jeudi 17 février 2022

Un homme ou une femme averti.e en vaut deux.

Fabrice Jordan : 

"Qu'est-ce que cela signifie? Simplement que si nous disposons de plus d'information sur une situation donnée, nous pouvons prendre de meilleures décisions, plus éclairées. 

C'est exactement ce que le Yi Jing nous apporte : une vision holographique 3D de la situation qui nous questionne. En nous permettant de la voir sous différents angles, il nous aide à prendre de meilleures décisions, qui dépendent toujours, bien évidemment, de notre libre-arbitre. 

Dans cette nouvelle vidéo, je vous présente les différentes modalités du Yi Jing et ses différentes versions, dont la version dite "taoïste", qui utilise temporalité et éléments pour décrypter l'hexagramme. "



Encore deux modules pour terminer ma formation au Yi Jing proposé par Ming Chan. 
Je suis toujours surpris par ce qui est proposé comme réponse aux questions. 
Les réponses très justes sont une confirmation du lien qui existe entre les êtres vivants et les événements. 

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mercredi 16 février 2022

Presque

 

Hier matin, j'ai assisté à l'enterrement d'une collègue avec qui j'ai pu partager de beaux moments au travail.
J'ai touché le cercueil. 

Hier soir, j'ai vu ce film où il est question également de cercueil mais où l'on ouvre notre boîte corporelle pour faire sortir la vie. On accueille alors ce qui est là, sans jugement. J'ai pu ressentir que ce sont notamment nos souffrances qui font notre identification. Du corbillard au corps billard qui se laisse toucher par les chocs sans que cela l'empêche d'avancer.

Pouvoir lâcher nos nuages permet d'entrevoir un ciel presque totalement bleu où l'on peut se relier à plus vaste que soi.


Je vous conseille ce film !
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mardi 15 février 2022

Ronds d'eau

 

Tous ces petits mots qui font des ronds dans l’eau de notre cerveau

Toutes ces pensées volages qui errent et grossissent les nuages

La vie se nourrit elle-même de tout ce qu’elle engendre

Et sous une autre forme, un autre état, va nous le rendre

Tout laisse des traces, rien ne s’efface

Il conviendrait de bien se laver les mains, mais aussi la bouche et le cœur

Pour que tout ce qui émane de nous devienne fleur

Poisson d’or ou coquillage

Mot d’amour ou parole sage....


Elisabeth Kuhn

peinture: Gustave Caillebote 1848-1894 / Yerres, effet de pluie 1875

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Résumé de situation

 


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lundi 14 février 2022

Nos improbables pensées

 Une pratique quotidienne : voir la "demande d'impossibilité" de nos pensées. (Autre expression de refuser le réel.)


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dimanche 13 février 2022

« De peau à peau, passe un courant »

 


Je tends la main ; elle se recule, met ses mains dans les poches de son manteau, me regarde d’un air d’incompréhension et de reproche. Oui, je sais, j’ai oublié, j’ai transgressé les préceptes sanitaires. Qui suis-je donc ? Un inconscient ? Un oublieux des gestes barrières ? Un révolté contre les diktats sanitaires ? Non, je ne voulais que lui serrer amicalement la main. Et son retrait, pour justifié qu’il fût, me fait mal à moi, qui suis un tactile.

J’aime toucher, connaître par l’intermédiaire de mes mains, de ma peau. J’aime caresser les écorces, les cailloux, le sable, la terre. Et j’aime la caresse du vent, parfois sa violence. J’aime me laisser envelopper par l’océan. Bien sûr, j’aime le toucher humain, et également le toucher médical, ces mains expertes qui cherchent, tâtent, palpent, pour comprendre et soigner le corps.

Séparé de la source

Le premier de nos sens à s’éveiller, c’est celui du toucher. Immergés dans le liquide amniotique, nous ne faisions qu’un avec le grand corps maternel. Avec délice. Nous n’étions que contact. Mais la croissance, inéluctable, faisait son œuvre, et la vie (la grande Vie ?) se chargeait de préparer l’interruption de ce temps de bonheur : une énergie s’éveillait lentement en nous, devenant de plus en plus puissante.

Un jour, accompagnée par celle de nos mères, elle nous a projetés dehors avec violence. Si tout s’est bien passé, nous avons été accueillis par des mains délicates, lavés, séchés, et déposés sur le sein maternel. Or, malgré ces contacts vivifiants, nous faisions alors l’expérience fondatrice d’être autres.

Malgré notre désir viscéral, nous étions par moments séparés de la source ; et à d’autres blottis en elle, nourris, soignés, et rassurés par ces voix quasi divines que nous avions pressenties avant le grand passage. Sortant ainsi de la fusion originelle, nous faisions notre apprentissage d’êtres humains, entrant lentement dans la responsabilité.

Le paradoxe du toucher

Ainsi, avec nos mères, avons-nous appris que nous sommes faits pour vivre à la fois séparés et reliés. Notre peau est devenue simultanément la limite que nous ne pouvons franchir, et le lieu du contact intime. Novalis, auteur de pensées si profondes, écrit : « Toucher, c’est à la fois se séparer et nouer des liens. »

Comment apprendre à vivre humainement ces deux pôles contradictoires ? Disons rapidement que si je mise tout sur le séparé, je deviendrai un éternel solitaire ; et si c’est sur le relié, je ne pourrai apprendre l’autonomie. Tel est donc un des nombreux et puissants paradoxes qui sous-tendent toute vie humaine et spirituelle ; notre temps, trop facilement clivant, a du mal à les mettre en œuvre.

C’est là notamment que nous blesse le virus : la restriction considérable de nos contacts humains, source de souffrance pour beaucoup. Et risque de repli individualiste, joint à l’influence obsédante des écrans et des réseaux sociaux.

La juste distance du Christ

Car, de peau à peau, passe un courant. Ce peut être pour le pire, dans la violence ou l’intrusion (le rapport Sauvé nous l’a bien montré). Mais aussi pour le meilleur. Réconfort d’une main posée sur le bras, d’une caresse sur le visage, d’un massage respectueux, de la tendresse entre deux conjoints.

Et me vient à la mémoire la multitude des contacts corporels du Christ avec ceux qui souffraient. Il savait à merveille trouver la juste distance avec les uns et les autres. Il est écrit qu’une force émanait de lui et les guérissait. Telle cette femme qui souffrait d’hémorragie et en fut guérie pour avoir touché son manteau (Luc 8, 44-46). Il invite l’apôtre Thomas à toucher ses plaies (Jean 20, 27). Mais inversement il s’écarte de Marie de Magdala : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père » (Jean 20, 17). Toute une vie pour apprendre le grand art du toucher !


Benoît Billot est bénédictin, moine dans la ville au prieuré d’Étiolles, dans l’Essonne. Adepte du zazen, il a fondé la Maison de Tobie. Il a notamment publié Lumières dans l’ordinaire des jours et l’Énergie féconde des sacrements (Médiaspaul).


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vendredi 11 février 2022

Sur le chemin de Nietzsche…

 


Minutes d’éternité avec un ami qui vient d’apprendre un diagnostic fatal…

Nous bavardons, véritable méditation à deux, aucun blabla, du silence, pas de verni, deux âmes à poil.

Instants légers sans la tonne des peurs. Oui, nous allons tous crever. Oui, la solidarité sauve. 

Dans la rue, le cœur bouillonnant de gratitude, je fonce vers le lac. Le ciel est plus bleu que d’habitude. 

Une femme me regarde un peu de travers. Et je fonds carrément en larmes fragile comme jamais. Je tombe à genoux tant je n’arrive pas à retenir de vieux sanglots.

Illico, Radio Mental se met en route : « Comment ? Tu fais des théories aux autres mais toi, tu n’es même pas foutu de trouver la paix ?»

Je me révèle, régénéré. Je cours, délesté de toute volonté de maîtrise. Je ne maîtrise rien et c’est magnifique !

Non-fixation… Joie, tristesse, ne s’attacher à rien, laisser passer, ressentir, mourir et renaître à chaque seconde.

Dire oui à tout, à la vulnérabilité et au morceau de joie inconditionnelle qui est là au fond des couloirs intérieurs, tout en bas dans notre cœur.

J’aimerais vous remercier d’être là. C’est un si précieux cadeau. Merci de tout cœur.

La promotion achevée, je souhaite plus que jamais revenir à ces carnets de route qui m’apaisent tant. Mille excuses pour mes divagations…

Maurice Bellet a mille fois raison : « Il faut changer de vie. Il faut changer tout. Mais tout changer ce n’est pas tout détruire : c’est sauver tout. ».

Prenez soin de vous.

Merci et Bisous

Alexandre Jollien

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jeudi 10 février 2022

mercredi 9 février 2022

Laissez...

 


Laissez votre corps vibrer, parler et la danse continue… Inutile d’aller le rechercher. Si c’est présent, vivez avec. Vous n’êtes pas triste : vous sentez la tristesse. Vous n'êtes pas anxieux : vous sentez l'anxiété. Vous n'avez pas peur : vous sentez la peur. Sentir la tristesse est une caresse. Sans elle, de nombreuses musiques n'auraient pas été écrites, beaucoup de peintures n'auraient jamais été réalisées. La tristesse, la peur c'est la beauté, sinon les montagnes russes des parcs d'attractions, les films d'horreurs et autres fleurons de notre civilisation n'existeraient pas. Laissez cette tristesse vraiment être triste, vraiment respirer en vous, et quelque chose va se placer. Plus vous allez sentir la tristesse, plus la joie se révèle. Plus la larme va couler sur votre joue et plus vous allez vous sentir libéré, heureux, tranquille.

Eric Baret 

Yoga : Corps de vibration, corps de silence


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mardi 8 février 2022

Peindre avec la lumière

 


Une promenade dans une galerie de peinture avec Matthieu Ricard en suivant ce lien :

https://matthieuricard.merignac-photo.com/index.html


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