jeudi 1 juillet 2010

Un message très important de Pierre rabhi

Au forum colibris, il est bon d'écouter Pierre Rabhi. Il est temps de changer près du précipice...

Ne consommons plus d'un monde qui va mal...

mercredi 30 juin 2010

Une interview de Pierre Rabhi


A l’occasion de la sortie de son nouveau livre,"Vers la sobriété heureuse", Pierre Rabhi a accepté de nous (magazine féminin bio) rencontrer pour nous parler de ce concept enthousiasmant, qu’il applique au quotidien depuis longtemps.

AG - Comment en êtes-vous venu à développer le concept de sobriété heureuse ?
C’est pour moi une conviction ancienne. Quand en 1961, j’ai choisi de partir vivre en Ardèche, c’était déjà une démarche de sobriété. Mais je ne m’en étais pas encore rendu compte. J’agissais naturellement, et la sobriété était en fait incluse dans ma démarche de retour à la terre. C’est pour moi une conviction extrêmement profonde que de vivre simplement pour jouir de la vie et de la nature. J’ai découvert ensuite la décroissance, et ça a été un déclic. La décroissance démontre que l’on court à notre perte puisque nous voulons l’illimité alors que nous vivons dans un système limité. La Terre n’est pas extensible. Il y a donc incompatibilité entre le système et les idées que l’on veut lui appliquer. Les gens ont mal compris la décroissance et pensaient qu’il s’agissait d’un retour en arrière. Pas du tout ! Mais pour présenter l’idée sous un angle plus optimiste, j’ai pensé à la notion de « sobriété heureuse ».

AG - En quoi consiste-t-elle ?
Regardez autour de vous : les gens ne sont pas heureux, car ils veulent avoir toujours plus. C’est le système actuel qui créé cet état permanent de manque. Je pars du principe qu’avec la surabondance, nous ne sommes pas heureux. Aujourd'hui, il y a une performance à réaliser : satisfaire à nos besoins par les moyens les plus simples et les plus sains.

AG - Comment est-ce possible dans une société où nous sommes assaillis par la publicité ?
Il faut être convaincu que dans la sobriété, on trouve la libération. La sobriété est une délivrance par rapport au toujours plus. Il faut que chacun comprenne par soi-même qu’on ne peut pas atteindre la satisfaction permanente puisqu’il est fait en sorte que l’on ne soit jamais satisfait. Aujourd'hui, le superflu est immense, et déséquilibre tout. La sobriété permet de le repérer et de s’en séparer. Je pense que la décroissance est en route, il faut l’accepter et la voir comme une chance.

AG - Quelle place consacrez-vous à la nature dans la quête du bonheur ?
La nature est fondamentale dans la quête du bonheur. Quand on parle de la nature, il faut toujours penser à soi, car l’homme est un mammifère et dépend de la nature. Donc, être attentif à soi, c’est déjà découvrir la nature.

AG - C’est donc par là qu’il faut commencer ?
Disons qu’il faut au moins prendre en compte le fait que l’on comprend la nature en comprenant son corps. Le corps humain est une merveille ! Pensez aux cinq sens, à tout ce qu’il est capable de faire sans que l’on ait besoin d’y penser ! Le corps est une intelligence et c’est déjà la nature. Je ne comprends pas que l’homme se soit développé en disant « d’un côté la nature, de l’autre, l’homme ». C’est une aberration, car tout est relié. Il y a un cycle de la vie. Cela se voit : si l’on pollue la terre, la pollution se retrouve aussi dans notre corps.

AG - Cette vision de la nature n’est pas très répandue…
On doit beaucoup aux écologistes, et j’estime leur travail. Mais je pense que l’écologie politique a trop matérialisé l’écologie, en ne prenant en compte que l’aspect pondérable. Il y a une dimension d’admiration qui a été oublié.

AG - Votre message rejoint celui des religions, non ?
Dans le sens où je pense que la création est merveilleuse, oui. Mais il y a une contradiction entre dire que la nature est une création divine et ne rien faire pour la protéger. Les religions devraient être les premiers écologistes, ce n’est pas du tout le cas. Le catéchisme devrait apprendre aux enfants à s’émerveiller de la nature et à respecter la vie, or on en a fait une chose totalement abstraite.

AG - Etes-vous croyant ?
J’ai été musulman et chrétien, mais aujourd'hui, je ne me sens pas relié à une religion particulière. La dimension spirituelle de ma réflexion s’est profondément élargie avec l’écologie car elle m’amène à admirer la nature et la vie, et donc, l’œuvre divine. Je me suis aperçu que la sobriété heureuse pour moi, relève résolument du domaine mystique et spirituel. Celui-ci par le dépouillement intérieur qu’il induit, devient un espace de liberté, affranchi des tourments dont nous accable la pesanteur de notre mode d’existence.

Retrouvez Vers la sobriété heureuse le livre de Pierre Rabhi et le mouvement Colibris co-producteur du film de Coline Serreau "Solutions Locales pour un désordre global".

mardi 29 juin 2010

La beauté avec William Turner et Christian Bobin


"J'ai grandi à l'intérieur d'une larme." écrit Christian Bobin. 
Et de nouveau, j'ai été ému par la beauté de la fenêtre qu'il m'ouvre... A écouter plusieurs fois ! : 

Voir tous les articles sur Christian Bobin

Naissances



lundi 28 juin 2010

Henri Le Saux (100 ans cette année) et les upanishad

Malgré la légère déformation de la vidéo, cela vaut la peine de la regarder. Je vous la présente comme un hommage à Henri Le Saux...
En contact avec l'homme divin ou "purusha"
Henri Le Saux (1910-1973) est un moine bénédictin français qui a passé les 24 dernières années de sa vie en Inde où il devint connu sous le nom de Swami Abhishiktananda.
Voir aussi l'article sur le blog "Eveil et philososphie"

dimanche 27 juin 2010

Le calendrier des arbres, un temps universel

Dans les mythologies grecque, romaine, celte, gauloise ou proche-orientale, les calendriers s'organisent autour d'arbres-totems. De nombreux bouleversements ont modifié l'ordre des arbres ou même leur choix, mais le principe d'un calendrier des arbres reste immuable. Chaque mois lunaire de vingt-huit jours exprimera aussi des syllabes, des lettres non écrites mais décrites par des mouvements des doigts, un peu comme dans une langue de sourds-muets. Chaque doigt de la main correspond à un arbre. L'olivier par exemple correspond au pouce, siège de la virilité, arbre dédié à Héraclès. Dans la Grèce archaïque, treize arbres correspondent au treize mois d'une année lunaire : le bouleau, le sorbier, le frêne, l'aulne, le saule, l'aubépine, le chêne, le houx, le noyer, la vigne, le lierre, le roseau et le sureau.
Extrait du livre "Pour mieux comprendre les religions" de Patrick Banon (chez Actes Sud Junior)

samedi 26 juin 2010

Matisse ou le geste de peindre

Voici un portrait filmé de Matisse ou de sa main qui s'aventure :

jeudi 24 juin 2010

Denise Desjardins et son maître, Swami Prajnanpad (2)

Denise Desjardins est l’une des premières occidentales à être partie, en Inde, dès 1959, à la rencontre de sages, qui pourraient lui donner des réponses aux questions existentielles qu’elle se posait. Avec son ex-époux, Arnaud Desjardins, ils ont ouvert la voie à tous les Européens en quête de vérité et de sens qui suivirent leurs traces par la suite. Aujourd’hui, nous découvrons avec elle, son maître, Swami Prajnanpad, un maître exceptionnel grâce à qui elle a pu aller à la découverte de sa nature fondamentale. 
Denise Desjardins répond aux questions de Catherine Barry
(20 min.)


« J’ai fais ce que j’avais à faire, j’ai donné ce que j’avais à donner, j’ai reçu ce que j’avais à recevoir »
Swamiji

mercredi 23 juin 2010

Aller vers la paix avec Denise Desjardins (1)

"Denise Desjardins est l’une des premières occidentales à être partie, en Inde et en Asie, dès 1959, à la recherche et à la rencontre de sages, de maîtres qui pourraient lui donner des réponses aux questions existentielles qu’elle se posait, cela à une époque où les voyages étaient encore une aventure en soi. Tous ceux qui suivent une quête intérieure lui doivent donc beaucoup !" 

Catherine Barry interviewe Denise Desjardins (mai 2010 ; 19 min.)

« Aimer c’est faire passer l’intérêt de l’autre avant le sien. »
Swami Prajnanpad

mardi 22 juin 2010

Etre calme...


Une vie pour se mettre au monde

Marie de Hennezel, Bertrand Vergely ont écrit ensemble un livre : Une vie pour se mettre au monde (Parution : jeudi 25 mars 2010)
Vivre c’est se mettre au monde plusieurs fois : la première naissance est évidente, physique ; les autres passent parfois inaperçues. Une vie, avec ce qu’elle nous donne et nous inflige, suppose de chercher profondément en soi les ressources pour s’adapter, faire naître en nous, à chaque étape, un être renouvelé, amélioré, plus mûr, plus dense. Une vie pour se mettre au monde c’est une vie pour apprendre à faire corps avec ce qui advient, les joies et les drames ; une vie pour faire de son existence un tout, décousu parfois mais unique ; une vie surtout pour apprendre à rester dans l’émerveillement...


Pour en savoir plus, ils ont présenté cet ouvrage à la librairie La Procure (juste une petite heure)

lundi 21 juin 2010

Apprendre des autres avec Christophe André

Christophe André est médecin psychiatre et psychothérapeute à l’Hôpital Ste Anne à Paris et, auteur de nombreux ouvrages.Il nous explique, en quoi, l’exemple de la vie des autres, peut nous aider, par moment, soit à aller mieux, soit à prendre des décisions qui pourront changer, fondamentalement, le cours de notre existence. Des rencontres qui l’ont marquée...


Christophe André est interviewé par Catherine Barry (décembre 2009 / 19 min.) :