Le sugi (ou le cryptoméria du Japon, Cyprès du Japon ou Cèdre du Japon) est une espèce de conifères appartenant à la famille du cyprès chauve. C'est l'arbre national du Japon, où il est communément planté autour des temples, avec de nombreux sujets impressionnants plantés il y a des siècles...
Les monastères sont des doigts silencieux dressés vers le ciel, le rappel obstiné qu’il existe un autre monde dont celui-ci n’est que l’image, qu’il annonce et qu’il préfigure.
Dom Gérard Calvet
Fondateur et premier abbé
Une journée avec nous
Toute la journée monastique est rythmée par les différents offices, chantés en latin et en grégorien. En venant au monastère, vous pouvez assister à tous les offices qui ont lieu dans la chapelle.
Vous pouvez également demander à voir un moine-prêtre. Celui-ci répondra aux questions posées, apportera un secours spirituel à qui le réclame et, si la personne le lui demande, se rendra disponible pour le sacrement de la confession.
Les hommes peuvent partager le repas avec les moines, au réfectoire de la communauté. Moment convivial et fraternel, tout se vit dans un cadre de prière et de silence.
Voici les horaires d’une journée à Sainte-Marie de la Garde :
• Matines à 3 h 30
• Laudes à 6 h
• Messes lues à 6 h 30
• Prime à 7 h 45 (à 8 h dimanche & fêtes)
• Les moines se livrent à la lecture spirituelle et à la prière
• Tierce & Messe chantée à 9 h 30 (à 10 h dimanche & fêtes)
• Les frères s'adonnent au travail manuel jusqu'à 11 h 55
• Sexte à 12 h (à 12 h 15 dimanche et fêtes)
• None à 14 h (à 14 h 30 dimanche et fêtes)
• De nouveau, la communauté se livre aux diverses activités jusqu'à 17 h
• Vêpres à 17 h 30 (suivies, dimanche et fêtes, du Salut du Saint-Sacrement)
• Complies à 19 h 45.
Psychologue, psychanalyste, formée à l'haptonomie, Marie de Hennezel a travaillé dix ans dans la première unité de soins palliatifs créée en France en 87. Elle est présidente d'honneur de l'"Association Bernard Dutant, Sida et Ressourcement", et anime conférences et séminaires sur l'accompagnement en fin de vie.
La marche en pleine conscience (7 ème jour de retraite) “Le miracle, c’est de marcher sur la terre”, écrit le maître bouddhiste vietnamien Thich Nhat Hanh.
J’ai vécu ce miracle chaque jour de la retraite.
Régulièrement, nous sommes invités à pratiquer la “marche en pleine conscience” : une marche très lente, durant laquelle on s’efforce de se relier à toutes les sensations dues au fait de poser un pied devant l’autre.
Un peu étrange au début, car on est surtout occupé à se freiner, freiner l’automatisme de marcher vite et vers une destination. Là, on avance lentement, et on ne va nulle part.
Il fait beau à peu près toute la semaine, alors je marche souvent pieds nus dans l’herbe. Je contemple les fleurs des champs.
Je retrouve souvent les mêmes chaque jour. Un matin, vers 6h30 souffle un petit vent froid, qui fait ployer les brins d’herbe. Je me demande s’ils ont froid comme moi, et je ne trouve pas saugrenu de me poser la question.
Dans la journée, je marche si doucement que je surprends souvent des grillons ou des lézards postés devant leur trou. Sentiment de proximité avec toute cette vie humble.
Mais aussi avec les autres membres du groupe.
La méditation n’isole pas du monde, au contraire : elle nous relie plus fortement encore à ce qui nous entoure.
C’est peut-être pour cela qu’en chinois, “pleine conscience” s’écrit à partir des idéogrammes “présence” et “cœur”.
Présence du cœur.
Peu à peu, pendant ces exercices de marche consciente, mon esprit cesse de bavarder.
Je suis dans la marche et dans la présence.
De temps en temps, je m’arrête pour regarder au loin, les arbres, ou le ciel et les nuages qui passent.
Je repense à ces lignes de Henry David Thoreau, le philosophe et poète américain qui vécut deux années seul dans les bois du Massachussetts : “Pouvoir regarder le soleil se lever ou se coucher chaque jour, afin de nous relier à un phénomène universel, préserverait notre santé pour toujours.
” Cela me semble une évidence.
Je me sens comme immortel…
Christophe André
Extrait du site : psychologies.com
Mon retour à la religion n’est pas lié à ma dépression, puisque j’avais entamé ma quête avant qu’elle s’abatte sur moi. Elle m’a cependant permis de descendre dans les ténèbres de mon être et de questionner ma nature profonde. Au sortir de cette traversée du désert, j’ai commencé par lire de nombreux ouvrages religieux, comme la vie des saints.
J’ai aussi constaté que les églises m’attiraient. Qu’elles m’apaisaient. Tel un vagabond, j’y entrais au hasard et m’asseyais quelques minutes. L’homme que j’étais, encore fragile, y trouvait à chaque fois un sentiment de sécurité. Parfois même, je m’y endormais ! Quelques années plus tard, j’ai retrouvé cet apaisement lors de ma première retraite, à Saint-Wandrille, en Normandie. J’avais 35 ans et venais visiter frère Odon, un moine dont le témoignage entendu à la télévision m’avait interpellé. Les quelques jours passés là-bas ont transformé mon mal-être en bien-être. Tout s’unifiait. Il ne s’agissait pas d’un état d’exaltation ou de joie retrouvée, c’était plus subtil : je me sentais à ma place, en accord avec ce que je suis.
La Vie est en vous, elle vous sous-tend et vous soutient, cette Vie qui s’exprime d’abord pour vous par l’incessante respiration. Peu à peu la matérialité du corps physique se fait moins sentir. L’emprisonnement dans une forme limitée et parfois douloureuse se dissipe, et la respiration vous donne un sentiment d’immensité, comme si votre inspiration venait des confins de l’univers et votre expiration allait jusqu’aux confins de l’univers. Vous avez l’impression d’être uniquement une énergie immense. L’inspiration et l’expiration dépassent de loin la fonction physiologique. Votre respiration est seulement une petite part de la Respiration universelle. Approches de la Méditation par Arnaud Desjardins
Qu’est-ce qui, en vous, a besoin d’être guéri ? Quelles forces divines endormies dans le corps, le coeur et l’esprit désirez-vous réveiller ? Le livre jeu avec les lettres et les dieux est à découvrir !