jeudi 14 mars 2013

C'est quoi le bonheur ?

Comme dirait Daniel Morin, le bonheur c'est féminin et cela s'appelle la bonne heure. 
Le bonheur est toujours à la bonne heure...

mercredi 13 mars 2013

En hommage à Stéphane Hessel avec Marie de Hennezel

En hommage à Stéphane Hessel, ces quelques lignes de l'interview qu'il m'a donné en 2010 pour "la chaleur du coeur empêche nos corps de rouiller ". 

 Stéphane m'a parlé de sa foi dans l'invisible et m'a parlé d'un texte de Rilke, qu'il a découvert et qu'il vient de traduire. Rilke répond à un ami qui lui dit qu'il aimerait comprendre Les Elégies à Duino. Rilke lui écrit une lettre de sept pages. 

Au coeur de ce beau texte, on lit ceci : « ce que j'ai découvert c'est que la vie est encadrée par l'invisible, que les anges vivent dans cet invisible. Et que notre tâche à nous les hommes est de transformer le visible en invisible. Nous sommes des abeilles qui butinons l'or du visible pour en faire la trame de l'invisible. » 

Ce texte indique que le fait d'être mortel nous autorise à tirer la substance de la vie et à lui donner corps en nous, de sorte qu'elle transperce les frontières de la vie sur terre. Naturellement la poésie fait partie des éléments qui nous rapproche des anges. « Notre tâche, écrit Rilke, est d'imprimer en nous cette terre provisoire et caduque, si profondément, si douloureusement et passionnément que son essence resurgit invisiblement en nous. Nous sommes les abeilles de l'invisible. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l'accumuler dans la grande ruche d'or de l'Invisible. » 

Je demande alors à Stéphane pourquoi cette phrase de Rilke le touche tellement. Elle résume, me dit-il, à merveille la mission de chacun d'entre nous. Les hommes sont capables de prendre en main la destinée de l'espèce. Or l'espèce humaine a acquis une dimension immense, au cours du siècle dernier. « Elle a une capacité nouvelle à être. Ce qu'elle a découvert sur elle-même depuis Freud et Einstein, cette transformation implique une responsabilité. L'homme est responsable de l'homme. Il ne peut pas se comporter n'importe comment. »



source : slog de Marie de Hennezel

lundi 11 mars 2013

Une journée de Journal Créatif dans le Nord

Voici le premier stage organisé par l'Association La Porte Vitale
avec pour l'occasion la venue d'une québécoise spécialisée dans le Journal Créatif,
 Dominique PODVIN

Samedi 4 mai 2013 de 9h à 17h 
Dans cet atelier d’une journée, vous utiliserez le journal créatif pour élargir votre perception de vous-même et partir à la recherche de vos valeurs et de vos aspirations profondes.
Vous y apprendrez des techniques de journal créatif ludiques, originales et stimulantes qui vous aideront à explorer vos différentes facettes pour mieux les comprendre et les intégrer.

Vous ressortirez de cet atelier avec une meilleure connaissance de vous-même et des potentiels qui vous habitent ainsi qu’avec des exercices de journal créatif que vous pourrez réutiliser seul chez vous quand vous en aurez envie ou besoin. 

COÛT : Inscrivez-vous avant le 31 mars et gagnez 15 € 
Payez 75€ au lieu de 90 € pour la journée, matériel inclus, apporter seulement votre cahier avec des pages blanches (genre cahier à dessin).


OBJECTIFS DU JOURNAL CREATIF 
  • Développer votre confiance en vous 
  • Gérer votre stress 
  • Trouver des solutions à vos problèmes et à vos conflits
  • Clarifier vos émotions et vos pensées et les exprimer 
  • Changer des choses dans votre vie 
  • Améliorer vos relations avec vous-même et avec les autres 
  • Faire des meilleurs choix 
  • Être plus heureux, donner du sens à votre vie 
  • Mieux vous connaitre 
  • Vous connecter à vos ressources intérieures 
  • Développer ou stimuler votre créativité 
  • Développer l’esprit du jeu et la spontanéité 
  • Vous détendre
Pour en savoir plus : le blog de Dominique Podvin

Une originale association...

Nous avons créé une association appelée

 "La Porte Vitale".

Vous pouvez aller sur le site pour en savoir plus :


dimanche 10 mars 2013

Un présent de Daniel Morin

Des exemplaires à acheter "Maintenant ou Jamais" ou à offrir. Un pour pratiquer, un autre pour éclairer sa bibliothèque et quelques autres à partager dans vos cercles d'amis... et un dernier qui vous liera au présent qu'est la Vie !



Maintenant ou Jamais

Petit extrait : 

Alexandre Jollien : Tu parles parfois de "plonger dans le pot de l'être". De quoi s'agit-il ? 
Daniel Morin : Il s'agit de tout lâcher au bout d'un expir, s'oublier un instant en tant que moi possesseur, ne plus rien vouloir, ne plus rien tenir, se vider de tous les concepts, et mourir à soi-même pour n'être plus rien de spécial, hormis être. Ce simple geste, accessible à tous ceux qui cherchent dans cette direction, aide à retrouver la conscience de l'inséparabilité entre le Tout et la partie."


samedi 9 mars 2013

Accueil de la mort avec Stéphane Hessel

Un très beau message que nous laisse Stéphane Hessel...

source : "Empreintes"

vendredi 8 mars 2013

Poésie avec Jean Grosjean

Samedi 9 mars dans toute la France, lancement du 15e PRINTEMPS des POETES


Souris, du moins par politesse, à la seule minute au monde qui te regarde.
Trahis-toi sans dire mot en contrebande. N'éteins pas l'amour mais sa parole.
Ne me donne rien de peur de t'intéresser. Offre-moi seulement ce que je prends. 
À te pencher tu retarderais ta marche.
Ne me demande rien. Me voici qui ne suis que ce que je te restitue.
Car si je projette ma silhouette devant moi c'est que je te tourne le dos, Soleil.
Ne dialogue pas avec ton miroir. Sois tel que rien ne soit. 
Que ta présence consume ta figure.
L'horloge patiente va et vient.
Je ne peux rabattre la couverture des paupières sur mon visage puisque je n'ai plus de visage.
Ne me regarde pas. Tu n'auras en moi nul repos.
Je suis une voix encore peut-être mais sourde et incessante qui n'est autre déjà qu'à tes tempes le battement plus fort de ton cœur.

Jean Grosjean, 
Terre du temps



Cri
Un matin comme les autres,
l’avoine coupée d’hier,
le verger jonché de prunes.
Le ruisseau ne cesse guère
de s’en aller sous la brume.
Un nuage à l’horizon,
l’agneau que sa mère oublie,
le pic-épeiche et son cri.
La grande herbe se balance
depuis les débuts du monde.

Jean Grosjean


jeudi 7 mars 2013

Le rayon de soleil avec Christian Bobin (2)

Jean Grosjean : "ça n'arrive jamais à Dieu d'être le plus fort"...
Un souffle de vie avec Christian Bobin

lundi 4 mars 2013

Le Puy en Velay, un chemin phytospirituel

A la suite de l'article sur le blog de Yannick, une vidéo pour découvrir le Puy en Velay


Le Puy en Velay, un tremplin vers compostelle...

dimanche 3 mars 2013

Il est bon de donner... avec Khalil Gibran

Alors un homme riche dit, Parlez-nous du Don.
Et il répondit : Vous donnez, mais bien peu quand vous donnez de vos possessions. C'est lorsque vous donnez de vous-même que vous donnez véritablement. Car que sont vos possessions, sinon des choses que vous conservez et gardez par peur d'en avoir besoin le lendemain ?

Et demain, qu'apportera demain au chien trop prévoyant qui enterre ses os dans le sable sans pistes, tandis qu'il suit les pèlerins dans la ville sainte ? Et qu'est-ce que la peur de la misère sinon la misère elle-même ? La crainte de la soif devant votre puits qui déborde n'est-elle pas déjà une soif inextinguible ?


Il y a ceux qui donnent peu de l'abondance qu'ils possèdent et ils le donnent pour susciter la gratitude et leur désir secret corrompt leurs dons.

Et il y a ceux qui possèdent peu et qui le donnent en entier. Ceux-là ont foi en la vie et en la générosité de la vie, et leur coffre ne se vide jamais.

Il y a ceux qui donnent avec joie, et cette joie est leur récompense.

Et il y a ceux qui donnent dans la douleur, et cette douleur est leur baptême.

Et il y a ceux qui donnent et qui n'en éprouvent point de douleur, ni ne recherchent la joie, ni ne donnent en ayant conscience de leur vertu. Ils donnent comme, là bas, le myrte exhale son parfum dans l'espace de la vallée
.


Par les mains de ceux-là Dieu parle, et du fond de leurs yeux Il sourit à la terre.


Il est bon de donner lorsqu'on vous le demande, mais il est mieux de donner quand on vous le demande point, par compréhension ; et pour celui dont les mains sont ouvertes, la quête de celui qui recevra est un bonheur plus grand que le don lui-même.

Et n'y a-t-il rien que vous voudriez refuser ?


Tout ce que vous possédez, un jour sera donné ; donnez donc maintenant, afin que la saison du don soit la vôtre et non celle de vos héritiers.

Vous dites souvent : ''Je donnerai, mais seulement à ceux qui le méritent''.

Les arbres de vos vergers ne parlent pas ainsi, ni les troupeaux dans vos pâturages. Ils donnent de sorte qu'ils puissent vivre, car pour eux, retenir est périr.




Assurément, celui qui est digne de recevoir ses jours et ses nuits est digne de recevoir tout le reste de vous. Et celui qui mérite de boire à l'océan de la vie mérite de remplir sa coupe à votre petit ruisseau.

Et quel mérite plus grand peut-il exister que celui qui réside dans le courage et la confiance, et même dans la charité, de recevoir ?

Et qui êtes-vous pour qu'un homme doive dévoiler sa poitrine et abandonner sa fierté, de sorte que vous puissiez voir sa dignité mise à nu et sa fierté exposée ?

Veillez d'abord à mériter vous même de pouvoir donner, et d'être un instrument du don.

Car en vérité c'est la vie qui donne à la vie tandis que vous, qui imaginez pouvoir donner, n'êtes rien d'autre qu'un témoin.

Et vous qui recevez - et vous recevez tous - ne percevez pas la gratitude comme un fardeau, car ce serait imposer un joug à vous même, comme à celui qui donne. Élevez-vous plutôt avec celui qui vous a donné par ses offrandes, comme avec des ailes. Car trop se soucier de votre dette est douter de sa générosité, qui a la terre bienveillante pour mère, et Dieu pour père.



Khalil Gibran
"Le prophète" (extrait)