lundi 23 août 2021
Dire oui !
dimanche 22 août 2021
Ecouter la musique
1. L’honorer
À quoi sert le musicien ? À rien, disait Olivier Messiaen, sinon à ouvrir autrui au monde de Dieu. En 1988, à l’église de la Sainte-Trinité, à Paris, j’avais passé plusieurs soirées avec lui à travailler sur sa Nativité du Seigneur. « Comment se fait-il que votre musique exprime aussi bien le mystère sacré ? », lui ai-je demandé. « Parce que le compositeur est croyant... », m’a-t-il répondu. Tout artiste l’est, mais il ne le sait pas forcément. Si l’on veut rendre à la musique sa dimension spirituelle, si l’on veut entrer en phase avec le message qu’elle transporte, entrevoir cet au-delà qu’elle révèle, on ne peut pas la galvauder, la traiter comme un vulgaire produit de consommation. Elle mérite mieux que ça !
2. Se préparer
Il faut se mettre dans un certain état d’esprit, se préparer, se prédisposer à l’écoute. La démarche du concert est belle en cela qu’elle honore le côté sacré de la musique. En concert, on ne fait rien d’autre, a priori, qu’écouter. Il est important aussi de rester en silence de temps en temps, de préserver ce silence extérieur qui est la seule façon de percevoir une musique intérieure.
3. Se laisser faire
Si on se laisse faire, si on entre dans une forme d’abandon de soi, si l’on se remet entre les mains et dans l’esprit de la personne qui chante ou joue, alors la musique pourra parler au cœur et à l’âme. Lors des ordinations sacerdotales (celles que j’ai accompagnées à Notre-Dame m’ont bouleversé) l’évêque dit aux ordonnants : « Que le Seigneur continue en toi ce qu’il a commencé. » Cette phrase me touche.
4. Se renseigner
Avant ou après l’écoute, il est bon de se renseigner sur le compositeur et l’œuvre en question, sur les circonstances d’écriture, l’environnement historique ou sociétal par exemple. L’œuvre est-elle liée à un drame précis, à un événement, à un poème, etc. ? Que porte le compositeur, quelle est son intention ?
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samedi 21 août 2021
Grand Soir avec Gilles Farcet
vendredi 20 août 2021
Imaginer votre réalité future
Contrairement à ce que vos professeurs vous ont peut-être dit lorsqu’ils vous surprenaient à regarder fixement par la fenêtre lorsque vous étiez en cours, laisser votre esprit vagabonder peut constituer une première étape essentielle pour atteindre vos objectifs...
Accordez-vous donc des moments pour rêver et jouer. Quel vœu demanderiez-vous à Cendrillon d’exaucer si elle venait vous rendre visite ? Elle s’assurerait que vous avez l’influence, les contacts et les ressources nécessaires pour que votre désir devienne réalité. Vous avez votre objectif en tête ? Voici la marche à suivre :
1. Dressez une liste des éléments importants concernant votre objectif, des raisons pour lesquelles vous voulez l'atteindre, puis classez-les par ordre d’importance.
Vos valeurs vous surprennent ? Vous êtes-vous rendu compte que des choses que vous jugiez importantes ne l’étaient pas tant que cela après tout ? Avez-vous pensé à une valeur qui manquait au départ ?
2. Maintenant, toujours éveillé, imaginez-vous en train de flotter en dehors de votre corps et projetez-vous dans l’avenir, à l’époque où vous pourriez avoir atteint l’objectif fixé.
3. Prêtez attention aux images, sons et sensations et modifiez-les.
Parvenez-vous à les rendre plus puissants, vibrants, éclatants, et à aller encore au-delà ?
4. Depuis l’avenir, retournez-vous sur le présent et laissez votre inconscient identifier ce qu’il a besoin de savoir et vous aider à en prendre conscience, pour vous permettre d’atteindre votre objectif.
N’oubliez pas de noter quelle serait la première mesure à prendre !
5. Une fois le rêve bien savouré, revenez à la réalité et prenez cette première mesure
Vous vous surprendrez !
extrait de La PNL, Programmation Neuro-Linguistique pour les nuls
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jeudi 19 août 2021
Pratique à expérimenter
mercredi 18 août 2021
« La poésie porte secours, je l’ai vécue, celle de nos poètes comme celle qui se crée en nous. »
mardi 17 août 2021
Ouverture sur la journée
lundi 16 août 2021
Un peu plus qu'une minute avec la nature
dimanche 15 août 2021
« la mer donne le cap à une vie »
Pour le navigateur breton Jacques Caraës, directeur du Vendée Globe, la mer est une école de la vie.
S'adapter et rester humble
La mer est l’une des plus belles écoles de vie. Parce que tu ne sais pas ce qui va t’arriver demain, à toi de t’adapter à la météo, aux courants, aux vagues et aux vents, etc. Tu dois rester éveillé, attentif, ouvert d’esprit, et surtout très humble, les yeux bien ouverts pour prendre de l’expérience.
Tu en apprends tous les jours en mer, car cet espace immense et imprévisible est une source inépuisable d’enrichissement, de découvertes, comme la montagne. Le mec qui sait tout, il se trompe ! Mais il ne peut tromper personne. Sur terre, tu peux toujours fuir la réalité, vivre hors-sol, mentir à toi-même et aux autres. En mer, tu ne peux pas tricher. Ou, si tu veux biaiser, tu ne le feras pas longtemps, car tu seras vite mis à nu par les éléments qui sont plus forts que toi.
Être solidaire et au coude-à-coude
Sur une course en équipage, tu es le gardien de ton frère. Tu dois prendre soin de lui, comme lui de toi. Par exemple, quand un gars accomplit une manœuvre délicate sur le pont et que toi tu tiens la barre, tu lèves un peu le pied jusqu’à ce qu’il finisse, puis tu redémarres à fond. La vie en équipage est une société miniature, une véritable communauté où chacun a sa place, où tout homme est précieux, nécessaire. Préparer les repas, faire la vaisselle, remettre les voiles, laver le pont… : chacun doit se rendre utile et œuvrer pour le bien commun.
Récupérer des gens à la dérive
Pour toutes ces raisons, et bien plus, la mer est un moyen extraordinaire de donner un cap aux personnes qui sont à la dérive, de les récupérer lorsqu’elles se noient. Le père Michel Jaouen, ce jésuite extraordinaire, en était convaincu. Il a embarqué des milliers de jeunes et de moins jeunes, paumés et sans repères, pour traverser l’Atlantique à bord de ses voiliers, et notamment de son trois-mâts, le Bel Espoir, qu’ils retapaient tous ensemble avant de prendre la mer. Il disait souvent que pour réinsérer les jeunes délinquants ou toxicomanes, il faudrait des centaines de bateaux comme les siens !
source : La Vie
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samedi 14 août 2021
Une histoire d'âme
En cours d`existence nous devenons réalistes, concrets, effectifs, c`est-à-dire que nous perdons contact avec la complexité et la diversité de la réalité qui est par essence, sacrée.
Pourquoi croyez-vous que certains vieillards finissent par ne se souvenir que de leur enfance?
Elle seule a le poids, l`épaisseur du réel; l`âge adulte retourne à son irréalité, à la brume des valeurs abstraites, arbitraires et datées auxquelles il a tout sacrifié.
Extrait de Histoire d'âme de Christiane Singer
vendredi 13 août 2021
Unique expression !
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| Zao Wou Ki |
jeudi 12 août 2021
Des "faire"...
Je viens d’employer le mot « faire ». C’est un mot particulièrement important sur le chemin. Je l’ai beaucoup entendu en anglais, « to do ». En anglais, il existe deux mots, qu’on traduit en français communément par « faire » : « to make », qui veut dire faire au sens de fabriquer et « to do » qui veut dire faire au sens de agir. Et ce mot faire ou agir vous demandera une réflexion poursuivie pendant des années et une compréhension qui changera d’année en année. Par exemple, dans le premier enseignement vivant avec lequel j’ai été en contact à l’âge de vingt-quatre ans, celui de Gurdjieff, exprimé dans le livre Fragments d’un enseignement inconnu, le mot « faire » est le terme essentiel. Gurdjieff affirme : « On ne fait rien, tout arrive. » L’homme (en tout cas l’homme actuel) est incapable de faire et « il n’y a qu’un seul pouvoir miraculeux : la capacité de faire ». À l’autre extrémité, l’enseignement hindou, tel qu’on l’entend répété dans les ashrams divers et auprès de pandits, de shastris et de swâmis, insiste sur l’illusion du « faire » et, quand, en 1959, j’ai découvert l’Inde et le vedanta, j’ai été quelque peu surpris en entendant un langage nouveau. L’expression que je retrouvais au cours de différents entretiens, aussi bien au nord de l’Inde qu’au sud, était : « free from the “I am the doer” illusion », libre de l’illusion : « je suis l’agissant, l’auteur des actions ».
Il y avait de
quoi être dérouté. Depuis dix ans, dans l’enseignement Gurdjieff, je m’étais donné
comme but la capacité de faire, j’étais arrivé à la conviction qu’en effet je
ne faisais pas, que tout se faisait mécaniquement à travers moi, sauf à de bien
rares moments, et maintenant on me proposait surtout de ne plus faire et de
perdre l’illusion que c’était à moi de faire, que je pouvais faire ou que
j’avais la capacité de faire. Vous voyez comme on peut être vite désorienté par
le langage si on entend des entretiens ou si on lit des livres, à moins d’être pris
en charge par un maître qui, peu à peu, comprend, je dirais presque apprend,
notre langage, le sens que nous donnons aux mots, dans quelle mesure ceux-ci
nous éclairent ou, au contraire, obscurcissent notre vision, et qui nous aide à
leur donner un sens vivant puis à les faire disparaître pour les remplacer par
des expériences et des certitudes.
Effectivement, il est tout à fait légitime de décrire la libération comme un renoncement absolu à faire ou comme le constat de sa totale impuissance à faire, au vrai sens des mots « faire » ou « agir ». Mais c’est réellement le plus haut accomplissement, que vous pouvez prendre comme synonyme d’éveil, et qui ne peut advenir que si vous êtes allés jusqu’au bout de votre effort pour devenir capables de faire. Ceux qui connaissent un peu cet enseignement de Swâmi Prajnânpad vont reconnaître quelques paroles si importantes que je les cite d’abord en anglais, c’est-à-dire avec les mots mêmes de mon gourou : « to do, there must be a doer », « pour agir, il faut qu’il y ait un agissant » ; ou bien : « first the doer, then the deeds », « d’abord l’agissant, ensuite les actions ». Et, sur ce point, l’enseignement de Swâmiji rejoignait celui des Fragments d’un enseignement inconnu. Le manque d’unité intérieure, la succession de personnages qui se lèvent en nous et disparaissent, remplacés par un autre, la puissance efficace de l’inconscient pour nous pousser à des réactions dont nous ne savons pas les véritables motivations, tout cela nous empêche de « faire » et une première partie du chemin, qui peut durer quelques années, sera la perte d’une série d’illusions à cet égard et la découverte expérimentale de cette incapacité à faire. Vous ne la découvrirez que peu à peu ; même si vous donnez votre adhésion au langage de Swâmiji, vous ne pouvez pas sentir tout ce qui est impliqué dans de telles affirmations. Seules la vigilance, la prise de conscience, la connaissance de soi dans le relatif, peuvent vous convaincre de ce que je reprends à mon compte aujourd’hui. Comment fonctionnent vos impulsions, vos décisions, vos volontés, vous ne le savez pas. Le corps, l’émotion, la pensée, le sexe ont leurs propres mécanismes qui se renforcent ou se contredisent les uns les autres. Pendant longtemps l’inconscient demeure le maître si un effort intense, prolongé, par moments héroïque, n’a pas été mis en œuvre, soit par une plongée directe dans l’inconscient, soit par une vision immensément lucide du fonctionnement de cet inconscient dans l’existence.
Arnaud Desjardins, extrait de « Tu es cela », À la recherche du soi, tome IV
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