dimanche 24 juin 2018

Choisir d'être...

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Toucher le mouvement... avec le shiatsu

Le shiatsu est un art thérapeutique japonais. Une étude des kanjis (les idéogrammes japonais) qui écrivent les mots Shiatsu Dō.
Littéralement, cela signifie « La Méthode de la Pression des Doigts », mais les langues chinoises et japonaises possèdent une délicatesse incroyable, difficilement traduisible dans nos langues occidentales.
kanjis - shiatsu

À gauche, le mot Shiatsu se décompose en deux kanjis : le premier, « Shi » signifie « doigt », et est composé des trois kanjis de « main », « cuiller » et « bouche ». Le doigt serait donc l’instrument qui apporte ce dont on se nourrit vers le corps.

Le deuxième kanji signifie « pression » ; il est lui composé de deux kanjis, celui de « falaise » et celui de « sol », car la falaise écrase le sol sous son poids. La poésie de l’évocation…


Le caractère Dō provient directement de la langue chinoise (Tao ou Dao). Son origine est très ancienne, et il signifie, pour ce qui nous concerne, à la fois la voie, la méthode, la doctrine ou l’enseignement, mais aussi l’idéal de vie que l’on recherche.
kanjis - DoL’idéogramme se décompose en deux parties : à gauche, trois empreintes de pas. La seconde partie représente une tête de guerrier échevelée faisant office de GPS archaïque – ou presque. En effet, la légende raconte que, dans la Chine ancienne, les voyageurs utilisaient la tête d’un guerrier mort pour s’orienter, qu’ils tenaient par les cheveux, afin qu’elle leur indique le chemin à suivre à chaque croisement. On peut y voir l’héritage des anciens et des maîtres. Une deuxième explication existe : la tête à la chevelure lâchée symboliserait l’intuition, la spontanéité, et un comportement qui ne se laisserait pas enfermer dans des règles strictes.
Ici, on voit donc que la Voie est mouvement (on le retrouve, entre autres, dans les philosophies grecques où l’on philosophait, chez Socrate, en déambulant) : la méthode, la doctrine, ne peut pas être figée, au risque de se briser dans l’immobilisme. Dans cette idée, la chevelure lâchée symbolise ce qu’il faut d’intuition et de neuf pour pratiquer : les règles existent et donnent le cadre, et la vie, elle, s’adapte.

Sources : Aiki autrement
lien :  http://azur-shiatsu.com/
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samedi 23 juin 2018

Le simple bonheur d'exister

CE QUE NOUS SOMMES EN PROFONDEUR


Sans chercher à atteindre l’illumination, le simple bonheur d’exister commence – les sages l’ont toujours dit – par la connaissance précise et approfondie de ce que l’on est soi-même. A tous les niveaux ! Si les atomes qui composent notre corps proviennent tous automatiquement, comme dit Hubert Reeves, d’étoiles géantes explosées, et si nos cellules sont organisées suivant un plan que le grand laboratoire de la vie a mis près de quatre milliards d’années à peaufiner, notre corps, notre souffle et notre esprit – ou plutôt notre « corps-âme-esprit » (ils sont inséparables) – constituent une merveille à côté de laquelle la plus belle des horloges de précision ressemble à un brouillon d’enfant de la maternelle. 

C’est ainsi : ce que nous sommes en profondeur dépasse infiniment ce que notre mental peut concevoir. Cela ne nous interdit pas de nous en émerveiller. Mieux, d’en user pour nous rendre la vie plus heureuse et plus belle. Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple parmi des centaines, le caractère mystérieux de l’hypnose et de l’autohypnose ne nous empêche en rien de pratiquer cette forme de rêve éveillé dirigé pour nous soulager, guérir ou créer, révélant en nous un jeu de résonances extraordinaires entre nos mots et nos maux, nos croyances et nos états physiologiques, nos symboles et nos peurs. Nous sommes d’abord des corps. Mais des corps vivants, dansants et parlants, et cela représente un miracle permanent.

Dr Delia Grasberger

vendredi 22 juin 2018

Où cours-tu ?

Nathan Oliveira

Il est difficile au milieu du brouhaha de notre civilisation
qui a le vide et le silence en horreur
d’entendre la petite phrase qui, à elle seule,
peut faire basculer une vie :
«Où cours-tu ?»
Il y a des fuites qui sauvent la vie :
devant un serpent, un tigre, un meurtrier.
Il en est qui la coûtent :
la fuite devant soi-même.
Et la fuite de ce siècle devant lui-même
est celle de chacun de nous.
«Où cours-tu ?»
Si au contraire nous faisions halte – ou volte-face –,
alors se révélerait l’inattendu :
ce que depuis toujours nous recherchons dehors
veut naître en nous.
Christiane Singer
source : L'arbrealettres

mardi 19 juin 2018

Paix


La paix ce n’est pas quelque chose qui vient de l’extérieur ,
C’est quelque chose qui vient de l’intérieur,
C’est quelque chose qui doit commencer au-dedans de nous-mêmes...Chacun à la responsabilité de faire croître la paix en lui afin que la paix devienne générale.



« Aimer autrui ne signifie pas que nous devons nous oublier. » 
 Le Dalaï Lama

lundi 18 juin 2018

Les plantes sauvages pour s'émerveiller et sauver notre monde carnivore

Demain, je pars pour trois jours de stage avec François Couplan dans le lieu accueillant où j'avais rencontré Jacqueline Kelen. Un régal en perspective !




Voir les autres vidéos 

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dimanche 17 juin 2018

Quand l'homme vir...

 L'homme modèle ? Il n'existe pas. « De Rimbaud à Rambo, il y a mille façons d'être un homme », répond Clément Lescat. Guilhem de Gevigney perçoit le gage d'une réponse « dans une harmonisation réussie des énergies masculines (rationalité, efficacité...) et féminines (écoute, intuition...) », déposées en tout Adam. Ainsi se signe l'armistice entre les sexes. Face à l'assurance et à l'autonomie grandissante des femmes, qu'ils ne remettent pas en cause, les hommes doivent trouver leur nouvelle place. Non dans une logique horizontale concurrentielle, mais verticale. « Chacun peut exercer sa souveraineté sur son royaume propre et on en a tous un », précise François Bert. Qu'il s'agisse de son jardin, de son entreprise, de son talent : tout homme est appelé à porter du fruit.

Les besoins masculins

Explorateur des rivières de l'Ouest, John Eldredge est l'auteur de Indomptable, le secret de l'âme masculine (Farel). Dans ce manuel de référence, le pasteur américain a identifié sept besoins intrinsèquement masculins, qui ne sont pas toujours ceux auxquels on pense. Sélection. 
L'initiation. C'est d'un homme et dans la compagnie des hommes que le garçon apprend qui il est et ce qu'il a reçu. La masculinité se transmet d'homme à homme. Les hommes ont besoin d'initiation et de la validation de leurs pairs.
Le conseil : arrêter d'attendre les autorisations pour prendre un risque. 
La blessure. Accueillir sa vulnérabilité et laisser tomber le masque. Un homme est supposé être insensible à la douleur, en tout cas, ne lui attacher aucune importance. Or une blessure qui n'est pas reconnue et qui n'a pas fait pleurer ne peut guérir... Le vrai cheminement commence lorsque l'homme accepte d'abandonner sa fausse identité.
Le conseil : pardonner à son père. 
Le combat. L'homme doit avoir un combat à mener. Il doit se fixer une noble mission pour sa vie, une mission qui transcende le foyer et la famille. Il doit défendre une cause. Ce désir d'engagement est inscrit dans ses fibres profondes.
Le conseil : faire une pause. S'extraire du confort et de la routine pour vivre un défi avec d'autres hommes et renouer avec ses aspirations.

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samedi 16 juin 2018

Pétales d'instant de vie




" Tout ce qui vit, vit pour toujours. 
Seule l'enveloppe, ce qui est périssable, disparaît. 
L'Esprit n'a pas de fin. C'est Éternel. Immortel."
Bhagavad Gita.

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vendredi 15 juin 2018

Lâcher-prise ! Entretien avec Arnaud Desjardins (3)


Nouvelles Clés : Votre dernier chapitre insiste d’ailleurs assez radicalement sur ce point.

Arnaud Desjardins : Oui. Beaucoup de personnes qui sont attirées par ce que l’on met sous le vocable « spirituel », et par les différentes formes de psychothérapies à visée spirituelle, ne se contentent pas de soigner tel ou tel symptôme pathologique précis : elles veulent aussi atteindre en elles-mêmes un espace plus vaste. Mais elles ne se donnent pas les moyens de l’atteindre. Il y a là un grand malentendu, car elles continuent à ramener les expériences nouvelles à l’intérieur du système et du cadre ancien délimités par leur égocentrisme.
Il faut donc trouver une pratique qui ne puisse pas être récupérée par l’ego, et celle-ci consiste à s’incliner intérieurement, à reconnaître que ce qui est. Toujours agir à partir de ce qui est et non pas à partir de ce qui, selon moi, devrait être.
Or nous fonctionnons sans cesse suivant le mode du « c’est pas juste, il ou elle aurait dû faire ou dire ceci ou cela, tel fait aurait dû se passer autrement, etc. » Mais le lâcher-prise face à ce mode erroné de fonctionnement n’exclut en aucun cas l’action : celle-ci émane simplement d’une tout autre source.
Ce n’est plus le moi qui veut, c’est la situation qui demande une réponse opportune.

Nouvelles Clés : Vous dites : « Le monde ne correspondra jamais avec votre monde » et concluez sur une double formule très forte que je résume : la psychothérapie guérit l’ego et le mental, la voie guérit de l’ego et du mental.

Arnaud Desjardins : Imaginez le nombre d’amis que je me fais parmi les psy en disant cela ! (rires – Arnaud Desjardins va alors à sa bibliothèque et y prend un livre). Dans Les Dialogues de St Grégoire le Grand, sur la vie et les miracles du Bienheureux St Benoît, qui fut le fondateur des bénédictins et des cisterciens, il est dit ceci : « Chaque fois qu’une préoccupation trop vive nous entraîne hors de nous, nous restons bien nous-mêmes, et pourtant nous ne sommes plus avec nous-mêmes : nous nous perdons de vue et nous nous répandons dans les choses extérieures. » Un texte que ne renierait pas un maître soufi, zen ou hindou !
Faut-il vivre toujours les choses de façon égotique sur fond de vouloir, de refus et de crispation, et faire empirer les choses, ou vivre et agir sur fond de confiance et d’abandon ? Toute la question est là.

Nouvelles Clés : Vous-même êtes passé par là puisque vous racontez qu’après seize ans de pratiques spirituelles, de succès médiatiques et professionnels, lorsque vous rencontrez Swâmi Prajnânpad, il vous fait parler de vos expériences diverses et vous dit ensuite : « It is a status of a slave », c’est un statut d’esclave.

Arnaud Desjardins : Oui, il m’a montré qu’après toutes ces années de travail avec les groupes Gurdjieff, de lectures, de rencontres avec une sainte comme Ma Ananda Mayi, ou avec des maîtres soufis en Afghanistan, des maîtres tibétains ou zen, de grands yogis… j’étais toujours ce petit personnage prêt à s’enflammer, à réagir, à refuser, à râler, à vouloir que les choses se passent comme je le voulais et non comme elles étaient. Je restais en effet esclave de l’ego et de ses limites. Je correspondais toujours à cette autre définition de Swâmiji : « L’homme est une marionnette dont les aléas de l’existence tirent les fils… »

Nouvelles Clés : Une dernière définition sur le lâcher-prise ?

Arnaud Desjardins : Ne ramez plus, ne nagez plus, faites la planche ! (Rire homérique). Je blague : disons qu’il faut à la fois être dans l’action et dans la non-action. C’est un concept mal compris. La formule des bouddhistes est très connue : « Ni refus ni appropriation » de ce qui se présente. Ni rejet ni saisie.

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jeudi 14 juin 2018

Lâcher-prise ! Entretien avec Arnaud Desjardins (2)


Nouvelles Clés : Vous commencez votre livre en disant qu’il faut se méfier des mots. Et on se souvient des dégâts occasionnés dans les milieux branchés par le fameux « ici et maintenant » qui était devenu un prétexte à ne rien engager, ne pas faire de projets constructifs, etc. Ne croyez-vous pas qu’un autre mot-valise comme « lâcher-prise » risque d’être confondu par certains avec « laisser-aller » ?
Arnaud Desjardins : Cette question en pose une autre plus générale : quel sens les lecteurs ou auditeurs d’un mot comme celui-ci lui donnent-ils ? Comment cette attitude est-elle comprise ? Dans ce genre de sujet, on ne sera jamais assez précis sur les questions de vocabulaire. Quand on décrit les pièces d’une machine dans le langage d’un mécanicien, on sait de quoi on parle. Il faut donc bien s’entendre sur ce que veut dire lâcher-prise. Mon désespoir, ma suffocation face à un événement grave et brutal ne changera rien aux choses. Au contraire, plus il va y avoir émotion non contrôlée, moins il y aura d’efficacité dans l’action, moins ma réponse sera appropriée à la demande de la situation. Par contre, si je lâche prise face à ma panique, si je ne m’affole pas, si je n’en rajoute pas, je vais alors être plus lucide et plus compétent pour résoudre les choses.
En aucun cas le mot lâcher-prise n’exclut l’action.
Swâmi Prajnânpad avait cette belle formule : « Intérieurement, activement passif. Extérieurement, passivement actif », donc, calmement attentif à l’intérieur de soi, et tranquillement actif à l’extérieur.
L’état de paix avec le contexte extérieur créé par la paix intérieure n’exclut en rien l’action ! En fait, dans la vie, nous nous trouvons dans la situation de quelqu’un qui descend un torrent en rafting ou en kayak : pour celui qui est crispé et angoissé, cette descente va être un véritable enfer. En revanche, celui qui va avec le courant de manière détendue accomplit la même descente avec bonheur et aborde les difficultés avec souplesse. Tous les maîtres le disent : notre erreur est de porter inutilement sur nos épaules le fardeau de notre existence. Nous ne pouvons pas être toujours les plus forts, nos actions produisent ou ne produisent pas les effets souhaités, les interactions de causes et d’effets sont indépendantes de nous et interfèrent avec ce que nous avons tenté pour renforcer le succès ou au contraire annihiler nos efforts.
Cette séparation du moi – mon mode personnel de crainte et d’espoir – avec le courant de la réalité se révèle comme le plus gros obstacle à une vie épanouie, sereine, pacifiée. Cette séparation doit donc être dissoute. Il y a celui qui est emporté et ballotté par le courant, et celui qui ne fait qu’un avec lui. Formulé différemment, on peut dire que si je ne lâche pas prise, les événements se produisent et je suis emporté par eux ; si je lâche prise, j’adhère à ces événements, dans une unité de corps et d’esprit avec eux.
Nouvelles Clés : Vous citez d’ailleurs dans votre livre une belle phrase de Swâmi Prajnânpad à cet égard : Let go and go with, « laissez aller et allez avec ». Mais, est-ce que le lâcher-prise ne peut pas devenir une stratégie ? Vous dites d’ailleurs : « Si vous voulez quelque chose et que vous êtes unifié dans ce vouloir, vous l’attirez. » La quête de sagesse peut-elle se transformer en ruse ?

Arnaud Desjardins : Je vais utiliser pour répondre le terme ego, qui est très à la mode mais dont le contenu crée souvent des malentendus. Ce serait déjà plus clair d’employer le terme égocentrisme. Pour vraiment comprendre le terme ego, il faudrait le traduire par « moi et… l’ego » est synonyme de dualité : il s’est mis en place peu à peu dans la petite enfance en nous rendant compte que le reste du monde n’est pas notre prolongement, et ce, dès la séparation avec la mère : nous sommes tous d’anciens bébés, comme disait Devos.
L’expérience de l’ego, à partir de cette constatation, va se diviser en ce que je ressens comme rassurant et ce que je ressens comme pénible. Donc l’ego va essayer de faire triompher par tous les moyens ce que j’aime et d’amoindrir le plus possible ce que je n’aime pas dans le courant de ma propre existence.
Tout le monde a bien sûr l’expérience des difficultés rencontrées lorsque la vie semble détruire ce que nous avons commencé à bâtir, et les refus et crispations que cela engendre. Et l’ego va édifier face à cela de formidables défenses, refusant tout ce qui n’entre pas dans son cadre. Donc, pour répondre à votre question, tout ce que l’ego va entendre et lire concernant la spiritualité et une autre façon d’exister, il va le faire entrer dans son cadre. Tout ce qui concerne la dissolution de la séparation, l’ego va l’utiliser à l’intérieur de la séparation, en le mettant à son propre service ! Il faut donc trouver une voie possible pour dépasser ce mécanisme dualiste qui nous empêchera toujours d’être unifiés et établis dans un lâcher-prise permanent.

Nouvelles Clés : Il faut donc, et vous insistez là-dessus, une sincérité et un engagement intérieur fort, pour arriver à contourner les permanentes et perverses voies de l’ego.

Arnaud Desjardins : Oui, il faut réussir non seulement à prendre conscience de ce processus et créer d’abord une amélioration, mais aussi en arriver à une véritable métamorphose de notre être : comme le disent tous les mystiques chrétiens, hindous, soufis, bouddhistes, il faut mourir à soi-même à un niveau pour renaître à un autre niveau : on trouve ce genre d’expression dans toute la littérature des témoignages spirituels.

à suivre...