mardi 17 novembre 2020
Des mots essentiels !
lundi 16 novembre 2020
Une rencontre inoubliable avec Swami Prajnanpad
Interview de Colette Roumanoff par Quincy Russell 22 août 2020 / Copyright: Quincy Russell
dimanche 15 novembre 2020
Compétences en éveil
samedi 14 novembre 2020
Approche...
C'est à l'instant où je mourrai que je serai un peu mieux homme, le plus près de Dieu, j'en suis sûr.
Texte de Maurice Genevoix
dans "Un jour"
***
vendredi 13 novembre 2020
Accueil de feuilles...
"Spot" pour apporter vos votes
Une petite entorse personnelle à mes publications.
Très bonne nouvelle : le film de ma fille Marie et ses amis a été accepté par Arte pour son festival ! Vous avez donc la possibilité, si le cœur vous en dit, de voter pour lui en cliquant sur ce lien, puis en cliquant sur "Voter pour ce film"... Merci pour eux ![]()
![]()
Eric
Soyez ce que vous êtes, un être unique de par ses différences.
Johann Dizant
*********
jeudi 12 novembre 2020
Envole Soi...
mardi 10 novembre 2020
Les racines de notre nature…
Christian Bobin :
Extraits choisis... en pensées avec vous.
D’autre part, quand vous avez un problème avec un événement extérieur, ce qui est important, ça n’est pas la relation entre vous et les événements extérieurs, mais la relation entre vous et vos pensées à propos de cet événement : comment est-ce que je pense ? Est-ce que ma pensée est nourrie par l’émotion ou est-ce qu’elle regarde tranquillement tous les aspects de la réalité ?
… En communion avec vous
Arnaud
Sans réprimer, sans nier, il est possible de tenter de mettre fin
à des chaînes de pensées qui veulent s’imposer à nous exactement comme nous zapperions
un programme de télévision : nous zapperions plutôt que de rester
esclavage d’un programme particulièrement dégradant ou débile. Cette
observation lucide de nos pensées est une grande sadhana et assez vite
on se prend au jeu.
Cela ne devient plus fastidieux mais passionnant. Certaines pensées
sont totalement justifiées parce qu’elles préparent une action, c’est ce que
nous appelons voir. D’autres sont inoffensives, même si elles n’ont rien de
spirituel. D’autres sont nuisibles.
Souvenez-vous d’une parole attribuée au Bouddha : « celui
qui est le maître de ses pensées est plus grand que celui qui est le maître du
monde. »
Je suis en communion
avec vous.
Arnaud
Anne,

















