lundi 4 mars 2013

Le Puy en Velay, un chemin phytospirituel

A la suite de l'article sur le blog de Yannick, une vidéo pour découvrir le Puy en Velay


Le Puy en Velay, un tremplin vers compostelle...

dimanche 3 mars 2013

Il est bon de donner... avec Khalil Gibran

Alors un homme riche dit, Parlez-nous du Don.
Et il répondit : Vous donnez, mais bien peu quand vous donnez de vos possessions. C'est lorsque vous donnez de vous-même que vous donnez véritablement. Car que sont vos possessions, sinon des choses que vous conservez et gardez par peur d'en avoir besoin le lendemain ?

Et demain, qu'apportera demain au chien trop prévoyant qui enterre ses os dans le sable sans pistes, tandis qu'il suit les pèlerins dans la ville sainte ? Et qu'est-ce que la peur de la misère sinon la misère elle-même ? La crainte de la soif devant votre puits qui déborde n'est-elle pas déjà une soif inextinguible ?


Il y a ceux qui donnent peu de l'abondance qu'ils possèdent et ils le donnent pour susciter la gratitude et leur désir secret corrompt leurs dons.

Et il y a ceux qui possèdent peu et qui le donnent en entier. Ceux-là ont foi en la vie et en la générosité de la vie, et leur coffre ne se vide jamais.

Il y a ceux qui donnent avec joie, et cette joie est leur récompense.

Et il y a ceux qui donnent dans la douleur, et cette douleur est leur baptême.

Et il y a ceux qui donnent et qui n'en éprouvent point de douleur, ni ne recherchent la joie, ni ne donnent en ayant conscience de leur vertu. Ils donnent comme, là bas, le myrte exhale son parfum dans l'espace de la vallée
.


Par les mains de ceux-là Dieu parle, et du fond de leurs yeux Il sourit à la terre.


Il est bon de donner lorsqu'on vous le demande, mais il est mieux de donner quand on vous le demande point, par compréhension ; et pour celui dont les mains sont ouvertes, la quête de celui qui recevra est un bonheur plus grand que le don lui-même.

Et n'y a-t-il rien que vous voudriez refuser ?


Tout ce que vous possédez, un jour sera donné ; donnez donc maintenant, afin que la saison du don soit la vôtre et non celle de vos héritiers.

Vous dites souvent : ''Je donnerai, mais seulement à ceux qui le méritent''.

Les arbres de vos vergers ne parlent pas ainsi, ni les troupeaux dans vos pâturages. Ils donnent de sorte qu'ils puissent vivre, car pour eux, retenir est périr.




Assurément, celui qui est digne de recevoir ses jours et ses nuits est digne de recevoir tout le reste de vous. Et celui qui mérite de boire à l'océan de la vie mérite de remplir sa coupe à votre petit ruisseau.

Et quel mérite plus grand peut-il exister que celui qui réside dans le courage et la confiance, et même dans la charité, de recevoir ?

Et qui êtes-vous pour qu'un homme doive dévoiler sa poitrine et abandonner sa fierté, de sorte que vous puissiez voir sa dignité mise à nu et sa fierté exposée ?

Veillez d'abord à mériter vous même de pouvoir donner, et d'être un instrument du don.

Car en vérité c'est la vie qui donne à la vie tandis que vous, qui imaginez pouvoir donner, n'êtes rien d'autre qu'un témoin.

Et vous qui recevez - et vous recevez tous - ne percevez pas la gratitude comme un fardeau, car ce serait imposer un joug à vous même, comme à celui qui donne. Élevez-vous plutôt avec celui qui vous a donné par ses offrandes, comme avec des ailes. Car trop se soucier de votre dette est douter de sa générosité, qui a la terre bienveillante pour mère, et Dieu pour père.



Khalil Gibran
"Le prophète" (extrait)

samedi 2 mars 2013

Alexandre Jollien et une place dans l'actualité...


C'est un peu court mais bon... 

"Très vite, j’eus l’intuition qu’en fuyant le handicap, on s’isole. Il est là, il faut l’accueillir comme un cinquième membre, composer avec lui. Pour ce faire, la connaissance de ses faiblesses me semble primordiale."
Eloge de la faiblesse de Alexandre Jollien

vendredi 1 mars 2013

Se recueillir par Christiane Rancé (5)


MARCHEZ À LA CAMPAGNE


La marche, qui permet l'accouplement de la pensée et du pas, nous réinscrit dans l'espace et le temps. 


Marchez donc, et de préférence à la campagne. En ville, tout est assistance – l'éclairage, les trottoirs, les signaux –, alors que confronté à la nature, à ses rigueurs, on est ramené à notre humilité d'homme, dégraissé en quelque sorte, et mieux disposé à rencontrer Dieu.


source : La Vie

jeudi 28 février 2013

Se recueillir par Christiane Rancé (4)


ENTREZ DANS LES ÉGLISES

Prenez l'habitude de rompre le rythme de vos journées en fréquentant les églises. 

Asseyez-vous quelques minutes et regardez les vitraux, la nef, la verticalité de l'édifice, les gens qui prient. 

Laissez-vous envahir par cette atmosphère.

mercredi 27 février 2013

Ce que je suis...livre de Philippe Fabri


Philippe fabri vient de sortir un livre sur les exercices de Douglas Harding

"Ce que je suis, les autres ne le voient pas". Ed. Altess (280P - format 21 X21 cm).
Il ne sera disponible en librairie qu'à partir du 25 avril, mais d'ores et déjà vous pouvez le commander directement auprès de l'auteur.

"Ce livre est le fruit d'un long travail personnel commencé en 98. J'ai revisité toutes les expériences que Douglas Harding avait mises au point pour voir notre véritable nature. J'en ai tiré ma propre quintessence et je l'ai transcrite en mots. C'est cela que j'ai eu envie de partager. J'ai sélectionné ce que j'ai considéré comme les 40 principales expériences basées aussi bien sur la vision que la pensée, le toucher, le goût ou l'audition.
J'ai illustré ce livre de près de 200 photos permettant de voir la différence entre "ce que les autres voient de moi" et "ce que moi je vois" pour que le lecteur réalise à quel point nous ne voyons pas le monde, mais nous pensons le monde, nous nous faisons une image mentale du monde, nous nous faisons une image mentale de nous même. Revenir à l'expérience de ce que je vois permet de toucher ce que je suis.

Alain Bayod qui enseigne à Hauteville dans le centre d'Arnaud Desjardins a rencontré pour la première fois Douglas Harding le même jour que moi à Ardenne. J'ai pour lui une profonde reconnaissance car il m'a permis de valoriser les expériences de Douglas. Il m'a fait l'honneur d'écrire la préface du livre.
Comme un clin d'oeil, le livre est édité au même format (21 X 21 cm) que l'était la revue "Vivre Sans tête" que j'ai éditée pendant un certain nombre d'années.
Avec toute mon amitié.
Philippe "
BON DE COMMANDE
« Ce que je suis, les autres ne le voient pas »

NOM……………………………………………………………………………………
 PRENOM………………………………………………………………………………
 ADRESSE……………………………………………………………………………….
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 Je souhaite commander le livre « Ce que je suis, les autres ne le voient pas »
 Merci de bien vouloir me l’envoyer à l’adresse ci-dessus et je joins un chèque de 25€.
  • Je joins un chèque de 20€ et je viendrai chercher le livre à La Courançais à Saint Maxire. Veillez à téléphoner à Martine (Tél. 06 07 23 39 72) pour être sûr de trouver quelqu’un à la maison.
Les chèques sont à libeller au nom de l’Association « Le Chemin du Bonheur »
 Le bon de commande est à envoyer à
Philippe FABRI
La Courançais
79410 SAINT MAXIRE

Se recueillir par Christiane Rancé (3)


JARDINEZ

Même à Paris, sur le bord de votre fenêtre, prenez un pot, semez-y une graine et regardez-la pousser. 

Le jardinage permet d'entrer dans un autre rythme, celui de la saison, de la nature, de Dieu. 

Il apprend aussi les vertus essentielles de la prière : la patience, l'effort, puis la louange quand naissent les premières fleurs.

mardi 26 février 2013

Là où vous êtes avec Douglas Harding



"Ce Que je vois que je suis, ici et maintenant, est plus brillant qu’un frais matin de mai, étincelle avec plus d’éclat que la flamme du premier crocus qui perce la neige. 
Et pourtant c’est parfaitement naturel et ordinaire, pas plus mystique qu’un verre d’eau, plus quelconque même que cela. 
Vous êtes avertis. "
Le petit livre de la vie et de la mort , p.47


Se recueillir par Christiane Rancé (2)

ENTOUREZ-VOUS DE BEAUTÉ 


 Écoutez de la musique, lisez de la poésie, soyez attentifs à toutes les incarnations de la parole christique présentes dans l'art. 


Fréquentez les musées aussi ; en contemplant les toiles, demandez-vous ce que les peintres ont compris des Écritures et ont voulu vous transmettre. 


Livrez-vous à cet exercice de l'élévation par la beauté, en empruntant les chemins parcourus par les artistes. 


lundi 25 février 2013

Se recueillir par Christiane Rancé (1)


CRÉEZ-VOUS UNE CHAMBRE INTIME

Il y a une chose très belle dans le shabbat des juifs : ce jour-là, ils ne touchent pas l'électricité, coupent tout contact avec ce que l'artefact humain peut apporter dans une maison, de façon à se recréer une chambre intime, se remettre au rythme liturgique de la vie. 

Chez vous, certains soirs, coupez aussi l'électricité et ce qu'elle alimente. Préparez-vous pour accueillir une autre parole. Même si vous ne priez pas, faites cette gymnastique d'interdire au monde extérieur de pénétrer chez vous, et aiguisez ainsi votre attention. 

Le recueillement est toujours un seuil de communion, avec la beauté, la souffrance, le silence, l'autre, jusqu'à la prière, communion parfaite.


dimanche 24 février 2013

Tu t'élanceras vers la clarté avec Philippe Mac Leod

C'est le deuxième dimanche de Carême : « Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil »  Évangile selon Saint Matthieu, chapitre 17, verset 2.


"L’homme est conçu pour s’élancer. La station verticale l’a dégagé de l’animalité. C’est encore vers le haut que son développement s’est dirigé. 
Tout en se répandant à la surface de la Terre, il n’a cessé de se chercher dans le miroir du ciel. Nous aurions tort de déprécier cet attrait, qui n’est pas seulement une évasion, une respiration nécessaires. Il témoigne aussi de notre soif des grands espaces, de notre aspiration à la clarté, à l’aisance. 
Le bleu est une couleur de libération, de transparence ; d’eau et d’air, il est la couleur de l’insaisissable, du lointain, de l’appel. Le monde, à cette hauteur, dit autre chose de nous-mêmes. 
Nous élever, c’est nous alléger.

Le Christ priait. Au milieu des foules, il levait les yeux vers le ciel. Il semblait prendre pied dans un monde porté par le souffle d’en haut.

Aimer les hommes, aimer l’homme comme le Christ l’a aimé, et aujourd’hui sans doute plus qu’hier, c’est regarder les gens plus loin que ce qu’ils donnent à voir. Surtout pas pour ce qu’ils sont, ni même pour ce qu’ils cacheraient au-delà des apparences, mais pour ce qu’ils ne sont pas encore, ce qu’ils sont appelés à être. Poser sur eux un regard qui apporte souffle, clarté, hauteur et largeur, un regard qui leur ouvre l’espace où ils pourront s’élever.

Par peur de l’irréalisme, du déracinement, nous sommes peut-être devenus trop terre à terre. Il ne s’agit pas de nous échapper, mais de nous élever au sens de grandir, croître, les pieds sur terre, dans la terre, mais la tête au ciel, pleine du souffle large des cieux. 

Nous citons volontiers saint Irénée : "La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant." Nous connaissons moins bien la suite: "Et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu." Saint Paul, dans le droit fil des prophètes, le déclare sans détour : Dieu nous a faits pour que nous le cherchions et que nous essayions d’entrer en contact avec lui (selon le récit des Actes des Apôtres, chapitre 17, versets 22 à 31). "Nous sommes de sa race", dit-il, c’est-à-dire que nous sommes capables de Dieu, nous sommes faits pour lui, pour le rejoindre, non pas en décollant de la réalité, mais en croissant, en atteignant la taille du Christ. Il ne suffit donc pas de croire passivement. L’Évangile ne cesse de nous interroger sur le Dieu auquel nous croyons. 

Si elle ne nous engage pas dans un processus de transformation, de progression, d’élévation, comme le principe actif du levain, notre foi ne franchit jamais la fonction sociale. Elle finit par devenir une sorte d’option ou d’héritage culturel. Elle n’habite pas en nous et nous ne sommes pas en elle. Elle n’enfante plus. 

Et la pratique dont nous nous réclamons est trop souvent la mise à distance d’un Dieu qui nous cherche pourtant jusque dans l’intimité de nos entrailles. L’excès formaliste, la place trop grande donnée aux signes extérieurs sont autant de façons de compenser cette distance. C’est notre faiblesse naturelle qui justifie les représentations des choses de l’esprit. Il faut nous forcer à nous dépasser en dépassant ces représentations.
Il y a comme une religion prophétique à réinventer, une religion de la vérité intérieure, de l’authenticité, une religion de la beauté de l’âme que nous saurons rayonner autour de nous et qui seule pourra faire comprendre à nos contemporains ce que peut signifier le Verbe fait chair. Le ciel que nous avons contemplé, le bleu qui est en nous, il nous faut maintenant le répandre, comme une traînée de poudre, une monnaie brillante au fond de nos regards épurés jusqu’à la divine simplicité. "

L’écrivain Philippe Mac Leod a publié plusieurs recueils de poèmes, dont la Liturgie des saisons (le Castor astral, prix Max-Pol-Fouchet) et Au milieu de la nuit (Ad Solem). 


Photos : Gregory Perrin