mardi 13 novembre 2012

La limace et les pensées...

ou comment les insectes permettent aux plantes de se déplacer...



Les élaiosomes ( grec Elaion «huile» et Soma "corps") sont des structures charnues qui sont attachées aux graines de beaucoup de plantes. L'élaiosome est riche en lipides et protéines , et peut être diversement façonné.

dimanche 11 novembre 2012

Relaxation avec sœur Chân Khong



Pour commencer la semaine de rentrée, relaxons-nous...
Voici l'intégralité du CD de relaxation (10 morceaux) de soeur Chân Khong 
du village des pruniers où enseigne Thich Naht Hanh.
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L'automne de la lumière avec Philippe Mac Leod


Une vivante, merveilleuse unité s’établit entre la lumière basse de l’automne, l’or des feuillages, la fraîcheur de l’air et le bleu atténué du ciel. Chacun de mes pas semble me glisser sous l’huile luisante d’un tableau, rassemblant la diversité du paysage dans le même éclat. Je parle d’unité, au sens de tonalité, mais le premier sentiment qui m’est venu en traversant la vaste esplanade bordée de vieux platanes est celui de cohérence. Oui, étrangement, une sorte de cohérence interne au monde, latente, sous-jacente, par laquelle toutes choses s’accordent et se répondent, qui fait que je m’y insère par le dedans, par l’âme qui est en moi et qui trouve là sa joie comme sa raison d’être.

Plus qu’aucune autre saison sans doute, l’automne nous apprend que l’unité ne craint pas la variété des formes, mais se plaît au contraire à les épouser, à les rapprocher, comme un vaste et savant accord que seul le doigté d’un rayon peut jouer sur les cordes invisibles de la lumière. L’âme alors sent bien que ce message lui est adressé, que ce somptueux tableau déployé devant elle, cette secrète partition sont pour elle. Elle tend l’oreille, qui ne cherche plus que les rapports. Elle ouvre des yeux qui eux-mêmes s’écoulent comme une eau claire. Tout l’espace semble s’ouvrir, l’instant offert, l’instant accompli où l’esprit, qu’elle pressentait toujours un peu en avant ou au-dessus du corps, devient ce principe unificateur, cette touche des plus délicates sous laquelle la chose et le regard s’épousent dans le même tremblement.


Dans cette atmosphère allégée, comme suspendue, à peine brumeuse, un chant d’oiseau se glisse, d’une pureté lumineuse, mince ruisseau à travers les airs. Lui aussi est accordé. Il chante les couleurs, la clarté, le bleu dilué qui passe tout entier dans les inflexions d’une tranquille mélodie. Je ne le vois pas. Son chant semble monter de l’arbre en feu, d’une gorge secrète, une voix très ancienne, jeune toujours, qui passe à travers chaque chose, pour tenir tout ensemble sur le même fil.


On ne mesure pas combien la nature est unifiante. À son contact, nous revenons à la source inépuisée de la vie nue, de la vie une, une à la racine, une à son sommet, comme le grand arbre se consumant de mille petites flammes, tel un buisson ardent où le nom de Dieu se murmure en cette langue aussi ancienne que la création, langue bruissante, langue vibrante qui nous rejoint aujourd’hui au creux d’un cœur ouvert à la lumière, tout près de s’offrir, avec cette feuille détachée qui meurt de tant de beauté, sans un cri, sans même un soupir, juste un frôlement qui voudrait aussi m’emporter et tout résumer dans sa faiblesse.


Un souffle chaud court encore sur les talus aux herbes longues. Dans les bois, un rayon oblique soulève les branchages et colore le dessous des feuilles. Cependant, l’ombre vient vite et monte sur les versants froids, tandis qu’une pluie d’or et murmurante, un lancer de pétales couvre le chemin, où la mariée de l’été a laissé sa traîne avec les couleurs du soir. L’air descend comme une bénédiction, la longue main du ciel étendue sur nos têtes, sous un soleil doré où toutes choses s’apaisent avant de disparaître. La lumière à son automne semble venir nous prendre, comme le reflet sur les miroirs d’eau, comme la feuille au vent, pour nous soulever à la hauteur de notre souffle. Vibrant automne, saison déchirante, des apothéoses et du plus haut dépouillement. Il est parfois si beau de mourir.


Philippe Mac Leod est écrivain. Son dernier recueil de poésie, Sens et Beauté, est paru aux éditions Ad Solem.

samedi 10 novembre 2012

Finir en miettes avec Christian Bobin

Quelques mots émiettées pour que se déguste la parole absente... 
derrière les paravents enfin tombés.

Lettre de Christian Bobin (3 min.)
 

source RSR - 2012

"La vie, c'est avancer droit sur l'autre..."

jeudi 8 novembre 2012

Les fleurs de Bach




Que peuvent nous apporter les fleurs de Bach ? 
Ont-elle des effets sur notre état émotionnel ?


mercredi 7 novembre 2012

Quotidienne pratique : les 5 tibétains


Une recommandation: soyez constant dans votre effort et ne manquez pas plus d'une fois par semaine votre séance d'exercices. Réservez-vous le temps nécessaire pour les pratiquer. Le temps investi en vaut largement la peine.

mardi 6 novembre 2012

samedi 3 novembre 2012

Méditation chrétienne : cinq voies pour pratiquer (5)


5 - Méditer en dansant et par le geste

Il s’agit d’une méditation dansée et gestuée. Anne Desmottes, qui anime des danses méditatives à la Maison de Tobie, en région parisienne, nous la présente. 

Comment s’y prend-on ?
« Ces danses se pratiquent en groupe, le plus souvent en se tenant par la main. Chaque participant se cale sur le rythme de la musique, ou du chant, en veillant à être présent à soi-même et aux autres membres. Les gestes sont effectués lentement et de façon répétitive. Les danses s’effectuent sur des airs traditionnels du Moyen-Orient (grec, israélien, roumain, orthodoxe) ou sur des chants de Taizé. La séance débute par un temps d’éveil corporel pour aider à entrer dans l’instant présent et lâcher les tensions musculaires accumulées durant la journée. » 

Pour les chrétiens... 
« En introduction, l’animateur rappelle la parole de Jésus indiquant que toutes les fois que deux ou trois personnes sont réunies en son nom il est présent parmi elles. Durant les danses, les personnes effectuent une ronde autour d’un centre symbolisé par un bouquet de fleurs, une bougie. Le centre symbolise le Christ, présent au plus profond de nous-même. L’attention au pas, au groupe et aux gestes ­permet de se centrer progressivement et de se relier à cette présence. Durant le carême, certaines chorégraphies portent explicitement sur l’un des évènements de la semaine sainte. L’une d’entre elles invite à se rendre au tombeau vide (symbolisé par le cercle au centre de la pièce), constater qu’il est vide, puis repartir sur le chemin pour annoncer la bonne nouvelle du Christ ressuscité. Cette danse est avant tout une méditation. Si les participants commettent de “faux pas”, peu importe, car il s’agit de montrer que Dieu nous accueille dans nos différents niveaux d’évolution. Chaque séance se conclut par un temps de prière silencieuse. » 

• Pour pratiquer. En région parisienne, à la Maison de Tobie, une fois par mois, le mardi soir, ou au monastère d’Étiolles, une fois par mois, le mercredi soir. Renseignements : www.lamaisondetobie.com
À Marseille, avec Cathy Decré, formée par Anne Desmottes, tous les 15 jours, le lundi après-midi, en l’église Saint-Ferréol, danse et prière du cœur. Un autre groupe de danse méditative est en cours de constitution. 
e-mail : cathydecre@neuf.fr



vendredi 2 novembre 2012

Méditation chrétienne : cinq voies pour pratiquer (4)


4 - Méditer en visualisant les scènes des Évangiles

Goûter les récits de la Bible, à la manière de saint Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites. Vanessa Micoulaud, religieuse du Cénacle, qui accompagne des retraites au centre spirituel du Cénacle à Versailles, nous présente cette méthode.

Comment s’y prend-on ? 
« Ce n’est pas une technique pour décortiquer un texte, mais bien pour prier. Nous ne sommes pas non plus dans un exercice pour trouver de belles idées, mais découvrir Dieu, lui parler comme à un ami. Cette méditation introduit à un cœur à cœur avec Jésus, par la contemplation de son humanité, à travers ses rencontres, ses paroles, ses gestes.
Après avoir choisi un espace tranquille pour pouvoir entrer dans une écoute profonde, commencez par vous mettre en présence de Dieu. Donnez-lui de vos nouvelles en vous présentant dans la vérité de ce que vous êtes. Situez-vous comme une personne en face d’une autre personne. 
Voici où j’en suis et ce que je désire. Vous pouvez aussi demander à l’Esprit saint d’orienter votre intelligence, affectivité, mémoire vers le Seigneur. Vous pouvez poursuivre en imaginant le lieu où se déroule l’action décrite dans le texte. Si vous lisez l’annonciation à Marie. Effectuez, par exemple, un zoom en partant de l’étendue de ce monde, puis centrez votre attention sur Israël, la Galilée, un village, une maison, la chambre où se tient Marie. Observez-la. Comment se tient-elle ? Est-elle grande ou petite ? Comment est-elle habillée ? Tenez-vous silencieusement en sa présence. Si vous lisez le baptême de Jésus dans le Jourdain, visualisez la longueur du chemin pour parvenir au fleuve, sa largeur, sa consistance, le paysage autour du fleuve.

Poursuivez en regardant les personnes présentes dans le passage que vous lisez, écoutez leurs propos, observez comment elles agissent pour sentir ce qu’elles vivent. Il ne s’agit pas d’en savoir beaucoup sur eux, mais de goûter le ton d’une voix, être touchés par un geste, écouter un silence.
Au milieu de toutes ces paroles et ces attitudes, laquelle est vivante pour vous ? Laquelle vous touche ? Vous pouvez la répéter à haute voix, en la laissant agir. La vie de Dieu se communique ainsi progressivement. À la fin de ce temps qui peut durer 20, 30 minutes, nommez la parole qui vous a rejoints et remercier Dieu. Si aucune ne vous a touchés, constatez simplement la difficulté à entrer dans un texte et sollicitez son aide pour la prochaine lecture. Vous pouvez aussi vous souvenir ce que vous avez demandé au début et observer ce qui est apparu. Vous pouvez noter en quelques lignes. Il est conseillé de reprendre deux ou trois fois le même récit. »


• Pour pratiquer. Chez les sœurs du Cénacle : www.ndcenacle.org
Ou chez les jésuites : www.jesuites.com


jeudi 1 novembre 2012

Méditation chrétienne : cinq voies pour pratiquer (3)


3 - Méditer en marchant et en contemplant la nature


Une technique qui repose sur la marche silencieuse dans la nature pour contempler la beauté de la Création. Elle est présentée par Martine Perrin, qui conduit des marches méditatives durant les rassemblements des méditants chrétiens.
D’où cela vient ? Dans les Évangiles, Jésus ne cesse de marcher. Le poète Christian Bobin ne l’appelle-t-il pas « l’homme qui marche » dans l’un de ses recueils ? Le christianisme a toujours encouragé les pèlerinages, d’abord jusqu’à Jérusalem, puis vers d’autres sites fréquentés par des saints. De nos jours, la marche connaît un renouveau chez les pèlerins, comme en témoigne l’attrait pour le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et les routes étudiantes vers Chartres. De façon ponctuelle, les méditants chrétiens ont aussi pris l’habitude de proposer une ­marche méditative lors de leur ­rencontre, comme lors de leur rassemblement à la Roche-d’Or, cette année, en février dernier. 


Comment s’y prend-on ? 
« Commencez à marcher lentement et en silence. Portez votre attention sur le contact des pieds sur le sol, puis sur votre respiration. Sentez l’alternance de l’inspir et de l’expir. Le regard ne cherche pas à fixer un point particulier du paysage. Au contraire, il absorbe ce qui vient sans s’attacher à un détail ­particulier. Il s’agit de mettre au repos notre regard, afin de se rendre disponibles à la perception des autres sens : le poids des pas sur le chemin, l’air sur le visage et sur les mains, les sons environnants – les oiseaux, le vent et les arbres qui se balancent à nos côtés. Généralement, nos pensées s’apaisent progressivement, même s’il faut du temps pour qu’elles cessent de s’agiter en nous. Nous voilà à la fois centrés sur notre respiration et ouverts à ce que nous entoure. 
Nous pouvons prendre ensuite plusieurs pauses pour adopter un regard qui alors se focalise sur un détail : une fleur, un arbre, le ciel. Accueillir la beauté de ce qui se présente. Souvent, cet arrêt a pour effet de voir des choses que nous ne voyons pas d’habitude : un bout de laine sur une barrière métallique, un tourbillon de feuilles, un rayon de soleil traversant les bran­chages d’un arbre. Lors de ces arrêts, le regard peut observer successivement plusieurs détails ou rester sur le même. À vous de sentir ce qui est bon. »

En quoi est-ce chrétien ? 
« Cette marche nous aide à être totalement présents. Or, ce n’est que dans l’instant présent que se trouve le royaume de Dieu. Je compare volontiers cet exercice à la ­contemplation d’une icône, où le visage du Christ semble venir à nous. De même, la beauté de la Création s’offre à nous, nous devons simplement nous laisser imprégner. En tant que chrétiens, nous sommes invités à célébrer la beauté de la Création et à rendre grâce pour ce qui nous est donné. Cette promenade silencieuse nous en offre l’occasion. Elle nourrit une vie de foi où il ne faut pas simplement agir, mais recevoir. »

• Pour pratiquer. Des marches méditatives sont organisées lors des rencontres des méditants chrétiens. Plus d’informations sur leur site : http://meditationchretienne.org/site/index.php