mercredi 5 juillet 2023

Sourire à la vie


Fermez les yeux, vous êtes beaucoup plus qu'une vague ! Un sourire et c'est l'océan qui vous accueille ! Oui ! Oh oui !


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lundi 3 juillet 2023

Se rallier

 Le rat qui ne s'ennuie pas


"Prenez un rat, mettez-le dans une cage. Donnez-lui deux bouteilles : la première remplie d’eau, la deuxième d’eau mélangée à de l’héroïne ou de la cocaïne. Le rat choisit quasiment toujours de boire l’eau droguée. Presque toujours, il se tue rapidement.

Dans les années 70, le Pr Alexander s’interroge. Nous mettons le rat dans une cage vide. Il n’a rien à faire à part prendre ces drogues. Essayons quelque chose de différent.

Le Pr Alexander construit alors une cage, appelée « Rat Park », qui est l’équivalent du paradis pour les rats. Ils ont du fromage, des boules de couleur, des tunnels. Ils ont plein d’amis et de rapports sexuels…. et les deux bouteilles d’eau, l’eau normale et l’eau droguée.

Ce qui est fascinant : à « Rat Park », les rats n’aiment pas l’eau droguée. Ils ne la consomment presque jamais. Aucun d’entre eux ne la consomme de façon compulsive. Aucun ne fait d’overdose. On passe de presque 100% d’overdoses lorsqu’ils sont isolés à 0% d’overdose lorsqu’ils ont une vie heureuse et sociale.

Et si la dépendance avait à voir avec la cage ?

Et si la dépendance était une adaptation à un environnement ?

Peut-être ne devrions-nous pas l’appeler dépendance mais attachement? Les êtres humains ont le besoin naturel et inné de se lier. Lorsque nous sommes heureux et en bonne santé, nous nous lions et nous connectons avec autrui mais si nous ne pouvons pas faire ça, parce que nous avons été traumatisé, isolé ou écrasé par la vie, nous allons nous lier avec quelque chose qui nous procurera du bien-être.

Dans les phénomènes d’addictions, nous parlons tout le temps du rétablissement individuel, mais nous devrions parler de la guérison sociale. Nous avons créé une société où nombre d'entre nous sont drogués.

Nous avons créé une société hyper individualiste et hyper consumériste. Pour beaucoup, la vie ressemble bien plus à la cage isolée qu’à « Rat Park ». Nous sommes conditionnés dès l’enfance à focaliser nos espoirs sur l’ambition d’acheter et de consommer.

Nous devrions nous focaliser sur le lien social. L'opposé de l'addiction n'est pas la sobriété mais le lien social."

J'ajouterais à cette conclusion sociétale que l'ennui et/ou la solitude peut conduire certains individus aux addictions. Cela dépendant de l’environnement et l’éducation.

Catherine Willems

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Le texte trouvé ci-dessus m'est apparu comme sympathique mais je ne suis pas sur qu'il corresponde à la réalité scientifique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rat_Park


dimanche 2 juillet 2023

Le prénom ouvre un avenir

 


Chers voyageurs, bienvenue dans notre TGV en direction de Lyon. Je suis Armelle, votre cheffe de bord, et avec moi Christophe, et Lionel, notre conducteur. Nous vous souhaitons un bon voyage. Un agent d’entretien passera parmi vous pour votre confort… » Mais l’agent d’entretien, quel est son nom ?

Lors du contrôle de mon titre de transport, je fais remarquer à Armelle qu’elle n’a rien dit de lui, qu’elle ne l’a pas nommé, et que cela ne me semble pas très juste. Elle s’en excuse poliment, en me disant qu’elle ne sait pas… Quelques longues minutes plus tard, elle annonce au micro que Fatou passera parmi nous, et elle nous prie de lui faire bon accueil. Un peu après, Fatou traverse le train, gilet jaune, sac-poubelle à la main. J’ai entendu quelqu’un lui dire : « Vous avez un joli prénom, Fatou. » Il faut avoir été présenté par son nom à quelqu’un d’autre pour exister.

Lazare de Béthanie

Cette anecdote me plonge dans l’Évangile de Jean (Jean 11, 1-44). On y raconte que Lazare de Béthanie, frère de Marthe et de Marie, ne va pas bien. Les deux sœurs envoient dire à Jésus : « Celui que tu aimes est malade. » Mais on ne prononce pas son nom. Jésus se rend donc à la maison. La situation se dégrade. Marthe vient à sa rencontre en lui disant : « Si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Sans rien dire de son nom. Un peu après, Marie est avertie de l’arrivée de Jésus. Elle aussi, sans nommer le prénom du défunt, répète mot pour mot la parole de sa grande sœur.

Chez les « de Béthanie », on dirait qu’on ne se nomme pas. Et ce n’est pas la première fois ! Dans un autre passage de l’Évangile (Luc 10, 38-42), on raconte que Marie est assise près de Jésus tandis que Marthe se démène en cuisine. Marthe ne dit pas à sa sœur : « Marie, viens me ­donner un coup de main… »

Mais elle s’adresse à Jésus en lui disant : « Cela ne te fait rien que ma sœur… ? » Ici encore, on ne se nomme pas. Il y a comme un problème dans cette famille ! Je me risque : et si Lazare, finalement, était « mort » de ne pas avoir été nommé ? C’est une autre lecture possible, moins merveilleuse, plus symbolique, mais tellement plus existentielle !

Le prénom signe une histoire

Il faut avoir entendu sur soi un prénom pour vraiment vivre. Tous les psychanalystes s’accordent à le dire. Il paraît que dans certains pays d’Afrique, on prononce à l’oreille de l’enfant qui vient de naître : « Ton nom est X. » Le prénom de quelqu’un n’est pas une étiquette de différenciation.

Il signe une histoire, il inscrit dans un peuple, une famille, un passé. Il ouvre un avenir. Il dit qu’on n’est pas seul. Il dit aussi qu’on n’est pas tout. Le prénom devient un « préambule », le début d’une relation, même brève, avec un autre. Nommer quelqu’un par son prénom le relie à d’autres vivants. Risquer de dire son ­prénom à quelqu’un, s’intéresser au sien, connaître et se laisser connaître rend, certes, vulnérable : mais c’est sans doute la marque la plus fine de l’humanité.

L’été est là. Il est souvent l’occasion de multiples rencontres, pour le travail ou les loisirs. C’est le temps où l’un remplace l’autre, où des visages nouveaux se présentent… Demander son prénom à quelqu’un que l’on rencontre n’est pas une indiscrétion et l’appeler par celui-ci n’est pas plus familier que de l’appeler « Monsieur, Madame, ou Monseigneur »…

Si le respect de l’autre en toute chose est nécessaire, ce n’est certainement pas dans le fait de le nommer par sa fonction ou son état de vie que les choses se jouent. Il ne tient qu’à nous que les passants de notre été demeurent « serveur de restaurant », « maître-nageur », « agent d’entretien », « prêtre d’Afrique », « intérimaire », « remplaçant du docteur »… ou qu’ils deviennent, le temps d’une rencontre, ne serait-elle que brève, Laurent, ­Christelle, Mehdi, Pierre ou Fatou… Il n’y a pas de petites rencontres. Il est temps de sortir de nos anonymats.

Raphaël Buyse est prêtre du diocèse de Lille. Il est l’auteur d’Autrement, Dieu et d’Autrement, l’Évangile (Bayard) et d’Il n’y a que les fous pour être sages (Salvator). Il vient de publier avec Chantal Lavoillotte Visitation(s), vivre la rencontre à l’hôpital (Salvator).

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samedi 1 juillet 2023

Notre cher corps...

Je suis toujours fasciné par le fonctionnement du corps qui nous permet tant de chose lorsqu'il est entretenu. Vous pouvez le toucher tendrement pour le remercier.


 "Je ne cesserai jamais de m'émerveiller de cette chair soutenue par ses vertèbres, ce tronc joint à la tête par l'isthme du cou et disposant autour de lui symétriquement ses membres, contiennent et peut-être produisent un esprit qui tire parti de mes yeux pour voir et de mes mouvements pour palper...

J'en sais les limites, et que le temps lui manquera pour aller plus loin, et la force, si par hasard lui était accordé le temps. Mais il est, et, en ce moment, il est "Celui qui Est'".

Marguerite Yourcenar - l'Oeuvre au Noir

Citation tirée de L'Œuvre au noir dans le parc d'Egmont, à Bruxelles.

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vendredi 30 juin 2023

Vision illusoire...


Vous devez abandonner votre conception du bonheur. C'est votre propre conception du bonheur qui vous bloque et vous fait souffrir. Votre plus grande difficulté est d'avoir des images du bonheur, avec les peurs qui sont là, et la nécessité de maintenir les deux, car c'est la nécessité de maintenir votre monde. 

Même la guidance : vous vous imaginez que la guidance vous amène vers vos images du bonheur. Mais ce n'est pas le cas. Il n'y a pas de bonheur "là-bas", il n'y a que misère. Vos espoirs pour un futur meilleur, vos images du bonheur, c'est la misère à venir.

~ Sriman Narayana



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jeudi 29 juin 2023

En disponibilité...

 


Les choses arrivent à qui est disponible pour les vivre, les entendre ou les voir. C’est formidable d’être à la disposition de son destin.

Sinon, que se passe-t-il ? Rien.

Se laisser guider par son instinct, suivre des chemins inconnus où tout devient important. Avoir le sentiment d’être de nouveau un enfant. Être curieux du monde et apprendre sans cesse. Tout a du sens quand on est comme cela, en voyage dans sa vie. 

Jacques Higelin

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mercredi 28 juin 2023

Appréciation

 Comment s'apprécier à sa juste valeur ? Déjà prendre conscience que notre corps est une merveille où chaque cellule vit en harmonie avec les autres. Plus je le respecte, moins je suis soumis aux agressions extérieures...



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mardi 27 juin 2023

Le Couple

"Il n'y a pas de meilleur ashram que la relation au conjoint."

Yvan Amar 


«L'expérience m'a montré que nous n'épousons jamais par hasard l'homme ou la femme avec qui nous vivons. Dans mon expérience comme autour de moi, j'ai souvent pu constater que l'homme ou la femme incarnent d'une certaine façon la difficulté, la faille de l'autre. Il n'y a pas de meilleur ashram que la relation au conjoint.

Vivre de plus en plus consciemment nos réactions à l'autre est l'une des grandes occasions de croissance qui nous soit donnée sur le chemin.

On entre en relation dans cette voie comme d'autres entrent en religion, et le fait d'entrer en relation nous oblige à devenir de plus en plus conscient de la façon dont nous vivons cette relation de couple.

Vivre de plus en plus consciemment cette relation nous fait découvrir qui nous sommes, aussi profondément que peut le faire la méditation dans une voie solitaire.»

Yan Amar, Grandir ensemble, chap. IX, la relation consciente.

Photo Francine Baraban - "Mademoiselle Julie" Off d'Avignon 2021 avec Sarah Biasini et Yannis Baraban

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lundi 26 juin 2023

Présentation du jeu de Sabine Dewulf

Voici une personne qui a bien compris la portée et les grandes ressources offertes de ce jeu de connaissance de soi (à partir des lettres de l'alphabet).
Je l'utilise dès que j'en ai besoin et il me répond de façon surprenante... Je vous laisse avec cette présentation.


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Rencontre ailée

Étonnante rencontre alors que je lisais un conte où un être aquatique sortait de l'eau...



"On imagine donc très bien que la libellule symbolise la sagesse de la transformation et de la capacité d’adaptation. Elle est directement associée à la symbolique du changement et de la lumière.

La libellule, merveilleux être du vent, voyage à travers les éléments de l’eau, de la terre et de l’air. L’apparition de cet insecte qui déploie ces ailes majestueuses indique qu’il est temps de sortir de notre chrysalide, d’émerger des eaux de l’immaturité et de révéler notre véritable nature."

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dimanche 25 juin 2023

samedi 24 juin 2023

Les fleurs nous écoute

 Le Glossophage de Pallas est une espèce de chauve-souris cubaine qui survole les fleurs. Elles se régalent de leur nectar, qu'elles viennent pomper avec leurs langues à toute vitesse, sans même se poser. 

Certaines fleurs sont capables d'appeler les chauves-souris : les chercheurs ont découvert qu'une fleur de vigne avait adapté la forme de sa feuille de manière à ce qu'elle puisse renvoyer les ultra-sons à l'oreille de la chauve-souris pour indiquer sa présence. Grâce aux appels de la feuille de vigne, la chauve-souris peut en visiter deux fois plus en une nuit et la plante gagne un pollinisateur efficace... Un bel exemple de synergie.

Quelle partie de la fleur lui permet d'écouter ?

Une étude a fait le buzz dans la communauté scientifique récemment : une équipe israélienne a mis au jour un autre système de collaboration. Les chercheurs ont diffusé les bourdonnements d'abeilles mellifères dix centimètres au-dessus d'une centaine d'onagres, une herbacée aux petites fleurs jaunes. Résultat : la production de nectar a explosé et en à peine trois minutes, la concentration en sucre des plantes a augmenté de 20%. Cette technique permet à la fleur d'attirer d'autres insectes pour peu qu'elle en ait entendu un seul, et ainsi disséminer efficacement son pollen.

L’équipe a reproduit l'expérience en enlevant un ou plusieurs pétales : la fleur ne réagissait plus au bourdonnement. Les pétales des fleurs feraient donc office d'oreilles. C'est sûrement pour cette raison que de nombreuses fleurs ont une allure d'antenne parabolique, idéale pour recevoir et amplifier les ondes sonores... même si pour l'instant ce phénomène n'a été identifiée que chez une seule espèce.


S'agit-il vraiment d' "oreilles" ?

N'allons pas trop loin dans l'anthropomorphisme - on parle d'"oreille", mais les plantes n'ont pas d'oreilles comparables à celles des animaux. Elles possèdent plutôt des détecteurs de vibrations qui sont répartis dans toutes les cellules de l'organisme - et même dans les racines, comme on l'a vu avec le maïs. 

La discipline de la phytoacoustique est aujourd'hui en plein essor. Les chercheurs doivent à présent comprendre les processus moléculaires ou mécaniques à l'origine de ces écoutes et traitements du son. Certains scientifiques pensent que les plantes pourraient également être affectées par les bruits que nous émettons. 

En attendant, il y en a une qui n'a pas l'air de s'en plaindre : Desmodiym Gyrans, la plante qui danse.  On a encore du mal à savoir pourquoi mais les sons déclenchent chez elle des mouvements rapides de ses feuilles, et en rythme s'il vous plait. 

source : radio France et les 4 saisons


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