samedi 12 septembre 2015

Porte instantanée...



"A la mort de chaque instant, tu peux entrer dans l'Eternité.

Chaque instant - voire l’instant de l’instant - est une porte ouverte vers l'éternité.

Il n'y a pas d'instant sacré, mais chaque instant est sacré."


Dialogue avec l'Ange


jeudi 10 septembre 2015

Accueil du présent...



When Love itself comes to kiss you, 
don't hold back!! 

 Rumi
  ❤ 

(Quand l'amour lui-même vient de t'embrasser, ne te retiens pas !! )


mercredi 9 septembre 2015

Voyage vers l’unité intérieure avec Jean Vanier


Si quelqu’un commence le voyage vers l’unité intérieure, le pèlerinage vers la terre promise, c’est qu’il y a eu un moment où son être profond a été touché. Il a fait une expérience fondamentale, comme si la pierre de son égoïsme avait été frappée par le bâton de Moïse et que l’eau avait jailli, ou comme si la pierre qui fermait le tombeau avait été enlevée et que l’être profond avait pu sortir. 

C’est une expérience - peut-être encore bien faible - de renaissance, de libération, de pardon, d’émerveillement; un temps de fiançailles avec l’univers, avec la lumière, avec les autres et avec Dieu. 

C’est une expérience de vie où l’on se perçoit fondamentalement un avec l’univers et avec Dieu, tout en étant totalement soi-même dans ce qu’on a de plus vivant, de plus lumineux, de plus profond. 

C’est la découverte qu’on est une source jaillissant en vie éternelle. 

 Jean Vanier, 
Communauté lieu du pardon et de la fête



mardi 8 septembre 2015

Vérité avec Douglas Harding


"Je vous suggère de ne pas vous inquiétez des pensées, mais de regarder la vérité . La vérité c'est que ce visage dans le miroir est pour les autres. Ici, vous êtes cet immense espace pour accueillir tout ce qui est. 

Les pensées concernent le monde ; les pensées sont là dehors avec votre tête, et les sentiments aussi ; il y en a partout là-dehors. Mais ce qu'il faut voir c'est ce qui est ici et qui reçoit tout cela." 

Douglas Harding


"La véritable expérience c'est de voir que nous ne sommes pas face à face, mais face à espace. J'accueille le visage de l'autre à partir du vide ici. Si ce vide n'est pas perçu, la relation est basée sur une illusion."




lundi 7 septembre 2015

Conseils d'Eric-Emmanuel Schmitt



Pratiquez l'empathie

Quand une personne vous agresse, elle parle d'elle, pas de vous. Répondre par l'empathie est une manière de se débarrasser de la violence, mais aussi d'intervenir sur cette dernière en la faisant diminuer. Immédiatement, dépassez donc la situation en vous positionnant en tant que soignant et non en tant qu'agressé. Mettez-vous à la place de l'autre et demandez-vous ce qui a pu le conduire à cet état. Questionnez-le, écoutez-le, et dites-lui bien que vous comprenez. Lorsqu'un enfant pleure ou crie, on lui demande spontanément ce qu'il a. L'adulte, qui est censé être fait, fini, complet, se trouve souvent dans une grande solitude émotionnelle, car il ne sent en face ni compassion ni intérêt.

Acceptez la souffrance

Je crois que la clé du bonheur tient dans l'acceptation de nos malheurs et tristesses. Intégrez-les dans la trame de votre existence, en y consentant lorsqu'ils surgissent. C'est grâce à Mozart que j'ai compris cette leçon de sagesse. Écouter un adagio ou un andante, c'est réaliser que l'on n'est pas seul à souffrir, mais aussi qu'il nous faut aimer cette tristesse. Lorsque je perds un être cher, je n'essaie plus de nier ma douleur, de la recouvrir pour garder la face. Je me donne entièrement à cette souffrance : d'abord parce qu'elle est une dernière façon d'aimer, et ensuite parce c'est une manière de dire oui à la vie, à ma condition d'homme.

Cultivez la joie et l'étonnement

Ne stagnons pas dans la tristesse ! Comme tout, elle passe. Cultivez la joie par un décentrement. Le moi est haïssable ; éloignez-vous de vous-même et laissez-vous émerveiller. Cette joie et cet émerveillement sont les couleurs de ma foi. Mozart a mis toute une vie à retrouver un esprit d'enfance - que nous retrouvons dans la Flûte enchantée, composée alors qu'il est au bord de la mort -, dans un cheminement de simplification et de perfection. Cet esprit d'enfance n'est en rien régressif. Il est faculté d'étonnement, première vertu philosophique chez Platon. Il a l'humilité de savoir qu'il ne sait pas... et de questionner.
(source : La Vie)

dimanche 6 septembre 2015

Au sommet du Hoggar avec Eric-Emmanuel Schmitt

À l’âge de 28 ans, cet auteur à la renommée internationale a vécu une conversion fulgurante. Passé sa Nuit de feu, titre de son nouvel ouvrage (Albin Michel), sa philosophie de l’absurde s’est métamorphosée en une confiance dans le mystère, comme promesse de sens.

Je suis perdu au milieu du désert, sans eau ni vivres. Dans une exaltation joyeuse, je viens de dévaler le mont Tahat, plus haut sommet du Hoggar, perdant au passage tout mon groupe. La nuit tombe et avec elle le froid. Le vent se lève et avec lui la peur d’avoir peur. Je me creuse un lit dans le sable, ensevelissant mon corps désormais figé dans la torpeur. Combien de temps tiendrai-je ?

Au bout de quelques minutes, je sens mon corps se diviser en deux. L’un reste à terre, l’autre s’élève dans les airs. À la sensation de démembrement, s’ajoute celle d’un allongement infini. Je suis aussi grand que le désert, ne fais qu’un avec l’univers. Je m’approche d’une Force fondamentale et me fonds en elle. Totalité. Plus de temps, plus d’espace. Béatitude. Paix. Lumière. Tout a un sens. Tout est justifié. J’entre dans un Feu. L’éternité dure toute la nuit. De retour dans mon enveloppe charnelle, je tente de trouver des mots. Cette Force n’a pas décliné son identité. Tout allait au-delà du langage, du concept. Dieu ? Oui, Dieu, puisque c’est ainsi que l’appellent les hommes. Quoi qu’il se passe désormais, je suis habité par la confiance et la joie. Que je meure ou vive, cela sera en tant que croyant.

Ce périple saharien, je l’avais entamé dans un état confus. Maître de conférences en philosophie de 28 ans, j’étais au carrefour de ma vie. Était-ce bien la mienne, cette vie toute tracée ? Au fil des kilomètres le long de dunes brûlantes, j’observais notre guide touareg. Son attitude, sa sagesse, ses prières m’agaçaient, me fascinaient. À le voir plongé dans un recueillement et habité par une joie constante, j’étais déstabilisé. En sa présence, j’ai redécouvert l’émerveillement. Ce musulman a été comme un guide, un médiateur. J’ai eu besoin de lui pour changer de regard sur la religion et comprendre que ce mode de vie répondait à une nécessité intérieure. À l’époque, je me moquais du christianisme. Les formes de religiosité, je les avais condamnées, alors pourquoi les interroger ?

Je suis devenu philosophe pour lutter contre mon hypersensibilité. Un jour, j’ai compris que la seule façon de ne pas succomber à mes émotions excessives était de me solidifier intérieurement. La philosophie fut une réponse. Celle de l’absurde, mon parti pris. J’étais amoureux de mon courage, de la bravoure avec laquelle je combattais le désespoir. Mais cette fierté farouche ne laissait pas mon esprit en repos, assiégé par l’insupportable idée de la mort. Elle était un cancer pourrissant mon existence, contaminant le réel sous la forme du « à quoi bon ? ».

Depuis ma rencontre avec le Feu, elle ne vient plus m’attaquer, ni la nuit, ni le jour. Quelque chose de plus fort qu’elle la surpasse : la confiance dans le mystère, comme promesse de sens. Oui, je crois que tout a un sens. S’il nous échappe, cela vient des limites de notre esprit et non de celles du monde. J’habite l’inconnu d’une autre façon en faisant crédit à l’univers, à la vie, même lorsque je suis choqué, scandalisé ou dans le doute. Contrairement au philosophe athée, j’ai cette chance insolente d’aller puiser dans ma nuit mon émerveillement et ma joie. Mais aux questions qui m’importent le plus, je ne trouve pas de réponses certaines. Lorsque je dis « Oui, Jésus est le fils de Dieu », ce n’est pas l’affirmation d’une certitude objective mais d’une adhésion.

D’agnostique athée, je suis devenu agnostique croyant. Toutes les réponses qu’un philosophe peut apporter sont sur le mode du « peut-être ». La raison, qui ne peut prouver ni l’existence de Dieu ni sa non-existence, a pour seule réponse rationnelle : je ne sais pas. Si l’on me posait la question, je répondrais : « Je ne sais pas…, mais je crois que oui. » La foi n’est pas un savoir. Je dirais même qu’elle est un rapport à l’ignorance. Contrairement à de nombreux penseurs, je la sépare de la raison. La foi, siégeant dans le cœur, relève de l’expérience, du témoignage subjectif. La raison, elle, de ce que l’on sait, de l’argumentable et donc du transmissible. Dans la mesure où je ne peux transmettre cette évidence, je ne peux la confondre avec un savoir. Témoigner, c’est offrir un éventuel partage, sans être sûr d’être contagieux. Stipuler que l’on détient le savoir est une imposture et est à la racine de tout intégrisme athée ou religieux. Avant ma conversion, le témoignage d’une expérience mystique m’avait laissé circonspect : « Pourquoi lui et pas moi ? Et puis il faudrait que je le croie pour y croire. » Je considérais son récit aristocratique et non démocratique. Il valait pour lui et non pour chacun. Or, le philosophe aspire à l’universel. Aujourd’hui, je pense que l’on ne peut se contenter d’un point de vue rationnel sur les choses, puisque d’autres instances existent en nous telles que le cœur, le corps, l’imagination.

À mon retour d’Algérie, j’ai été très silencieux : moi, un croyant ?! Il a fallu que j’accepte ce nouveau moi et que le petit filet d’eau dans le désert devienne fleuve. Que cette foi grandisse. J’ai mis des années à le dire, presque gêné de m’exprimer sur un sujet pareil. Juste témoigner, humblement et simplement. Puis la culpabilité d’avoir reçu la grâce s’est transformée en étonnement. Je me suis mis à lire les poètes mystiques, de préférence éloignés du christianisme, par une sorte de snobisme. Je me sentais frère de ces guides de contrebande, affranchis de la voix du dogme et de l’institution. Au fil du temps, inspiré par des figures comme saint Jean de la Croix ou sainte Thérèse, je suis arrivé au christianisme. La méfiance est peu à peu tombée.

Puis il y eut cette autre nuit, des années après, où je lus les Évangiles d’une traite. Je fus bouleversé. Fasciné aussi : les événements n’étant pas relatés de la même manière selon les évangélistes, j’avais la preuve de ne pas avoir affaire à une bande de faussaires. Je découvrais là ce que je n’avais pas expérimenté durant ma nuit au désert : l’Amour. J’ai ressenti un appel à dépasser l’état de satisfaction, de béatitude, voire de confort de foi dans lequel je pouvais être. À partir de là, je me suis passionné pour le christianisme, pour me sentir au bout de quelque temps chrétien.

Avant ma conversion, mon écriture ne me satisfaisait pas. Trop analytique ou trop poétique, elle n’avait aucune cohérence. Ma nuit au désert a comme harmonisé mon âme et mon esprit, pour une écriture juste pour la raison, juste pour le cœur. Ce n’est pas seulement le philosophe qui écrit, c’est aussi l’homme. Mes ouvrages ne cessent de questionner, puisque l’humanisme me paraît forcément interrogatif : nous sommes tous frères en ignorance. J’explore les ténèbres en cherchant la lumière. Et même dans la situation la plus tragique, je la vois toujours.

C’est ainsi que j’ai pu écrire sur la mort d’un enfant, dans Oscar et la dame rose, ou sur le mal dans la Part de l’autre. Dans l’Évangile selon Pilate, ce dernier se pensait face à une énigme. Il réalise qu’il se trouvait face à un mystère, sans solution. Sa pure raison était insuffisante. Pilate, c’était moi jusqu’à ma nuit au pied du mont Tahat.



Les étapes de sa vie
1960 Naissance à Sainte-Foy-lès-Lyon (69).
1987 Doctorat en philosophie.
1989 Expérience mystique.
1993 Le Visiteur, pièce récompensée par trois molières.
2000 L’Évangile selon Pilate.
2001 Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran.
2010 Prix Goncourt de la nouvelle pour Concerto à la mémoire d’un ange.
2012 Élu à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
Septembre 2015 La Nuit de feu (Albin Michel).


samedi 5 septembre 2015

Matthieu Ricard et les réfugiés: "Je n’avais pas autant pleuré depuis longtemps"


L’auteur du "Plaidoyer pour l’altruisme" commente la crise des réfugiés: "Il y a 10'000 ans, il n'y avait pas de frontières. C’est tellement artificiel d'empêcher les gens d’échapper au danger !"


source : RTS


vendredi 4 septembre 2015

Quelle est la richesse du moment présent ? avec Jacques Castermane


Il nous faut avouer que nous semblons préférer penser notre vie ou rêver notre vie plutôt que de vivre notre vie d’instant en instant. Se laisser emporter - en pensée - dans le passé qui n’est plus ou dans le futur qui est à venir (peut-être) est la cause première d’une vie intérieure agitée. Lorsque le mental (mind) devient cette puissance autonome qui fabrique sans cesse des idées d’espace et des idées de temps, il devient le domaine du souci, de l’agitation, du stress, de l’inquiétude et de cette angoisse souterraine qui conduit à une consommation abusive d’anxiolytiques.

L’intuition qu’il est possible de guérir, de cette maladie qui est propre à l’être humain, engage aujourd’hui bon nombre de personnes à la pratique de la méditation. Cependant, le sens de la demi-heure quotidienne consacrée à l’exercice de la pleine attention devrait nous inciter à exercer la pratique méditative dans le quotidien.

Il s’agit, comme pour l’exercice appelé zazen, d’une rupture avec notre manière d’être habituelle dans tout ce qu’on fait. Le quotidien comme exercice, c’est apprendre à voir et à vivre la coïncidence de trois évènements. Quelle que soit mon action, elle est réalisée dans l’espace-vécu et le temps-vécu. « Ici et maintenant » je fais le pas qui participe à mon déplacement d’un bureau à l’autre, de mon domicile au parking. « Ici et maintenant » je prépare le café, je beurre la tranche le pain, je lève le bol en direction de mes lèvres.

Ici et maintenant - Hic et Nunc - ! Invitation à, non pas s’ancrer mais à se couler dans la réalité présente. Il n’est rien de statique dans cet adverbe d’espace associé à cet adverbe de temps qui s’adjoint à tout verbe d’action.


Que ce soit au cours de la méditation de pleine attention ou dans la pratique méditative dans le quotidien il faut éviter, à tout prix, de vouloir « fixer » l’attention. L’attention, fonction du corps vivant (Leib) coule ... coule ... comme la respiration coule. Ce qu’on appelle le moment présent, coule... coule ... comme l’eau du ruisseau coule. C’est le mental, la conscience « de », qui fixe ce qui ne peut être fixé. Méditer, c’est demeurer dans le non situé. Voilà encore une rupture avec notre manière d’être habituelle, notre manière de faire habituelle et notre manière de voir habituelle.

Comme quiconque, longtemps j’ai pensé que ma vie commencerait véritablement lorsque la vaisselle sera terminée ... lorsque j’aurai répondu au courrier... lorsque j’aurai fini de tondre la pelouse. Jusqu’au jour où m’a été posée cette question : « Quelle est la richesse du moment présent ? ». Il m’a fallu me poser cette question souvent, très souvent, pour que, tout à coup la réponse fuse du plus profond de moi-même : « La richesse du moment présent ? C’est celle que je lui donne ! ».

Jacques Castermane

mercredi 2 septembre 2015

Vivre le temps présence...





Emotions à métaboliser et non pas à diaboliser... avec Thierry Janssen


Il y a quelques semaines, une dame me dit qu’elle est à la recherche d’un spécialiste de la médecine des émotions. Deux jours plus tard, j’entends un psychiatre parler de la nécessité de bien gérer les émotions. Et, ce matin, je lis un article sur les nouvelles thérapies des émotions. Mais d’où vient cette idée qu’il faut soigner les émotions ? Éprouver des émotions serait-il le signe d’une pathologie ? « Gérer », « traiter », « guérir » sont-ils des mots appropriés pour parler de la bonne attitude à adopter face à nos émotions ? Je pense que non.

Le concept d’une « médecine des émotions » me paraît révéler une profonde méconnaissance à propos de ce qu’elles sont et, surtout, de ce que nous pouvons en faire. Il faut dire que nous sommes les héritiers d’une culture qui a longtemps diabolisé les phénomènes émotionnels, considérant que ceux-ci perturbaient la sacro-sainte rationalité. Des générations avant nous ont tenté de les maîtriser, de les refouler, voire de les nier. Puis des chercheurs comme Antonio Damasio ont montré que, sans elles, il ne pouvait pas y avoir de véritable rationalité. Car nos émotions sont de l’information; elles nous renseignent sur la qualité de nos expériences. Elles sont agréables (joie, enthousiasme) quand ce que nous percevons ou ce que nous pensons est bon pour nous. Elles sont désagréables (peur, colère, tristesse) dans le cas contraire. Chacune de nos perceptions génère une émotion qui devient un sentiment qui alimente nos pensées. Et, en retour, chacune de nos pensées génère une émotion qui se manifeste dans notre corps et donne lieu à une perception. Nos émotions sont le pivot central de notre expérience. Elles contiennent l’énergie qui fait le lien entre le corps et l’esprit; elles permettent de transformer une pensée en acte, et un acte en idée. Energeia en grec : la « potentialité d’une action ». Nos émotions nous font bouger dans la tête et dans le corps ; elles sont ce qui nous rend vivants. Emovere en latin : « mettre en mouvement ».

Nous devrions faire attention aux mots que nous utilisons. Car parler de médecine, de soins, de traitements ou de guérison en ce qui concerne les émotions risque de perpétuer les représentations négatives héritées de nos ancêtres. Au lieu de combattre nos émotions, nous devrions les considérer comme des phénomènes incontournables et indispensables. Cela nous permettrait d’apprendre à les métaboliser pour utiliser l’énergie et l’information qu’elles contiennent. Le métabolisme est l’ensemble des réactions chimiques qui permettent de récupérer l’énergie contenue dans les aliments grâce à l’apport d’oxygène. Métaboliser une émotion demande donc de l’accueillir comme une nourriture et de respirer profondément. Dès que nous nous comportons de la sorte, la manifestation corporelle de notre émotion s’estompe, son information génère des idées nouvelles dans notre pensée et son énergie devient disponible pour une réponse adaptée à la situation.

Un petit conseil, donc. La prochaine fois que vous éprouverez de la colère ou de la tristesse, ne contractez pas vos muscles pour réduire la sensation désagréable qui accompagne ces émotions. Ne bloquez pas le mouvement de la vie en vous. Au contraire, inspirez amplement, détendez-vous, restez présent à vous-même, prenez pleinement conscience de votre émotion, écoutez votre sentiment et goûtez le plaisir de vous sentir intensément vivant. C’est si bon et tellement rassurant.

Thierry Janssen
(source Psychologies)


lundi 31 août 2015

En contact avec la prière avec Sogyal Rinpoché


J'aimerais partager avec vous cette très belle prière de Jigmé Lingpa, que nous récitons au Tibet afin d'invoquer la présence du maître dans notre cœur :

"Du lotus de la dévotion qui s'épanouit au centre de mon coeur,
Ô maître plein de compassion, mon seul refuge, élevez-vous
Je suis tourmenté par mes actions passées et mes émotions turbulentes;
Afin de me protéger dans cet état infortuné,
Demeurez, je vous prie, comme un joyau au sommet de ma tête,
le mandala de la grande félicité,
Faites que s'élèvent en moi toute ma claire conscience
et toute mon attention."

...J'ai connu des personnes qui, même aux derniers stades précédant la mort, ont accompli des progrès spirituels tout à fait surprenants, grâce à une seule prière, un seul mantra, une seule visualisation avec lesquels elles avaient réellement établi un lien de cœur.

Sogyal Rinpoché
Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort