"Cette petite parole que je sens en moi me parler depuis toujours. Cette voix secrète qui ne parle pas avec les mots de tous les jours, silencieuse comme le vol d'un papillon qui nous relie au mystère ineffable du monde. Cette part de liberté en nous, comme une enfance retrouvée, au-delà de l'état d'enfance, de la nostalgie. Ce don de l'émerveillement, cette source, cette origine retrouvée qui séjournent en nous depuis l'aube des temps. Cette espèce de tristesse, sans raison, tranquille, au milieu d'une joie limpide, qui, enfant déjà, nous reposait de tout, tel un grand lac calme où le temps se repose. Cette musique muette que chacun porte en soi, comme un écho du chant du monde. Ce murmure incessant en moi, en nous, que j'appelle la poésie, ou plutôt le Poème du Monde, peut-être est-ce la même chose que ce qu'on appelle le sentiment du religieux ou du sacré ?"
dimanche 21 août 2022
Poème du monde...
"Cette petite parole que je sens en moi me parler depuis toujours. Cette voix secrète qui ne parle pas avec les mots de tous les jours, silencieuse comme le vol d'un papillon qui nous relie au mystère ineffable du monde. Cette part de liberté en nous, comme une enfance retrouvée, au-delà de l'état d'enfance, de la nostalgie. Ce don de l'émerveillement, cette source, cette origine retrouvée qui séjournent en nous depuis l'aube des temps. Cette espèce de tristesse, sans raison, tranquille, au milieu d'une joie limpide, qui, enfant déjà, nous reposait de tout, tel un grand lac calme où le temps se repose. Cette musique muette que chacun porte en soi, comme un écho du chant du monde. Ce murmure incessant en moi, en nous, que j'appelle la poésie, ou plutôt le Poème du Monde, peut-être est-ce la même chose que ce qu'on appelle le sentiment du religieux ou du sacré ?"
samedi 20 août 2022
Renaissance du souffle
Je respire profondément jusqu’au bout de mon souffle. Mon diaphragme s’ouvre, se dilate de plus en plus. Aum en expirant, tat en inspirant complètement, un temps d’arrêt ensuite. En respirant ainsi, il me semble avec le aum créer la manifestation, qui avec le tat, revient à moi, et redevient le non-manifesté, le vide. Puis c’est un passage d’un vide à un autre vide, et je plonge à l’intérieur de ce centre, un peu à droite de la poitrine. C’est un gouffre non délimité, la tranquillité du fond des mers, une nuit que rien ne vient interrompre, sans commencement et sans fin.Il n’y a pas de mot pour décrire cette grandeur sans mesure, où n’existe plus ni toi ni moi, mais une ample plénitude, en moi qui n’est plus moi, qui n’est ni à l’extérieur ni à l’intérieur.
Cette respiration continue. Je me sens avec le aum renvoyer toute peine, toute pensée, comme la marée en se retirant balaye tout ce qui est sur la plage, l’emmenant très au loin. Ainsi me laissant mon désespoir, Iryamani, mon fils, ma mère et mon père.
Tout s’estompe et s’efface comme des fantômes irréels, inutiles et encombrants, ombres sans consistance emportées par le aum de ma respiration.
Seul demeure ce merveilleux vide tissé de plénitude. Mon corps aussi fluide, léger, aérien ; seulement fumée sans densité, une ombre qui se déplace comme un nuage dans l’air. Il peut se mouvoir sans mouvement, en tous sens, s’élever sans effort, sans contrainte. Je le perçois hors de moi, dans cette perspective informelle. Il est inconsistant, désincarné. En quoi suis-je concernée par lui ? Il n’y a pas de Moi, de Je. S’est abolie la distinction entre ce qui est en moi et en dehors.
Seule une large vacuité où se déplace un fantôme de corps évanescent, irréel, qui s’efface et disparaît.
Le Rien qui contient toute chose.
Le Vide qui est plénitude.
Seulement Est.
vendredi 19 août 2022
Mordre la poussière
jeudi 18 août 2022
Un chemin de pratique...
En Occident, nous sommes conditionnés à l’idée que la vie spirituelle a pour but de se préparer à une autre vie. Sur ce chemin d’expérience et d’exercice qu’est la Voie de l’action, j’ai perçu que le dessein de ce qu’on appelle la vie spirituelle est de ne pas oublier qu’en ce moment « j’existe » !
Chacun peut se donner la chance d’exister, d’instant en instant, sans être rongé par les soucis, l’inquiétude et la méfiance.
A chacun de vérifier par lui-même si l’accès à cette autre manière d’être est possible.
Comment ? En pratiquant !
Jacques Castermane - Comment peut-on être zen ?
mercredi 17 août 2022
Espace non menacé...
Ce que j'appelle amour est entier dans cette phrase d'un rabbin rescapé d'un camp de la mort : “La souffrance a tout calciné, tout consumé en moi, sauf l'amour.” Si cette phrase nous atteint de plein fouet, c'est que nous sentons bien combien nous sommes loin des représentations, du décorum de l'âme. L’amour est ce qui reste quand il ne reste plus rien. Nous avons tous cette mémoire au fond de nous quand, au-delà de nos échecs, de nos séparations, des mots auxquels nous survivons, monte du fond de la nuit comme un chant à peine audible, l'assurance qu'au-delà des désastres de nos biographies, qu'au-delà même de la joie, de la peine, de la naissance et de la mort, il existe un espace que rien ne menace, que rien jamais n’a menacé et qui n’encourt aucun risque de destruction, un espace intact, celui de l’amour qui a fondé notre être.
Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? de Christiane Singer
************
mardi 16 août 2022
« L’être humain, cancer de la Terre ? »
Une image en dit souvent beaucoup plus et beaucoup mieux qu’un long discours. Certaines conversations particulièrement imagées deviennent alors des messages qui ne peuvent nous laisser indifférents. Je me rappelle quelques paroles échangées avec Maurice, un jeune médecin camerounais, fils d’un guérisseur traditionnel, qui était venu en Europe pour se former à la chirurgie urologique (la spécialité que j’ai longtemps pratiquée). Nous étions en train d’opérer un patient dont la vessie était envahie par une grosse tumeur cancéreuse. Nous avions déjà procédé à l’ablation de l’organe malade et nous nous apprêtions à reconstruire un réservoir urinaire à l’aide d’un morceau d’intestin. Vaste et long chantier durant lequel nous avions tout le loisir de bavarder.
« Quelle curieuse maladie que le cancer, me dit Maurice.
— Pourquoi dis-tu cela ? je lui demande.
— Parce que c’est une maladie extrêmement vivante. Tout à coup, des cellules se mettent à proliférer de façon exagérée et incontrôlée. Jusqu’à envahir l’endroit où elles sont nées. Animées par une vitalité débordante, elles finissent par se répandre en dehors de cet endroit. Elles s’implantent ailleurs, dans d’autres organes où elles continuent de proliférer. La logique des cellules cancéreuses est celle de la croissance et de l’expansion à tout prix. Quitte à tuer l’organisme dont elles sont issues.
— Tu as raison, c’est une logique absurde. Le cancer est une maladie très vivante, assurément trop vivante.
— Pour en guérir, il faut sans doute être plus vivant que lui. Encore faut-il comprendre ce que signifie “être vivant”. »
La remarque de Maurice me rappelle que le cancer ne survient pas par hasard. Nous savons aujourd’hui qu’il s’agit d’une « maladie de civilisation », un mal qui plonge ses racines dans nos stress, nos pollutions et toutes sortes de comportements potentiellement dangereux pour la santé. Une maladie trop vivante qui révèle notre incapacité de bien vivre. Car bien vivre ne demande pas de la croissance à tout prix. Cela ne réclame pas non plus une décroissance. Mais plutôt un équilibre et de l’harmonie. Ni trop, ni trop peu.
« En fait, nous (les êtres humains) nous comportons un peu comme des cellules cancéreuses, me dit Maurice avec un regard malicieux. Nous sommes aussi extrêmement vivants. Nous cherchons aussi à proliférer et à envahir l’endroit où nous sommes nés. Quitte à abîmer la Terre, dont nous sommes issus. Ne serions-nous pas le cancer de la Terre ? »
À ce moment de notre conversation, une petite artère s’est mise à saigner. Je n’ai donc pas pu répondre à la question de Maurice. Mais, en y repensant, je ne peux m’empêcher de visualiser cette image d’un être humain qui se comporte comme une cellule cancéreuse. Et je me dis que mon jeune assistant n’était pas dépourvu de sagesse en utilisant cette comparaison. Il n’était probablement pas le fils d’un guérisseur traditionnel africain pour rien.
Thierry Janssen
Source : Psychologie magazine
lire aussi : https://spinescent.blogspot.com/2020/04/lhomme-est-le-cancer-de-la-terre.html
-----------------
lundi 15 août 2022
Joie !
« Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à la tristesse. » notait Gide le 12 mai 1927 dans son Journal.
Qu’est-ce que la joie ? Une façon pleine, satisfaite, reconnaissante d’habiter l’existence.
Le joyeux ne manque de rien. Pourtant il n’a pas tout – qui possède tout? En revanche, il se contente de ce qu’il a. Mieux : il s’en délecte.
Le joyeux n’éprouve pas de frustration. Alors qu’au déçu, au déprimé, au mélancolique, au fatigué, tout fait défaut.
Si la tristesse est conscience d’une absence, la joie est conscience d’une présence. Quand la tristesse vise ce qui n’existe pas ou plus – chagrin d’avoir perdu quelqu’un, dégoût de se savoir faible, mortel, impuissant, limité -, la joie découle d’une plénitude. Elle crie notre plaisir d’être vivants, là, éblouis par ce qui nous entoure.
Se réjouir et jouir, telle s’avère la joie. Elle ne demande rien, elle ne déplore rien, elle ne se plaint de rien. Elle célèbre. Elle remercie. La joie est gratitude.
Quelle légèreté nous apporte la joie en nous délestant de ce qui nous alourdit, ambitions, regrets, remords, obsessions, amertumes, illusions, prétentions !
Notre époque n’aime pas la joie. Elle aime l’étourdissement et le divertissement, ces pratiques qui nous arrachent à l’ennui ou l’affliction sans approcher la joie. Dans le joyeux, elle ne voit qu’un abruti, jamais un sage.
Or, il y a une sagesse de la joie. Heureux de vivre, non seulement je consens mais j’aime: je consens à ce qui existe et j’aime ce qui tombe sous mes sens. J’épouse et j’adore l’univers."
(Quand je pense que Beethoven est mort - Eric-Emmanuel Schmitt)
dimanche 14 août 2022
Accueil de l'autre
Faire sans cesse l’effort de penser à qui est devant toi, lui porter une attention réelle, soutenue, ne pas oublier une seconde que celui ou celle avec qui tu parles vient d’ailleurs, que ses goûts, ses pensées et ses gestes ont été façonnés par une longue histoire, peuplée de beaucoup de choses et d’autres gens que tu ne connaitras jamais. Te rappeler sans arrêt que celui ou celle que tu regardes ne te doit rien, n’est pas une partie de ton monde, il n’y a personne dans ton monde, pas même toi. Cet exercice mental – qui mobilise la pensée et aussi l’imagination – est un peu austère, mais il te conduit à la plus grande jouissance qui soit : aime celui ou celle qui est devant toi, l’aimer d’être ce qu’il est – une énigme – et non pas d’être ce que tu crois, ce que tu crains, ce que tu espères, ce que tu attends, ce que tu cherches, ce que tu veux.
Autoportrait au radiateur de Christian Bobin.
*****
samedi 13 août 2022
Confiance.
"Avoir confiance en quelque chose est un manque de maturité. Tant que l'on a confiance en quoi que ce soit, on n'a pas vraiment confiance. Tôt ou tard on sera déçu, car on projette sa tranquillité dans ce en quoi on a confiance . On s'imagine que la situation peut nous apporter cette plénitude. Or, ni moi ni ce que l'on appelle les autres ne sont en état de me l'a donner. Donc toute confiance est mal placée. Quand je n'ai plus confiance ni en moi ni en l'environnement, il reste une confiance qui n'est plus dirigée vers quelque chose mais qui est simplement un non-commentaire. J'arrête de critiquer ma vie, de penser qu'elle devrait ou pourrait être autrement. Je cesse de savoir quoi que ce soit. Reste la disponibilité. En l'absence de réaction psychologique, la simplicité de la vie m'apparaît. Tout ce qui m'arrive est présence. La confiance naît quand j'abandonne tout espoir. Une confiance sans objet.''
''Il faut avoir confiance, non pas confiance en soi mais confiance tout court (...) La confiance est le pressentiment du divin. Vous ne pouvez avoir confiance en vous. Un « soi-même » doit toujours être remis en question. Avoir confiance en soi est une mauvaise orientation. Ayez confiance tout court, la même confiance qu’au moment où vous vous couchez. Quand vous vous donnez au sommeil profond, vous avez confiance, vous abdiquez totalement. Quand vous vous levez le matin, vous avez la même confiance vis-à-vis de la journée, pas confiance que la journée va aller dans la conception que vous vous faites des choses, dans ce que vous voulez, mais confiance que tout ce qui se passe participe du courant de la vie. Vous êtes ouvert, sans commentaire, sans rien vouloir changer. ''
Eric BARET, extraits des livres ''De l'Abandon'' et ''Le Sacre du Dragon Vert''
******
photo : Abbaye de Sainte Foy, Conques, France, vers 1050.
vendredi 12 août 2022
Hommage et remerciements
Je souhaitais vous remercier pour vos soutiens qui m'ont fait chaud au cœur concernant la demande "de rançon" d'une avocate pour une petite photo mise sur mon blog en fin d'année dernière.
Une personne m'a notamment apporté une aide juridique précieuse qui a permis que les relances nombreuses s'arrêtent. J'en suis très reconnaissant !
Actuellement, je stoppe mon métier principal, pour développer le shiatsu et partager au mieux ce que j'ai reçu à travers l'enseignement de l'adhyatma yoga. Je souhaite approfondir ce chemin en "accueillant" le côté Yin dont on a tous besoin actuellement. Aller à la source pour goûter cette eau profonde qui peut calmer le feu de nos existences sur cette planète.
Je me disais récemment que quand je méditais au début, il y avait notamment la pensée qui venait "je perds mon temps". La science a démontré que la méditation faisait gagner du temps de vie... Alors, je souris.
Se poser, permet de mieux avancer.
Accueillir ce qui est permet à la réalité d'exister et de nous délivrer ses messages.
Ci-joint un extrait du tome 1 de "A la recherche du Soi" de Arnaud Desjardins (le 10 août est la date anniversaire de sa mort).
Le but suprême de l’existence humaine est la réalisation d’une Réalité que vous êtes déjà, même si vous n’êtes pas conscients de l’être. C’est un premier point qui doit être bien compris. Vous avez eu l’habitude, jusqu’à présent, d’acquérir des résultats comme fruits de vos efforts et ces résultats étaient pour vous dans le futur. Je n’ai pas de musculature, je décide de devenir un athlète. Ces muscles, je ne les ai pas, mais grâce à des haltères, des exercices avec des extenseurs, de la barre fixe, j’acquiers peu à peu ces muscles que je n’ai pas aujourd’hui et que j’aurai dans six mois, dans un an ou dans deux ans. Toute notre expérience est de cet ordre. Mes efforts vont produire un résultat qui n’existe pas aujourd’hui et qui existera demain. Mais ce qui n’existe pas aujourd’hui et qui existera demain est soumis au temps, produit par une cause. Ce qui est né mourra. Ce qui est produit par une cause peut être détruit par une cause adverse, par exemple cette magnifique musculature peut être détruite par une longue et grave maladie. L’accomplissement de l’existence humaine, ce en quoi tout sera résolu, c’est une Réalité qui n’est pas l’effet d’une cause, qui par conséquent ne peut pas être détruite par une autre cause, une Réalité qui n’a pas un commencement dans le temps, ce qui impliquerait qu’elle ait aussi une fin. C’est une Réalité intemporelle, supra-mentale, incompréhensible à l’expérience ordinaire et qui a été « réalisée » de siècle en siècle par des sages, des yogis, des êtres qu’on a appelés éveillés ou libérés ou ayant eu l’illumination.
Cette Réalité que les bouddhistes ont nommée le Non-Né et que saint Jean appelle la Vie Éternelle, les hindous l’appellent l’atman. Cet atman, il est décrit à longueur de pages dans les Upanishads : sans limitation, infini, ni grand ni petit, échappant à toute mesure, plus grand que le plus grand, plus petit que le plus petit, indestructible, indivisible, inaffecté, au-delà ou plutôt en deçà de toute détermination, de toute relativité. Cet atman est brahman, cet atman est l’absolu. On l’a comparé à l’écran blanc sur lequel on peut projeter n’importe quel film de cinéma. Quel que soit le film, l’écran est inaffecté et, à la fin d’un film dans lequel on a tiré à la mitrailleuse pendant une heure et demie, il n’y a pas une éraflure de balle sur l’écran. De la même façon, l’atman que nous sommes n’est jamais affecté par aucune des vicissitudes qui nous arrivent en tant qu’être conditionné, limité, soumis à la naissance, au vieillissement, à la destruction.
Arnaud Desjardins - A la recherche du Soi
****************
jeudi 11 août 2022
Echelle humaine
mercredi 10 août 2022
Bruits...
"Tout dans notre société appelle à la distraction, à la fête, au spectacle, qui s'expriment par un bruit incessant. Ce qui est devenu une habitude, même un besoin, nous coupe de nous-mêmes, du silence intérieur et des sons et musiques de la Nature. Par ailleurs, l'esprit de compétition, l'idéal de la réussite sociale poussent à l'affirmation du Moi, au culte de l'apparence et aux attachements factices. Tout cela nous éloigne de nous-mêmes et occulte nos liens profonds avec la Nature."
Philippe Roch
Ma spiritualité au cœur de la nature
***********
mardi 9 août 2022
Ombre !
Jung : " L’ombre est quelque chose d’inférieur, de primitif, d’inadapté et de malencontreux, mais non d’absolument mauvais. »
« Il n’y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection. La vie nécessite pour son épanouissement non pas de la perfection mais de la plénitude. Sans imperfection, il n’y a ni progression, ni ascension."
Aujourd'hui, les nouvelles spiritualités voudraient effacer l'ombre." Concentrez-vous sur la lumière, disent-elles en chœur, et cela dissipera l'ombre".
Mais est-ce si vrai ? Et surtout, faut-il vraiment vouloir faire disparaître l'ombre ?
Je ne crois pas.
Lumière et ombre sont totalement interdépendantes. L'une est la condition de l'autre.
On en trouve un très bon exemple physique dans les trous noirs : le trou noir emprisonne la lumière. Il la capte et l'engloutit. Pour un temps. Mais, après avoir accompli cette tache patiemment, à sa mort, il la libère ensuite dans une fulgurante explosion et la rend à l'univers en la multipliant. En réalité, le trou noir est un des moyens les plus habiles et efficaces qu'a trouvé la nature pour produire de la lumière. (cf David Elbaz in "La plus belle ruse de la lumière").
Et s'il en était de même pour nous ?
Il n'y a aucun mal à reconnaître qu'on a une ombre, d'abord. Puis à essayer, autant que possible, d'en prendre conscience, même si, par définition, certaines parties nous échapperont toujours.
Cette ombre est l'assise même de la lumière, et son principal aimant.
AIMANT.
Bonne pratique !
Fabrice
Photo : un des Immortels de Ming Shan, préparé pour recevoir sa lumière, avant son passage entre les mains des artisans de la couleur.













