vendredi 28 octobre 2011

"Méditer jour après jour" avec christophe André

Dans « Méditer jour après jour », Christophe André nous accompagne dans notre propre cheminement avec clarté, progressivité et intelligence. Tout paraît simple sous sa plume en seulement 25 leçons. En voici quelques unes, perles parmi tant d’autres :

•Vivre c’est vivre l’instant présent. On ne peut pas vivre dans le passé ou dans le futur : (...) pendant ce temps, on n’existe pas.
•Comprendre que, lorsque nous n’arrivons pas à les résoudre (nos problèmes), mieux vaut mille fois prêter attention à notre souffle qu’à nos ruminations.
•Inviter le monde en nous et découvrir sa subtilité et sa diversité, au lieu de ne voir de lui que ce qui correspond à nos obsessions de l’instant.
•A propos de la contemplation : mystique apaisante et étonnante de la casserole ou de l’éponge, négligées et oubliées.
•Faire la chasse à tous ces automatismes consistant à allumer sans y penser la radio, la télé, l’ordinateur.
•Accepter ce qui est rend plus calme et plus intelligent. Et donc plus capable de changer ce qui doit l’être.
...
Source : e-santé - Christophe André. Méditer jour après jour, Editions l’Iconoclaste, 2011

jeudi 27 octobre 2011

Le Dalaï-Lama et les religions


A l'occasion des 25 ans de la Rencontre d'Assise pour la paix, interview du dalaï-lama, qui répond aux questions sur le dialogue interreligieux.
Le dalaï-lama était invité à Toulouse du 13 au 15 août pour donner une série de conférences © Alexandra Silva
Le dalaï-lama était invité à Toulouse du 13 au 15 août pour donner une série de conférences © Alexandra Silva
Venu à Toulouse au mois d’août dernier, le chef spirituel tibétain a longuement insisté sur la nécessité de poursuivre un dialogue interreligieux respectueux du pluralisme. Dans un petit salon privé du Zénith, il est revenu sur Assise 1986, aux côtés de son traducteur, le moine bouddhiste français Matthieu Ricard. Le visage éclairé de son éternel sourire, humain et lumineux, il ne se contente pas de parler de cet esprit d’Assise, il le transmet.

En 1986, vous étiez aux côtés de Jean Paul II à Assise. Quel souvenir gardez-vous de cette rencontre ?

J’avais particulièrement apprécié l’initiative de Jean Paul II. En réunissant les représentants des grandes religions pour ces journées de prière, le pape leur avait permis d’exprimer leur point de vue sur la paix dans le monde. Que des responsables religieux montrent un exemple d’unité sur de grandes questions comme la paix et l’amour altruiste aux yeux de tous les citoyens est très important.
D’autant plus qu’aujourd’hui le fanatisme religieux persiste : aucune religion n’est épargnée et l’esprit d’Assise semble parfois loin !

Pour certains, il n’y a qu’une seule vérité, une seule voie... Alors qu’en réalité les vérités et les voies sont multiples, comme les religions. Chaque pratiquant doit prendre conscience que sa vérité peut être unique, mais jamais exclusive. Si l’on pratique une religion, il faut être sérieux. Si l’on est sérieux, on ne peut pas manquer de reconnaître que l’amour, la tolérance sont au cœur de notre religion ! L’individu doit donc se concentrer sur sa foi. L’harmonie n’est pas une utopie. En Inde, différentes traditions coexistent pacifiquement depuis un millénaire, sur la base du respect mutuel.

Mais comment lutter contre l’extrémisme ?

Pour acquérir le respect, il faut d’abord se connaître ! Il faut nouer des liens, que les gens se voient et se parlent, qu’ils étudient les autres traditions religieuses pour en apprécier la valeur, aillent en pèlerinage sur les lieux saints des autres croyants. Il faut faire des rencontres personnelles avec d’autres pratiquants et partager leur expérience profonde de la spiritualité. Cette intimité est la base d’une communion essentielle à la paix.

Quelle est la place des non-croyants dans la construction d’un monde de paix ?

Il faut partir de la base : nous sommes des êtres humains et nous voulons être heureux. Nous sommes des animaux sociaux par nature, frères et sœurs de la même espèce. Nous devons donc nous rappeler que nous avons besoin les uns des autres, que nous sommes interdépendants. Notre survie même dépend de cette relation. C’est pourquoi il faut créer une éthique séculière dans laquelle tous les humains puissent se reconnaître, fondée sur les valeurs essentielles.

Et les religions, en quoi peuvent-elles être facteurs de paix ?
De nombreux problèmes de société viennent d’un sentiment exacerbé d’importance de soi. Les grandes religions nous apprennent à nous défaire de ce carcan d’égocentrisme par la foi. Des études ont montré que ceux qui sont le plus animés par un sentiment de compassion et utilisent peu des mots comme je, moi, mien ont moins de problèmes cardiaques. Le fait d’être centré sur soi crée un sentiment d’insécurité destructeur. Celui qui suit sérieusement un chemin spirituel ne se livrera à aucun acte néfaste et pourra mener une vie qui ait un sens. En s’abandonnant à Dieu, on renonce à l’ego.

Source : La Vie

mercredi 26 octobre 2011

C'est une présence... avec Jacques castermane

Juste une présence qui est un rappel à l'instant "frissonant". Jacques Castermane nous ramène à Graf Durckheim et à Arnaud Desjardins... Merci !

mardi 25 octobre 2011



Catherine BARRY reçoit la psychologue Marie de HENNEZEL, pour parler de l'évolution des lois concernant les soins palliatifs et de l'accompagnement des personnes en fin de vie. Elle indique aussi les éléments qu'elle a suggéré au ministère de la santé pour améliorer les conditions de l'accompagnement de fin de vie, en ce qui concerne les malades, mais aussi leurs proches et le personnel soignant. Les propositions du rapport de Marie de Hennezel, chargée de mission auprès du Ministre de la santé en 2003, ont étayé le projet de loi concernant la fin de vie.


lundi 24 octobre 2011

Le programme de la nature

‎"Dans mon enfance, j'ai eu la chance d’avoir un jardin. Allongé dans l’herbe je découvrais fasciné l’immensité de l'infiniment petit. Je n’ai jamais cru une seconde dans ma vie d’homme que je pourrai dominer la nature. Lorsque l’on grandit près de la mer, on apprend cela très vite.
L'homme est le seul animal qui refuse de se plier aux règles que la nature lui impose. Les autres espèces utilisent leur intelligence pour s'adapter, l'homme veut dominer. Il détourne les cours d’eau, abat les montagnes, assèche les mers...


De la même manière que certains ont foi en un Dieu qu'ils ne verront jamais, j'ai pour ma part une foi quasi scientifique dans l'intelligence du programme de la nature, je crains que la correction qu'elle nous impose soit un jour d’une violence inouïe pour le genre humain."


Marc Levy

dimanche 23 octobre 2011

A la découverte de Sylvie Germain (3)


"On écrit, certes, dans une totale solitude et jamais pour un public - ce serait lui manquer de respect - mais jamais pour soi seul non plus. On écrit en fait pour ce qu'il y a d'altérité en soi. Pour tous ces mots qu'on a entendu dire. Pour ces morts dont le visage ou le regard reviennent dans la densité extrême de la concentration."
interview de Sylvie Germain (dernière partie)


Source : RCF

samedi 22 octobre 2011

A la découverte de Sylvie Germain (2)

"La plupart des humains ne font que traîner une petite âme toute froissée, encrassée et mitée au fond de leur poches - et encore, un grand nombre a les poches trouées et égare son chiffon d'âme en chemin sans s'en apercevoir."

interview de Sylvie Germain (deuxième partie)

vendredi 21 octobre 2011

A la découverte de Sylvie Germain (1)

De formation philosophique, passionnée par l'art et la mystique, Sylvie Germain a reçu plusieurs prix pour ses romans, comme Magnus et Jours de colère. Elle nous parle de son dernier essai, Quatre actes de présences publié aux éditions DDB.

interview de Sylvie Germain (première partie)

mercredi 19 octobre 2011

Eloge de la faiblesse avec Alexandre Jollien

Alexandre Jollien est handicapé moteur cérébral. Il est aussi philosophe. De son expérience, dix-sept ans dans un institut spécialisé, il a tiré une force hors du commun. Son premier livre, "Eloge de la faiblesse", publié en 1999, reparaît aujourd’hui.
Alexandre Jollien sur France-Info (7 min.)


mardi 18 octobre 2011

Un piano en forêt

L'ordinateur a rendu l'âme et a abattu sa dernière carte mère. Voici donc une musique en son honneur. De ce fait, je vais tenter de poursuivre sans la base de données qu'il contenait. Il faut laisser tomber les feuilles en attente et préparer les bourgeons de demain. Une inspiration pour assurer le quotidien...

lundi 17 octobre 2011

Respirer l'automne avec Joshin Luce Bachoux

Fermez les yeux ! Ou plutôt non : prenez d’abord le petit chemin qui monte, à travers pierres et broussailles... Pas la peine de vous équiper de pied en cap... Venez juste comme vous êtes, la montée est accueillante, et ne vous tiendra pas rigueur de votre vieux chandail ! Voilà, maintenant, quittez le sentier et avancez un peu dans la forêt. Vous y êtes ? Regardez autour de vous et trouvez une souche d’arbre, ou peut-être un gros caillou à peine moussu et asseyez-vous. On reprend : fermez les yeux. Restez tranquille. Pas la peine de vous agiter, oui, c’est un peu dur, tant pis. N’essayez pas subrepticement de regarder à travers vos paupières mi-closes. Il n’y a personne autour, pas de bêtes féroces, le dernier loup a dû disparaître sans héritier il y a environ 200 ans, vous n’avez rien à craindre, détendez-vous.


Pas facile : vous vous sentez vulnérable ; il y a des petits bruits, des chuchotis, des craquements ; non, vous avez imaginé ce frôlement, c’est juste une petite branche qui s’incline vers vous... Il vous semble que les grands pins qui paraissaient si beaux vus d’en bas vous encerclent et s’approchent d’un peu près... Vous pensez : « Qu’est-ce qu’elle me fait faire, là ? J’ai l’air stupide ! Je ferais mieux de me lever et de trouver une occupation sérieuse... » Mais vous n’osez peut-être pas le dire tout haut, car vous n’êtes pas tout à fait sûr du son de votre voix. Vous haussez les épaules dans un moment d’indépendance ostensible, mais vous restez assis.
Rien ne se passe ; vous tapez du pied, mais c’est assez décevant : aucun bruit dans les aiguilles de pin humides. Alors, vous prenez votre mal en patience et vous commencez à respirer. Je veux dire à vraiment prendre conscience du fait que tout au long de cette petite scène, et même dans les minutes et les heures qui précèdent, vous avez respiré. C’est agréable, cette impression de vous ouvrir à la forêt, de la laisser flotter à l’intérieur de vous-même, et vous commencez à distinguer des odeurs que vos pensées agitées vous avaient cachées jusque-là.


La plus saisissante, la plus reconnaissable : l’humus ; une odeur de feuilles et de terre, de pluie et d’écorce ; une odeur qui résonne dans votre mémoire sans pour autant qu’aucun souvenir ne s’y accroche ; une odeur noire, profonde comme le son d’une grosse cloche – et flottant juste au-dessus, riche et délicate comme un miel épais, l’odeur des pins, et il vous revient en mémoire le goût des jours d’hiver où, enfant, pour faire passer une toux, vous suciez l’un après l’autre de petits bonbons orangés en forme de pomme de pin. Un petit soupir amusé devant ce souvenir, et ding ! quelque chose vous a frappé au front, vous en êtes sûr, vous faites un bond...


Vous ouvrez les yeux : là-haut, dans les branches fines, il y a un écureuil qui s’impatiente de vous voir planté là, et s’apprête à lancer une deuxième noisette... Vous riez et, vexé, en râlant, « Chirp, chirp, chirp », il gagne son refuge. Vous continuez à respirer, sentant sur votre visage, à travers le soleil, la coupante légèreté de l’air comme un son finement aigu, contrepoint au murmure incessant des pins. Vous soupirez encore, d’aise cette fois. Vous n’avez plus envie de bouger. Vous découvrez une part de vous-même qui est arbre, qui est ciel, qui est terre. Vous êtes feuille, et nuage et racine. Vous êtes en paix avec vous et avec le monde.
L’automne est là et vous êtes prêt à l’accueillir.

Nonne bouddhiste, Joshin Luce Bachoux anime la Demeure sans limites, temple zen et lieu de retraite à Saint-Agrève, en Ardèche.

dimanche 16 octobre 2011

Christiane Singer et l'éloge du mariage et de l'engagement...

"Le mariage ne nous veut pas présentables, il nous veut vivants. Il s'agit d'un extrait du livre de Christiane Singer "Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies", que l'on peut résumer par : la relation porte ses fruits dans la durée.