mercredi 16 septembre 2020

Un ami spirituel...

ON N’EN VEUT JAMAIS A SON AMI SPIRITUEL QUE D’ETRE SON AMI SPIRITUEL

Alors que comme souvent il méditait sur la relation à son Ami spirituel, quelque chose lui était apparu avec un parfum d’évidence : il n’en avait jamais voulu à son ami spirituel que d’être cela, précisément, son ami spirituel, et en tant que tel le miroir de son moi affolé.
Comme tous les élèves de tous les temps et sous toutes les latitudes, il s’était parfois senti incompris, injustement traité, avait piétiné dans son incompréhension, parfois sa rage et le déchirement que ces émotions suscitaient en lui.
L’évidence qui lui était apparue en examinant des décennies de relation (non interrompues par la mort physique de l’Ami spirituel) pouvait se formuler ainsi : il n’en avait jamais voulu à son Ami spirituel que d’être ce qu’il était : un miroir du réel ; non du réel « en général » mais du réel le concernant lui, autrement dit de sa réalité ; un projecteur braqué sur ce qui en lui (« moi ») était « en trop », ce qui relevait du « masque », du « faux », de l’ego du mental ; ce qui était donc appelé à disparaître. Il ne lui en avait jamais voulu que d’être, précisément, un Ami spirituel, son Ami spirituel, le révélateur, non seulement de sa vérité intrinsèque mais surtout de la fausseté recouvrant cette vérité ; laquelle vérité ne saurait se révéler tant qu’elle demeurait recouverte.
Il ne lui en avait jamais voulu que d’être cet irritant, que d’incarner cette fonction, la fonction qu’il lui avait pourtant demandé d’exercer à son égard. Il ne lui en avait jamais voulu que de jouer sans faillir et avec constance le rôle que, dans son inconscience mêlée d’innocence, il l’avait spécifiquement prié de jouer pour lui.

Au fur et à mesure que son engagement sur la voie avait mûri, l’Ami spirituel était devenu un mur contre lequel venaient buter, parfois se fracasser brutalement, chacune de ses prétentions, chacun de ses faux semblants, chacun de ses mensonges, chaque morceau de sa carapace. Au fur et à mesure que son cheminement se poursuivait, l’Ami spirituel était devenu un miroir grossissant en lequel lui étaient impitoyablement reflétées chacune de ses gesticulations, de ses postures, de ses attitudes, de ses stratégies d’évitement de sa propre dignité.
Il avait réalisé que l’Ami spirituel n’y pouvait rien, que cela n’avait rien de personnel, que la plupart du temps sans doute il ne le décidait pas, que parfois même cela devait se faire à son insu. En tant que serviteur du réel, d’instrument consacré, il n’avait pas le choix. Cela se faisait parce que cela devait se faire, à travers lui, libre ensuite à l’élève de l’accueillir ou de se crisper encore davantage et donc de prolonger ses souffrances.
Il avait réalisé que tout Ami spirituel authentique, ne pouvait qu’être facteur de souffrance pour l’élève, ou plutôt pour ce qui en l’élève refuse encore de rendre les armes. Que c’était ainsi et que cela serait toujours ainsi.

Et dans le même temps, il avait réalisé l’erreur fondamentale consistant à recycler ce processus dans une histoire linéaire, à tenter de le faire rentrer dans une boîte psycho-relationnelle , à réduire ce grand jeu à de petites anecdotes. Il avait réalisé que les raisons rationnelles et historiques qu’il pouvait nourrir d’en vouloir à son Ami spirituel n’étaient que des prétextes, des trompe l’œil, des leurres détournant son attention de ce qui se jouait réellement.
En tant qu’être humain, son Ami spirituel était il infaillible, dépourvu de toute aspérité, était-il toujours à l’abri de la moindre maladresse, d’un éventuel malentendu, d’une possible erreur d’interprétation ou de compréhension des informations qui lui étaient communiquées ? Sans doute pas. Et cependant, là n’était pas, là n’avait jamais été, là ne serait jamais la question. Et s’il y avait malentendu, c’était bien là qu’il se situait.

Son Ami spirituel était-il, oui ou non, un serviteur, un être humain certes humain mais dont l’humanité était consacrée au Plus Grand ? Oui, « consacrée » et « au service », pas seulement porteuse et témoin d’une expérience d’ « éveil » ?
Était-il un serviteur intègre du « réveil » de chacun dans la texture du quotidien endormi ?
Si oui, l’histoire de leur relation avec ses hauts, ses bas, ses mouvements et fluctuations n’était elle même lisible et intelligible qu’à la lumière de cette consécration, de leur consécration mutuelle : celle de l’Ami, non changeante, et la sienne , vacillante et résistante, toutes deux vouées à se fondre.

Oui, il avait réalisé qu’il n’en avait jamais voulu à son Ami que de ses propres résistances et que le piège diabolique consistait à se focaliser sur l’histoire d’une longue relation entre deux individus différents plutôt que sur le contexte essentiel et universel hors duquel la rencontre de ces deux individus perdait son sens et son fondement.
Il n’en avait jamais voulu à son Ami spirituel que de persister à lui pointer, directement ou indirectement, ce qui voilait sa liberté, la liberté de la personne qu’il était à se muer en parfait serviteur.
« L’esclavage complet est la liberté parfaite ».
Tant que subsisterait en cette forme un iota de faux, un morceau de masque, une miette de prétention, un semblant de posture, l’Ami spirituel serait là d’une manière ou d’une autre pour le lui pointer. Et sa souffrance serait à l’exacte mesure de sa résistance. Elle durerait autant que son incapacité à se rendre à ce qui lui était demandé, conformément à ce qu il avait prétendu demander.
Il avait réalisé cela, que pourtant il « savait », qu’on lui avait dit et que lui même avait sans doute pu dire. Et il avait remercié son Ami spirituel de s’être lui même rendu ; et il l’avait prié de bien vouloir continuer, sachant qu’il le ferait, selon l’ordre des choses.


Gilles Farcet

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Le changement du singe...

 

...symboliquement, le singe, dans la pensée orientale, est associé à nos innombrables pensées vagabondes. Il est l'archétype d'un mental non contrôlé. Le mental n'a-t-il pas un rôle de discrimination, de délimitation (symbolisé par le métal), d'étiquetage constant de notre lecture de la réalité?
Certaines études ont estimé que nous "sécrétons" chacun environ 70000 pensées par jour, dont plus de 60% sont des pensées négatives. On peut imaginer le résultat que cela engendre dans nos vies, si une telle propension n'est ni vue ni modifiée d'une manière ou d'une autre.
...

Ici, deux solutions. Soit on implémente une interprétation "positive" d'un événement habituellement taxé négativement, soit, mieux encore dans une perspective spirituelle, on essaye de ne pas interpréter ni catégoriser et de laisser la réalité être ce qu'elle est.
Evidemment, nous n'allons pas domestiquer notre singe fou une fois pour toute. Mais nous pouvons d'une part en prendre conscience, et décider, comme premier simple pas, de sélectionner un domaine particulier dans lequel nous interprétons souvent les choses de manière négative, pour essayer autre chose.
Par exemple, si quand vous cassez un verre, votre premier réflexe mental est de vous dire "putain je suis tellement maladroit(e)", essayez donc: "oh! comme la structure du verre est belle et complexe quand on le voit morcelé comme ça!". Je vous laisse inventer vos exemples opératifs, mais essayez de voir au moins un de vos fonctionnement à l'oeuvre et de le modifier. Tout commence toujours par un premier pas.
Bonne pratique!
Fabrice

mardi 15 septembre 2020

L'Esprit Bouddha


Voici un livre qui nous donne le goût d'entrer dans la vérité du Bouddhisme...

 


Un moine demanda : « Maître, mon esprit est malade, je vous prie de bien vouloir le guérir. » Le maître répondit : « Apporte-moi ton esprit, et je le guérirai sans faute ! » « J’ai beau chercher partout, je ne le trouve pas... » « Voilà, ton esprit est déjà guéri ! »

« Le véritable esprit, c’est le non-esprit », dit un autre maître de méditation. « Absence d’esprit », aussi bien, qualifie mieux l’esprit, du fait de son omniprésence invisible, de son insaisissabilité.

L’esprit n’étant pas un objet, il ne saurait être purifié. Il resplendit depuis toujours. Où, quand, comment ? C’est quand on arrête tout qu’on le trouve.

Le Sûtra de l’Éveil parfait précise : « Ce n’est pas l’éveil qui s’oppose et résiste à ceux qui pourraient y accéder, mais l’existence d’un acteur susceptible d’y accéder qui empêche l’entrée dans l’éveil. »
Autrement dit, c’est le moi qui fait obstacle.

Source : L'esprit Bouddha 
de Antoine Marcel 
chez Accarias L'Originel

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lundi 14 septembre 2020

Simplement conscient


Une méditation avec Mooji :
Simplement Etre


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dimanche 13 septembre 2020

Une belle journée !

 Vous vous souvenez peut-être de ce matin-là : il fait frais, juste comme il faut, avec une petite brise qui s’élève de la vallée. Vous avez encore quelques courbatures de la veille qui vont très vite disparaître, rien de grave. Marcher, quelle joie ! Dans les Alpes, dans les Carpates ou sur le chemin de Compostelle, votre sac à dos bien calé, vos pieds bien à l’aise dans vos chaussures, la journée s’étend devant vous pleine de promesses de liberté et de merveilleux paysages. Vous échangez des regards joyeux avec vos collègues marcheurs. Allons-y, ne perdons pas de temps, le soleil réchauffe déjà la forêt, un doux parfum monte de la terre... Comme vous avez bien fait de venir !


L'ÉPREUVE DE LA MARCHE

En marche ! Premiers pas, c’est un matin de rêve, entouré de personnes merveilleuses, dans le plus bel endroit du monde.

Et on marche, et on marche, et on marche... Bien sûr, tout est grandiose, mais justement voilà, comment dire, un peu grand. On dirait que le col, ou le croisement des chemins, ou la sortie de la forêt, se font un peu attendre. C’est drôle, le sac n’était pas si lourd ce matin. C’est un sac tout à fait spécialisé, acheté dans un magasin spécialisé et pourtant les bretelles vous scient les épaules, vous allez avoir d’énormes bleus ce soir. Mais ce n’est rien comparé à vos pieds. Le talon droit est une mini-fournaise, et la chaussure gauche rétrécit d’instant en instant.

Et on marche... depuis combien d’heures ? Vous regardez autour : rien que de l’espace et des cailloux, absolument rien à l’horizon. Ah si, des nuages, de gros nuages noirs qui semblent foncer sur vous. Il ne va pas, en plus... ? Mais si ! Les premières gouttes s’écrasent sur votre front, puis c’est le déluge, grosses gouttes de pluie dures comme de la grêle, vous êtes trempé, pourtant vous aviez tout le matériel spécialisé dans votre sac. On marche...Vous en avez assez, il est temps que cesse cette plaisanterie. Vous voulez vous asseoir juste là et qu’on vous apporte une boisson chaude. Malheureusement vous êtes très exactement au milieu de nulle part, et il faut marcher. Vous grimacez chaque fois que vous posez un pied par terre, votre dos n’en peut plus. Enfin ! Au loin, l’ombre d’un abri, une promesse de repos. Vous vous traînez jusqu’à l’entrée, tant pis s’il n’y a pas de douche, tant pis si vous devez partager la chambre, ce que vous voulez, c’est vous arrêter.

UN ESPACE DE PAIX EN SOI-MÊME

Et puis... sac posé, chaussures enlevées, quelques litres de thé avalé, vous sentez monter en vous une chaleur, un sentiment, comment dire, de satisfaction, presque de fierté. Vous l’avez fait, vous êtes allé au bout, et même un peu plus loin, et voilà : vous êtes détendu, vous avez l’impression de refaire connaissance avec vous-même, d’avoir trouvé cet espace de paix à l’intérieur qui vous avait toujours échappé.

Souriant intérieurement a ces souvenirs, je les regarde, ces compagnons chercheurs, pèlerins de l’absolu qui m’entourent dans la salle de méditation : s’engager sur un chemin spirituel demande de partir avec joie et énergie, mais le chemin est ardu, le découragement nous guette parfois, on a envie de s’arrêter, de faire demi-tour. Tout semble aride, loin de nos consolations habituelles. Mais lorsqu’on continue, quelle joie ! Arriver dans cet endroit plus grand que nous-même, être libre et léger, sourire à ceux qui nous ont accompagné : la confiance nous emplit. Demain, on reviendra méditer sur son coussin, on s’ouvrira à nouveau au silence ; demain on continuera sur le chemin, demain la journée sera belle, ensemble.... 

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vendredi 11 septembre 2020

Retour à la Source

 


"Aujourd'hui, l'intéressant et le curieux priment le vrai ; l'étrange et l'émouvant priment le vrai. On s'intéresse à des doctrines qu'on n'adopte pas ; on admire des exemples qu'on ne suit pas."
René Daumal

De la même manière, aujourd'hui, les sauts à l'élastique des peak experiences de conscience priment l'intime, le subtil, la patience et le temps. La multiplicité des expériences prime l'engagement et la profondeur.
Le sommet prime le val.
Mais l'Eau, renaissance et métamorphose, nous attend en bas, dans l'interstice, patiente et bienveillante.
Et tous les matins se fait rosée, nous transportant, par un retournement fondamental, jusqu'à la canopée.

Fabrice Jordan

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Focalisation ou vue de haut



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jeudi 10 septembre 2020

Baiser masqué

 

Faudra-t-il ne s’aimer que de chair pour pouvoir s’embrasser ?
Laisserons-nous cette peur irraisonnée nous interdire de recevoir un baiser ?
Consentirons-nous encore et encore à laisser nos aînés partir seuls sans les avoir enlacés ?
Oserons-nous longtemps n’offrir à nos tout petits que des visages masqués ?
Oublierons-nous à tout jamais le plaisir de laisser nos corps se frôler et nos mains se serrer ?
Et pourquoi ?
Par peur d’une mort que nous faisons tout pour occulter ?
Mais c’est une mort lente que nous programmons là, la mort de la fraternité humaine, la mort des relations tendres et respectueuses qui constituent le bonheur simple et essentiel de la vie, le renoncement à la capacité que nous avons de nous protéger et de nous auto-guérir grâce entre autres, à la joie et à l’affection que nous partageons, à la liberté qui nous fait rêver et créer, à l’amour sans lequel la vie à laquelle nous nous cramponnons n’a aucun sens ...

Elisabeth Kuhn

Robert Delaunay 1885-1941
Le baiser 1922

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Un magnifique témoin du passé...

La disparition progressive de la libellule est un indicateur de la dégradation de notre environnement.



 Une vidéo de transformation... (pour l'instant, je dirai que les hommes sont encore des larves).
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mercredi 9 septembre 2020

Mots du cœur.


Art graphique: Catrin Weilz Stein / words


Pour s’exprimer il faut des mots
Et des mots je n’en puis plus ; tant de mots qui s’étalent et de pensées louches qui les soutiennent, tant d’opinions, tant de questions, tant de points de vue, tant de douleur, tant de colère et ce cri primal, issu de tous les temps, qui n’en finit pas de hurler sa misère.
Que ne puis-je me tenir face à vous, laisser doucement la pluie laver les mots, tous les mots, lettres par lettre, puis vous ouvrir mon cœur d’où sortiraient, des colibris, des papillons nacrés, des roses roses et odorantes, un doux zéphyr, des perles d’opale, des eaux cristallines... mais aussi des éclairs fulgurants, des marées hautes, des nuages sombres, des braises ou de la glace, des coups de tonnerre et des étoiles d’or.
Tout ce qu’un cœur sur la terre peut offrir en silence à d’autres cœurs...

Elisabeth KUHN

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mardi 8 septembre 2020

Pratique le silence maintenant.



Pratique le silence maintenant.
apprends des fleurs
comment s'ouvrir silencieusement.
Ne dis pas un mot avant que
l'éloquence ouvre tes lèvres -
Regarde comment le ciel nocturne est rempli
de bougies
où chaque bougie brûle depuis
différentes dimensions -
les bougies sont
ta propre communauté -
Quand tu ouvres les yeux, mon aimé
ne te concentre pas sur ce que tu vois-
Concentre-toi sur comment les yeux s'ouvrent -
regardent-ils depuis l'extérieur
ou l'intérieur?
Quand tu aimes, ne
parles à personne de
ton amour -
Laisse cet amour te consumer
complètement.
Laisse exister seulement l'amour."
Traduction Caroline Gonzalez
Poème Guthema Roba

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lundi 7 septembre 2020

Quand Catherine rencontre Douglas Harding



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Hommage à mon amie Catherine


C'était une personne qui avait la grâce de vous faire voir la vie avec des yeux de lumière. 

Merci Catherine d'avoir sans relâche poursuivi l'oeuvre de Douglas.



Message de José Le Roy

Je sais que vous êtes nombreux ici à avoir connu Catherine Harding et à l'aimer.
Catherine a quitté son corps aujourd'hui, 6 septembre 2020, à 17h, entourée de sa famille aimante.
Elle souffrait depuis quelques mois d'une maladie qui l'a emportée.
Quelques jours avant sa mort, elle me disait que "mourir était intéressant" et qu'elle se laissait couler dans le silence de la Présence.
"Quand je regarde en moi je vois une lumière toujours grande et une présence toujours plus profonde."
Elle fut pour moi une sœur de cœur, une amie. Une des personnes les plus extraordinaires que j'ai rencontrées dans ma vie.

Elle fut la femme de Douglas Harding, sa traductrice, sa complice dans les nombreux stages qu'ils ont donnés sur la planète entière.
Elle fut l'exemple vivant de la lumière de l'amour.
Je joins mes pensées et mon affection à ses enfants et petits enfants.

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"Mon rôle est d'envoyer de l'amour à tous mes amis, aux gens dans l'immeuble, à mes enfants et à tous ceux que je rencontre. L'amour est la seule chose qui compte : voilà ma conclusion à la fin de ma vie"
Catherine Harding


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