dimanche 9 décembre 2012

Rituels de l'avent (2) : le sapin


Le sapin

Au cœur de l’hiver, le sapin au feuillage vert irradie de vie alors que le reste de la nature semble mort. Dès l’époque romaine, il est entré dans les foyers comme promesse du retour du soleil. 
La première mention de l’arbre de Noël tel que nous le connaissons remonte au XVIe siècle, en Alsace. Si le sapin est un symbole païen depuis longtemps, son sens chrétien s’avère lui aussi ancien.
Au Moyen Âge, il trônait au centre de la scène lors de la représentation du mystère du Paradis, l’histoire de la Création qui était jouée sur le parvis des églises la veille de Noël. 
Représentant l’arbre de la connaissance du bien et du mal, on l’avait choisi pour sa vitalité, annonciatrice de la lumière du Sauveur. À ses branches, on suspendait des pommes en rappel du péché ori­ginel. Après l’interdiction des mys­tères, l’arbre fut conservé comme rite pour attendre Noël.

 Mady, 29 ans, Saint-Ouen (93). 
" Chaque année, mes quatre sœurs et moi-même attendions avec impatience le moment de décorer le sapin de Noël. Malgré les tensions entre nous et les difficultés de la vie, il nous réunissait toujours dans la joie avec nos parents. Il est important que chacun prenne le temps de participer et personnalise la décoration avec ses créations ou avec ses idées. Le plus jeune d’entre nous mettait la touche finale en déposant l’étoile tout en haut du sapin. Les tra­ditions de l’Avent sont l’occasion de partager des moments en famille. Aujourd’hui, je veille toujours à ce que la maison prenne vie et soit bien décorée. Noël annonce la venue du Christ, nous devons l’accueillir de façon digne. Cette période fournit une bouffée d’énergie pour se préparer à la nouvelle année liturgique."

Source : La Vie

samedi 8 décembre 2012

Bain de douceur

Cette vidéo pourra peut-être vous rappeler un certain état d'être.




vendredi 7 décembre 2012

jeudi 6 décembre 2012

La mystérieuse force d'attraction du zen ! par Jacques Castermane

Est-ce une mode ? Une tendance à l'exotisme ? Une tendance à fuir les problèmes auxquels nous sommes quotidiennement confronté ? Non. Aujourd'hui, le zen est perçu comme un chemin de guérison d'une maladie qui est propre à l'être humain : le mal-être intérieur, un dessèchement intérieur, un sentiment d'inquiétude et souvent même d'angoisse.

Le zen, à travers une lecture ou par la rencontre d'une personne qui chemine sur cette Voie, suscite une promesse : la promesse d'une libération du vrai soi-même, d'une manière d'être authentique. La promesse d'un changement doit alors être transférée dans la pratique du changement : l'exercice, sans lequel le zen reste un concept. 


L'exercice fondamental, le plus simple, est la pratique méditative sans objet appelée zazen. Il ne s'agit pas d'un exercice préparatoire à un changement éventuel pour après ... pour plus tard. L'exercice, lorsqu'il a ses racines dans le monde du zen, est le champ du changement ainsi que le moment du changement. Ce que rappelle un maître zen du douzième siècle, Dogen, qui pose à ses disciples une question qui devrait éveiller notre attention : « Si tu ne trouves pas le calme ici et maintenant, tu le trouveras où ? tu le trouveras quand ? ».


Dogen ... le zen ... zazen ... ! Est-ce une invitation à devenir Bouddhiste ? Non. Après un séjour au Japon d'une dizaine d'années, Graf Dürckheim écrit : « Face au zen, deux attitudes sont possibles : on peut soit accepter de se convertir au Bouddhisme, soit accueillir ce qu'il renferme d'universellement humain. Seule m'importe la seconde attitude. »


Jacques Castermane

mardi 4 décembre 2012

Christian Bobin : « ce qui reste est comme une pépite d’or »


« Nous sommes sans arrêt confrontés à des séparations. La vie a une main qui plonge dans notre corps, se saisit du cœur et l’enlève. Pas une fois, mais de nombreuses fois. En échange, la vie nous donne de l’or. Seulement, nous payons cet or à un prix fou puisque nous en avons, à chaque fois, le cœur arraché vivant… 
Chaque séparation nous donne une vue de plus en plus ample et éblouie de la vie. Les arrachements nous lavent. Tout se passe, dans cette vie, comme s’il nous fallait avaler l’océan. Comme si périodiquement nous étions remis à neuf par ce qui nous rappelle de ne pas nous installer, de ne pas nous habituer. La vie a deux visages : un émerveillant et un terrible. Quand vous avez vu le visage terrible, le visage émerveillant se tourne vers vous comme un soleil. 

Il reste d’une personne aimée une matière très subtile, immatérielle qu’on nommait avant, faute de mieux, sa présence. Une note unique dont vous ne retrouverez jamais l’équivalent dans le monde. Une note cristalline, quelque chose qui vous donnait de la joie à penser à cette personne, à la voir venir vers vous. Comme la pépite d’or trouvée au fond du tamis, ce qui reste d’une personne est éclatant. Inaltérable désormais. Alors qu’avant votre vue pouvait s’obscurcir pour des tas de raisons, toujours mauvaises (hostilités, rancœurs, etc.), là, vous reconnaissez le plus profond et le meilleur de la personne. Toutes ces choses impondérables qui rôdent dans l’éclat d’un regard, passent par un rire, par des gestes, qui faisaient que la personne était unique, reviennent à vous par la pensée.

Mon père, mort il y a maintenant 13 ans, n’arrête pas de grandir, de prendre de plus en plus de place dans ma vie. Cette croissance des gens après leur mort est très étrange. Comme si la vie ne finissait pas, comme si elle était un livre dont aucun lecteur ne pourra jamais dire : « Ça y est, je l’ai lu. » La vision de mon père change avec le temps, tout comme moi-même je change. Ceux qui ont disparu mêlent leur visage au nôtre. Nous sommes étroitement liés, souterrainement, dans une métamorphose incessante. C’est pourquoi il est impossible de définir aussi bien la vie que la mort. On ne peut que parler d’une sorte de flux qui sans arrêt se transforme, s’assombrit puis s’éclaire de façon toujours surprenante. La mort a beaucoup de vertus, notamment celle du réveil. Elle nous ramène à l’essentiel, vers ce à quoi nous tenons vraiment. »

Entretien avec Christian Bobin 
extrait du numéro spécial de La Vie : "Vivre le deuil"

lundi 3 décembre 2012

Faire naître... l'amour...avec Clémentine Célarié

« Faire naître un enfant, c'est s'inscrire dans l'histoire ancestrale, honorer le passé et ouvrir l'avenir. C'est aussi se donner le plus fort des alliés. Je ne serais pas vraiment "vivante" si je n'avais pas vécu cette aventure. Y a-t-il p
lus belle création que de faire naître un être qui, à partir de vous, deviendra peu à peu lui-même ? »

« J'ai besoin des senteurs, des couleurs, de la fraternité de l'Afrique. Là-bas, la naissance est à la fois terrienne et mystique, une manière de s'inscrire dans le cycle de l'univers... Le sentiment de se laisser traverser par les grandes forces vitales qui nous dépassent. Je suis incapable de mettre le mot Dieu sur ces forces, mais je sais que nous sommes habités par une source mystérieuse qui nous dépasse. Si Dieu existe, Il est en nous, Il est même une part de nous-mêmes, la part de bonté, de compassion qu'il nous faut sans cesse faire gagner contre la mauvaise part d'ombre...


Je crois avoir aujourd'hui compris que la vie spirituelle commence lorsque l'on ose enfin entrer en résistance contre la part d'ombre qui nous empêche de choisir la vie. Oser aimer nous rend sans doute fragiles, mais cette vulnérabilité est ma force. »


Clémentine Célarié
(source : Psychologies magazine)

dimanche 2 décembre 2012

Rituels de l'avent (1) : le calendrier

À l’approche de Noël, difficile de résister. L’envie vous prend de fouiller les placards à la recherche du cadeau qui vous est destiné, ou de dévorer à l’avance les boîtes de chocolats. Mais, si vous craquez, le plaisir sera triste ! 

L’Avent vous offre justement le moyen d’apprendre à attendre. Pour cela, il faut remettre quelques idées en place : l’Avent (du latin adventus, qui signifie « avènement » ou « venue ») est cette période de quatre semaines où l’on commémore la naissance de Jésus (le passé), mais où l’on évoque aussi son retour à la fin des temps (le futur). C’est une sorte de veille. L’idée est de vivre ce temps fort non pas comme une frustration, mais d’exercer son désir pour mieux apprécier le jour de Noël, de ne pas nous laisser happer par le stress. C’est-à-dire vivre la fête au-delà de la simple gourmandise, et se souvenir que l’abondance des cadeaux et de la table sont des métaphores de l’amour de Dieu, qui ne compte pas sa profusion.

Jadis, les chrétiens s’imposaient un austère « carême de Noël ». Ce temps de jeûne n’est plus d’actualité, mais nous pouvons d’une autre manière mettre à profit cette période. 


Voici l'occasion de replonger à l’origine de quatre rituels de l’Avent.


Le calendrier

« Dis, maman, c’est quand Noël ? » Déjà, au XIXe siècle, les enfants pressaient leurs parents d’avancer la date du jour J. Afin de les faire patienter, la femme d’un pasteur allemand dessina 24 cases sur un carton et y accrocha des biscuits, un à déguster chaque matin du mois de décembre. Son fils s’en inspira pour imprimer en 1908, à Munich, le premier calendrier de l’Avent, avec des images et des versets bibliques. Ce moyen ludique de décompter les jours aide l’enfant à comprendre les vertus de l’attente. 
Les fenêtres ouvrent souvent sur des friandises, mais peuvent aussi servir de catéchèse en y reliant une citation biblique, une intention de prière ou une activité manuelle.
Pourquoi ne pas confectionner vous-même un calendrier ? Laissez libre cours à votre imagination : une maison avec des portes, des petits sacs accrochés au sapin, etc.


source : La Vie

samedi 1 décembre 2012

Regards en vitrine...


Un court métrage que j'ai bien apprécié et que je partage pour ce premier week-end de l'Avent...


vendredi 30 novembre 2012

Des noms de Dieux avec Cheikh Khaled Bentounes (2)

Revenir à l'unité, au point central du cercle, là où tout se rencontre...

« Se révolter contre Dieu, porter vers Lui un regard accusateur sous prétexte que nous souffrons des injustices et des violences de ce monde, c'est vivre dans la dualité en Le rendant lointain et extérieur à nous. A l'inverse, l'enseignement soufi veut rapprocher l'homme de son unité en lui faisant goûter en lui-même la Présence divine. Si à chaque fois que nous entreprenons un acte, nous prenons conscience de cette Présence et nous la manifestons à travers la formule de la shahâda, nous lui donnons sa portée spirituelle et nous renforçons sa relation subtile avec le premier acteur, le divin. »


jeudi 29 novembre 2012

Des noms de Dieux avec Cheikh Khaled Bentounes (1)

Cheik Khaled Bentounes, né en 1949, est, depuis 1975, chef de la confrérie soufie Alawija.
Voici la première partie de l'émission :

« La voie du milieu est celle qui prend en compte l'homme tel qu'il est dans sa complexité. Si, en tant qu'homme, nous prenons conscience que nous n'existons que par Lui et qu'Il est présent où que nous allions, nous sommes capables de transcender toutes les oppositions engendrées par la multiplicité ou la dualité pour ne retenir d'elles que leur complémentarité. Mais si nous restons prisonniers d'une culture, d'une communauté ou d'une religion ou si nous nous laissons conditionner par le regard des autres, nous ne faisons que nous éloigner de nous-même et augmenter nos tiraillements intérieurs. »


mercredi 28 novembre 2012

Hommage à Ariane Buisset

"Ayant appris il y a huit semaines que j’avais un cancer du poumon, je tente depuis le mois de février 2009 de vivre « le yoga de la maladie » – qui n’est qu’un cas spécifique du yoga global.
Comme dans tous les yogas, le principal est d’ab

ord d’avoir une attitude lucide : regarder les choses en face, sans laisser intervenir la peur, l’envie de fuir, le mensonge, le désir que la situation soit autre etc…Pas de comparaison avec ce qui pourrait être. Pas de construction d’une réalité parallèle. Comme le dit le Bouddha : la libération consiste simplement à « voir les choses telles qu’elles sont » (sans projection et sans choix). Cette définition n’a pas l’air d’être aussi alléchante que la promesse de marcher sur l’eau ou de se réincarner au 7ème ciel, et pourtant que de merveilles elle recèle ! 

Ancrée dans cette attitude, que des années de méditation ont fortifiée, transportée d’urgence à l’hôpital, je demande immédiatement au médecin de ne pas prendre de gants avec moi. Après quelques jours d’hésitation, comme je demeure souriante devant des résultats d’analyse de plus en plus « catastrophiques », il finit par comprendre qu’il peut tout me dire et se montre visiblement soulagé, tout en étant assez intrigué. Je pense alors à quel point il doit être pénible aux médecins de devoir annoncer à leur patient des nouvelles « difficiles », alors qu’ils n’ont visiblement reçu aucune préparation psychologique en ce sens et doivent prendre en pleine poitrine la peur, l’inquiétude et la panique de leur interlocuteur.
Tout de suite aussi, je considère que ce qui se passe a un sens : ce n’est pas absurde, même si je ne sais encore ni comment, ni pourquoi. « Ceci étant, cela est » dit encore une fois le Bouddha, résumant l’enchaînement inéluctable des phénomènes. La causalité est irréfutable. Si cette maladie s’est déclarée, c’est normal. Et c’est à moi d’interroger la situation, pour assumer éventuellement mes responsabilités.

Evidemment, mon calme vient surtout du fait que depuis l’âge de 35 ans, « j’ai » l’expérience directe de ma vraie nature (c’est plutôt elle qui m’a !). La peur de la mort m’ayant propulsée vers le Yoga dès mon plus jeune âge, c’est à cette peur que je me suis « attaquée » en premier. Après des années passées à vivre comme une sorte de nonne-yogini (sans famille et sans mari), il m’est apparu clairement un jour que « ce qui est vraiment ne saurait disparaître »…Seuls mon corps et ma personnalité en tant qu’Ariane Buisset sont promis au changement (donc à la destruction qui les modifie seconde par seconde). Mais je suis aussi autre chose. 

Dès que j’apprends que « j’ai » un cancer, ma gratitude va vers le maître zen qui avec une grande intuition a testé mon éveil avec la question « que feriez-vous si vous deviez mourir tout de suite ? » La réponse ne pouvait pas passer par les mots, mais devait être démontrée. Je lui signifiai immédiatement que sa question ne se posait pas, dans la mesure où j’étais à la fois déjà morte et par essence en dehors de cette problématique.

Pourtant, si je n’ai pas à m’inquiéter pour mon « être » réel, ce qui me laisse l’esprit tranquille et joyeux, je dois agir sur d’autres plans en m’occupant sérieusement de cette idiote, appelée Ariane Buisset qui s’est mise dans une telle situation (heureusement que le livre « les religions face aux femmes » est fini !) Une fois de plus, je mesure ma chance, même si je l’ai amplement « payée » par des années d’engagement : comme ce doit être horrible d’être confronté, sans certitude aucune, à l’angoisse de la mort, affreux de voir son univers s’effondrer ou d’être inquiet à propos de ses enfants…Je me sens soudain affreusement proche de tous les malades psychologiquement démunis, que je ne peux aider qu’en leur envoyant des pensées affectueuses, sœur de ceux qui, face à des thérapies destructrices, sont incapables de communiquer leur peur et meurent d’inquiétude pour leur entourage (alors que ma souffrance n’est que physique). Que puis-je faire sinon communier avec eux dans mon cœur ? "


Ariane Buisset, décédée fin octobre


source : Blog de José Le Roy

mardi 27 novembre 2012

L'avenir est un arbre par Francis Hallé

L'arbre est l'être vivant qui va nous changer la vie... 
C'est le gardien de notre avenir nous dit Francis Hallé