vendredi 17 juin 2016

La confiance et la peur avec Christophe Massin (2)





Trancher l'illusion et la dépendance à la peur... 

L'acceptation joyeuse...
Partie 2 : 23 min.

(source : France Inter)

mercredi 15 juin 2016

Suite du voyage avec Christian Bobin

La Russie est le nom d’une espérance, d’une manière invincible d’envisager la vie.

L'itinéraire se poursuit dans une page de poésie signée Tomas Tranströmer.
Pour Christian Bobin, l'oeuvre de Traströmer est un pays, un territoire. 


 Tranströmer, c’est ma cabane

(source France Inter - 17 min.)


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mardi 14 juin 2016

Voyage Noireclair avec Christian bobin

Voyageons avec Christian Bobin

L'essentiel c'est ce qui se trouve dans votre poitrine et qui parfois bat... 
et qui bouge avec vous.

(16 min.)

Les monastères sont des centrales nucléaires de silence. 
Ce sont des réserves pour le monde. Les granits, ce sont des pierres qui vous jettent des clins d’œil roses et gris. J’ai des nouvelles de moi et de l’éternel quand je sens la pluie sur mon front ou l’air contre mes joues. Je me re-souviens que j’existe.

lundi 13 juin 2016

Quand le corps se dénoue...

"Un accord parfait avec le corps...
Ouverture à l'instant qui m'aime...
Inspiration sacrée de l'expir...
Je suis Vie et Vent..."




Bonne semaine de détente et d'inspiration...

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dimanche 12 juin 2016

Imagination créatrice...

Cela signifie que, dans toute situation, nous avons à faire ce que nous pouvons au niveau matériel pour faire régner la paix et la prospérité sur Terre. Mais, lorsque nous atteignons nos limites, plutôt que de sombrer dans le désespoir en disant : « Il y a la guerre dans tel ou tel pays, je ne peux rien faire ! », nous pouvons imaginer ce que nous souhaitons pour ce pays. Nous ne sommes alors plus jamais dans l’horrible souffrance de nous sentir impuissants. Là où nous pouvons agir physiquement, nous agissons, et là où nous ne pouvons matériellement rien faire, nous projetons les images de ce que nous désirons. Lorsqu’un mur nous arrête, nous imaginons une porte et, avec notre imagination, nous l’ouvrons pour continuer notre route sur un autre plan...

...Par l’imagination créatrice, nous ne sommes plus jamais impuissants, nous pouvons toujours agir, soit physiquement, soit mentalement. Nous pouvons aussi changer le film de notre passé pour remplacer les images de situations traumatisantes par des visions positives car ainsi, « il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse ! ».
Un impressionnant exemple nous a été donné par Nelson Mandela, le leader sud-africain. Pendant les longues années de détention qu’il a subies, il a consacré toute son énergie à créer les images d’une Afrique du Sud libérée de l’apartheid. Et sa visualisation courageuse et persévérante a fini par porter ses fruits ! En 1994, lorsqu’il a été nommé président de la République d’Afrique du Sud, Nelson Mandela a cité, dans son discours, les paroles de l’auteure américaine Marianne Williamson (Un retour à l’amour, Poche) :


« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite. C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : “Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ?” En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde, l’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres.
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.
En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »

Extraits du livre de 
Docteur Christian Tal Schaller -  Johanne Razanamahay
Vivre les émotions avec son corps 


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samedi 11 juin 2016

Se masser le ventre avec des huiles essentielles...


Quoi de plus agréable qu’un bon massage, et qui plus est aux huiles essentielles ? 

L’intérêt du massage aux huiles essentielles est de tonifier les muscles grâce à leurs propriétés naturellement efficaces, mais attention avant de commencer il faut bien connaitre les huiles essentielles, car chacune a des actions différentes sur l’organisme. 

 Pourquoi se masser le ventre avec des huiles essentielles ? 
Tout simplement pour l’entretenir, car c’est au niveau du ventre que bien souvent les premiers kilos superflus viennent se loger. Se masser le ventre avec des huiles essentielles permet de réactiver la micro-circulation, ce qui aide à déstocker les réserves de graisse sous-cutanée et de supprimer les capitons. De plus, le massage aux huiles essentielles est aussi très efficace pour bloquer l’apparition et l’installation de nouvelles graisses, ainsi que pour évacuer la rétention d’eau. 

Quelles huiles essentielles choisir ? 
 Les huiles essentielles les plus recommandées pour un ventre plat sont :
Le basilic
La menthe poivrée
Le citron
Vous pouvez les associer entre elles sans aucun problème, par contre comme elles sont photosensibilisantes il ne faut pas vous exposer au soleil durant les 10h suivant l’application.

Pour déstocker les graisses et amas graisseux sous-cutanés vous pouvez utiliser comme huiles essentielles :
La bergamote
Le pamplemousse (photosensibilisant)
Le genévrier
N’hésitez pas à vous masser également les cuisses et les hanches avec ce mélange, afin de déloger les graisses sous-cutanées des ces zones également.

Pour une efficacité optimale massez vous matin et soir pendant 1 mois minimum.
Pour un massage optimal, faites de grands cercles toujours dans le sens des aiguilles d’une montre.
Pour bien préparer votre peau à recevoir les soins aux huiles essentielles, hydratez la avec de l’huile d’argan.
Petit rappel : Les huiles essentielles ne s’appliquent pas directement sur la peau, il faut les mélanger à de l’huile végétale. De plus, il ne faut pas en utiliser pendant la grossesse et l’allaitement.


Quelles huiles essentielles contre les ballonnements ?

Les ballonnements sont également source de gonflement abdominal, il faut donc les combattre également. Mais pour ça, il faut se soigner de l’intérieur.
Pour ce faire il faut utiliser régulièrement des huiles essentielles aux propriétés digestives :
Aérophagie et de ballonnements : Huile essentielle de cumin et de genièvre
Ballonnements, aérophagies et autres problèmes divers : Huile essentielle de menthe poivrée
Digestion difficile : Huile essentielle de gingembre
Le meilleur moyen et également le plus simple pour prendre ces huiles essentielles, est de mettre 1 ou 2 gouttes dans ses plats, pas plus.

Utilisées en massage quotidien, les huiles essentielles vont vite se révéler efficaces, et en à peine quelques semaines vous pourrez constater que votre peau est déjà plus ferme et plus lisse qu’avant.

Mais attention : Les huiles essentielles sont très puissantes et il faut les utiliser avec prudence et parcimonie. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de spécialistes et de votre pharmacien, car les huiles essentielles ont aussi des contre indications.

Mais n’oubliez pas que pour dire définitivement adieu à vos rondeurs, il n’y a rien de mieux que d’allier aux huiles essentielles une alimentation saine et équilibrée, ainsi que de faire de l’exercice physique...




vendredi 10 juin 2016

Interview de Marie de Hennezel (3/3)


Belle fin d'émission
Troisième Partie - 14 min.


source France Culture "Hors Champs"



jeudi 9 juin 2016

Interview de Marie de Hennezel (2/3)





Marie de Hennezel évoque aussi sa relation avec François Mitterrand : « quand je l’ai rencontré, en 1984, on lui avait donné trois ans à vivre. (…) Je lui ai dit que le désir de vivre, les projets que l’on a peuvent être tellement forts et, au fond, il y a une telle force de l’esprit que, finalement, le corps, a quelquefois des réactions surprenantes. Cette conversation l’a aidé je crois.» …



Deuxième Partie - 15 min.

mercredi 8 juin 2016

Interview de Marie de Hennezel (1/3)


A ses débuts, Marie de Hennezel était une psychologue à contre-courant: « J’ai toujours été décalée par rapport aux psychologues de ma génération : tout le monde était freudien, lacanien et moi j’étais jungienne. ». 
Choix iconoclaste à l’époque, suivre la pensée de Jung lui aurait offert une certaine indépendance intellectuelle « Je n’ai jamais regretté, (…) parce que Juung disait : je ne veux pas de disciple, faites votre propre chemin. » — liberté qu’elle doit aussi à d’autres auteurs tels que Lou Andreas-Salomé qu’elle évoque, « j’avais des lectures qui me montraient qu’il y avait des personnes qui, au fond, se référaient à ce qu’elles sentaient en elles-mêmes plutôt qu’à ce qu’on leur disait, plutôt qu’aux normes, dit-elle, (…) 
C’est quelque chose qui m’a toujours gênée, les dogmes, les théories aussi d’ailleurs (…) je m’en suis toujours méfié. Je me suis dit : expérimentons, voyons ce que ça donne dans la vie réelle. » 
Elle évoque également les raisons pour lesquelles elle est entrée en psychologie, « Je crois que j’avais surtout une curiosité pour l’humain, ça je l’ai eue très tôt ». Elle se dit aussi intriguée par « l’au-delà des apparences ». « Je pense que c’est le fil rouge de ma vie. C’est évidemment pour ça que j’ai commencé une analyse, j’avais du mal à me connaître, savoir qui j’étais j’avais envie d’aller voir au plus profond. ». 



Première Partie - 15 min.


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lundi 6 juin 2016

De la névrose à la quête intérieure... avec Christophe Massin

Christophe Massin, est psychiatre-psychothérapeute. 
Sa pratique, le lying, est inspirée par l'enseignement d'Arnaud Desjardins et de son maître, Swami Prajnanpad.

Chaque fois que nous n'osons pas être nous-même, nous souffrons et c'est, je crois, la souffrance fondamentale, celle qui nous accompagnera jusqu'à nos derniers instants. Pour mieux apaiser cette souffrance et devenir nous-même, deux approches nous sont proposées : voie spirituelle et psychothérapie. Pourtant les buts et les moyens de ces deux démarches diffèrent radicalement. Sont-elles complémentaires ?

À l'âge de vingt ans, lorsque je me suis mis en quête de réponses à mon mal-être, j'ai préféré instinctivement un enseignement spirituel qui comportait un travail sur l'inconscient à une psychanalyse classique. 
Pourquoi ? Parmi les personnes que j'accompagne aujourd'hui dans leur thérapie, certaines viennent pour résoudre des difficultés et d'autres, avec le même genre de problèmes, ont en outre une aspiration spirituelle. 

Où réside la différence entre les deux approches. 
Théoriquement, la distinction est claire. La thérapie permet de mieux fonctionner dans l'amour et dans le travail - un fonctionnement plus harmonieux du moi, conciliant plaisir et réalité. La spiritualité vise à trouver une sérénité indépendante des aléas de la vie, au-delà des préférences du moi. C'est d'ailleurs la définition de la santé en sanskrit : svastha, littéralement “soi” stable.

Pratiquement, les limites sont beaucoup plus floues, et j'ai souvent observé un passage spontané d'une approche à l'autre, et même une véritable synergie. En cela, je ne partage pas davantage le point de vue de thérapeutes qui tiennent la spiritualité pour une fuite dans l'irréalité, que celui d'enseignants spirituels qui considèrent avec suspicion la thérapie - folie, à leurs yeux, que de se risquer à patauger dans les marécages de l'inconscient... 
Dans les deux cas, on recherche la fin de la souffrance, mais de quelle souffrance s'agit-il et quels sont les moyens mis en œuvre ? 
Nous commençons une thérapie avec l'espoir de panser nos plaies, de nous délivrer de nos inhibitions ou de répétitions désastreuses, d'affirmer ce que nous sommes, enfin. 
Nous avons souffert de manques ou de chocs de l'existence que nous n'avons pas su intégrer, et avons tendance à incriminer la vie, les autres ou une part de nous jugée “mauvaise”. Nous attendons du thérapeute écoute et compréhension. Peu à peu, nous découvrons que la source de notre malheur se trouve dans nos jugements, nos exigences et dans les deuils que nous avons refusés. Cette souffrance que l'existence nous a infligée dans l'enfance, nous la perpétuons, adulte, en conservant des réactions infantiles où nous nous croyons toujours impuissants et dépendants, victimes en un mot. Notre moi recouvre peu à peu son unité, assouplit son fonctionnement, prend confiance en ses ressources et peut enfin assouvir ses désirs véritables. La joie apparaît et un bonheur plus durable naît de ces accomplissements. Pourtant, au terme de cette démarche, certains se sentent encore insatisfaits, il manque quelque chose d'indéfinissable ; ou bien leur vie tarde à prendre le tournant qu'ils escomptaient,ils piétinent... Arrive alors le questionnement existentiel, spirituel : que manque-t-il ?

L'Absolu ? l'Amour ? Et là intervient le cheminement spirituel qui va examiner notre attitude à chaque instant, avec l'aide compétente d'un maître. Cette présence attentive met en évidence ce qui nous sépare de la vie : l'obstination du moi qui veut la vie à son idée et non telle qu'elle est. Et le chemin consiste à cesser de se fermer, à lâcher la prétention du moi à commander la vie. Le bonheur qui découle de cette pratique inlassable est discret, puis il grandit et devient émerveillement et gratitude lorsque la certitude de n'être séparé de rien s'affirme. Aucun aspect de la vie n'en est exclu. Comme un courant d'eau, il ne fait que se renforcer avec le temps. On comprend progressivement la différence avec le simple bonheur d'un moi plus épanoui, sujet à des revirements dès que la vie se montre plus dure.

À l'inverse de ceux que la thérapie n'avait pas comblés, nombre de disciples de voies spirituelles se sentent freinés par un moi souffrant, frustré, et auraient besoin d'une thérapie pour se réconcilier avec eux-mêmes comme avec la vie. Sinon, les refus qui les habitent les dominent, malgré leurs efforts sincères : la colère, les désirs réprimés au nom de l'idéal spirituel grondent dans la profondeur, la peur, la tristesse du manque tendent à se projeter sur le maître et ils nourrissent envers lui une dépendance infantile.

Au mieux, ils “planent” au-dessus des réalités de la vie ; au pire, ils deviennent des proies pour le dogmatisme et le sectarisme, et rien ne changera s'ils n'en passent par un travail sur l'ombre et les désirs. Certes, nous connaissons l'exemple de sages ou de saints qui, après une jeunesse marquée par la souffrance, ont vécu un complet retournement ; pour eux, la force de l'expérience spirituelle a transcendé les disharmonies du moi, sans passer par la thérapie. Chacun aussi a pu rencontrer des hommes “ordinaires” simplement heureux dans leur vie, qui n'ont néanmoins suivi aucune espèce de chemin. Je suis maintenant convaincu qu'hormis ces cas minoritaires, nous avons besoin, pour trouver un bonheur durable - un soi stable -, d'œuvrer à pacifier les blessures de notre ego grâce à la compréhension psychologique, tout en cherchant à dépasser ses limites et ses exigences, par une pratique spirituelle bien incarnée. Sinon, nous risquons fort de rester soumis à une névrose enjolivée de spirituel ou de tourner en rond dans une thérapie sans fin.

Mais, surtout, l'expérience de la psychothérapie m'a montré à plusieurs reprises qu'en profondeur ces deux approches tendaient à se rejoindre. Lorsqu'une personne touche le fond d'une émotion, qu'elle retrouve de tout son être - corps, cœur et esprit réunis - une souffrance aiguë du passé, il se produit une bascule d'ordre spirituel. Je pense par exemple à certains revécus de naissance, où la terreur panique d'un étouffement mortel, le désespoir sans nom d'une absolue solitude, amène l'être aux confins de l'insupportable. 
Si, dans cet instant, la personne a le courage de ne pas fuir, le noyau de son ego se fissure, elle dépasse ses limites habituelles et touche dans son intériorité la réalité indestructible de la vie, la paix simultanément à la douleur. Il arrive aussi que la thérapie fasse resurgir des instants privilégiés de l'enfance : le bébé, l'enfant jouit d'une proximité naturelle avec le sacré, expériences du silence, de la lumière, de la nature, de la joie sans cause qui avaient été enfouies en même temps que la souffrance par le refoulement. 

Ces moments guérissent d'une manière plus radicale qu'une simple compréhension psychologique : le contact avec la vie nous fait percevoir nos tourments comme des manifestations de cette vie, et celle-ci les traverse en demeurant intacte. Son attrait nous encourage à nous y abandonner davantage, nous pousse à nous réaliser, autant à travers notre personnalité que dans la dimension impersonnelle qui nous dépasse. Là, le bonheur devient passion de la vie, pour le meilleur comme pour le plus confrontant...

source : Clés