jeudi 13 décembre 2012

ça sent le gaz... à effet de serre...


Une approche technique pour la réduction des gaz à effets de serre : quota, expérience avec le méthane, et biocarburants pour avion sont abordés...



mercredi 12 décembre 2012

Hymne au Zazen

Voici un très joli écrit par Hakuin Ekaku, traduit par Jacques Brosse, qui est un hymne à la méditation. Celle-ci nous révèlera toute la saveur de ce texte. 

Zazen-Wasan (Hymne au Zazen)

Depuis l'origine, tous les êtres vivants sont Bouddhas.
C'est comme l'eau et la glace,
Sans eau point de glace,
Hors de nous point de Bouddhas.

Pourtant nous allons chercher au loin ce que nous avons sous la main,
Comme un homme qui dans l'eau crierait "J'ai soif !"
Comme un fils de riche naissance
Qui vagabonderait interminablement parmi les misérables,
Nous errons sans fin dans les six mondes *
Victimes des illusions de l'égo
Empruntant  des chemins toujours plus obscurs.

Quand pourrons-nous échapper à la naissance-et-mort ?
La porte de la liberté est la samâdhi du zazen,
tel est le Mahâyâna suprême,
Au-delà de toute louange.

Observer les préceptes, le don, le repentir,
Pratiquer d'innombrables bonnes actions et un mode de vie juste
Tout cela trouve sa source au zazen.

S'y asseoir, ne serait-ce  qu'une seule fois,
Dissout tous les obstacles et purifie le karma.
Où sont donc les chemins obscurs dans lesquels nous nous égarions ?
la terre pure du Lotus n'est pas loin.

Si par chance vous entendez cet enseignement,
Admirez-le, vous y trouverez la joie pure
Et le bonheur sans limites.
Si vous vous y consacrez, vous découvrirez,
Au-dedans de vous, votre propre nature.
Votre vrai moi est non-moi
Vous voilà loin des ratiocinations** inutiles.
S'ouvre la porte de l'unité de la cause et de l'effet,
Il n'y a pas plus de 2 ou 3 voies,
Mais une seule, droit devant vous.

La forme est désormais non-forme.
Que vous alliez ou que vous veniez,
Vous ne quittez jamais la maison.
Notre pensée est maintenant non-pensée,
Notre danse et nos chants sont la voie du Dharma.
Illimité est le ciel de la pure contemplation !
Limpide et brillante la pleine lune de la sagesse !

Qu'y a-t-il encore à chercher?
Que nous manquerait-il ?
Cett terre est la Terre pure du Lotus,
Ce corps même est le corps du Bouddha.


Hakuin Ekaku (1686/1769)

* les 6 mondes composant le Samsâra 
** Abus de raisonnement 

lundi 10 décembre 2012

Tanguy Chatel : faire confiance à la fécondité de la vie

Sociologue des religions, bénévole en soins palliatifs et membre à ce double titre de l'Observatoire de la fin de vie, Tanguy Châtel a mené au printemps dernier une étude sur Les Français et la mort, à travers des entretiens approfondis, notamment auprès de personnes ayant vécu un deuil plus ou moins récemment. Il revient sur le rapport que nous entretenons avec le deuil et ce qui peut nous aider à le traverser.
Tanguy Châtel, aux Éatas généraux du christianisme. © Stéphane Ouzounoff/Ciric pour La Vie
Tanguy Châtel, aux États généraux du christianisme. © Stéphane Ouzounoff/Ciric pour La Vie
Quel rapport entretenons-nous avec la mort aujourd’hui ?
Notre rapport à la mort évolue depuis une dizaine d’années. Il y a environ cinquante ans, dans le contexte de la modernité, la mort est devenue taboue. Echappant au contrôle, elle était antinomique au matérialisme et a donc été évacuée. En a découlé une société dite « pathologique » car dans le déni d’une réalité pourtant fondamentale. Mais aujourd’hui, nous assistons à une nouvelle quête de sens face aux questions de la mort et à la souffrance. Il y a un retour à quelque chose de plus sain.
Lorsqu’on interroge les Français, on se rend compte que beaucoup vivent des expériences de proximité avec la mort. Nous avons tous perdu un proche ou eu peur de perdre un proche. Et le deuil reste une expérience marquante, que cela soit la mort d’une tante, d’un père et cela même cinquante ans après. Pourtant, si la mort fait toujours partie du paysage intérieur des personnes, elle ne s’exprime plus dans la société. Nous manquons d’outils et de paroles pour la vivre socialement. Le rituel autour du décès, par exemple, faisait jusqu’à présent sens pour tout le monde. Mais dans une société matérialiste et individualiste, nous tendons à tout personnaliser. Or, la cérémonie funéraire n’est pas juste une commémoration du défunt, c’est une célébration de la vie qui continue malgré la mort. Et cette célébration ne peut se faire que s’il y a, en son cœur, un langage partagé. Sinon sommes-nous bien sûrs de célébrer la même chose ? Il en est de même pour le deuil qui était autrefois géré collectivement : la société décrétait le moment où l’on était apte à quitter l’habit noir et à reprendre pied dans la vie. Aujourd’hui, les personnes sont davantage livrées à elle-même, avec des aspects positifs : je fais mon deuil à mon rythme et selon mon identité profonde. Mais un risque aussi : chacun est obligé d’improviser et peut se senti démuni.
L'illusion est de croire qu'un deuil doit être « fait » rapidement. Nous avons du mal à accepter que la mort puisse profondément nous affecter, alors on s’en débarrasse le plus vite possible. Mais un deuil fugitif peut devenir pathologique.

Qu'est-ce qu’un « bon » deuil, selon ce que vous avez observé ?
Le bon deuil est celui qui est assumé. L’image de la digestion peut illustrer cette idée : selon nos organismes propres, la vitesse d’assimilation varie. C’est la même chose pour le deuil : pour les uns, cela va prendre trois mois, pour d’autres trois ans, et pour certains cela ne va jamais s’arrêter. On est aujourd’hui dans un schéma de pensée où vie et mort sont antinomiques, considérant que si l’on est en deuil, on ne peut pas être pleinement vivant. Or la question n’est pas comment vivre malgré la mort, mais comment vivre avec la mort. La science biologique nous apprend qu’au niveau cellulaire, la mort est présente à chaque instant dans une espèce de danse avec la vie. Nous sommes à chaque instant, comme l'explique l’immunologiste, Jean-Claude Ameisen, pour partie en train de mourir et pour partie en train de renaître. Si cette conception de la vie et de la mort s’interpénétrant est intégrée, il est alors possible de considérer autrement la question du deuil. Comment vivre malgré l’absence ? Je ne vais pas recommencer à vivre quand j’aurai fait le deuil de l’absent mais quand j’aurai intégré l’absent.

Et cela n'a rien de volontariste ?
Non, c’est le deuil qui travaille pour nous. C’est lui qui nous impose un rythme naturel en fonction de notre personne. C’est une partie inconsciente de nous non maîtrisable qui fait ce travail. Nous ne sommes plus dans le contrôle. On peut considérer que le deuil est fait lorsqu’un matin au réveil, on constate que le manque n’est plus le même, que quelque chose est passé derrière soi. L’indicateur est non prévisible et non programmable.

Comment partager son expérience quand on est en deuil ?
Tout d’abord, tout n’est pas exprimable. Il y a certaines choses qu’on ne peut pas partager. Non pas qu’il faille les cacher mais parce qu’on ne peut pas mettre de mots sur tout. Ensuite, ne pas pouvoir être entendu peut être effectivement une souffrance. Mais l’entourage, trop souvent, s’imagine que son rôle est de rassurer ou de faire taire les souvenirs douloureux. Or, accompagner, c’est se tenir là, sans forcément parler. Celui qui console est celui qui dit : « Je ne sais pas quoi faire, ni quoi dire, mais je ne pars pas en courant face à ta souffrance. » Et dans cet aveu d’impuissance, nous nous rapprochons de l’autre dans son impuissance. Pour l’aider, il faut se débarrasser de l’idée qu’on pourrait faire quelque chose pour lui. L’aide ne se trouve pas dans le faire, mais dans la qualité de présence, qui peut d’ailleurs se faire à distance, par le biais de petits messages, par exemple. Et sans forcément attendre de réponse.
Par ailleurs, certaines personnes ressentent le besoin de parler, de se confier à postériori. Tout ne peut être en effet exprimé au moment du deuil. C’est une parole de vie qui a besoin d’être déclinée au fur et à mesure qu’elle est ruminée.

Le deuil permet-il de se reconnecter au spirituel ?
Je dirais même que tout deuil est spirituel dans la mesure où l’expérience de la perte nous renvoie à notre identité profonde. Nous n’existons qu’au travers du regard de l’autre. Ce sont tous les tissus et les liens que je construis dans ma vie qui me font exister. Lorsque je perds un proche, je meurs. Car je suis amputé, arraché, dénaturé. La question du « qui suis-je ? » se pose donc avec presque la même intensité que pour la personne qui s’apprête à mourir car nous sommes tissés de l’autre, et pas seulement en interaction avec l’autre. La perte vient bousculer le lien qui me constitue et me fait réaliser que je ne suis pas réduit à mon seul corps. Le deuil est spirituel en ce sens qu'il nous place devant un choix profond : celui de mourir ou de renaître.
Le champ du religieux ressurgit aussi au moment du deuil, pour être questionné, éventuellement écarté, réapproprié ou ajusté. Cela passe par exemple par l’organisation de la cérémonie, événement central dans le processus du deuil. Désire-t-on qu’elle soit laïque ou bien religieuse ? Quels textes choisir ? La religion retrouve ainsi un espace porteur de sens.

Comment renaître ?

En ne se maintenant pas dans le passé. Certains ont peur, en allant de l’avant, de trahir le défunt. Or renaître ne veut pas dire oublier mais continuer de vivre malgré l’absence. Il faut vouloir espérer, se mettre en route tout en acceptant de baisser la garde. Dans le processus du deuil, il y a une nécessité de survivre et un désir de vivre. La survie est de l’adaptation alors que la renaissance est une vitalité neuve. Mais il ne faut surtout pas se culpabiliser de vivre une période dépressive après un deuil.
Durant cette « période hivernale », il est capital d’écouter ses intuitions car ce sont elles qui sont au plus proche de notre désir de vivre. En allant sur la tombe du défunt par exemple, ou en retournant sur tel ou tel lieu porteur de sens. Il est capital aussi de ne pas rester seul et de ne pas hésiter à solliciter des associations avec des gens qualifiés. Et pendant cette période où l’on survit plus qu’on ne vit, ne pas précipiter les choses et faire confiance à la fécondité de la vie malgré la mort.

source : La Vie

Course avec fin...



"Un jour, il nous faudra bien répondre à notre véritable vocation, qui n’est pas de produire et de consommer sans fin, mais d’aimer, d’admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes".



Pierre Rabhi

dimanche 9 décembre 2012

Rituels de l'avent (2) : le sapin


Le sapin

Au cœur de l’hiver, le sapin au feuillage vert irradie de vie alors que le reste de la nature semble mort. Dès l’époque romaine, il est entré dans les foyers comme promesse du retour du soleil. 
La première mention de l’arbre de Noël tel que nous le connaissons remonte au XVIe siècle, en Alsace. Si le sapin est un symbole païen depuis longtemps, son sens chrétien s’avère lui aussi ancien.
Au Moyen Âge, il trônait au centre de la scène lors de la représentation du mystère du Paradis, l’histoire de la Création qui était jouée sur le parvis des églises la veille de Noël. 
Représentant l’arbre de la connaissance du bien et du mal, on l’avait choisi pour sa vitalité, annonciatrice de la lumière du Sauveur. À ses branches, on suspendait des pommes en rappel du péché ori­ginel. Après l’interdiction des mys­tères, l’arbre fut conservé comme rite pour attendre Noël.

 Mady, 29 ans, Saint-Ouen (93). 
" Chaque année, mes quatre sœurs et moi-même attendions avec impatience le moment de décorer le sapin de Noël. Malgré les tensions entre nous et les difficultés de la vie, il nous réunissait toujours dans la joie avec nos parents. Il est important que chacun prenne le temps de participer et personnalise la décoration avec ses créations ou avec ses idées. Le plus jeune d’entre nous mettait la touche finale en déposant l’étoile tout en haut du sapin. Les tra­ditions de l’Avent sont l’occasion de partager des moments en famille. Aujourd’hui, je veille toujours à ce que la maison prenne vie et soit bien décorée. Noël annonce la venue du Christ, nous devons l’accueillir de façon digne. Cette période fournit une bouffée d’énergie pour se préparer à la nouvelle année liturgique."

Source : La Vie

samedi 8 décembre 2012

Bain de douceur

Cette vidéo pourra peut-être vous rappeler un certain état d'être.




vendredi 7 décembre 2012

jeudi 6 décembre 2012

La mystérieuse force d'attraction du zen ! par Jacques Castermane

Est-ce une mode ? Une tendance à l'exotisme ? Une tendance à fuir les problèmes auxquels nous sommes quotidiennement confronté ? Non. Aujourd'hui, le zen est perçu comme un chemin de guérison d'une maladie qui est propre à l'être humain : le mal-être intérieur, un dessèchement intérieur, un sentiment d'inquiétude et souvent même d'angoisse.

Le zen, à travers une lecture ou par la rencontre d'une personne qui chemine sur cette Voie, suscite une promesse : la promesse d'une libération du vrai soi-même, d'une manière d'être authentique. La promesse d'un changement doit alors être transférée dans la pratique du changement : l'exercice, sans lequel le zen reste un concept. 


L'exercice fondamental, le plus simple, est la pratique méditative sans objet appelée zazen. Il ne s'agit pas d'un exercice préparatoire à un changement éventuel pour après ... pour plus tard. L'exercice, lorsqu'il a ses racines dans le monde du zen, est le champ du changement ainsi que le moment du changement. Ce que rappelle un maître zen du douzième siècle, Dogen, qui pose à ses disciples une question qui devrait éveiller notre attention : « Si tu ne trouves pas le calme ici et maintenant, tu le trouveras où ? tu le trouveras quand ? ».


Dogen ... le zen ... zazen ... ! Est-ce une invitation à devenir Bouddhiste ? Non. Après un séjour au Japon d'une dizaine d'années, Graf Dürckheim écrit : « Face au zen, deux attitudes sont possibles : on peut soit accepter de se convertir au Bouddhisme, soit accueillir ce qu'il renferme d'universellement humain. Seule m'importe la seconde attitude. »


Jacques Castermane

mardi 4 décembre 2012

Christian Bobin : « ce qui reste est comme une pépite d’or »


« Nous sommes sans arrêt confrontés à des séparations. La vie a une main qui plonge dans notre corps, se saisit du cœur et l’enlève. Pas une fois, mais de nombreuses fois. En échange, la vie nous donne de l’or. Seulement, nous payons cet or à un prix fou puisque nous en avons, à chaque fois, le cœur arraché vivant… 
Chaque séparation nous donne une vue de plus en plus ample et éblouie de la vie. Les arrachements nous lavent. Tout se passe, dans cette vie, comme s’il nous fallait avaler l’océan. Comme si périodiquement nous étions remis à neuf par ce qui nous rappelle de ne pas nous installer, de ne pas nous habituer. La vie a deux visages : un émerveillant et un terrible. Quand vous avez vu le visage terrible, le visage émerveillant se tourne vers vous comme un soleil. 

Il reste d’une personne aimée une matière très subtile, immatérielle qu’on nommait avant, faute de mieux, sa présence. Une note unique dont vous ne retrouverez jamais l’équivalent dans le monde. Une note cristalline, quelque chose qui vous donnait de la joie à penser à cette personne, à la voir venir vers vous. Comme la pépite d’or trouvée au fond du tamis, ce qui reste d’une personne est éclatant. Inaltérable désormais. Alors qu’avant votre vue pouvait s’obscurcir pour des tas de raisons, toujours mauvaises (hostilités, rancœurs, etc.), là, vous reconnaissez le plus profond et le meilleur de la personne. Toutes ces choses impondérables qui rôdent dans l’éclat d’un regard, passent par un rire, par des gestes, qui faisaient que la personne était unique, reviennent à vous par la pensée.

Mon père, mort il y a maintenant 13 ans, n’arrête pas de grandir, de prendre de plus en plus de place dans ma vie. Cette croissance des gens après leur mort est très étrange. Comme si la vie ne finissait pas, comme si elle était un livre dont aucun lecteur ne pourra jamais dire : « Ça y est, je l’ai lu. » La vision de mon père change avec le temps, tout comme moi-même je change. Ceux qui ont disparu mêlent leur visage au nôtre. Nous sommes étroitement liés, souterrainement, dans une métamorphose incessante. C’est pourquoi il est impossible de définir aussi bien la vie que la mort. On ne peut que parler d’une sorte de flux qui sans arrêt se transforme, s’assombrit puis s’éclaire de façon toujours surprenante. La mort a beaucoup de vertus, notamment celle du réveil. Elle nous ramène à l’essentiel, vers ce à quoi nous tenons vraiment. »

Entretien avec Christian Bobin 
extrait du numéro spécial de La Vie : "Vivre le deuil"

lundi 3 décembre 2012

Faire naître... l'amour...avec Clémentine Célarié

« Faire naître un enfant, c'est s'inscrire dans l'histoire ancestrale, honorer le passé et ouvrir l'avenir. C'est aussi se donner le plus fort des alliés. Je ne serais pas vraiment "vivante" si je n'avais pas vécu cette aventure. Y a-t-il p
lus belle création que de faire naître un être qui, à partir de vous, deviendra peu à peu lui-même ? »

« J'ai besoin des senteurs, des couleurs, de la fraternité de l'Afrique. Là-bas, la naissance est à la fois terrienne et mystique, une manière de s'inscrire dans le cycle de l'univers... Le sentiment de se laisser traverser par les grandes forces vitales qui nous dépassent. Je suis incapable de mettre le mot Dieu sur ces forces, mais je sais que nous sommes habités par une source mystérieuse qui nous dépasse. Si Dieu existe, Il est en nous, Il est même une part de nous-mêmes, la part de bonté, de compassion qu'il nous faut sans cesse faire gagner contre la mauvaise part d'ombre...


Je crois avoir aujourd'hui compris que la vie spirituelle commence lorsque l'on ose enfin entrer en résistance contre la part d'ombre qui nous empêche de choisir la vie. Oser aimer nous rend sans doute fragiles, mais cette vulnérabilité est ma force. »


Clémentine Célarié
(source : Psychologies magazine)

dimanche 2 décembre 2012

Rituels de l'avent (1) : le calendrier

À l’approche de Noël, difficile de résister. L’envie vous prend de fouiller les placards à la recherche du cadeau qui vous est destiné, ou de dévorer à l’avance les boîtes de chocolats. Mais, si vous craquez, le plaisir sera triste ! 

L’Avent vous offre justement le moyen d’apprendre à attendre. Pour cela, il faut remettre quelques idées en place : l’Avent (du latin adventus, qui signifie « avènement » ou « venue ») est cette période de quatre semaines où l’on commémore la naissance de Jésus (le passé), mais où l’on évoque aussi son retour à la fin des temps (le futur). C’est une sorte de veille. L’idée est de vivre ce temps fort non pas comme une frustration, mais d’exercer son désir pour mieux apprécier le jour de Noël, de ne pas nous laisser happer par le stress. C’est-à-dire vivre la fête au-delà de la simple gourmandise, et se souvenir que l’abondance des cadeaux et de la table sont des métaphores de l’amour de Dieu, qui ne compte pas sa profusion.

Jadis, les chrétiens s’imposaient un austère « carême de Noël ». Ce temps de jeûne n’est plus d’actualité, mais nous pouvons d’une autre manière mettre à profit cette période. 


Voici l'occasion de replonger à l’origine de quatre rituels de l’Avent.


Le calendrier

« Dis, maman, c’est quand Noël ? » Déjà, au XIXe siècle, les enfants pressaient leurs parents d’avancer la date du jour J. Afin de les faire patienter, la femme d’un pasteur allemand dessina 24 cases sur un carton et y accrocha des biscuits, un à déguster chaque matin du mois de décembre. Son fils s’en inspira pour imprimer en 1908, à Munich, le premier calendrier de l’Avent, avec des images et des versets bibliques. Ce moyen ludique de décompter les jours aide l’enfant à comprendre les vertus de l’attente. 
Les fenêtres ouvrent souvent sur des friandises, mais peuvent aussi servir de catéchèse en y reliant une citation biblique, une intention de prière ou une activité manuelle.
Pourquoi ne pas confectionner vous-même un calendrier ? Laissez libre cours à votre imagination : une maison avec des portes, des petits sacs accrochés au sapin, etc.


source : La Vie

samedi 1 décembre 2012

Regards en vitrine...


Un court métrage que j'ai bien apprécié et que je partage pour ce premier week-end de l'Avent...