vendredi 30 août 2024

Silence du dedans


 "Un jour, on découvre ce silence du dedans, qui existe en dehors de tous les mouvements de l'âme. Comme un espace profond, mystérieux, inexprimable.

Ce silence du dedans n'est pas absence de bruit, mais une vie, une présence qui absorbe le temps, efface toute chose. A ce moment, le monde entier baigne dans le silence, il est enveloppé par lui, et ce silence est plénitude".

Erik Sablé, Brèves de Sagesse, Editions Dervy.



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jeudi 29 août 2024

Observation et connaissance

 


Le Bouddha nous a appris à observer les choses précisément là où elles apparaissent. Une fois apparues, elles ne durent pas ; elles disparaissent et d’autres choses apparaissent qui finissent aussi par disparaître.

Mais ce n’est pas ce que nous voulons !

Quand notre esprit est en paix, nous voulons qu’il continue à être en paix, nous ne voulons pas qu’il s’agite, nous voulons nous sentir bien !

Or, ce souhait est contraire à la réalité.

Le Bouddha nous a dit de commencer par voir et comprendre clairement la nature de tout ce qui nous entoure. Ce n’est qu’ensuite que l’esprit sera vraiment calme et paisible.

Tant que nous ne connaîtrons pas ces choses, tant que nous ne comprendrons pas nos humeurs, nous demeurerons des personnes changeantes, nous nous attacherons à nos humeurs, et cela tournera à l’entêtement et à l’orgueil. 

~ Ajahn Chah

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mercredi 28 août 2024

Amour joyeux


 Aristote écrit : « Aimer, c’est se réjouir », idée que reprendra Spinoza, quelques vingt siècles plus tard, en disant – et c’est la définition de l’amour que je préfère : « l'amour est une joie qui accompagne l’idée d’une cause extérieure ». Autrement dit, aimer c’est se réjouir de.

Si quelqu’un vous dit : « Je suis joyeux à l’idée que tu existes », vous prendrez cela pour une déclaration d’amour, et vous aurez évidemment raison. Vous aurez aussi beaucoup de chance, parce que c’est une déclaration spinoziste d’amour, ça n’arrive pas tous les jours, beaucoup de gens sont morts sans avoir entendu ça ; et puis, surtout, c’est une déclaration d’amour qui ne vous demande rien. Et ça, c’est tout à fait exceptionnel. Profitez-en bien ! Parce que si quelqu’un vous dit : « Je t’aime », mais s’avère être platonicien, son « je t’aime » signifie en vérité « Tu me manques, je te veux ». Donc il demande tout, puisqu’il vous demande vous-même. Alors que si quelqu’un vous dit : « Je t’aime » en un sens spinoziste, cela veut dire : « Tu es la cause de ma joie, je me réjouis à l’idée que tu existes ». Il ne demande rien puisque votre existence suffit à le convaincre et à le satisfaire.

l’amour selon Platon et Spinoza de André Comte-Sponville.

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mardi 27 août 2024

Alors respire....

"Le vent coule si paisible

sur le sommeil de la prairie

que les herbes semblent

inventer la brise en rêve.

Et les nuages passent sans bouger

tellement ils sont haut et loin

de nos pensées .

Et les pensées se perdent

Dans le bleu d'un autre ciel.

Alors respire le rien."

Jean Mambrino 1923-2012 - Ainsi ruse le mystère. Poèmes

peinture : Andrew Wyeth 1917-2009 Blackberries

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lundi 26 août 2024

Sortir des griffes du temps

 Bonne semaine accompagnée de repos chaleureux !


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Aussi zen qu'un bonze
Un gros chat attend son heure ~
Sagesse féline


🖊️ LD 18.05.24

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dimanche 25 août 2024

« J’ai le vague à l’âme de l’été, la nostalgie de l’enfance où le temps du repos était long »

 Paule Amblard arpente les rues désertées du Paris estival… et cette saison lui évoque l'insouciance de ses jeunes années, les déambulations des poètes, l'abandon au présent des spiritualités orientales.



À l’heure où j’écris, la ville dans laquelle j’habite est dépeuplée. À Paris, les rues sont en deuil avec leurs commerces fermés par les lourdes ferrailles des rideaux gris, les trottoirs sont désertés des humains, des poussettes, des chiens. Je pourrais me réjouir de ce calme retrouvé, où la cité semble reprendre souffle.

Débarrassée de son trop-plein d’habitants, elle apparaît nue dans la beauté de ses musées, de ses monuments, de ses immeubles de vieilles pierres, de ses éléments qui n’appartiennent qu’à elles : une entrée de métro signée Guimard, une fontaine Wallace avec ses cariatides, un bouquiniste le long de la Seine. La pierre reprend ses droits sur la foule qui s’est enfuie, elle redevient un objet de contemplation. Je pourrais me réjouir de ce spectacle qui brille pour une poignée d’égarés qui ne sont pas partis. Mais le temps radieux m’invite ailleurs.


Ce bonheur d’enfant

J’ai le vague à l’âme de l’été, la nostalgie de l’enfance où le temps du repos était long, heureux, loin de mon quotidien d’écolière. L’été avait le goût de pêche, l’odeur de fleur et de vent, la surprise de l’instant non prévu, le sourire des adultes détendus. C’était si simple, le temps d’enfance, à rêvasser, à bouger sans fatigue ou lassitude, à regarder l’infiniment petit dans une fourmi ou l’infiniment grand dans les constellations célestes.


À l’heure où je devrais travailler, j’aimerais voyager dans ce passé des étés de l’enfance, revoir mon grand-père dans le jardin confectionner pour ma sœur et moi des pagnes de Tahitiennes avec des fanes de carotte. J’aimerais revenir dans l’église où nous allions chaque dimanche célébrer la messe avec ma grand-mère, l’entendre chanter fort à me faire rougir d’être à ses côtés, mettre ma main dans la sienne à l’heure de communier, aller dans le cimetière sur la tombe familiale pour dire un bonjour hebdomadaire à ceux qui sont partis et nettoyer la pierre, l’orner de nouvelles fleurs et enfin revenir dans la maison, rejoindre mon grand-père qui ne croit pas mais respecte la ferveur de son épouse.

J’aimerais retrouver ce bonheur d’enfant fait de grandeurs et de manques, d’engouements et d’ennuis. Pourquoi à l’âge adulte est-ce devenu si complexe de vivre pleinement, sans crainte, en faisant confiance à notre destinée ? Il faudrait faire comme les bouddhistes, laisser passer les nuages des pensées, des obligations, des projections pour fixer sa conscience sur l’instant présent, qui laissera sa place à un autre instant.


Une question de conscience

Il faudrait être comme les poètes qui n’ont pas besoin de sortir de chez eux pour déambuler dans la nature et être en communion avec le monde : « J’irai dans les sentiers, / Picoté par les blés, fouler l’herbe menue : / Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds. / Je laisserai le vent baigner ma tête nue. / Je ne parlerai pas, je ne penserai rien : / Mais l’amour infini me montera dans


l’âme », écrit Rimbaud dans son poème Sensation.

Il faudrait être comme les voyants, sentir le ravissement spirituel, quitter nos pesanteurs, se retourner et voir le ciel ouvert comme Jean à Patmos. Que l’on reste, que l’on parte, on voit bien que tout ceci est une question de conscience. Vacances ou non, il s’agit de trouver la bonne orientation, celle qui mène à l’Orient de nous-mêmes, vers la lumière qui est la nôtre.

Alors les nuages, les nostalgies seront laissées à ce qu’ils sont, des souvenirs. Si vous partez en vacances ou si vous ne partez pas, - puissiez-vous goûter les pêches et sentir l’odeur du vent. « Ici une buée, et là une buée / Et après la Clarté ! » (Emily Dickinson). 


Paule Amblard

Historienne de l’art, spécialisée dans l’art du Moyen Âge et la symbolique chrétienne, elle est l’autrice de l’Apocalypse de saint Jean, illustrée par la tapisserie d’Angers (Diane de Selliers, 2010), des Enfants de Notre-Dame et de la Chambre de l’âme (Salvator, 2021 et 2023).

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samedi 24 août 2024

lumière de la nuit

 Hexagramme du samedi 24 selon l'almanach Ton Shu :

29 - "L'Insondable" ou "L'Abîme" 坎 (Kǎn)

Il est constitué de la répétition du trigramme Kǎn associé à l'eau, au danger, aux défis.
"La peur est une attraction négative." (Swami Prajnanpad)
Imaginons une nuit sans étoiles, où les ténèbres enveloppent tout, rendant le chemin invisible et les pas incertains. Le silence oppressant amplifie chaque souffle, tandis que l’air, lourd et stagnant, semble drainer les forces. Dans cette obscurité totale, l'esprit vacille, cherchant désespérément un repère, une lueur rassurante.
Cette nuit noire incarne nos moments de doute, de peur, où l'avenir semble voilé, imprévisible, et où chaque décision pèse lourdement sur notre conscience, alourdissant un corps déjà épuisé par l’incertitude.
L'enseignement suggéré par l'hexagramme 29, est une invitation à avancer malgré le désarroi.
Parfois, nous nous retrouvons prisonniers d'un cycle de difficultés, comme englués dans un marécage d’épreuves sans fin, qui épuise notre énergie et affaiblit notre volonté. Dans ces moments-là, il est crucial de ne pas céder à la panique, ni de sombrer dans le découragement ou l’isolement.
L’obscurité, tel un voile trompeur, déforme la réalité, créant des ombres menaçantes qui rendent les obstacles plus terrifiants qu’ils ne le sont en vérité.
Pourtant, il ne faut pas oublier que les étoiles sont simplement cachées, prêtes à réapparaître lorsque la nuit commencera à se dissiper. Ainsi, l' Insondable nous exhorte à persévérer.
Chaque pas doit être mesuré, chaque décision mûrement réfléchie.
Il ne s'agit pas de se précipiter aveuglément ou de se laisser submerger par la peur, mais de progresser avec détermination et sagesse, même si cela implique parfois de prendre des décisions moralement coûteuses ou de tendre la main pour demander de l’aide.
Même dans la nuit la plus noire, il existe toujours une lueur d'espoir pour ceux qui savent attendre, affronter leurs peurs, et avancer prudemment vers l’aube inévitable. La lumière finira par percer les ténèbres.
De même que les eaux profondes de l’Insondable cachent des dangers et des mystères, l'inconscient abrite des forces psychiques puissantes – conflits, désirs cachés, pulsions, souvenirs refoulés – qui ne sont pas immédiatement accessibles, mais qui influencent néanmoins nos vies, parfois en générant des troubles psychologiques ou des comportements problématiques. Comme le Yi Jing conseille de faire preuve de persévérance dans les moments difficiles, la psychothérapie ou un travail "spirituel" nous invite à un travail intérieur profond, continu et engageant pour explorer ces recoins obscurs de notre psyché. Ce cheminement, bien que souvent ardu, conduit finalement à une libération.
Ainsi, l'hexagramme 29, avec son image d’eau profonde et insondable, devient une métaphore puissante des profondeurs de l’inconscient et de son travail de dévoilement.

Han Hi-Yes

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vendredi 23 août 2024

jeudi 22 août 2024

Jour de transformation...

 Hexagramme du 22 / 08 ..., il est tellement inspirant

🙂 :
50 - "Le Chaudron"
"Ding" (鼎)
Cet hexagramme est constitué des trigrammes suivants :
• En haut : Li (☲), le trigramme du Feu (火).
• En bas: Sun (☴), le trigramme du Vent ou du Bois (風).
Sous l’arche céleste, un pont sacré s’étend, invisible, reliant la terre dense et riche à l’infini des cieux. Ce pont, c’est le Chaudron, cet ancien symbole de transformation et de communion, où l’alchimie du feu et de la matière opère en silence.

Ambiance du jour :
Aujourd’hui, l’univers tout entier semble respirer au rythme de cette énergie subtile. C’est une journée où les choses se mettent en place avec une lenteur presque solennelle, où chaque geste, chaque parole, résonne avec un écho profond. Comme les piliers du pont, nos intentions se dressent, solides et inébranlables, pour soutenir cette traversée entre le tangible et l’intangible.
Dans le domaine affectif, ce pont est celui qui unit les cœurs, parfois à distance, parfois dans une proximité brûlante. Les liens se renforcent dans ce creuset sacré, où le temps joue en notre faveur, invitant à la patience et à l’attention portée à l’autre. C’est le moment de construire sur des fondations profondes, de laisser les relations évoluer avec la sagesse du feu qui ne consume pas, mais transforme.
Dans la sphère professionnelle, ce jour est une étape cruciale. Ici, les projets ne sont pas simplement des tâches à accomplir, mais des graines semées dans la terre du quotidien, appelées à croître grâce à l’inspiration et aux efforts partagés. La créativité s’élève comme une vapeur douce qui monte du chaudron, prête à prendre forme dans la réalisation. C’est une période pour innover, pour réévaluer avec soin, et pour guider avec une vision qui traverse le pont, reliant le présent tangible aux aspirations les plus élevées.
Ainsi, sous l’influence bienveillante du Chaudron, nous avançons avec respect et intention, conscients que chaque pas sur ce pont sacré est un acte de création.
C’est un jour où le ciel et la terre se rencontrent dans un espace de potentialité pure, où ce que nous préparons avec soin aujourd’hui deviendra les offrandes de demain, des cadeaux faits à nous-mêmes et à l’univers tout entier.
On ne peut évoquer le chaudron sans faire le lien avec le chamanisme car il en est le cœur battant, un symbole où convergent les forces célestes et terrestres. Il est le creuset de transformation, où le chaman, tel un alchimiste spirituel, mélange les énergies du monde visible et invisible. Dans son métal brûlant, les matières brutes sont purifiées, transmutées en sagesse et en guérison. Le chaudron devient alors un portail, un utérus cosmique où naissent les visions, où la vie et la mort s'entrelacent dans une danse infinie.
Les flammes en dessous libèrent l’essence des herbes, des chants, et des prières, les transformant en un souffle sacré qui monte vers les cieux. Chaque offrande devient un pont, chaque rituel, une cérémonie de communion entre l’humain et le divin, où les esprits sont nourris et apaisés.
Dans la profondeur de sa transe, le chaman plonge dans les mondes inférieurs ou s'élève vers les sphères célestes, traversant le voile de la réalité pour dialoguer avec les esprits, recueillir leurs conseils, et ramener la guérison.
Le chaudron devient ainsi l’outil de cette navigation mystique, un sanctuaire où les visions se forment, où le chaman, guidé par la sagesse ancestrale, traverse les dimensions pour restaurer l’équilibre entre le ciel et la terre.
A travers ce lien profond entre l'homme et le bol, se révèle la nature du chamanisme : une voie de transformation, de connexion sacrée, où chaque offrande, chaque rituel, et chaque voyage spirituel sont autant de pas sur le pont invisible qui unit l’éther au sol, le divin à l’humain.

Par Han Hi-Yes
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mercredi 21 août 2024

Douleur chronique


 À toutes celles et ceux qui endurent la douleur chronique sans trouver les mots pour la dire, pris au piège d’une prison d’autant plus redoutable qu’elle est invisible. Tenter de lui jeter un sort par le pouvoir cathartique de la poésie. Continuer, persévérer, ne pas rester figer, garder le fil du mouvement vital. Sortir de l’isolement en osant parler. Se fier à ce que le corps raconte de notre histoire et avancer main dans la main avec les thérapeutes qui jalonnent ce parcours du combattant pas toujours pacifique. Mon maître de chant Jean-Pierre Blivet m’a transmis une clef essentielle, fondamentale pour libérer la voix autant que le corps qui m’a beaucoup aidée :

 « P a s d e p r e s s i o n , p l u s d ’ e s p a c e  ». 

Plus je lutte, plus je me contracte. Plus je me contracte, plus j’exacerbe la douleur à mesure que les tissus se resserrent mis sous pression manquant d’oxygénation. En d’autres termes R E S P I R E R en conscience pour apporter de l’espace en soi là où la douleur tend à nous assécher. Je sais combien cela est difficile à mettre en œuvre mais je sais aussi que cela en vaut la peine. Laisser la vie chanter à travers soi aussi ténue et fragilisée soit-elle. Le souffle est - si ce n’est la voie - une des voies à suivre pour apaiser, transcender la douleur. Céline Dion nous en a montré un édifiant et bouleversant aperçu lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024. 

Juliette Touret
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mardi 20 août 2024

Deux déesses...


 Le fondement d'une existence réussie, c'est à mes yeux, je le disais il y a quelque temps, la foi dans la vie : quoi qu'il arrive, où que nous en soyons, même au pire du pire, au cœur du chaos de l'existence. Un chaos souvent perçu comme négatif alors qu'en réalité, il n'est qu'un réservoir encore informe de ressources inimaginables. 

C'est pourquoi Eris, déesse grecque de la discorde (Discordia pour les Romains), se situe à la base de la lyre cosmique dont joue la déesse Harmonie (schéma de gauche). Elle est fille de la Nuit (Nyx) et petite-fille du Chaos primitif, celui qui n'a pas de nom et dont tout procède.

D'une manière plus concrète, ce chaos, c'est l'ensemble de notre alphabet en désordre, c'est-à-dire toutes les potentialités de notre langage, par lequel nous cherchons à donner un sens au monde où nous jouons notre rôle, sans jamais pouvoir (heureusement !) en épuiser le mystère.

Regardez bien cette déesse qui semble redoutable, avec ses cheveux de jais et cette longue mèche qui lui barre le visage, le corps perdu dans un immense tourbillon : elle tient dans sa main une pomme d'or ! 

Bien sûr, dans le mythe grec, cette pomme est la cause de la terrible guerre de Troie, qui dura 10 ans, selon Homère. Mais si nous élargissons notre vision, nous constaterons que le jardin des Hespérides est un fabuleux Eden - certes très bien gardé 😉 - qui contient une multitude de fruits d'or ! 

N'est-ce pas là l'essentiel ?


Source : dessins de Marie Dewulf pour L'Oracle alphamythique -  texte Sabine Dewulf.

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lundi 19 août 2024

Un jardin d'instants...

A un jardin

Oui nécessaire clôture
Pour que le lieu devienne lien
Et le temps attente.

Que le sentier mène à l’amante,

Que tout désir aille à son terme,
Que chaque fleur porte visage et nom,
Que chaque fruit préserve faim et soif,
Que vent et pluie soir et aube
Renouvellent leurs offrandes sur l’herbe,
Que l’infini, lui, fasse halte
Sur la cime des pins.

Oui nécessaire clôture
Pour que le lieu soit appel,
Et l’instant répons sans fin.

François Cheng - La vraie gloire est ici

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dimanche 18 août 2024

La grandeur de l’être humain

 

Le quatrième épisode de la série documentaire Sur les Routes spirituelles s’intitule « La grandeur de l’être humain » ... Merci à "Les Films de la Table 10".


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