vendredi 3 juin 2016

Parle-nous de la Mort.


Vous voudriez connaître le secret de la Mort.



Mais comment le trouveriez-vous sinon en le cherchant au cœur de la vie?
La chouette qui voit clair la nuit et qu’aveugle le jour, ne résout pas l’énigme de la lumière.
Si vous tenez à voir l’âme de la mort, c’est au corps de la vie qu’il faut ouvrir tout grand votre cœur. Car la vie et la mort ne font qu’un, comme ne font qu’un la rivière et la mer.

Dans la profondeur de vos espoirs et de vos désirs repose votre silencieuse connaissance de l’au-delà ;
Comme la semence, rêvant sous la neige, ainsi votre cœur rêve de printemps.
Ayez foi en vos rêves car la porte de l’éternité y est cachée.
Votre peur de la mort n’est que le frisson du berger lorsqu’il se tient devant le roi dont la main va se poser sur lui pour l’honorer.
Le berger tremble, certes, mais ne se réjouit-il pas de ce qu’il portera bientôt l’insigne du roi ?
Et perd-il pour autant la conscience de trembler ?

Car qu’est-ce que mourir sinon se tenir nu dans le vent et se fondre dans le soleil ?
Et le dernier souffle qu’est-il sinon le souffle libéré de ses flux et reflux incessants, de ses marées inquiètes, qu’est-il, ce dernier souffle, sinon la pleine mer du cœur qui va rejoindre Dieu sans entraves ?

C’est seulement lorsque vous boirez à la rivière du silence que vous chanterez vraiment.
Et quand vous aurez atteint le sommet de la montagne, vous commencerez enfin à monter.
Et lorsque la terre réclamera vos membres, alors vous danserez vraiment.

D’après le Prophète de Khalil GIBRAN

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jeudi 2 juin 2016

La vague est l'Océan ! avec Jacques Castermane


David avait un peu plus de deux ans. Nous étions au bord de l’océan. En pointant le doigt, il pose la question « Quoi c’est, ça ? ». Je regarde mais ne vois rien qui flotte à la surface de l’eau. Impatient, David insiste « Quoi c’est, ça ? ». Je me rends alors compte que ce qu’il désigne, le bras tendu, ce sont ... les vagues.
A l’instant même je vois pourquoi les maîtres zen comparent volontiers la relation entre le moi (l’ego) et l’être à la relation entre la vague et l’océan.
L’idée d’être un moi autonome, qui s’administre de façon indépendante et ne dépend d’aucun autre système que ce moi-même, peut en effet être comparé à la croyance en la réalité autonome de la vague. Alors, qu’en vérité, la vague « est » l’océan qui s’organise et se réalise dans cet événement particulier qu’on appelle ... la vague. La vague n’est pas quelque chose ; la vague est action (un geste de l’océan).

Vous méditez ! « Quoi c’est ça que vous sentez ? ». C’est évident, n’est-ce pas, ce que je sens c’est : la respiration. Lui parlant de la respiration, Graf Durckheim m’interrompt et me dit : « La respiration, ça n’existe pas. Quelqu’un respire. Quelqu’un est respiré ! »
Lors de ma première participation à une sesshin, le maître zen Yuho Seki Roshi (qui venait chaque année en Forêt Noire) me pose la question « Quand vous respirez, qui respire ? ». Tout en pensant que cette question bizarre n’a pas grand intérêt je réponds « Bah ... quand je respire c’est moi qui respire ». Ma réponse le fait sursauter, il éclate de rire et me dit, d’une voix forte « Si c’est votre moi qui respire, alors arrêtez de respirer ! ».

Aujourd’hui, quarante ans plus tard, la méditation m’apprend, chaque jour encore, et c’est une expérience bouleversante, que ce n’est pas moi qui respire, que la respiration n’est pas quelque chose. Cette vague intérieure est un geste de la vie, une action du corps-vivant (Leib), une action de l’être. Je respire et moi je n’y suis pour rien !
C’est dans ce « Je n’y suis pour rien » que se révèle votre vraie nature ; laquelle est insaisissable par la pensée, le raisonnement, le mental.

La vague n’est pas : quelque chose, un ça. La vague est un événement qui participe à cet événement qu’est l’océan. La respiration n’est pas : quelque chose, un ça. C’est un événement qui participe à cet événement qu’est l’être, l’acte d’être.
Je suis, donc je respire ; je respire, donc je suis. Comme on peut l’observer pour certaines expressions de la langue allemande, je suis tenté d’écrire « JeSuis » et « JeRespire » sans intervalle. Parce qu’il n’y a ni distance ni écart de temps entre ce que je nomme "Je", ce que je nomme "suis" et ce que je nomme "respire".
Notre vrai point d’appui dans l’existence n’est pas l’ego (Moi je suis ce que je pense que je suis). Notre vrai point d’appui (source de la plénitude intérieure, du calme intérieur, de la paix intérieure) est notre vraie nature : JeSuis, qui se révèle et s’exprime dans cet événement, le plus intime qui soit : JeRespire.

Pour le vérifier, rien de plus simple que la méditation de pleine attention.


Jacques Castermane

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mercredi 1 juin 2016

Le poids du passé...


Peur de mourir, manque d'amour ou rejet de sa féminité: la psychothérapeute Evelyne Gambino recense 12 «conflits de poids», 12 «raisons d'accumuler des kilos inscrites en nous par notre histoire familiale.

1- La survie : 
la graisse, surtout sur la zone abdominale, est vécue comme un moyen de protection face à un éventuel danger.

2- L'abandon :
un abandon dans l'enfance, un chagrin d'amour et la vie s'immobilise, les kilos s'accumulent. On vit en «stand-by», dans l'attente d'un impossible retour de l'être aimé.

3- Le manque : 
nourriture , argent, amour: si l'on en a manqué dans l'enfance, plus tard on stocke, y compris les kilos.

4- La non communication :
 «Écoute-moi», «Regarde-moi»: la prise de poids est un cri pour affirmer son existence.

5- La fidélité : 
fidèle à quelqu'un qui n'est plus, à un amour passé ou à une promesse, on décide d'accumuler des kilos pour ne plus prendre le risque de souffrir à nouveau.

6- La manipulation : 
avec des kilos en trop, on se positionne en tyran et /ou victime afin d'inspirer pitié, ce qui devient un redoutable moyen de pression pou r obtenir des faveurs.

7- L'Ego :
«moi» hypertrophié ou «moi» anémié: le surpoids crie que l'univers, c'est moi, ou a contrario, que je suis au service de tous, sauf de moi-même.

8- L'invisibilité :
on cache un «hors-norme», un problème que l'on veut garder secret, en mettant en avant un autre «hors-norme»: l'excès de poids.

9- L'appartenance :
par peur de rejet et besoin d'identification, on devient gros comme les autres membres de la famille, ou bien on tait ses différences sous les kilos.

10- La féminité : 
les parents qui désiraient un garçon, une mère rivale, un père macho: dans tous ces cas les kilos étouffent l'expression apparente de la féminité.

11- La masculinité : 
un père violent = la prise de poids permet au fils de ne pas ressembler à l'image paternelle en affichant des rondeurs inoffensives.

12- La sexualité : 
la frustration des plaisirs «de la chair» est compensée à l'excès par les plaisirs de la «bonne chère».


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mardi 31 mai 2016

Le souffle du Maître avec Blanche de Richemont

Avec Blanche de Richemont, auteure de "Le souffle du maître", récit de sa rencontre avec Vijayananda, disciple de Ma Anandamayi, une des plus grandes saintes que l'Inde ait portées, dans un petit village d'Inde, au pied de l'Himalaya . Un chemin initiatique semé de larmes et de rires, de doute et d'évidence. De lumière.


source : Les Racines du Ciel (41 min.)



A lire :
http://www.anandamayi.org/ashram/french/itineraire.pdf

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lundi 30 mai 2016

Rencontre littéraire avec Jacqueline Kelen

Je me permets de vous communiquer la rencontre suivante. D'une part avec Jacqueline Kelen et sa verve. D'autre part, c'est un excellent souvenir pour tous mes sens : écoute, vision... on se laisse toucher par le lieu avec des dégustations et des odeurs inoubliables. 
Une invitation à l'ouverture à la sagesse et aux plaisirs de l'instant !
C'est en Belgique à une heure de Bruxelles...


« La sagesse secrète des mille et une nuits »


Prochaines dates : les samedi 9 et dimanche 10 juillet 2016

L'auteur : Jacqueline Kelen
Jacqueline est écrivain. Elle a suivi des études supérieures de lettres classiques et été également pendant vingt ans productrice d'émissions à France Culture.
Dans ses nombreux livres et au cours de ses séminaires, elle dévoile la connaissance spirituelle que transmettent les mythes et explore les richesses de la vie intérieure.

Elle a publié, entre autres : Marie Madeleine, Un amour infini (Albin Michel), L'Eternel masculin (Robert Laffont), L'Esprit de solitude (Albin Michel), Divine Blessure ( Albin Michel), Le livre des louanges (Albin Michel), Un chemin d'ambroisie ( la Table Ronde), Hadewijch d' Anvers (Albin Michel), Bréviaire du colimaçon (Desclée de Brouwer) Passage de la Fée, la légende de Mélusine  (Desclée de Brouwer).

Programme : La sagesse secrète des Mille et Une Nuits

Au long des nuits étoilées, la jeune et belle Shéhérazade raconte au cruel Shariar, le sultan de Bagdad, des histoires captivantes et qui semblent sans fin.
Est-ce seulement pour repousser la menace de mort qui sur elle doit s'abattre ? Ou plutôt, afin d'éveiller le cœur endurci du despote et, mine de rien, enseigner à l'homme qui se croit tout-puissant une sagesse apte à le pacifier et illuminer sa vie ?
Nous déchiffrerons trois contes parmi les plus connus des Mille et Une Nuits. Tous les trois parlent de la Quête, avec ses étapes et ses épreuves, avec ses risques, ses découvertes et ses obstacles, avec ses guides et ses imposteurs :
  • Sinbad le Marin
  • Ali Baba et les quarante voleurs
  • Aladin et la lampe merveilleuse
Chemin faisant, nous aborderons des thèmes majeurs, tels que le désir de connaissance, le discernement, le secret, l'amour salvateur, la parole qui éveille, la mission spirituelle de la femme.

voir :
http://www.lesroses.be/rencontre-litteraire.htm
et le programme copieux :
http://www.lesroses.be/stages-pour-adultes.htm

Egalement :

Rencontre littéraire et artistique « Un projet pour mon âme » avec François de Witt
et
Stage Ennéagramme et spiritualité chrétienne par la formatrice : Valérie Maillot


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dimanche 29 mai 2016

Bonne fête...


"Les hommes tiennent le monde. 
 Les mères tiennent l’éternel qui tient le monde et les hommes. 

Christian Bobin

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Souffrance à entendre...


Quand une personne vous fait souffrir, 
c'est parce qu'elle souffre profondément à l'intérieur d'elle-même, 
et sa souffrance se répand. 
Elle n'a pas besoin de punition. 
Elle a besoin d'aide. 
C'est le message qu'elle envoie. 

Thich Nhat Hanh

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samedi 28 mai 2016

Etoile...



Il y a, suspendue sur la voûte céleste,
Comme une promesse ...
Un pont de lumière
Qui éclot dans la conscience.

Il y a, plus loin et plus haut qu'en nos discordes,
Comme une arche d'alliance
Qui habille le monde
Et nous entraîne dans son céleste sillage.

Il y a, derrière les paravents du pouvoir
Et le soliloque des dualités,
Une manne de transparence
Qui nous abreuve d'être.

Il y a comme une marée montante
Qui pareille à un envoûtement,
Nous prend de joie,
Et nous surprend à rire.

Il y a face à nous, maintenant,
Et sous sa plus haute licence,
Le verbe aimer
Conjugué à tous les possibles.

Il y a maintenant devant nous
Une promesse d'étoile
Qui nous tient en son sein
Et éclaire nos nuits.

Il y a, si proches de nous maintenant,
Les prémisses d'une nouvelle danse de vie
Où l'intelligence du coeur
Fleurit le parterre de nos rêves.

Il y a, autour de nous et en nous,
Les esquisses d'un songe d'étoile à venir
Qui se lovent dans la réalité
Et prennent racine dans le présent.

Ce soir, je suis tombé amoureux d'une étoile,
Qui m'a envoûté de fraternité.
Ce soir, je suis tombé amoureux d'un grain de pollen lumineux et céleste 
Qui a éclairé mon cœur.


A. Degoumois, 
Source Intérieure

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vendredi 27 mai 2016

La peur congédiée... avec Christiane Singer



Nos actualités, nos informations ne sont faites que d'arbres qui tombent. Le monde aurait disparu depuis bien longtemps si ceci était l'unique réalité. Le monde tient debout par ce réseau d'amour que nous créons, vous et moi, chaque jour, et tous ces êtres qui, en cet instant, sont en train de faire quelque chose, des actes d'amour dans le monde, un regard de tendresse pour la terre qui nous entoure, pour la création. Cela tient le monde debout. Il ne s'agit pas de se détacher du monde, mais de le rencontrer à partir d'une autre force.

Quelque chose en moi sait que rien ne peut m'arriver, que rien ne peut me détruire. C'est ce noyau infracassable en nous, ce noyau infracassable du divin en nous. Alors la peur cesse, et quand la peur cesse, il y a un drôle de morceau de moins d'horreur sur la terre! 
Parce que la peur est la plus grande créatrice de réalités qui existe. Ce dont nous avons peur, nous le créons presque irrémédiablement. C'est quelque chose d'effarant. Vous avez dû le remarquer dans votre vie. La peur a le pouvoir d'engendrer images et réalités. Dans l'univers d'épouvante dans lequel nous vivons, tout tient par la peur. 

Il faut y répondre en congédiant en nous la peur, en reprenant contact avec ce noyau infracassable qui nous habite.

Christian Singer,
Du bon usage des crises (Albin Michel, 1996)

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jeudi 26 mai 2016

Désordre dans le corps sage : cancer du sein

Quel choc en visitant à l’hôpital une amie opérée d’un cancer du sein ! Je suis frappée par le nombre de femmes atteintes de ce cancer. Une unité complète leur est dédiée. Inquiète, je me palpe les seins. Des questions fusent en moi en faisant ce geste: « Qu’est-ce que cela veut dire ? Pourquoi cet organe est-il autant atteint? » Peu à peu, calmée, des réponses viennent.

Le sein est le lieu symbolique de la maternité. Il permet de nourrir le nouveau-né. Après lui avoir donné vie (l’organe génital est aussi atteint par le cancer), la mère lui donne le sein pour qu’il grandisse. Elle lui offre ainsi son amour à travers la nourriture. Cela permet la persistance temporaire de l’amour fusionnel qu’ils ont eu pendant la grossesse.

Le sein participe aussi à la beauté harmonieuse de la femme. Maternité et féminité sont souvent en concurrence dans le soutien-gorge.

Que cet organe soit autant atteint semble en rapport avec la terre-mère, féconde, nourricière. Elle reçoit le rayonnement cosmique, solaire et donne vie sur terre.

Puis elle nourrit ses enfants, les trois familles: le monde végétal, le monde animal et le monde humain. Ce dernier l’a vénérée longtemps mais aujourd’hui que reçoit-elle des hommes? Beaucoup trop de blessures! Que ce soit du fait de l’exploitation sans vergogne des ressources ou de l’usage inconsidéré des produits chimiques dans l’agriculture, elle est traitée avec mépris au point d’en tomber malade. Alors sa nourriture empoisonne ses enfants et ils sont malades eux aussi.

LE MONDE VÉGÉTAL EST MALADE.

L’agriculture mécanisée, industrielle, chimique blesse, stérilise la terre. La terre-mère, c’est moi. Je suis soucieuse pour mes enfants comme la terre l’est pour les humains, ses enfants. Elle est malade en profondeur. C’est perceptible dans les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, dans la perturbation des cycles climatiques. Le règne végétal est décapité dans les forêts tropicales, poumon de la terre. Les hommes sont sans amour pour le règne végétal, symbole de l’amour gratuit. Le végétal se donne. Il accueille la lumière et la transforme pour que sur terre l’air soit respirable (la photosynthèse). Nous inspirons cet amour dans les poumons. La beauté et cet amour subtil contenus dans le monde végétal nous touchent mais si inconsciemment. Sinon pourquoi offririons-nous des fleurs? Je suis la fleur quand je me donne à l’homme que j'aime. Je suis le fruit quand mon enfant tête goulûment.

LE RÈGNE ANIMAL EST MALADE.


Les animaux sauvages mangent le végétal malade, boivent, respirent la pollution. Et ils sont malades. Sait-on la quantité de poissons cancéreux? De mammifères cancéreux?

Les animaux domestiques élevés pour la consommation subissent le même sort mais, ce qui est pire, mangent une nourriture de déchets animaux qui souvent ne leur convient pas. La rapacité humaine y ajoute antibiotiques, hormones de croissance et toutes sortes de médicaments (tranquillisants) pour leur survie. Les conditions d’élevage. de transport, d’abattage sont indignes de notre statut de maîtres sur eux. Pourtant ce sont eux qui nous donnent le goût de l’amour affectif. Nous sommes émus à la vue des petits qu’ils soient poussins, chiots ou poulains. Nous nous attendrissons de voir une mère allaiter ses petits, les lécher, les éduquer. Sinon pourquoi aurions-nous des animaux de compagnie? Je suis chienne, je suis tigresse, je suis souris quand l’envie me prend de faire l’amour comme le rut. Je suis l’oiseau couvant ses petits, leur donnant la becquée. Je suis la laie défendant ses marcassins.

AU BOUT DE LA CHAÎNE,
LE RÈGNE HOMINAL EST MALADE.

Nous respirons, nous buvons la terre, nous mangeons le végétal et l’animal malades. Nous recevons la rançon de notre inconséquence, de notre mépris, de notre voracité.

Comment penser que je ne suis pas responsable de ce qui arrive? Trop pressée, j’achète la nourriture sans réfléchir. Je cuisine a minima, la tête à mon travail pour être la meilleure. Mes enfants, je les dirige plus que je ne les écoute.

La souffrance de la terre me parle, c’est la mienne. Je la sens au-delà de ma personne. L’attitude humaine -dominer les trois règnes qui nous ont précédés - nous pouvons la changer... Nous pouvons changer dès aujourd’hui. En nous est la source de la maladie et de la mort: posséder, exploiter, dominer et tuer sont dans la biologie humaine. Ils sont l’héritage de nos ancêtres qui ont dû lutter pour survivre. Mais nous, femmes-mères avons le pouvoir de remplacer ce fonctionnement par l’amour.


LE RÈGNE HUMAIN A ACCÈS À UN DEGRÉ SUPÉRIEUR DE L’AMOUR : L’AMOUR POUR AUTRUI.

Cet autrui est d’abord en nous. La maternité nous le rappelle. C’est l’enfant en nous qui demande à être, aimé, cajolé, réconforté, rassuré, estimé. Aimer l’autre, c’est d’abord s’aimer soi-même. Aimer le petit, le faible, le méprisé en nous ouvre l’amour au dehors pour notre conjoint, notre voisin, l’étranger...

Alors maltraiter un animal devient impossible car la nature animale est dans notre biologie. Respecter la nature devient une seconde nature ! L’air que nous respirons est l’air des autres. Nous le partageons quoi qu’il arrive.

La science, les techniques d’aujourd’hui permettraient à l’humanité de vivre sans lutte pour la survie. La modernité n’est pas incompatible avec l’amour.

Le cancer se soigne pour une part avec la médecine la plus en pointe. Et pour une autre part avec ce retournement intérieur : aimer notre corps qui nous vient de la terre, aimer notre esprit qui nous vient d’ailleurs. Ce sont ces deux forces ensemble - la science et l’amour - qui peuvent guérir la terre et ses habitants.

La technique, les hommes savent déjà faire. L’amour, ils sont encore très débutants. Le progrès est dans cet apprentissage salvateur. Rêvons qu’un jour, le cancer ne sera plus qu’un souvenir qui a eu son utilité pour nous faire évoluer, C'est ainsi que je songe à la prochaine mammographie que je dois passer. ■


source : revue Reflets


mardi 24 mai 2016

Pauvres terres agricoles...


L'agriculture se sent hors sol... et perd ses racines.



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dimanche 22 mai 2016

Une vieille légende hindoue


Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les humains étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement des pouvoirs liés à leur divinité que Brahma, le Maître des dieux, décida de la leur ôter et de la cacher à un endroit où il leur serait impossible de la retrouver. Le grand problème fut de décider d’un endroit sûr.

Les dieux mineurs furent donc convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : “Enterrons la divinité des humains dans la terre.”

Mais Brahma répondit : “Non, cela ne suffit pas, car ils creuseront et la trouveront.”

Les dieux mineurs suggérèrent : “Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans.”

Mais Brahma répondit : “Non, car tôt ou tard, ils exploreront les profondeurs des océans et il est certain qu’un jour, ils la trouveront et la remonteront à la surface.”

Les dieux mineurs, ne sachant plus quoi faire, reconnurent : “Nous ne savons pas où cacher la divinité de l’humain, car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer, un endroit qu’ils ne puissent atteindre un jour.”

Alors Brahma dit : “Voici ce que nous allons faire : nous allons cacher la divinité de l’humain au plus profond de lui-même, c’est le seul endroit où il ne pensera pas à la chercher.”

Depuis ce temps-là, conclut la légende, les humains ont fait le tour de la terre, ils ont exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de “ce quelque chose de divin” qui se trouve en eux-mêmes.


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