dimanche 19 novembre 2023

Porter le vivant


— Je dois vraiment travailler sur moi, et sur mes blessures.

— Ce que tu appelles  « travail sur soi » est davantage une affaire d’exploration que de travail. Il est davantage question de douceur et de présence à soi, que de quantité et de dureté. Cette présence à soi d’où tout peut émerger et être enfin reçu, permet d’atteindre une profondeur de conscience qu’aucune fermeté, détermination, ou quantité de travail n’effleurera jamais.

Une immense main te porte, non pas vers ce que tu demandes, mais ce que tu as besoin de traverser pour parvenir à ta souveraineté.  Ce chemin est un chemin de présence, car c’est dans la capacité à être pleinement présent avec tes émotions que le « travail » se fait. Il ne se fait pas en construisant des chemins de traverse ou des raccourcis, mais en apprenant à s’assoir droit dans le feu des émotions. Afin de devenir à ton tour la main qui porte le vivant.

🙏 Stephan Schillinger©️  

Extrait des livres « Par un Curieux Hasard »

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samedi 18 novembre 2023

Busy ?


 Trop occupé pour regarder cette vidéo ?

Besoin de s'occuper de son esprit...


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vendredi 17 novembre 2023

Laisser la Vie vivre

 

En vérité les situations (Swamiji disait « conditions and circumstances ») sont simples, elles sont ce qu’elles sont.
Recevons ce qu’elles nous apportent, acceptons ce qu’elles nous refusent.
La vie est bien plus généreuse que ne le croit le mental.
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jeudi 16 novembre 2023

Lumière sans confusion

 


Si dans une grotte plongée dans les ténèbres depuis des millions d'années on allume une bougie, immédiatement, sans aucune latence, les ténèbres disparaissent pour faire place à la lumière. 

Les ténèbres n'ont pas d'existence, elles ne sont qu'une absence de lumière.

Il en est de même de notre confusion, aussi ancienne soit-elle, elle n'a pas d'existence en soi, c'est juste une absence de sagesse, une absence de connaissance transcendante. Ce que nous sommes fondamentalement, notre vraie nature est lumière, est sagesse, est connaissance. Mais cela ne peut être saisi, c'est insubstantiel.

Méditer c'est s'arrêter et laisser la lumière que nous sommes prendre place au sein des ténèbres de notre confusion. Sans aucune attente, sans aucun espoir et sans crainte, sans aucune volonté, laisser la lumière de notre sagesse inhérente éclairer notre ignorance. L'ignorance ne pourra pas résister à la bienveillance de notre sagesse, pas plus que les ténèbres ne peuvent résister à la lumière, aussi profonds et anciennes soient-elles. La lumière de la sagesse pourra alors dévoiler toutes les qualités d'amour, de compassion, de compréhension, de joie qui nous sont inhérentes et qui ne demandent qu'à fleurir si vous les arrosez de vigilance et d'attention.

Philippe Fabri

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mercredi 15 novembre 2023

La porte de la beauté


"Nous regardons à partir d'un œil immense, plus vaste que le monde.
Je suis un espace pour le monde.
Et l'espace sans le monde, se connaîtrait-il ?
Disparaître à la faveur du monde.
Voilà la vraie courtoisie.
Céder sa place à la beauté.
Elle chante derrière la porte."
Jacques Goorma
Le séjour
peinture: René Magritte 1898-1967
Le pays des miracles

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mardi 14 novembre 2023

Que signifie vraiment accepter ce qui est ?

 


En réalité, «l'acceptation de ce qui est» n'est pas une action, c'est l'état naturel et spontané de l'être qui est uni aux formes que prend la Vie en lui et autour de lui. Lorsque l’on parle d'accepter ce qui est, c'est avant tout en référence à un état de refus. Pour notre cheminement, «accepter» signifie donc «cesser de refuser». Mais creusons encore et définissons clairement ce qu’est un refus.

Parfois le cœur dit «oui, j'aime», parfois il dit «non, je n'aime pas». Ce n'est pas un problème en soi. Si le cœur est fluide et souple, ses mouvements subtils ne sont pas un problème. Le problème survient lorsque le «non, je n'aime pas» engendre un état de fermeture et de blocage : le cœur s'enfonce dans le non et la fermeture, des tensions internes se manifestent, des pensées stériles apparaissent en lien avec la situation et hypnotisent notre attention ; nous nous enfonçons alors dans la fermeture et la souffrance. 

Le refus dont nous parlons est donc une sorte de dérapage et de dégringolade à partir d un "non, je n’aime pas" du cœur, qui aboutit à un amas de tension et de pensées, ces pensées exprimant un rejet de la situation présente. 

Plus vous avancez sur le chemin, plus vous devenez subtil dans votre pratique intérieure, et plus vous êtes à même de déceler avec vigilance le moment où vous vous mettez à déraper vers le refus, le blocage.

Prenons l’exemple de l’apprentissage du surf sur les vagues. Un bon surfeur surfe dans un état d’harmonie et d’union entre lui, sa planche et la vague. Beaucoup de surfeurs expriment d’ailleurs en des termes spirituels le bonheur qu’ils ont à surfer. Mais, au début, il faut pratiquer. Un apprenti monte sur sa planche, un léger déséquilibre apparaît et il ne sait pas comment le rétablir, il n’est pas encore assez subtil dans ses mouvements pour retrouver l’équilibre, et rapidement, il se retrouve à l’eau.

Il en va de même de l’aspirant spirituel qui au début se trouve déstabilisé par un mouvement de son cœur, qui engendre un déséquilibre plus global, qui aboutit à une situation de blocage, et de refus, l’aspirant a alors quitté la vague de la vie, il rame pour reprendre la prochaine vague. Peu à peu, l’apprenti surfeur sent de plus en plus subtilement les mouvements de son corps et de la planche, au contact de la vague, il ajuste finement sa position au moindre déséquilibre et trouve le moyen de rester uni à la vague.

De même, l’apprenti spirituel devient de plus en plus subtil dans la perception de son cœur et des phénomènes internes, il perçoit finement lorsque la situation se met à déraper et peut donc revenir a l’équilibre sans aboutir au refus, à la chute hors du mouvement de la vie.

Accepter, c'est simplement cesser de refuser. 
Refuser, c’est s’enfoncer dans un état intérieur de fermeture, de blocage, et de rejet de ce qui est. Plus on devient subtil dans sa pratique, plus on détecte et on dissout vite les refus, et plus on est heureux.

Carl de Miranda (100 conseils spirituels pour être heureux)

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lundi 13 novembre 2023

Espace de silence

 


On ne peut que vivre ce qui nous est donné de vivre, ne pas diriger, ne pas choisir. La seule possibilité est de faire confiance à ce silence qui nous guide. La méditation est dans cette ouverture à la vie qui se déroule. Les émotions peuvent encore traverser, la peur, la terreur, si présents dans la vie de la personnalité d'autrefois, mais une paix illimitée constitue l'arrière-plan de cette existence.

Il n'y a plus personne pour ressentir la peur ou l'enthousiasme, c'est ressenti. Tout est vécu à sa juste place, la souffrance, la compassion pour toute la création dans ses formes les plus terribles, dans ce grand cœur qui bat éternellement et qui est capable d'accueillir toute cette souffrance.

Cet espace, cette disparition de la personne, est la réalité de base, la toile de fond sur laquelle se déroule le film de l'existence.

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Yolande Duran, Amoureuse du Silence

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dimanche 12 novembre 2023

Arbre d'amour


 "Hier après-midi, je suis tombé amoureux d'un arbre. 

Il passe ses jours au bord d'une route départementale, à une dizaine de kilomètres d'ici. Son feuillage surplombe une partie de la route. En traversant l'ombre qu'il donne, j'ai levé la tête, regardé ses branches. 

Comme à l'entrée d'une église, les yeux se portent d'instinct vers la voûte. Son ombre était plus chaude que celle des églises. Une des plus fines expériences de la vie est de cheminer avec quelqu'un dans la nature, parlant de tout et de rien. 

La conversation retient les promeneurs auprès d'eux-mêmes, et parfois quelque chose du paysage impose le silence, impose sans contraindre. 

L'apparition de cet arbre a fait surgir en moi un silence de toute beauté. Pendant quelques instants je n'avais plus rien à penser, à dire, à écrire et même, oui, plus rien à vivre. J'étais soulevé à quelques mètres au-dessus du sol, porté comme un enfant dans des bras vert sombre, éclaircis par les taches de rousseur du soleil. 

Cela a duré quelques secondes et ces secondes ont été longues, si longues qu'un jour après elles durent encore. Je ne retournerai pas voir cet arbre - ou bien dans longtemps. 

Ce qui a eu lieu hier m'a comblé. Il me semblerait vain d'en vouloir la répétition. 

Vain et inutile : en une poignée de secondes, cet arbre m'a donné assez de joie pour les vingt années à venir - au moins."

Christian Bobin, Autoportrait au radiateur, 1997

samedi 11 novembre 2023

Bernard Campan et Denise Desjardins


 "Plébiscité par le public français, Bernard Campan est acteur, scénariste, réalisateur et producteur.

Quand on lui a demandé de choisir deux femmes à nous présenter, cet ancien Inconnu nous a avoué avoir du beaucoup chercher. Et cela n’a rien à voir avec sa mémoire à lui, mais plutôt avec l’oubli dans lequel notre Histoire laisse sombrer des femmes extraordinaires.

Au micro de Donne-moi des Elles ce mois-ci, il a choisi d’évoquer la mémoire d’Olympe de Gouges et de Denise Desjardins, deux personnalités libres et engagées, l’une sur la voie révolutionnaire et l’autre sur la voie spirituelle. "

Je vous propose la partie sur Denise Desjardins en cliquant sur cette phrase.


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vendredi 10 novembre 2023

Un corps en hiver


Le corps n'est pas une entité séparée de l'environnement. Toutes les saisons, tous les cycles cosmiques ont un lien avec le corps. Le corps n'est même que cela.
Quand vous ressentez l'hiver sensoriellement , sans résistance, vous ne pouvez pas être déprimé par l'hiver.
La dépression due aux conditions climatiques, ou due à n'importe quoi, c'est une réaction, cela ne vient pas de la prétendue cause.
Le corps est ressenti très différemment selon les saisons : il y a les saisons qui fixent le corps, il y a les saisons qui libèrent le corps, mais cela ne joue pas du tout au niveau psychologique.
Plus vous allez être intime avec votre fonctionnement organique, plus vous allez devenir réceptif aux cycles de la nature.
La sensibilité brûle la possibilité de dépression.
Eric Baret
Le sacre du dragon vert
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jeudi 9 novembre 2023

Le sens de l’exercice

Dans la dernière lettre d’octobre, Jacques nous parle « du mystère, du miracle : je respire! » Et nous interroge : « Qu'est-ce que je pourrais faire afin de rester en contact avec cette part de moi-même trop souvent ignorée ? Réponse ... un exercice ! »


Un exercice pour savoir que je respire ?

N’est-ce pas un peu ennuyeux ?… Tout le monde respire !

Je sais bien que je respire, que je suis assis (za-zen), que je marche (kin-hin).

Comme tout le monde ! N’avez-vous pas autre chose à proposer ?

Le Zen ne s’intéresse-t-il qu’à ce genre de considérations si terre à terre ?

Ces questions classiques, que tout pratiquant ne manque pas de se poser plus ou moins rapidement, sont les signes d’une pratique égocentrée.

Ces questions balaient d’un revers de mental hautain les différentes expériences telles que marcher, être assis, respirer, considérées comme banales et inintéressantes par le Moi, qui a un savoir au sujet du but à atteindre : un calme, une sagesse idéalisés, forcément grandioses.

Ce savoir coupe la personne, enfermée dans des concepts, de la vraie valeur de l’exercice.

Cette capacité que l’homme a de préméditer un résultat, qui serait conforme à ses attentes, le met dans un état de tension intérieure : oppositions, comparaisons, désirs et refus le maintiennent dans des idées sur l’exercice, et le mènent dans une impasse : une pratique menée par le mental, pour le mental.

Pratiquant ainsi, l’homme reste à la surface de lui-même, et oscille entre réussites et échecs : expériences douces, agréables ou paisibles, si elles correspondent à ce qu’il attend de la pratique, et expériences austères, désagréables, dérangeantes si elles ne vont pas dans son sens.

C’est ainsi que l’on peut tourner en rond, en s’appuyant sur les savoirs et les attentes de la conscience ordinaire, rationnelle, lorsque l’on pratique un exercice.

« Si l’homme occidental perçoit l’impasse à laquelle sa pensée l’a conduit, il reconnaitra qu’il est vain d’en sortir par les moyens mêmes qui l’ont créée » K.G. Durckheim

Alors, comment contacter « cette part de nous-mêmes trop souvent ignorée » ?

En se situant avant tout hors de la conscience ordinaire.

Et pour cela, au grand dam de l’ego, il faut revenir à des exercices simples (et non pas simplistes) tels que je respire, je marche (kin-hin), je suis assis (za-zen), et les engager à partir d’un centre autre que le mental, l’intellect.

Cet autre point d’appui, c’est la redécouverte du centre vital de l’homme, Hara : renaissance d’une conscience primitive, pré-mentale, qui n’a rien à voir avec nos capacités physiques ou intellectuelles mais qui est à retrouver dans nos origines, nos « tripes ». Connaissance de soi instantanée, physique, sensitive, sensorielle, qui nous plonge dans le monde du sentir, du corps vivant (Leib en allemand).

Participer et agir en fonction de ce que nous sentions, ressentions, emportés par l’élan vital de tout notre être : nous ne connaissions que cette conscience là au début de notre existence (fœtus, bébé, jeune enfant) ; elle était même notre seule manière d’être au monde.

La conscience corporelle précède la naissance de la conscience propre à l’être humain et de ses formidables capacités de pensée, d’organisation, de maîtrise, de développement … et de destruction ! Si, pour définir cette conscience humaine, pilier et centre de nos sociétés, Durckheim ne parle que de conscience ordinaire, et même de « conscience routinière », sans doute passons nous à côté d’une conscience moins ordinaire : quel mystère !

En prenant tout notre espace intérieur et extérieur, cette manière d’être rationnellement conscient nous fait oublier notre vraie nature : nous sommes des êtres vivants avant d’être des êtres pensants.

« L’homme centré sur le moi met en danger ce lien à la force de vie originelle qu’il est encore …

Le développement de hara, conscience corporelle sensitive, représente la relation originelle de l’homme avec les puissances de la Grande Vie. Cette conscience est le lien non encore rompu avec la nature » K.G. Durckheim

La vraie raison d’être de l’exercice est de retrouver, à l’âge adulte, « ce lien à la force de vie originelle » que nous sommes encore, « ce lien à la nature ».

Quels que soient notre âge, nos conditions de vie, nos difficultés existentielles, notre santé, les exercices sur la voie nous ramèneront toujours à sentir, goûter et participer à un geste du tout corps vivant, un geste jaillissant de notre essence, de notre appartenance au vivant.

Reprendre contact avec cette part de soi trop souvent ignorée, c’est pratiquer Za-zen, kin-hin ou tout autre exercice en accord avec ce principe : libérer un geste originel, simple, voulu par la vie, tel que respirer, marcher, être assis …

L’exercice, maîtrisé et pratiqué inlassablement sans but (d’acquérir un savoir ou une faculté supplémentaire), c’est réellement sentir « rien que » je respire, je marche, je suis assis… Sentir que je participe à un évènement bien plus grand que moi, et que Moi, « je n’y suis pour rien !».

Ainsi, peut-être, chacun de nous pourra-t-il s’écrier un jour : « Quel miracle, je respire ! »


Joël PAUL

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mercredi 8 novembre 2023

Comparaison n'a pas raison

 


Carl de Miranda (100 conseils spirituels pour être heureux)

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mardi 7 novembre 2023

A voir

Observer ce que l'on pense de soi est vraiment intéressant pour se rendre compte que la valeur et la fierté en sont souvent absentes...alors que nous sommes uniques.



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