vendredi 18 mars 2011

Un voyage pour les arbres avec Francis Hallé (5)

Partie 5 : l'animal et le végétal
Oui, laisser ces forêts disparaître, c'est passer à côté d'un formidable pactole biochimique ! Les recherches scientifiques ont montré qu'elles sont une réserve importante de molécules nouvelles, dont on n'a découvert à ce jour qu'une partie. Autant de possibilités de recherches, pour mettre au point les parfums ou les médicaments du futur. N'oublions pas que la forêt a déjà fourni de nombreux remèdes à nos maladies. L'écorce du quinquina, petit arbre d'Amérique du Sud, fournit par exemple la quinine, qui a longtemps été le seul remède, encore très utilisé en Afrique, contre le paludisme.

jeudi 17 mars 2011

Un voyage de connaissance des arbres avec Francis Hallé (4)

Partie 4 : Eloge de l'arbre
"Les forêts tropicales sont les réserves de vie de notre planète ! Elles sont incomparablement plus riches que les océans, qui couvrent les deux tiers du globe mais ne représentent que 15% de la biodiversité. La forêt tropicale, qui ne constitue que 6% des terres émergées, abrite en revanche au moins 75% de la biodiversité mondiale. Et au sein de ces forêts, on estime que 69% de la faune vit dans la canopée."

mercredi 16 mars 2011

Un voyage pour approcher les arbres avec Francis Hallé (3)

Partie 3 : La condition tropicale
L'aventure qui n'a pas été la moindre, pour lui et pour son équipe, a été celle du Radeau des cimes : ne plus se contenter d'interroger du regard, depuis l'ombre du sous-bois en levant les yeux vers le ciel, la frondaison inondée de soleil, mais aller observer de près la canopée, séjourner à plusieurs dizaines de mètres du sol, découvrir l'inconnu végétal. Histoire de réaliser le plus vieux rêve enfantin, mais aussi de percer des mystères biologiques dont la connaissance pourrait rendre bien des services aux hommes qui vivent sur terre.

Et c'est pour rendre hommage à l'admirable condition végétale que les entretiens furent enregistrés dans un bois de pins, non loin de Montpellier...


mardi 15 mars 2011

Un voyage auprès des arbres avec Francis Hallé (2)


Partie 2 : La canopée
Francis Hallé est botaniste, et dendrologue. La science des arbres, il la possède ; la beauté des arbres, il la contemple ; l'ingéniosité des arbres et la faculté qu'ils ont à se sortir de toute situation difficile et à imposer leur présence, il s'en émerveille ; leur manière d'occuper l'espace, il ne cesse de l'étudier ; leur architecture, il ne cesse de l'observer. Pourtant, Francis Hallé sait que les arbres sont loin d'avoir tout révélé de leur biologie aux observateurs . Car le botaniste dendrologue est aussi biologiste, et il a enseigné longtemps à l'Institut de botanique de l'université de Montpellier. C'est après avoir mené des études de zoologie qu'il est venu à la botanique, et ce premier regard sur la zoologie l'a conduit à faire d'intéressantes comparaisons entre le règne animal et le règne végétal. La fréquentation des arbres a aussi poussé Francis Hallé à considérer leur environnement ; c'est tout naturellement que son propos est aussi celui d'un spécialiste de l'écologie, et notamment de l'écologie tropicale. La passion des arbres l'a mené jusqu'aux tropiques, où il a regardé vivre les arbres et les hommes, et s'est posé des questions décisives sur ce qu'il a appelé « la condition tropicale ».

lundi 14 mars 2011

Un voyage à travers les arbres avec Francis Hallé (1)

En attendant que je retrouve la planète internet et que le Japon puisse refroidir les coeurs, voici une découverte (ou redécouverte) de la richesse des arbres...
Une interview très enrichissante de Francis Hallé (source : France Culture):



dimanche 13 mars 2011

"L'idée de la mort me donne plus envie de vivre" par Edgar Morin

Lors des manifestations contre le projet de retraite, j'avais envie de mettre une pancarte demandant la retraite à 90 ans ! Il faut la proposer tôt à ceux qui n'ont pas de joie dans leur métier et laisser travailler tant qu'ils le veulent ceux qui ont des activités qui les passionnent. La continuation d'activités bonnes pour soi fait vieillir moins vite. Je ne me résigne pas à mourir parce que je pense que j'ai encore beaucoup de choses à faire. L'idée de la mort me donne encore plus envie de vivre. Je suis en bonne santé. Peut-être parce que je suis un type débonnaire. 

Ma façon de penser, que j'appelle la complexité, m'empêche de ne voir que les aspects mauvais chez les autres. J'en perçois toute la complexité, donc je ne peux pas détester. La haine et la rivalité agressent le corps. Mais l'avantage de vieillir en bonne santé est compensé par le chagrin de voir mourir les êtres chers. Je marche dans un cimetière. Heureusement, j'ai une germination d'amitiés avec de nouvelles personnes plus jeunes.

Je ne veux surtout pas renoncer à l'amour, qui m'apporte mon combustible. Je sépare la prose, les choses qui nous emmerdent, de la poésie qui nous rend contents. C'est ce qui m'a aidé à vieillir jeune. Il est important de sauvegarder une part de poésie dans sa vie. Et le comble de la poésie, c'est une relation d'amour. Pour bien vieillir, il faut garder les curiosités de l'enfance, les aspirations de l'adolescence, la responsabilité de l'adulte et l'expérience de la vieillesse.»

samedi 12 mars 2011

Rencontre avec Henri Laborit (2)

Une interview de 1976 avec Henri Laborit qui pour l'époque nous aide à réfléchir !
Henri Laborit, médecin chirurgien et neurobiologiste, introduisit l'utilisation des neuroleptiques en 1951. Il était également éthologue (spécialiste du comportement animal), eutonologue (spécialiste du comportement humain) et philosophe.

vendredi 11 mars 2011

Rencontre avec Henri Laborit (1)

Une interview de 1976 avec Henri Laborit
Henri Laborit, médecin chirurgien et neurobiologiste, introduisit l'utilisation des neuroleptiques en 1951. Il était également éthologue (spécialiste du comportement animal), eutonologue (spécialiste du comportement humain) et philosophe.

jeudi 10 mars 2011

D'infinis paysages avec Juliette Binoche et Louise Labé

Juliette Binoche est la marraine du 13ème printemps des poètes.


"Je ne porte la poésie que lorsqu'elle branche les antennes des profondeurs, c'est à dire qu'elle ose une sincérité déconcertante. La poésie est un langage de l'invisible, un ressenti qui s'exprime avec le concentré, le peu, le dense. Le moins pour le plus, elle se retire pour attirer. C'est une opération à coeur ouvert où le verbe prend corps. La poésie peut me transporter, me transformer mais je dirais même plus, elle me fait me reconnaître et là c'est le bonheur. J'ai ce sentiment de proximité avec Antjie Krog, Rumi, Tchouang Tseu, Hafez, Michaux, Char... 
La poésie reste pour moi l'art le plus sacré, comme une incantation à l'homme, à sa nature, une musique intérieure libre de toute religion, où on ose sa nullité, où le mot est dans sa verticale. Il y a des poésies qui déchirent, qui crient, il y a celles qui réconcilient, celles qui nous touchent, qui nous enchantent, qui nous provoquent, qui nous font sourire. Le fil intérieur des mots nous appartient, comme une goutte d'eau qui nous fait survivre." Juliette Binoche


Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.


Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;
Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.


Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.


Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
Sonnet VIII

mercredi 9 mars 2011

Arnaud Desjardins et la paix profonde (2)


Une interview d'Arnaud Desjardins sur la radio RCF


Même si ce n’est pas encore accessible tout le temps, en toutes circonstances loin s’en faut, des expériences de retournement, de détente soudaine parfois même au cœur d’une émotion, d’un conflit - et nous en faisons tous - viennent contredire deux de nos croyances les plus tenaces : la première est qu’en tant qu’adulte nous avons besoin d’être aimé, la deuxième est que nous ne pouvons aimer que sous certaines conditions seulement. J’ai la certitude que l’amour ne dépend pas des conditions et circonstances, des autres, de ce qu’ils font ou disent, et qu’il est n’est pas un besoin mais un état, notre état naturel, l’état de bonheur paisible d’où nous sommes issus.

mardi 8 mars 2011

Arnaud Desjardins et la paix profonde (1)

Réalisateur à l'ORTF de 1952 à 1974 Arnaud DESJARDINS est l'un des premiers occidentaux à avoir fait connaitre à un large public, les spiritualités orientales. Sa vie a été une longue quête spirituelle qui l'a conduit à s'engager activement dans le dialogue interreligieux. Il vient de publier "La paix toujours présente" aux éditions de la table ronde :


Une interview d'Arnaud Desjardins sur la radio RCF

lundi 7 mars 2011

Des poêles et du teflon (PFOA et PTFE)

Une émission très intéressante sur l'anti-adhérence à la souffrance des poêles (la façon de les culotter)... Attention c'est chaud !

dimanche 6 mars 2011

Un souvenir de Lee Lozowick


Merci à la personne qui m'a envoyé ce message sur Lee Lozowick pour illustrer cette vidéo :


Lee Lozowick is dead and other inside jokes.


Lee Lozowick is dead.
to say that is to stop the world turning
to silence the thunder
to slap the sky into shedding tears


Mr Lee has dropped his body.
to say that is nothing.
doesnt matter.
doesnt matter to those who knew him
cant matter to those who dont


Of what value is it to have a living Master in the world?
Infinite value.
Of what value is he when he leaves this world?
Infinite.


Nothing changes.
Everything is in endless flow,
just as it ever was.
We are always in the Work
and the Work is always in us.


And soon we will all face our own transitions.
Just as Lee has now shown us how to do.


So we go on.
jai guru. jai guru. jai guru.
Forever.






Lee Lozowick est mort et autres blagues privées.


Lee Lozowick est mort.
dire cela, c’est faire arrêter le monde de tourner
c’est faire taire le tonnerre
et gifler le ciel jusqu’aux larmes


Mr Lee a abandonné son corps
dire cela n’est rien
ce n’est pas grave.
ce n’est pas grave pour ceux qui le connaissaient
ça ne peut pas l’être pour ceux qui ne le connaissaient pas


Quelle valeur cela a-t-il d’avoir un Maître en vie dans le monde ?
Une infinie valeur.
De quelle valeur est-t-il quand il quitte ce monde ?
Infinie.


Rien ne change.
Tout est dans un flux permanent,
comme ça l’a toujours été.
Nous sommes toujours sur le Chemin
et le Chemin est toujours en nous.


Et bientôt nous serons tous confrontés à nos propres passages.
Tout comme Lee nous a maintenant montré comment faire.


Ainsi, nous poursuivons.
jai guru. jai guru. jai guru.
Pour toujours.
(Traduction de Nathalie)